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Revue en ligne
samedi 17 novembre 2018
Revue d'art et de littérature, musique
Directeur: Patrick CINTAS
Éditeur: Le chasseur abstrait

En espérant que le volcan Eyjafjöll
et les puits de pétrole de la BP
n'ont pas fait oublier
le sort tragique de nos amis Haïtiens.

Numéro 62 - Six ans d'existence. La RAL,M est née en avril 2004. Voici le soixante-deuxième sommaire, avec:

 Des news mises en ligne au quotidien ici.

 Des articles parus dans notre Textes & Prétextes 61, aujourd'hui mis en ligne ici, avec Gilbert Bourson, Laurent Margantin, Serge Meitinger, Robert Vitton, Fred Edson Lafortune, Arnaud Delcorte, Marie Sagaie-Douve, Jean-Claude Cintas, Jean-Michel Guyot, Dana Shishmanian, Nadia Agsous, Hanétha Vété-Congolo, Karl Sivatte, Carmen Vascones, Charles Adam, Christophe Esnault, Christophe Mousset, Cristina Castello, Daniel Aranjo, Éric Bertomeu, Ettore Janulardo, Francis Cappatti, Manuel Ruano, Maxime Rodary, Niculina Oprea, Stéphane Prat, Ulises Varsovia, Victor Montoya, Ivan Watelle, Yves Patrick Augustin, Agnès Imbert, Daniel de Culla, Benoît Pivert, Stéphane Pucheu.

 La parution du RALMag nº 4.

 Les nouvelles parutions du Chasseur abstrait: Pierre Vendel, Hugues Eta, Arnaud Delcorte, Stéphane Pucheu, Josaphat-Robert Large, Nadol's, Christiane Prioult, Ahcène Aït Saïdi, Carlos Barbarito et Pradip Chouduri.

 Les nouveautés des espaces d'auteurs avec Jean-Michel Guyot, Benoît Pivert, Pascal Leray, Marie Sagaie-Douve et Robert Vitton.

Un nouvel espace d'auteur : Joe au soleil de Pascal Leray.

 Un clin d'oeil à Valérie Solanas qui eut d'incroyables intuitions (Michel Houellebecq).

Une chronique à propos de Voici ma voix de Gaston Massat paru aux éditions Le pas d'oiseau.

 Et cette petite réflexion inspirée de Diogène... le désir et la faim:

Tout le monde[1] connaît au moins deux Espagnols : Sanchez, qui se tient debout, et Gonzalez, qui est assis. Le Français s’appelle Henri[2], tout simplement et sans jeu de mot, comme il sied à un Français.

En Espagne, on aime se rappeler que l’illustre Napoléon, premier du nom, s’est pris une pâtée non pas parce que les Anglais était de la partie, mais parce que le peuple espagnol a inventé, un peu avant les syndicats, la guérilla, réponse d’ailleurs adéquate aux massacres perpétrés par des révolutionnaires convertis à l’impérialisme.

Sanchez et Gonzalez occupaient depuis des jours une position peu enviable dans une tranchée creusée face aux installations de l’ennemi français. Ils rongeaient leur frein. Sanchez avait de l’expérience et connaissait des trucs que Gonzalez ignorait parce qu’il venait d’arriver. Aussi, Sanchez formait le bleu à l’extermination de l’occupant.

— Ça doit pas être facile de les avoir, dit Gonzalez désespéré.

— Oh ! Si que c’est facile ! exulte aussitôt Sanchez.

Il prend alors la position du tireur et, au lieu de serrer les dents comme Gonzalez se l’imaginait déjà, il met sa main libre, celle qui tenait l’affût, en demi porte-voix, maintenant l’autre main sur le pontet, prêt à actionner la gâchette. Gonzalez retient son souffle, ne sachant absolument pas ce qui allait se passer.

— Henri ! appela ensuite Sanchez d’une voix si fluette que Gonzalez crut qu’une petite fille venait de s’exprimer. Écoute ! fit aussitôt Sanchez.

— Oui ? fit une voix tout aussi mignonne qui venait d’en face.

Sanchez pressa la détente. Le soldat français qui s’était levé pour répondre à l’appel de son nom s’écroula, mort.

Gonzalez cessa de respirer.

— Tu vois ? dit Sanchez. C’est des gonzesses, ces mecs.

Et, hilare au point d’en pleurer, il se mit à imiter le Français devenu mort : « Oui ! Oui ! Oui ! », exagérant peut-être le côté joyeusement efféminé de ce qui, dans sa langue maternelle, ne peut être aussi finement interprété dans le sens d’un raffinement qui confine à la dévirilisation.

Plus tard, l’occupant français ayant été chassé, Gonzalez continua de vivre avec l’expérience de la guerre, mais son existence avait basculé des rigueurs du combat à la dureté des conditions économiques. Rapidement dit, il crevait de faim à peu près tous les jours. Sanchez n’était plus là pour le conseiller et lui permettre d’avancer dans la société où il n’occupait que rarement une position. Il était plutôt enclin à l’attente et connaissait toutes les ficelles pour calmer la faim et les prurits. Des Français, il en venait d’autres, sans armes, mais tout aussi efféminés. Il en riait moins souvent. Il en riait tout de même.

Un jour que la faim le tenaillait particulièrement, il s’approcha d’un carrosse de marque Renault dans lequel des poules gloussaient. À travers une vitre, il constata que le pique-nique était copieux. Les Français qui possédaient ces coupe-faim étaient allés à l’aventure d’une ruine romantique. L’Espagnol en profita pour dérober une bouteille de vin bouché et une poule qu’il étrangla d’une seule main. Il avait souvent tué de cette main, des Français uniquement, du moins dans ses rêves, car c’était beaucoup plus tard que Napoléon premier. Les mains prises, il se calta en vitesse et prit de la distance. D’un souffle, il se trouva au bord d’une rivière qu’il connaissait et, assis sous un olivier, il entreprit de plumer la poule avant de la faire rôtir. Le vin devait être cher, car il était excellent, mais Gonzalez ne savait pas lire.

Il s’apprêtait à un somme quand un chahut dérangea les oiseaux des trembles. On venait ! Notre Espagnol, paniqué mais joyeux, n’eut pas le temps de cacher les traces de son forfait. Il se contenta de croiser les jambes, peut-être pour dissimuler la rondeur de son ventre dont la courbe était celle du bonheur, du moins pour l’instant. Un Français, qui s’appelait peut-être Henri, arrivait sur la berge, armé d’un fort bâton de fabrication française. Il y avait sur son visage l’expression de ses sentiments les moins cordiaux. Mais Gonzalez, qui avait l’habitude des situations de guerre, tourna sa tête grise aux yeux rouges et fit face, sans se lever, à Henri qui pensait avoir trouvé son voleur d’indigène.

— Vous n’avez pas vu une poule par ici ? demanda le Français.

Son regard, évidemment, montrait les plumes que Gonzalez avait laissées dans l’herbe comme preuve à la fois de sa bêtise et de son délit. Il tenait encore la bouteille à la main.

— La poule ? dit-il d’une voix aussi efféminée que possible pour un Espagnol qui en possède une capable d’effrayer un taureau sur l’air du Toréador.

— Oui, fit le Français. La poule… MA poule !

— Ah ? La poule ? Et bien voyez, seigneur touriste, elle était là ya cinq minutes. Elle s’est déshabillée et est allée prendre un bain.

D’une seule main, Gonzalez montrait à la fois le tas de plume et l’eau tranquille de la rivière. Que croyez-vous qu’il advint ?


Lire la suite [...]

 

*Enfin !*

 

RALMag nº 4

 

Au sommaire :

 

NOTE : Le RALMag nº 4 aurait dû paraître en février. Un "cas de force majeure" l’en a empêché. Nous nous en excusons. Nous reprenons donc la série en mai avec un trimestre de décalage que nous ne rattrapperons sans doute jamais. Ce n’est pas bien grave...

 

RALMag nº 4 - Sommaire

[ La présentation de la collection NOIR sera publiée dans le RALMag nº 5 en novembre prochain ]

 

20x25 cm. Dos carré collé. 152 pages.
Abonnement (mai, novembre [nº double], février) : 60 euros.
Le numéro : 15 euros (mai et février) - 30 euros (novembre).
Port inclus en France métropolitaine.
Ailleurs, nous consulter.
Joindre chèque à la commande
Le chasseur abstrait
RAL,Mag
12 rue du docteur Jean Sérié
09270 Mazères
Nº 1 - texte intégral.
Sommaire nº 2-3

Proposez vos textes avant la fin du mois précédent.

Les textes et images publiés dans le RAL,Mag pourront être mis en ligne à la demande de l’auteur (bon pour Google, par exemple).
Pour la musique et autres enregistrements, un CD ou un DVD pourra être joint à la revue.
Le numéro 5 en mai prochain.

 

 

Textes & Prétextes

En juillet, le nº 64.

