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 Article publié le 11 mai 2014.

oOo

Repli.
Replie.
Replie-toi.
Replie tes doigts.
Redéploie-toi.
Vois.
Il n’y a rien.
Figure de pli deviendra vrille.
pli pli pli pli pli pli pli non pli pli pli non pli non non non pli pli un deux trois 4 cinq irpli neuf onze treize sept - et rebelote
La lumière qui hurlait à la fois, à ta face, et qui fit feu. Lumière dont tu savais que tu ne le saurais pas. Elle saigne. Que ne le sache pas !

Puis.
Manger : la grande victoire de l’être.
En fait, non. J’ai un doute.
Je dois faire quelque chose. J’ai un doute.
Je dois tirer en tous sens, peut-être. Ne pas hésiter.
J’ai eu un doute, là. Il fut criblé de balles.
Comme mon corps criblé de doutes. Bordel de dieu.

Ça.
Non. Ceci.
Ce qui qualifie l’âge adulte, c’est la mort, la trahison et l’injustice. Que choisir ?
La réalité n’autorise pas tout. Et pour autant, tout est permis. C’est moi qui suis contraint ?
Bord de mer qu’il y a quand on explique aux gens qu’il n’y a pas de bord de mer.
Rien, non. Ce soir c’est clair.
Il n’y a tien. C’est clair.
Rien de rien. C’est très clair.
Pourquoi y aurait-il quelque chose quand il n’y a rien ? Ce ne serait pas logique.
Imaginez qu’il y ait quelque chose et qu’on vous dise : " Non, là il n’y a rien ". Eh bien ! C’est pareil, dans le sens inverse.
Il n’y a qu’à tourner la tête. Et dire : il n’y a rien.
Tourner encore. Même s’il y a une limite.
Forcément. Il faut la trouver.
Pas facile de trouver quelque chose qui est - potentiellement, s’entend - rien.
Rien. Mais du toc, qui plus est.
Du rien qui se dégrade. On se sent malheureux.
Avez-vous déjà vu rien vous faire ses au revoir ? Ce qui n’est pas possible serait déchirant, vraiment.
Rien. Ce qui revient à dire. Hum. Vous vous rappelez le jour où il fallait ouvrir une porte ?
Et la porte allait s’ouvrir, pourquoi pas. Lentement.
L’agressivité du jour n’y pourrait rien (uh, uh). La lenteur est dictée par la condensation des ombres.
Les ombres proclament que rien existe et dansent ridiculement en pensant cela.
Elles ont peut-être raison. Elles le disent à la porte qui n’est manifestement pas convaincue.
Du coup, la porte s’ouvre lentement.
Quelqu’un tente réellement d’ouvrir une porte à l’instant. Or, l’instant s’étire.
Le diable sait si cette main est longue à atteindre la poignée !
Mais il est certain que la porte s’ouvrira. C’est écrit dans le script.
Mais il est également stipulé que rien. Sans plus de précision, d’ailleurs.
Ensuite, il est aussi écrit quelque chose en plus gros.
Le sang.
Le lecteur à ces mots (ou ce mot, si l’on préfère) ne se sent plus de joie.
Le lecteur numérique est féroce. Il faut le savoir.
Dès lors que " le sang " surgit sur une page numérique, le lecteur vocifère comme un diable en quête de rien. De ce rien satisfaisant.
Rien qui parle le sang quand on exprime l’ombre. Les malentendus.
Rien. Et pas une parole échangée, d’ailleurs. Les malentendus naissent de rien, parfois.
Est-ce qu’une boîte qu’on met 87 minutes à ouvrir appelle rien ? Le sang ? Ou un autre genre d’intrigue ?

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