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L'homme sandwich
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 Article publié le 22 juin 2012.

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L’homme-vite s’en va à la fin de la journée — tel Ulysses — l’homme-lent passe la nuit et disparaît avec le matin — l’un est homme du soir — homme d’action — l’autre peut rêver — il en a le temps — n’hésitons-nous pas ? Entre l’aube et le soir — dans la nuit noire et claire — n’hésitons-nous pas au moins un instant ? Sujets à flatteries et enclins à l’honneur — avec un penchant pour la publicité — il n’y a plus d’enjeu à la hauteur de l’humain — c’est le temps qui passe — nous n’avons rien à laisser et tout à prendre — ce qu’on laissera aura été pris — enlevé ! Le frisson à la place de l’émotion — ce qui se vend pour pallier le manque de construction — l’homme-vite ne revient pas — chaque heure compte double, plus si c’est possible ou simplement nécessaire — plus de femme, plus d’enfant — plus de paysage — le corps recomposé pour la vitesse — avant que la nuit ne le détruise — la lumière s’effaçant au profit du rêve — et le rêve jamais confondu avec l’espoir — car l’homme-vite croit — il installe la foi — les rites de la foi — la confession et l’aveu — à la place de ce que les objets les plus simples sont capables de construire sans lui — poèmes poussés dans le noir — et l’homme-lent — qui ne vit plus — voit la mort comme elle a toujours achevé la croissance — arbres entre la fenêtre et l’horizon — éclairage public des rues-segments — le rêve prend le temps — comme aux dés — une fois donnant et toujours recommencé — poésie accolée aux recherches et aux analyses — la fiction contre le rêve — le peuplement fictif des mémoires — scié une fois la journée achevée — ne laissant pas la place au rêve — mais le surpassant en complicités avec l’enrichissement par le bien — vite retenu et peut-être apaisé — voir ce mort vivant encore après la mort — et ce dormeur — ou cette dormeuse — description d’une lente fin de tout — le monolithe reconnaissant dressé entre la réalité publicitaire et le rêve prémonitoire — n’ayant pas d’autre rêve à recomposer une fois la nuit figée dans la lumière d’un matin qui sent la terre mouillée et la fleur d’aubépine.

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