 

Contenu :

 

Le RAL,Mag étant désormais exclusivement réservé aux auteurs publiés par le Chasseur abstrait, Textes & Prétextes demeure la "version papier" du site. Ici, pas d’élitisme ni de dogmes. Chacun peut s’y exprimer librement. La seule limite, c’est le nombre de pages que nous sommes contraints de fixer. Moins de liberté donc que sur le site, mais une diffusion qui gagne du terrain chaque jour. Les contributions ne sont pas rémunérées et la participation est gratuite bien sûr. À vos plumes !

Format 20x25 cm - 154 pages.
avec 16 illustrations couleur pleine page.

Dos carré collé.
Prix : 15 euros.
Port inclus en France métropolitaine.
Ailleurs, nous consulter.
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Le chasseur abstrait
Textes & Prétextes
12 rue du docteur Jean Sérié
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Et il en sera ainsi chaque trimestre (janvier, avril, juillet, octobre)

Proposez vos textes avant la fin du mois précédent.

Les textes et images publiés dans T&P pourront être mis en ligne à la demande de l’auteur (bon pour Google, par exemple).
Pour la musique et autres enregistrements, un CD ou un DVD pourra être joint à la revue.

 

 

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8. Les outils de publication et de communication.
9. Salle de Presse.
10. Le mois prochain.

 

 

 

Édito
Valérie SOLANAS
Proposez votre édito à la rédaction.
LE « GRAND ART » ET LA « CULTURE »
Valérie Solanas

L’artiste mâle essaye de compenser son incapacité à vivre et son impuissance à être une femme en fabriquant un monde complètement factice dans lequel il fait figure de héros, c’est-à-dire s’affuble des caractéristiques féminines, et où la femme est réduite à des rôles subsidiaires insipides, c’est-à-dire fait figure d’homme.

L’« Art » masculin ayant pour but, non de communiquer (un être entièrement vide n’a rien à dire), mais de déguiser la réalité bestiale de l’homme, il a recours au symbolisme et à l’obscurité (au « profond »). La grande majorité des gens, en particulier les personnes « cultivées », n’osant pas juger par elles-mêmes, humbles, respectueuses des autorités (« Mon Papa, y sait » devient dans le langage adulte « les critiques ils s’y connaissent », « les écrivains, ils savent mieux », et « les agrégés, ça en connaît un bout »), se laissent facilement persuader que ce qui est obscur, vague, incompréhensible, indirect, ambigu et ennuyeux, est à coup sûr profond et brillant.

Le « Grand Art » se veut « preuve » de la supériorité des hommes sur les femmes, preuve que les hommes sont des femmes, non seulement par son contenu, mais aussi par le simple fait de se baptiser « Grand Art », puisque comme aiment à nous le rappeler les antiféministes, il est presque entièrement l’œuvre des hommes. Nous savons que le « Grand Art » est grand parce que les hommes, des « spécialistes », nous l’ont dit, et nous ne pouvons pas dire le contraire vu que seules des sensibilités exquises bien supérieures à la nôtre sont à même de percevoir et d’apprécier ce qui est grand, la preuve de leur sensibilité supérieure étant qu’ils apprécient les saloperies qu’ils apprécient.

« Apprécier », c’est tout ce que sait faire l’homme « cultivé ». Passif, nul, dépourvu d’imagination et d’humour, il faut bien qu’il se débrouille avec ça. Incapable de se créer ses propres distractions, de se créer un monde à lui, d’agir d’une façon ou d’une autre sur son environnement, il doit se contenter de ce qu’on lui offre. Il ne sait pas créer, il ne sait pas communiquer : il est spectateur. En se gobergeant de culture, il cherche désespérément à prendre son pied dans un monde qui n’a rien de jouissif ; il cherche à fuir l’horreur d’une existence stérile d’où l’esprit est absent. La « culture » c’est le baba du pauvre, le croûton spirituel des tarés, une façon de justifier le spectateur dans son rôle passif. Elle permet aux hommes de se glorifier de leur faculté d’apprécier « les belles choses », de voir un bijou à la place d’une crotte. Ce qu’ils veulent, c’est qu’on admire leur admiration. Ne se croyant pas capables de changer quoi que ce soit, résignés qu’ils sont au statu quo, ils sont obligés de s’extasier sur des crottes vu qu’il n’y a que des crottes à l’horizon de leur courte vue.

La vénération pour l’« Art » et la « Culture » distrait les femmes d’activités plus importantes et plus satisfaisantes, les empêche de développer activement leurs dons, et parasite notre sensibilité de pompeuses dissertations sur la beauté profonde de telle ou telle crotte. Permettre à l’« Artiste » d’affirmer comme supérieurs ses sentiments, ses perceptions, ses jugements et sa vision du monde, renforce le sentiment d’insécurité des femmes et les empêche de croire à la validité de leurs propres sentiments, perceptions, jugements et vision du monde.

Le concept même d’« Artiste », défini par des traits féminins, le mâle l’a inventé pour « prouver » qu’il est une femme (« Tous les Grands Artistes sont des hommes ») ; il met en avant l’« Artiste » comme un guide qui va nous expliquer à quoi ressemble la vie. Mais l’« Artiste » masculin n’émerge pas du moule mâle : son éventail de sentiments est très limité ; il n’a donc pas grand chose en fait de perceptions, jugements et vision du monde, puisque tout cela dépend des sentiments. Incapable d’entrer en contact avec autre chose que ses propres sensations physiques, il n’a rien à dire, sinon que pour lui la vie est absurde, et ne peut donc être un artiste.

Télécharger le texte intégral de SCUM

 

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Artistes! À vos palettes!



La collection est une collection de livres d'artiste.


Pas de livres d'écrivain.
Pas de livres illustrés.
Pas de livres à 4 mains.
Etc.

 

À paraître bientôt.

Réservez votre exemplaire.

06 88 13 62 43

 

 En savoir plus. 

 

 

Un nouvel espace d'auteur

Pascal Leray nous propose un nouvel espace d'auteur. Voilà ce que j'appelle travailler ! Ne pas se contenter d'être "publié". Écrire, dessiner, composer, conférencer, lire... Rien ne fatigue ce véritable écrivain qui prend sa place, eh oui ! malgré la difficulté de la tâche qui consiste à oeuvrer dans le sens de la littérature et à persister par vents contraires. Le vent souffle...! Les gens ne lisent pas...! Les zôteurs sont légion...! Astérix n'existe pas...! Joe dalle, si ! la preuve...

Joe au soleil
Commencement et fin
Pascal Leray

J’aurais voulu commencer cette histoire par le commencement. Mais le commencement, j’avais du mal à le trouver. La vérité est que le commencement, il n’y en avait tout simplement pas. L’histoire commençait probablement sur le sable, au soleil, dans un désert qui (vraisemblablement) abhorre Joe. Joe marche à côté de son cheval parce que son cheval n’a plus la moindre force — plus la force de se soulever soi-même et moins encore pour porter Joe. Mais Joe a lui-même peu de forces. --- Il n’a plus son cheval pour le porter. Son revolver n’a plus de munitions et il n’a plus l’oeil sûr qui devait lui permettre d’atteindre d’un seul coup de revolver — d’une seule décharge --- le soleil... Alors, ses dernières forces, Joe les emploie 1) à marcher (bien que le soleil lui brûle et lui perce les pieds) ; 2) à conspuer et à haïr le soleil. Mais Joe marchant tourne — comme le soleil --- sinon que le soleil semble plus responsable que Joe de sa circulation sûre, tandis que Joe s’il tourne le regrette et regrette de tourner et voudrait marcher droit --- jusqu’à ce qu’il rencontre ses propres pas, que le sable du désert a gardés comme un moule intact.

Joe s’enfonce dans ses propres pas et, de cet enfoncement progressif, accuse le soleil — et creuse le sable du désert, tandis que tout à côté de lui son cheval poursuit de se liquéfier. Et le cheval à force de fatigue prend l’allure d’une flaque noire --- l’ombre de Joe --- et Joe boit dans cette mare noire qui l’intoxique et lui détruit l’esprit — son ombre --- qu’évapore le soleil en parallèle. Aussi le combat de Joe se poursuit-il stupidement sur deux plans qui distincts le déchirent --- d’un côté il se noie dans l’ombre de la flaque du pelage du cheval noir qui l’accompagne ; de l’autre il marche droit mais tourne dans le désert circulaire allié au soleil qui tourne autour de Joe comme un vautour qui tuera Joe à force de tourner Joe dans ses tours inextricables (pauvre Joe). L’histoire de Joe ne s’arrête pas là (ne s’arrêtera pas, ne peut pas s’arrêter) mais il faut bien envisager une autre phase de l’histoire de Joe, son retour à la SOCIETE --- à l’hôpital, où Joe rejoint sa bien-aimée, mais sans entrer en contact avec elle (où est-elle d’ailleurs ? Es-tu encore en vie ?). On le retrouve dans une chambre d’hôpital où il aligne sur la série des murs (quatre, blancs) des images du ciel pour détruire l’image du soleil qui détruit sous ses yeux son invisible bien-aimée et brûle l’oeil de Joe pour lui offrir une série de figures hallucinées --- dans le désert, Joe marche, etc. Mais il a retrouvé la SOCIETE, la SOCIETE l’entoure et le rassure, on illumine Joe et la lumière de la société le topurne, aux quatre murs de sa chambre d’hôpital Joe parle, comme aux figures SOCIALES que sont l’INSTITUTION, la VIE, la BEAUTE, les GENS. Et que se subdivisent en quatre encore ces grandes ENTITES SOCIALES — qui jugent Joe de leur morale sûre, apodictique, et renvoient Joe à sa relégation dans le désert. La SOCIETE n’était que parenthèse.

Nous sommes tous gens de Joe.


Lire la suite avec Joe au soleil de Pascal LERAY[...]

Les autres espaces de Pascal Leray:

La sériographie de Pascal Leray  ici : pascalleray.ral-m.com

Son SRIOBLOG  ici : srioblog.ral-m.com

Chroniques
Évitons le dithyrambe propre aux Bosse-de-Page
et chroniquons ce qui mérite de l'être.
Proposez vos chroniques à la rédaction.
Livres.
Expositions.
Concerts.
Voici la voix
de Gaston Massat

Il fut un temps où les poètes ayant pignon sur rue recevaient sans autre forme de procès le poète en gestation ou celui qui avait simplement démontré qu’il valait la peine d’être reçu.

Il y avait même de ces poètes installés qui bougeaient leur cul pour rendre visite à ceux de leur race qui avaient moins de chance qu’eux question reconnaissance.

Ainsi, Paul Éluard se déplaça dans le Couserans pour visiter le poète Gaston Massat en 1948.

Gaston Massat ?

Il est né en 1909 à Saint-Girons dans le département de l’Ariège.

Si son œuvre contient dans quatre livres assez minces, c’est parce qu’il est mort à 57 ans et que la Guerre lui a supprimé six années de belle existence.

Cette œuvre dénuée de mensonges est publiée par Le pas d’oiseau à Toulouse sous le titre Voici ma voix. Un beau volume de 130 pages en comptant la préface et quelques notes biographiques et annexes.

Comme Orizet ou Mazo que je suis en train de relire, et même mieux, Gaston Massat m’inspire une attitude de Grace Palay citée par Salman Rushdie : « Elle a dit que sa méthode de travail consistait à se relire continuellement pour enlever les mensonges. »

Le premier recueil date de 1935, parallèlement à la rencontre de Joe Bousquet.

L’année suivante, c’est la Guerre d’Espagne et Massat connaît la colère de l’engagement politique — du côté de la République bien entendu.

Puis la Guerre, la Résistance — qui lui inspira un roman intitulé Capitaine superbe aujourd’hui publié par Verdier, qu’Éluard présenta aux académiciens Goncourt — et le premier livre de poésie publié par un éditeur, La source des jours, chez Bordas, illustré par Dufy, qui s’ouvre sur le premier livre de 1935, Pièges à loup et se referme aussitôt sur la série intitulée Au beau souci des lendemains qui contient un chef-d’œuvre : Maria Cara.

Nous sommes en 1948. Elsa Triolet écrit à Massat : « Il est bien beau, votre livre, par tous les bouts ! Merci, chanteur de charme. C’est à l’Espagne que va ma préférence, aïe ! J’aimerais vous l’entendre dire, que vous donniez vous-même le la de votre poésie. Quand venez-vous à Paris ? Ne nous oubliez pas. »

Le pied est mis à l’étrier. Aragon s’en mêle.

Encore deux recueils, un dernier poème — très beau Poème de la maison — et Gaston Massat meurt des suites du cancer qui le mine depuis des années, en 1963.

 

Bientôt la nuit viendra avec ses mains de verre

le sable de l’amour perdra la trace de nos noms

la rose de ton sang a grandi dans mes veines

et tu confonds la peur avec les mots de cendre.

Je te fais de mes mains je te fais merveilleuse

ma femme ma maison comme l’eau et le feu

je pense à cet oiseau de passage blessé

qui s’est un soir d’hiver abrité dans tes yeux.

 

Entre temps, que croyez-vous que soit devenu ce poète ariégeois qui aimait « les voyages. Passé Montauban j’ai peur. » Gaston Massat n’était pas plus ariégeois que Tristan Corbière n’était breton. Il était, tout simplement, et il rêvait mieux dans sa terre que dans celle des autres.

Mais surtout, c’était un homme d’action. Je ne dis pas cela à cause de la Résistance qui est arrivée à d’autres comme le malheur forme l’espoir et le courage. Gaston Massat n’a pas choisi, comme trop de poètes hélas, de vivre d’une sinécure. Il a vécu à la fois de son travail et de son obstination. Il fut libraire à Saint-Girons, éditeur aux Lettres françaises — sa collection Au colporteur publia Tzara, Guillevic — et exégète chez Seghers, de Joe Bousquet… Une douzaine d’années de crispation tranquille au bord du travail littéraire et familial. Il publie chez Seghers Adam et Ève.

 

— Où c’est-y que vous habitez ?

— Là-bas sous les arbres d’automne

— Tiens moi aussi, là où les pommes

se balancent comme des pommes

c’était pas compliqué c’était pas compliqué

on commençait à peine le monde.

 

En 1960, la maladie se déclare, impérative. Pendant les trois ans qui restent, Gaston Massat écrit son dernier livre, le Bestiaire d’amour, dédié à Madame Massat, et le dernier poème qui dit encore :

 

L’herbe aux quatre voleurs

s’infuse dans ta bouche

c’est ma source j’y noie

tes désirs et les miens.

À la fontaine des baisers

toutes les soifs s’oublient.

 

Une vie dense. Alors qu’on ne vienne pas dire que Gaston Massat est petit parce qu’il est ariégeois et qu’il a peu écrit. Il a vécu en poésie, en publiant et même en éditant. Il a été reconnu par des amis de qualité incontestable : Éluard, Aragon, Bousquet, Seghers, etc. Il s’est fait des amis sur sa terre et a même été un des initiateurs du Chaos [1] à Toulouse.

La belle préface de Simon Brest a toutes les qualités d’une préface : chaque phrase est le fruit d’une condensation de la pensée et de la connaissance que ce fils en poésie peut avoir de son père. On se contentera d’en approfondir soi-même les cristaux en regard des livres de Gaston Massat.

Pour la biographie, et quelquefois les analyses, on lira avec intérêt, dans le numéro 23 de L’oreillette, la notice copieuse d’Armand Olivennes ainsi que son article paru dans Action poétique : Gaston Massat à la reconnaissance du fortuit.

 

Patrick Cintas.

 

[Site du Pas d’oiseau.- lepasdoiseau.com/data/domaine%20pyrene.html

 

[1À ce propos, je souligne que lors du salon du livre de Toulouse en 2008, Pascal Leray et moi-même avions exposé nos intentions sur le stand du Chasseur abstrait : Organisez le Chaos. Curieusement, personne, parmi les visiteurs ni les exposants et organisateurs, n’a relevé le clin d’oeil. On nous a quelquefois traité d’anarchistes, ce qui prend un sens particulier à deux doigts de l’Espagne...

 


Autres chroniques - Prix Carbet - Frankétienne - Bernard Mazo [...]

 

Attirer aussi l'attention du lecteur vers

 

Le site d'Onuma Némon - Inventaire des archives.

Le génie
Les archives de la Cosmologie Onuma Nemon sont placées sous la responsabilité d'Isabelle Revay, Jean-Marc Rybaud et Lucien Eyssonneaud. Alexandre Ronsaut prenant en charge la maîtrise d'œuvre et l'archivage général en tant que webmaster pour la revue Mettray dirigée par Didier Morin, créateur du site. Nous faisons en sorte d'alimenter ce site régulièrement au fur et à mesure de l'inventaire de la partie des archives qui ne sont pas à détruire, et modifions les documents en fonction des états successifs jusqu'à la version considérée comme définitive, sachant qu'il existe parfois une grande quantité de variantes pour un même texte.

 

Celui de Laurent Margantin - Oeuvres ouvertes.

Perspicace
Laurent Margantin -  Curieux comme, chez beaucoup d'auteurs, l'idée de publication numérique provoque des réactions épidermiques, comme ce fut le cas suite à mon texte où je tentais d'expliquer pourquoi j'avais préféré donner L'enfant neutre et Insulaires à lire sur Publie.net, au lieu de chercher à tout prix à les voir édités sur papier.

 

Le site de La coopérative à Montolieu.

Un bijou
Centre d'art et de littérature et maison d'édition. Privilégiant le rapport au texte par le biais de la création, les éditions LA COOPERATIVE tentent d'éveiller les relations subtiles entre poésie et peinture.

 

Et dans la rubrique Ral,m Daniel de Culla.

À découvrir
Pablo Lorenzo - Cuando un texto sorprende, divierte, educa y a la vez se le nota que está escrito con ganas no hay que dejarlo pasar, eso me sucede con la mayoría de los textos que he recibido de Daniel De Culla, un hermano español de quién puedo decir que pertenece a la estirpe de Cervantes por eso de romper con los estereotipos e ir mas allá con ese humor tan ibérico como culto.

L'éditeur
Seul lien LITTÉRAIRE entre l'auteur et le libraire.
Les nouveautés du Chasseur abstrait et autres considérations.

 

Catalogue du Chasseur abstrait Notre librairie Amazon

 

Nouveautés

 

 

Parutions du mois de mai:

 

Le passant
Poésie - Pierre VENDEL

PVP : 16,00 Euros
126 pages - 150X210
Lire un extrait

"Le Passant", recueil de poésie, regroupe notamment des textes satiriques et engagés sur la société du XXIème siècle.
Pierre-VENDEL

Livre papier broché :
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 Vente aux professionnels diffusion Le chasseur abstrait.

Pierre Vendel est né le 9 septembre 1967 à Metz. Lorrain de pure souche, il habite aujourd’hui à Talange, une ville située à quinze kilomètres au nord de Metz. Professeur de lettres au collège d’Amnéville depuis 1998, Pierre Vendel enseigne le français depuis maintenant seize ans. C’est au début des années 80, en écoutant « La vie ne m’apprend rien » de Daniel Balavoine, qu’il considérait comme une sorte de père spirituel, qu’il a pris conscience du pouvoir et de la beauté des mots : « Les lois ne font plus les hommes mais quelques hommes font la loi ». Ce chiasme a été le déclic poétique, la prise de conscience de la beauté de la langue, il a déclenché en lui l’envie de créer à son tour, le désir de jouer avec les mots, de les manipuler, de les faire rimer, mais également d’exprimer des idées aussi belles que rebelles. En 1984, il a donc écrit son premier texte poétique, sur le mur de Berlin. Les poésies se sont ainsi enchaînées… et se sont régulièrement entassées au fond d’un tiroir, jusqu’au jour où… Pierre Vendel publie, en avril 2009, chez Le chasseur abstrait éditeur, un premier recueil de poésies, intitulé Funambule. En mai 2010 parait un deuxième recueil : Le Passant, chez le même éditeur, recueil qui regroupe notamment des textes satiriques et engagés sur la société du XXIème siècle.

Extrait

Page de Pierre Vendel

 

Hugues ETA est un écrivain francophone né le 2 avril 1971 à Dolisie, au Congo Brazzaville,pays d’une grande diversité de cultures traditionnelles et d’autant d’expressions artistiques anciennes. Après avoir fait l’expérience de la poésie et de l’imaginaire, Hugues ETA nous offre « Une silhouette de poule », son premier roman, un livre muni d’une écriture poétiquement réaliste, saga émouvante d’une famille africaine avec les bonheurs, les malheurs, les débuts et les fins tragiques de plusieurs générations. Phrases courtes et percutantes dévoilent avec poésie et humour, intelligence et sensibilité, les méandres d’une famille africaine, grâce à Tsagnelet, le jeune protagoniste du roman : « La famille africaine c’est une source qui devient rapidement une rivière, un fleuve puis un océan.C’est précisément le père et la mère au commencement. Puis le père et la mère du père. Ensuite le père et la mère de la mère, leurs frères et soeurs, cousins et cousines. Les oncles et les tantes des deux côtés occupent une place de choix sans omettre leurs épouses et époux, leurs enfants et les enfants de ces enfants-là. Ainsi, disséminés dans les grandes villes, les progénitures sont souvent exposées aux rapports incestueux. Voilà pourquoi certaines personnes portent leur ethnie au cou pour se prévenir des coups de foudre des membres de la famille. » Hugues ETA fait preuve dans ce roman d’un grand talent littéraire. Il dit tout ce qu’il faut dire sur les puissants et les faibles, sur la misère et la richesse de la société africaine, sur le déséquilibre des forces et des moyens. Un roman en quelque sorte « zolien », un écrit rigoureux, socialement moderne, dynamique, poétique et réaliste à la fois, qui nous rappelle la fraîcheur qualitative de « Batouala » de René Maran, écrivain français d’origine guyanaise, Prix Goncourt, 1921. Les trames narratives de « Une silhouette de poule » sont truffées de mille voix( es ) réelles et imaginaires, à travers lesquelles l’Afrique se mire magiquement dans ses coutumes, indépendances, limites et frontières.

Rodica Draghincescu, écrivaine francophone, essayiste, poète et romancière.

Extrait

Page de Hugues Eta

 

 

Parutions du mois de juin:

 

La sincérité et l’intensité - sincérité des sentiments - intensité de l’écriture - concourent à la noblesse de ce récit véridique.

Agé à peine de dix-huit ans et demi, Hocine Aït Saïdi fait partie de l’équipe nationale algérienne de boxe. Sélectionné pour effectuer un stage de préparation en Italie, il est hospitalisé suite à une chute lors d’une séance d’entraînement. L’auteur est son frère. Il assiste au dernier combat de « Houhou », puis ramène le corps au pays. La mémoire envahit alors le récit : « Mais non, Houhou n’est pas mort, il vit et continuera de vivre au plus profond de mon être tant que je serai de ce monde. »

Extrait

Page de Ahcène Aït Saïdi

 

C’est solidement écrit et composé pour retenir le souffle.

« Il revenait d’une simple mission de contact qui l’avait entraîné jusqu’à Marseille, et ne portait pas l’uniforme. Sur le chemin du retour, le disque empourpré du soleil, précurseur de la nuit, l’avait incité à une fuite en avant, loin, toujours plus loin, lui faisant oublier la nécessité du repos. La route semblait interminable, s’étirant presque à son insu, dans un combat sans merci avec sa volonté d’arriver. La fatigue qui envahit peu à peu le conducteur, s’il n’y prend garde, et fait de lui la proie de Morphée, le dominait maintenant ; elle était présente, paralysant tout son être. Il soupira inconsciemment. Ses quarante-trois ans commençaient à peser lourdement sur ses épaules. » Un thriller s’ensuit, rondement mené.

Extrait

Page de Christiane PRIOULT

 

Voilà un plein d’idées pour l’avenir - par le créateur de la revue PPHoo.

« S’il n’y avait rien eu de plus que leurs écrits et si l’Amérique n’avait pas été le pays de la liberté et, de la démocratie, les précurseurs de la Beat Generation, Ginsberg et Burroughs, et leur camarade de tout temps Lawrence d’Arabie, auraient été soit tués, soit achetés, soit bâillonnés, soit exterminés… Les premiers écrivains de la Beat Generation le savaient et ils connaissaient aussi le mécontentement populaire et la frustration qui régnaient dans une large couche de la société et, en particulier, dans les communautés de jeunes. Alors, par leur expérience et l’étonnant pouvoir de leur imagination, ils descendirent dans le monde de la réalité et firent le vœu que tous leurs mots deviendraient réalité. Ils firent le vœu qu’ils ne prendraient comme sujet rien d’autre que leur propre vie et finalement, pour citer de nouveau Kaviraj George Dowden, ils feraient de leur vie un poème, un poème à vie. Ils ont tenu parole et c’est comme cela que toute la génération s’est impliquée dans la liberté et la libre « Beat Generation ».

C’est à ce moment-là que Jack Kerouac, qui avait déjà à son actif plusieurs livres très personnels et, sous certains angles, très significatifs, est apparu dans les kiosques à journaux avec Sur la route, arrière-plan d’une Amérique inconnue, et avec sa connaissance de Céline, de Lautréamont, de l’art poétique de Rimbaud et des surréalistes. »

Extrait

Page de Pradip CHOUDHURI

 

Le livre de Carlos Barbarito

Fuego bajo un cielo que huye

Prix Chasseur de poésie 2010

est en cours de traduction.



Page de Carlos Barbarito

 

Arnaud Delcorte

Toi nu(e) dans le linceul étoilé du monde

préface de Umar Timol


Extrait

Page d'Arnaud Delcorte

 

Stéphane Pucheu

Une fresque particulière et autres nouvelles


Extrait

Pour une véritable littérature


Extrait

Espace de Stéphane Pucheu

 

 

Parutions du mois de juillet:

 

Josaphat-Robert Large

Échos en fuite

préface de Gérard Campfort


Extrait

Page de Josaphat-Robert Large

 

Nadol's

Rumeur de la distance


Extrait

Publier
chez Le chasseur abstrait ?

 

Que publions-nous ?

Des écrivains, pourvu que, dans le « créneau » où ils ont choisi de s'exprimer, ils excellent : de la chanson à la poésie la plus difficile d'accès, du roman traditionnel aux compositions complexes de la modernité, de la réflexion pragmatique aux pensées les plus aventureuses - nous n'avons de limites que le talent et l'honnêteté intellectuelle.

Des artistes de tous poils, impressionnistes ou conceptuels, - des musiciens dans la tonalité ou ailleurs...

Nous ne perdons jamais de vue que nous sommes d'abord des internautes et que la création commence pour nous dans le cyberespace. C'est notre manière d'être modernes et d'éviter les conséquences désastreuses des pratiques éditoriales abusivement centrées sur le commerce à tout prix.

 

Nos critères de choix

Nous ne publions pas à compte d'auteur ni à tour de bras.
Inutile donc de nous proposer des « affaires en or »
ni de perdre patience.


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Le portail Internet
LE CHANTIER
Numéros spéciaux
Espaces d'auteurs
Textes et Prétextes
RALMag
Publication libre
Proposez vos textes, oeuvres plastiques et sonores à la rédaction.
La RAL,M commença le 1er avril 2004 par être une simple revue en ligne chargée, comme mille autres, de publier les refusés. Chemin faisant, elle est devenue le Portail du Chasseur abstrait. Entre temps, cette maison d'édition s'est donné pour tâche de diffuser les auteurs qui le souhaitent.

On a vite distingué ceux qui déclarent tenter l'aventure totale - publier une oeuvre - et ceux qui ne souhaitent pas aller plus loin qu'une publication ponctuelle. Les premiers, nous avons mis à leur disposition un outil complet : publication des livres "en papier"; collaboration active au site (articles, espaces d'auteurs, numéros spéciaux, blogs personnels). Aux seconds, nous leur avons demandé d'acheter quelques livres pour pallier le manque d'engagement et de participer presque librement au Portail du Chasseur abstrait.

Autrement dit, deux types de contrats: l'auteur cède ses droits et s'engage moralement à publier une oeuvre complète - rien ne lui est demandé, sauf de participer le plus activement possible au Portail;

l'auteur ne cède ses droits que pour un an et il s'engage à acheter quelques exemplaires de son livre, ce qui ne le prive en aucune manière des outils mis à sa disposition par le Portail.
Voilà comment nous travaillons. On ne peut pas être plus clair. Et avec beaucoup de travail, on sera de plus en plus efficace.

Voir [Manuscrits] pour de plus amples explications.
Voir l'[accueil] pour accéder aux numéros spéciaux. Il s'agit de numéros dont le sommaire évolue en fonction des ajouts et des changements qui l'affectent. Ainsi, le numéro spécial consacré à un auteur ou à un ouvrage est le meilleur moyen d'accéder au travail de cet auteur ou à l'évolution d'un ouvrage.

En plus de la possibilité de mettre en ligne des textes dans le site (Textes & Prétextes) et de celle de publier des livres dans les collections du Chasseur abstrait, l'auteur dispose de trois outils: - les [espaces d'auteur] - où il organise un sujet et s'exprime en toute liberté de forme, de fond et de composition;

- les [numéros spéciaux] - qui permettent au lecteur d'appréhender le travail de l'auteur dans sa totalité, y compris ses publications;

- les [sites officiels] - blog ou site plus complexe - où l'auteur présente ou fait présenter son oeuvre.
Publier chez Le chasseur abstrait, c'est disposer d'outils de communication et de publication sérieux, sans compter les salons auxquels nous participons, notamment le Salon du livre de Paris grâce à la bienveillance du Centre Régional des Lettres de Midi-Pyrénées.
Quelles nouveautés Nouveautés ce mois-ci ?

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Valérie Constantin, Marta Cywinska, Andy Vérol, Nacer Khelouz, Pascal Leray, Paul de Maricourt, Serge Meitinger, Marie Sagaie-Douve, Patrick Cintas, Benoît Pivert, Oscar Portela, Robert Vitton.

Ces auteurs ont bien voulu animer des espaces plus proches de leurs préoccupations que le sommaire de la RAL,M toujours un peu généraliste. Ces espaces constituent du même coup le coeur de la revue et leurs projets respectifs nous rapprochent nettement d’une revue qui serait pleinement assumée.

Voir [Espaces d'auteurs]

 

Nouveautés

 

 

 

Alma Mater ou les joyeusetés de l’Université française.
Benoît Pivert

On pensait les universitaires français trop cartésiens, trop pédants ou trop austères pour faire un jour l’objet d’une satire universitaire. Avec Alma Mater[1], Philippe Chardin nous prouve qu’il n’en est rien. Le démenti est drolatique comme l’annonce le sous-titre de l’ouvrage : Le premier « roman comique » inspiré par l’université française. Ne fallait-il pas une bonne dose de courage ou d’inconscience à l’auteur pour se lancer dans cette aventure littéraire si l’on sait que Chardin lui-même fait partie du sérail ? Ancien élève de l’Ecole normale supérieure, agrégé de lettres modernes et docteur d’Etat à l’Université Paris Sorbonne, il a enseigné la littérature comparée successivement en tant qu’assistant à l’Université de Poitiers, puis en tant que professeur à l’Université de Reims et à l’Université de Tours où il a été nommé professeur de classe exceptionnelle. Il a également été professeur associé à l’université de Cologne en Allemagne et à celle d’Edimbourg en Ecosse[2]. Mais à dire vrai, parvenu à de telles hauteurs, on peut se permettre une liberté de ton que n’aurait pas un soutier de l’institution. Sans doute sont-ce les dix années passées comme directeur du département de Lettres modernes à l’Université de Reims qui ont inspiré à Philippe Chardin les pages satiriques d’Alma Mater. Certes l’écrivain a l’élégance de ne pas désigner nommément le lieu de ses avanies mais en auteur de roman comique, il s’ingénie à semer des indices épigrammatiques qui ne laissent plus guère de doutes : C’est une région très romantique / Si l’on est femme, on y rencontre/ Le pousseur du canal/ Si l’on est homme, on est pris en stop par/ L’adjudant-chef Chanal[3] . Il suffit de se souvenir que c’est à Mourmelon que l’adjudant-chef Chanal perpétrait ses forfaits et on l’aura compris que c’est de Reims et de la Champagne qu’il s’agit. A dire vrai, le décor du roman prête plus à la sinistrose qu’à la drôlerie. Le lieu du campus est si désolé que ce sont des extraits du Château de Kafka qui viennent à l’esprit du narrateur. Les alentours ne valent guère mieux : le canal, les panneaux publicitaires, la bretelle de l’autoroute, le ciel sans lumière, le glorieux stade qui ne trouvait plus de repreneur, […] ce décor de merdre[4] . Par chance, il y a tous ceux qui évoluent dans ce décor de merdre et que le narrateur va suivre tout au long d’une année universitaire depuis la rentrée de septembre jusqu’aux examens de juin. Ce sont eux qui vont permettre au narrateur, dans un mélange de tendresse et de férocité, de dessiner toute une galerie de portraits – enseignants, étudiants, personnel administratif – en soulignant leurs ridicules tout en épinglant les travers de l’institution et en raillant ses grands-messes – colloques, commissions de spécialistes et autres raouts académiques. Le narrateur lui-même ne s’épargne pas, se définissant comme « directeur de département, chef pour rire, grand manitou dépressif »[5]. Il ne sait trop s’il doit rire ou s’affliger des tristes sires qu’il côtoie et a une conscience aiguë du fossé pathétique entre idéaux sublimes et réalités mesquines qui caractérise l’Université, raison pour laquelle l’éditeur préfère parler d’un ton tragi-comique qui est sans doute la désignation la plus appropriée pour parler du roman.


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Soirée littéraire
Depuis des années, soir après soir, elle sillonnait la province allemande. Tout juste avait-elle décidé après son soixante-quinzième anniversaire de ne plus s´éloigner de Francfort. L´âge se faisait sentir, la fatigue aussi et elle montrait pour les longs déplacements qui la tenaient trop longtemps éloignée de son époux une aversion croissante.
En cinquante ans de carrière, il n´y avait pas la moindre librairie, si modeste fût-elle, qui n´eût pu s´enorgueillir d´une de ses lectures publiques. Comme le toréador a le goût du sang, elle avait le goût de l´encre fraîchement sortie de l´imprimerie et, même après tout ce temps, rien n´avait pu atténuer l´ivresse de découvrir son nom sur des livres empilés.
Pendant toutes ces années, elle avait appris à dompter le public, à le conquérir, à le séduire, à le mettre à ses pieds. Elle calculait soigneusement ses retards afin de le faire languir. Ce soir, elle avait choisi la facilité. Le public de Darmstadt lui était acquis. C´est là qu´elle était née, qu´elle avait grandi et qu´elle était revenue vivre après s´être mariée, il y a de cela cinquante-quatre ans. Chacune de ses nouvelles publications était l´occasion de témoigner son attachement à sa ville à travers une lecture publique dans une librairie. Elle était de ces vieux écrivains un peu cabotins qui ne peuvent se résoudre à faire leurs adieux au public et à tirer leur révérence.

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Oeuvre complète en 24 volumes
Revue et corrigée

patrickcintas.ral-m.com

o langage mère de tous les vertiges
vertige de celui qui tombe
vertige de celui qui s’élève
vertige de l’horizontale et de la verticale
vertige de l’oblique
o vertige des
vertiges
nul n’est à point dans la lettre conviée à signifier


alba serena I

Ce n’est pas bien compliqué.

Après deux tentatives plus ou moins avortées (alba serena entre mes quinze et vingt-cinq ans & Coulures de l’expérience (le Livre de Kateb) autour de trente-sept ans), j’ai voulu reprendre ce travail avec peut-être plus de vigueur et surtout de ténacité. Même si j’ai commencé à écrire tôt, je suis un écrivain tardif et c’est à plus de quarante que j’ai décidé de l’être quoi qu’il m’en coûte. D’où cette série de romans, Tantatan.

Il est vrai que l’Internet m’a épargné les efforts de l’édition en papier.

J’ai trouvé ici le calme et presque la sécurité.

Je m’organise en marge de mon activité d’éditeur, mais aussi de mes autres curiosités, la musique et les arts plastiques.

Je ne me sens d’ailleurs pas capable de collaborer avec un éditeur. Je n’ai pas honte ni peur de l’avouer. Et puis j’aime travailler seul, au fil des aléas de l’existence, des hauts et des bas, des coups du sort et des joies intenses, précaires ou transitoires.

On trouvera ici les 6000 pages grand format des 18 volumes prêts à l’emploi (à la lecture). 6 autres volumes sont en cours. Ce sera peut-être tout, à moins que j’aie le temps et la bonne étoile.

Tout ceci n’aurait sans doute pas eu de continuité sans l’aventure exaltante de la Revue d’art et de littérature, musique qui a elle-même provoqué l’existence du Chasseur abstrait, maison d’édition qui tend aujourd’hui à dépasser l’état artisanal pour aller dans le sens de ses auteurs. Sans cette activité croissante, j’aurais peut-être eu moins d’ambition pour moi-même. J’en rougis un peu, mais pas trop.

En tout cas, je ne quitterai pas ce monde sans avoir éprouvé la passion du livre, surtout celui ou ceux qu’on écrit pour se donner un peu plus d’importance. Toutefois, mon ambition se limite à l’essai [1]. Et je suis parfaitement conscient qu’avec la fin de l’Histoire et la virtualité de la Mémoire, il va falloir trouver d’autres systèmes que le simple livre déjà atteint dans sa définition par les propositions numériques. Du coup, ma littérature perd un peu de son sens si on ne la lit pas en suivant le path traversal des pirates et des hackers. Je me suis efforcé de tenir compte des outils de textométrie tels qu’ils s’annoncent. Nous sommes déjà bien loin des dialectiques préparatoires qui ne sévissent plus guère que dans le prosélytisme religieux et le discours politique. Et j’ai l’impression que les écrivains de tout temps n’ont œuvré que dans ce sens. Nous sommes en train de changer nos pratiques du texte, certes sous l’influence de la publicité et des médiatisations, mais aussi parce que la littérature tend à nous extraire de force des conservations qui ne sont au fond que le compendium des contradictions toutes trouvées à la nouveauté.

C’est donc en dépit des produits à la fois de l’édition et des auteurs malchanceux qu’elle rejette que j’écris ce que j’écris et que je le publie sur le fil tendu entre la réalité nourricière et les probabilités d’une continuité de l’objet littéraire ou simplement textuel. À ce stade, on ne devrait conserver que le nom des personnages et oublier la personne improbable qui les a créés. Il ne s’agit plus de moi, mais des autres, c’est-à-dire du mouvement perpétuel. Je ne me souhaite que cette participation provisoire, même instantanée.

Patrick Cintas.

patrickcintas.ral-m.com

[1Je veux dire que j’essaie d’écrire des romans, des poésies, etc.

 

 

 

¡ Nouveau !

 

Joe au soleil
Commencement et fin
Pascal Leray

J’aurais voulu commencer cette histoire par le commencement. Mais le commencement, j’avais du mal à le trouver. La vérité est que le commencement, il n’y en avait tout simplement pas. L’histoire commençait probablement sur le sable, au soleil, dans un désert qui (vraisemblablement) abhorre Joe. Joe marche à côté de son cheval parce que son cheval n’a plus la moindre force — plus la force de se soulever soi-même et moins encore pour porter Joe. Mais Joe a lui-même peu de forces. --- Il n’a plus son cheval pour le porter. Son revolver n’a plus de munitions et il n’a plus l’oeil sûr qui devait lui permettre d’atteindre d’un seul coup de revolver — d’une seule décharge --- le soleil... Alors, ses dernières forces, Joe les emploie 1) à marcher (bien que le soleil lui brûle et lui perce les pieds) ; 2) à conspuer et à haïr le soleil. Mais Joe marchant tourne — comme le soleil --- sinon que le soleil semble plus responsable que Joe de sa circulation sûre, tandis que Joe s’il tourne le regrette et regrette de tourner et voudrait marcher droit --- jusqu’à ce qu’il rencontre ses propres pas, que le sable du désert a gardés comme un moule intact.

Joe s’enfonce dans ses propres pas et, de cet enfoncement progressif, accuse le soleil — et creuse le sable du désert, tandis que tout à côté de lui son cheval poursuit de se liquéfier. Et le cheval à force de fatigue prend l’allure d’une flaque noire --- l’ombre de Joe --- et Joe boit dans cette mare noire qui l’intoxique et lui détruit l’esprit — son ombre --- qu’évapore le soleil en parallèle. Aussi le combat de Joe se poursuit-il stupidement sur deux plans qui distincts le déchirent --- d’un côté il se noie dans l’ombre de la flaque du pelage du cheval noir qui l’accompagne ; de l’autre il marche droit mais tourne dans le désert circulaire allié au soleil qui tourne autour de Joe comme un vautour qui tuera Joe à force de tourner Joe dans ses tours inextricables (pauvre Joe). L’histoire de Joe ne s’arrête pas là (ne s’arrêtera pas, ne peut pas s’arrêter) mais il faut bien envisager une autre phase de l’histoire de Joe, son retour à la SOCIETE --- à l’hôpital, où Joe rejoint sa bien-aimée, mais sans entrer en contact avec elle (où est-elle d’ailleurs ? Es-tu encore en vie ?). On le retrouve dans une chambre d’hôpital où il aligne sur la série des murs (quatre, blancs) des images du ciel pour détruire l’image du soleil qui détruit sous ses yeux son invisible bien-aimée et brûle l’oeil de Joe pour lui offrir une série de figures hallucinées --- dans le désert, Joe marche, etc. Mais il a retrouvé la SOCIETE, la SOCIETE l’entoure et le rassure, on illumine Joe et la lumière de la société le topurne, aux quatre murs de sa chambre d’hôpital Joe parle, comme aux figures SOCIALES que sont l’INSTITUTION, la VIE, la BEAUTE, les GENS. Et que se subdivisent en quatre encore ces grandes ENTITES SOCIALES — qui jugent Joe de leur morale sûre, apodictique, et renvoient Joe à sa relégation dans le désert. La SOCIETE n’était que parenthèse.

Nous sommes tous gens de Joe.

 

 

 

Jean-Michel Guyot - Art poétique

La soie des jours ne s’estompe pas avec le temps, elle garde tout son éclat.

C’est la joie qui s’en va, parfois, on sait où, on la sait enfouie tout au fond de soi, mais on n’a plus la force – la force est toujours momentanée – de l’y chercher, la joie n’étant pas de l’ordre de ce qui se cherche dans une quête parfois sans fin, tel le bonheur ou la fortune, les faveurs du monde ou la gloire, mais ce sentiment allègre d’accord avec le monde qui nous le rend léger.

Je rêve de t’offrir un foulard de soie multicolore où domineraient le bleu nuit et l’orange nacré. [...]

 

 

 

 

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Nous recevons beaucoup de textes à publier, de livres à chroniquer, de manuscrits à insérer dans nos collections, sans compter la masse incroyable des Communiqués de Presse.

Et pourtant, il faut tout publier, tout ce qui vaut la peine de l'être - il faut parler des livres de nos confrères et des auteurs autoédités, il faut faire circuler les informations. Sans ce travail de fourmis, ce site n'aurait plus de raison d'être.

Nous allons donc nous organiser. Et si vous souhaitez nous aider à gagner du temps, tachez de nous remettre, toujours par email et en pièce jointe:

-- vos textes au format .doc (word) ou rtf.

-- vos images au format jpg (500 pixels minimum).

-- votre musique ou autre son au format mp3 (128 kb minimum).

Évitez les textes inclus dans le corps du email. N'envoyez pas de manuscrit par la poste. Regroupez vos textes au lieu d'en distiller les envois.

Textes & Prétextes

Nº 61.

Format 20x25 cm - 154 pages.
avec 12 illustrations couleur pleine page de Claudio Curutchet.

Dos carré collé.
Prix : 15 euros.
Port inclus en France métropolitaine.
Ailleurs, nous consulter.
Joindre chèque à la commande
Le chasseur abstrait
Textes & Prétextes
12 rue du docteur Jean Sérié
09270 Mazères

 

Sommaire

Idiomatic´s Argonaut´s - Gilbert Bourson
Entretien de Laurent Margantin avec Serge Meitinger à propos de Un puits de haut silence
Le triorchide - Robert Vitton
D´un silence à l´autre - Fred Edson Lafortune & Arnaud Delcorte - Entretiens
Soirée littéraire - Benoît Pivert
go west - Marie Sagaie-Douve
Série dans le square - Jean-Claude Cintas
Ses longs doigts d´azur… - Jean-Michel Guyot
Le bleu du ciel - La combe - A l’image de la vie - Un arc et des flèches - Des gerbes de blé - L’eau vive - An der Schule Blau - L’art et la manière - Jean-Michel Guyot
Au jour le jour - Extraits - Dana Shishmanian
À l´enfant qui sommeille en nous - Nadia Agsous
Hanétha Vété-Congolo - Entretien avec Karl Sivatte
Impreciso - Carmen Vascones
Le linceul de pourpre de Marcel Jouhandeau - Charles Adam
Retour à Reims de Didier Éribon - Charles Adam
La Loire - Christophe Esnault
La sainte famille - Christophe Mousset
Nelson Mandela - 46664 Pájaros de libertad - Cristina Castello
Varennes - Daniel Aranjo
Sonnets - Éric Bertomeu
La ville de haut et de loin - Ettore Janulardo
L´alchimiste - Francis Cappatti
Sacré Quartier Latin - Francis Cappatti
Une histoire de Curé - Francis Cappatti
Celine - Manuel Ruano
La curiosité est un vilain défaut - Maxime Rodary
La première fois que j´ai vu la mer - Maxime Rodary
Je suis la ligne de ton front - Niculina Oprea
Rendez-vous - Stéphane Prat
Sueños enfermos - Ulises Varsovia
Carte postale chinoise - Victor Montoya
Poèmes - Ivan Watelle
Poèmes - Yves Patrick Augustin
Journal intime du mardi - Agnès Imbert
La burra de Balán nos salva con su Verbo - Daniel de Culla
Littérature et engagement - Stéphane Pucheu

avec 12 illustrations couleur pleine page de Claudio Curutchet.

 

T&P 64 le 15 juillet prochain.

 

AVEZ-VOUS ACQUIS LE Nº 55 et le Nº 58 ? ICI

 

Et il en sera ainsi chaque trimestre (janvier, avril, juillet, octobre)

Proposez vos textes avant la fin du mois précédent.

Les textes et images publiés dans T&P pourront être mis en ligne à la demande de l’auteur (bon pour Google, par exemple).
Pour la musique et autres enregistrements, un CD ou un DVD pourra être joint à la revue.

 

 

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*Enfin !*

 

RALMag nº 4

 

Au sommaire :

 

NOTE : Le RALMag nº 4 aurait dû paraître en février. Un "cas de force majeure" l’en a empêché. Nous nous en excusons. Nous reprenons donc la série en mai avec un trimestre de décalage que nous ne rattrapperons sans doute jamais. Ce n’est pas bien grave...

 

RALMag nº 4 - Sommaire

[ La présentation de la collection NOIR sera publiée dans le RALMag nº 5 en novembre prochain ]

 

20x25 cm. Dos carré collé. 152 pages.
Abonnement (mai, novembre [nº double], février) : 60 euros.
Le numéro : 15 euros (mai et février) - 30 euros (novembre).
Port inclus en France métropolitaine.
Ailleurs, nous consulter.
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09270 Mazères
Nº 1 - texte intégral.
Sommaire nº 2-3

Proposez vos textes avant la fin du mois précédent.

Les textes et images publiés dans le RAL,Mag pourront être mis en ligne à la demande de l’auteur (bon pour Google, par exemple).
Pour la musique et autres enregistrements, un CD ou un DVD pourra être joint à la revue.
Le numéro 5 en mai prochain.

 

Textes & Prétextes

Nº 61.

Format 20x25 cm - 154 pages.
avec 12 illustrations couleur pleine page de Claudio Curutchet.

Dos carré collé.
Prix : 15 euros.
Port inclus en France métropolitaine.
Ailleurs, nous consulter.
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Textes & Prétextes
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09270 Mazères

 

Sommaire

Idiomatic´s Argonaut´s - Gilbert Bourson
Entretien de Laurent Margantin avec Serge Meitinger à propos de Un puits de haut silence
Le triorchide - Robert Vitton
D´un silence à l´autre - Fred Edson Lafortune & Arnaud Delcorte - Entretiens
Soirée littéraire - Benoît Pivert
go west - Marie Sagaie-Douve
Série dans le square - Jean-Claude Cintas
Ses longs doigts d´azur… - Jean-Michel Guyot
Le bleu du ciel - La combe - A l’image de la vie - Un arc et des flèches - Des gerbes de blé - L’eau vive - An der Schule Blau - L’art et la manière - Jean-Michel Guyot
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À l´enfant qui sommeille en nous - Nadia Agsous
Hanétha Vété-Congolo - Entretien avec Karl Sivatte
Impreciso - Carmen Vascones
Le linceul de pourpre de Marcel Jouhandeau - Charles Adam
Retour à Reims de Didier Éribon - Charles Adam
La Loire - Christophe Esnault
La sainte famille - Christophe Mousset
Nelson Mandela - 46664 Pájaros de libertad - Cristina Castello
Varennes - Daniel Aranjo
Sonnets - Éric Bertomeu
La ville de haut et de loin - Ettore Janulardo
L´alchimiste - Francis Cappatti
Sacré Quartier Latin - Francis Cappatti
Une histoire de Curé - Francis Cappatti
Celine - Manuel Ruano
La curiosité est un vilain défaut - Maxime Rodary
La première fois que j´ai vu la mer - Maxime Rodary
Je suis la ligne de ton front - Niculina Oprea
Rendez-vous - Stéphane Prat
Sueños enfermos - Ulises Varsovia
Carte postale chinoise - Victor Montoya
Poèmes - Ivan Watelle
Poèmes - Yves Patrick Augustin
Journal intime du mardi - Agnès Imbert
La burra de Balán nos salva con su Verbo - Daniel de Culla
Littérature et engagement - Stéphane Pucheu

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Et il en sera ainsi chaque trimestre (janvier, avril, juillet, octobre)

Proposez vos textes avant la fin du mois précédent.

Les textes et images publiés dans T&P pourront être mis en ligne à la demande de l’auteur (bon pour Google, par exemple).
Pour la musique et autres enregistrements, un CD ou un DVD pourra être joint à la revue.

 

 

Textes & Prétextes

En juillet, le nº 64.

 

Contenu :

 

Le RAL,Mag étant désormais exclusivement réservé aux auteurs publiés par le Chasseur abstrait, Textes & Prétextes demeure la "version papier" du site. Ici, pas d’élitisme ni de dogmes. Chacun peut s’y exprimer librement. La seule limite, c’est le nombre de pages que nous sommes contraints de fixer. Moins de liberté donc que sur le site, mais une diffusion qui gagne du terrain chaque jour. Les contributions ne sont pas rémunérées et la participation est gratuite bien sûr. À vos plumes !

Format 20x25 cm - 154 pages.
avec 16 illustrations couleur pleine page.

Dos carré collé.
Prix : 15 euros.
Port inclus en France métropolitaine.
Ailleurs, nous consulter.
Joindre chèque à la commande
Le chasseur abstrait
Textes & Prétextes
12 rue du docteur Jean Sérié
09270 Mazères

 

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Et il en sera ainsi chaque trimestre (janvier, avril, juillet, octobre)

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Sans oublier le chantier des
Contenu : Réflexion et création. Numéros thématiques, anthologiques ou consacrés à un auteur, leur objectif est de communiquer le travail des auteurs publiés ou non par le Chasseur abstrait.

 

La RAL,M c'est maintenant

un site tentaculaire

et trois revues en papier.

Un extraordinaire moyen de communication
gratuit
proposé par Le chasseur abstrait.

 

Outils
Publier ET Communiquer
Pas de communication sans outils performants.
Que vous soyez auteurs chez Le chasseur abstrait
ou ailleurs
éditeurs, diffuseurs, chroniqueurs...
N'hésitez pas : c'est gratuit !
Le Portail du Chasseur abstrait a commencé il y a plus de dix avec les sites de ses créateurs :

[Valérie Constantin] & [Patrick Cintas]

Ces deux sites sont en constante évolution. On peut les consulter [ICI].

Valérie Constantin & Patrick Cintas ont été rejoints il y a peu par Pascal Leray qui entretient un blog richissime que nous vous proposons de découvrir. Vous pouvez y participer librement.

À noter que les auteurs publiés par Le chasseur abstrait peuvent disposer de notre hébergement pour installer leurs sites officiels s'ils le désirent.
Galerie de Valérie Constantin
! Auteur du Chasseur abstrait !
Consulter le Catalogue

Dans tous ces livres, la caractéristique commune est le rejet de l´illustration, au sens traditionnel du mot, c´est à dire une illustration servile et littérale, qui a pour fonction principale celle d´adapter l´écrit au lecteur.

Ici, l´illustration est parallèle au texte. Le texte et l´image vont de pair. Ils sont associés de telle manière que l´on ne lit pas l´un sans regarder l´autre. C´est leur globalité qui s´offre au regard du lecteur.

C´est ce que je cherche quand je mets en image un écrit.

Lorsque une lecture m´émeut, me bouleverse, m´ensorcèle, j´ai besoin de la traduire, de l´écrire avec les mots qui sont les miens : la ligne, le point, la couleur.

Cette rencontre avec un autre artiste va générer toute une angoisse liée à la création même : les tâtonnements, les inquiétudes, les détours, les directions, les découvertes. Jusqu´à trouver les matières, les rythmes, les couleurs, la composition. Jusqu´au moment où ça y est, c´est ça... où l´objet-texte est devenu l´objet-œuvre... où l´image dit ce que le texte suggère... où l´osmose est créée... où le texte illustré peut être proposé à l´écrivain, au poète. Alors une autre histoire commence...

Ce que je recherche dans ma démarche de peintre illustrant (au bon sens du terme), c´est que mes images rendent l´œuvre nécessaire.

Valérie CONSTANTIN

 

Blog de Pascal Leray
! Auteur du Chasseur abstrait !
Consulter le Catalogue
La princesse néantiste me fait de grands signes, m'invitant à l'écouter. Je me prends avec elle à imaginer une femme (elle lui ressemble assez, d'ailleurs) qui se tord de douleur sur un banc, à un rond-point, le journal de la veille sur les genoux. « Comment se peut-il qu'une fraction de l'univers, si infime soit-elle, puisse rester dans l'ignorance de telle autre, pour éloignées qu'elles paraissent ? » Car l'univers est un, un comme la vérité est une, n'est-ce pas ? La princesse rit de sa voisine, qu'elle appelle Aine, je crois. Or, le journal relate ce jour-là un fait dont elle a été le témoin quelques jours auparavant. Un accident dont il lui était assez pénible de se souvenir. Mais la réalité de l'article et celle de la photographie ne correspondent en rien à ce qu'elle a vu elle-même. Le jour et l'heure ne sont pas les mêmes, d'autres détails divergent. « L'accident relaté dans le journal ne doit pas être le même que celui dont j'ai été le témoin », se dit-elle. La princesse nous mime majestueusement les attitudes embarrassées de sa voisine, nous nous tordons de rire ! Mais l'accident relaté dans le journal ne peut pas être un autre que celui auquel elle a assisté. Alors, elle lit l'article en boucle, tout en cherchant à se rappeler ce qu'elle a vu. Chaque détail qui lui revient en mémoire, elle le soumet à une critique rigoureuse, puis cherche de cet élément une trace dans l'article pour comparer les deux versions.

Extrait de L'accident récursif L'oeuvre de Pascal Leray a fait l'objet d'un "numéro spécial". On y trouvera sa participation évolutive à la RAL,M et le catalogue de ses oeuvres publiées par Le chasseur abstrait :

 

Blog de Patrick Cintas
! Auteur du Chasseur abstrait !
Consulter le Catalogue
L'idée d'enfermer le monde dans un bocal pour que les autres puissent le contempler à travers les imperfections de transparences héritées de choses aussi bornées que la langue, la littérature, est sans doute la première qui vient à l'esprit quand le moment est si mal choisi d'annoncer qu'on a décidé de devenir écrivain. Annonce faite à soi-même d'abord, rarement avec autant de sincérité auprès des autres, leur farouche opposition est un avertissement. L'effort d'abstraction venait de cette lutte où l'allégorie servait de prétexte à l'analyse qui détectait en vous une ironie prometteuse de conflits sinon insurmontables du moins destructeurs et par conséquent mesurables. Que de temps passé encore à appliquer des lois apodictiques aux gouttes de sang versées dans ces inutiles mais inévitables conversations de tous les jours! Le prix fut exposé sur la porte de votre chambre. Vous n'entriez plus dans les lieux de votre chance sans calculer la croissance phénoménale de cette nouvelle existence. Il s'agissait bien de raconter une histoire qui ne fût pas seulement la vôtre.

Le Portail du Chasseur abstrait héberge d'autres sites d'intérêt : Galerie Artistasalfaix - galerie d'art actuellement indisponible pour cause de maintenance.

Bortek - site de théâtre en attente de propositions sérieuses.

Dictionnaire philosophique de Voltaire - un des grands succès de notre site (plus de 3000 téléchargements quotidien) - On peut lire cet énorme ouvrage en ligne et télécharger l'oeuvre intégrale au format PDF.

Sur Blogg.org - un blog de nouvelles pour diffuser aussi sur d'autres canaux moins spécialisés.
Voir le [Accueil].
Nous vous invitons à découvrir ce mois-ci le Dictionnaire philosophique de Voltaire (lecture en ligne et téléchargement gratuits).
Dictionnaire philosophique
de Voltaire
Le philosophe n'est point enthousiaste, et il ne s'érige point en prophète, il ne se dit point inspiré des dieux; ainsi je ne mettrai au rang des philosophes, ni l'ancien Zoroastre, ni Hermès, ni l'ancien Orphée, ni aucun de ces législateurs dont se vantaient les nations de la Chaldée, de la Perse, de la Syrie, de l'Égypte et de la Grèce. Ceux qui se dirent enfants des dieux étaient les pères de l'imposture; et s'ils se servirent du mensonge pour enseigner des vérités, ils étaient indignes de les enseigner; ils n'étaient pas philosophes: ils étaient tout au plus de très prudents menteurs.[...]

Distinguons dans tout auteur l'homme et ses ouvrages. Racine écrit comme Virgile, mais il devient janséniste par faiblesse, et il meurt de chagrin par une faiblesse non moins grande, parce qu'un autre homme, en passant dans une galerie, ne l'a pas regardé: j'en suis fâché, mais le rôle de Phèdre n'en est pas moins admirable.[...]

Voir aussi Wikipedia

Services gratuits
Les outils de communication du Portail du Chasseur abstrait sont très utilisés en ce qui concerne: [S'inscrire à la newsletter] [Recommander le site] [Contact]. Voir le [menu en haut de page], dernière ligne. Ces outils sont en effet communs à tous les sites. On a l'habitude de s'en servir et on en mesure très bien l'utilité.

Une explication s'impose :
Communiqués de Presse [Communiqués de Presse]
Le CP, communiqués de Presse, est sans doute l'outil de communication le plus efficace et le moins onéreux. Ce qui explique sa très fréquente utilisation par tous ceux qui souhaitent communiquer des informations publicitaires ou autres.

Nous recevons nous-mêmes par email quelques dizaines de CP chaque jour - sans nous plaindre de cet assaut quotidien qui ne constitue en rien un abus à nos yeux. C'est bel et bien de la communication venant d'éditeurs et d'auteurs qui souhaitent à bon droit faire passer une information sur le média inconstestable qu'est notre Portail du Chasseur abstrait.

Hélas, nous ne pouvons assumer la tâche considérable qui consisterait à mettre en ligne, chaque jour, ces nombreux et utiles CP.

Nous mettons donc à la disposition de ceux qui souhaitent faire passer leur message un outil facile d'utilisation et efficace en toute liberté - à savoir notre système de "Publication libre"...

 

Le mois prochain
Nouveautés de la RAL,M
Pas un mois ne passe sans cette hyperactivité qui caractérise Le chasseur abstrait et ses amis auteurs et lecteurs. Des années qu'on s'échine et qu'on s'organise dans une joyeuse confusion...! Personne ne peut dire qu'on n'a pas fait du chemin...! C'est le genre de la maison...!

 

Nouvelle RAL,M

Chaque mois, une page éditoriale

Octobre 2010. La nouvelle RAL,M est née. Qu'est-ce qui a changé? Et bien le Chasseur abstrait a maintenant son propre site. Les catalogues et les nouvelles des auteurs publiés sont donc transférés dans ce nouveau site. La RAL,M revient a sa vocation première : la publication en ligne et les revues "papier". Et redevient entièrement le chantier littéraire et artistique dont les auteurs, quels qu'ils soient, ont besoin. Et c'est aussi l'endroit où Le chasseur abstrait rencontre ses futurs auteurs. Pour plus d'informations, consulter la nouvelle ligne éditoriale de la RAL,M :

Ligne éditoriale : 

 

2004/2018 Revue d'art et de littérature, musique

publiée par Le chasseur abstrait éditeur - 12, rue du docteur Sérié - 09270 Mazères - France

sarl unipersonnelle au capital de 2000 euros - 494926371 RCS FOIX

Direction: Patrick CINTAS

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