Retour à la RALM Revue d'Art et de Littérature, Musique - Espaces d'auteurs [Contact e-mail]
nouveauté : N3
roman in progress

En ligne : cliquez
Aristos, larbins, esclaves, libertaires et exclus
Navigation
[E-mail]
 Article publié le 25 mai 2012.

oOo

Les aristos — les bourgeois — produisent des larbins qui ne produisent pas des esclaves — lesquels produisent malgré eux des libertaires — qui sont quelquefois exclus en compagnie d’autres aristos qu’il ne faut pas confondre avec eux — les déclassés. On ne compte pas les morts — surtout les suicidés qui compliquent la tâche du sociologue — mais on a l’habitude de compter les morts pour la « terre charnelle » — en se limitant à un état civil peut-être discutable, mais qui force. On ne peut pas être à la fois de l’une et l’autre de ces catégories — un rapide calcul montre que c’est impossible — on est l’un ou l’autre — jamais le cul entre deux chaises — chacun a ses qualités et ses défauts — mais il n’est pas impossible de se hisser vers le haut — périssologiquement — comme il n’est pas extraordinaire de descendre — sobrement — mais on ne naît pas larbin, on le devient — tandis qu’on peut naître esclave, voire exclus — on ne naît pas non plus libertaire, on le devient. On peut en conclure que deux états — larbin et libertaire — sont le résultat d’autres états qui ne sont pas des résultats, mais des causes — aristos, esclaves et exclus — qui sont les trois causes qui définissent notre naissance — alors que les deux états — larbin et libertaire — constituent le devenir de l’homme. Il n’y a que trois choses à faire après la naissance, c’est rester ce qu’on est, devenir un larbin ou parvenir à l’état de libertaire. Monter et descendre ne constitue en rien des devenirs — il s’agit de changement d’états — l’esclave qui devient riche ne change rien à sa nature d’esclave — il ne gagne rien en liberté et ne perd rien au contraire — il ne gagne rien à se vendre et ne perd rien à résister. On distingue donc ceux qui parviennent à changer — ils deviennent larbins ou libertaires — et ceux qui s’enrichissent ou s’appauvrissent — effort qui ne les changent pas — qui les conserve — ce sont des conservateurs — le libertaire est un révolutionnaire — et le larbin est un salaud. Il n’y a pas d’autres solutions au problème posé par la coexistence de ces catégories. On distingue nettement des conservateurs, des révolutionnaires et des salauds. ce qui revient à donner raison à Sartre qui distingue les pédants — ceux qui y croient dur comme fer quel que soit leur état d’origine — les philosophes — qui ne croient rien et s’en accommodent — et les salauds qui sont des larbins capables d’agir pourvu qu’ils en aient le pouvoir — lequel leur est en général conféré par d’autres larbins — car si les esclaves sont les seuls producteurs de nécessités et autres contingences, les larbins sont le moteur de cet accroissement de la richesse globale — ils sont les mieux payés — ils ont même des vacances — ils accèdent à la propriété — on les autorise à dépasser le concept d’épargne pour tâter celui de capital — à la condition que cela demeure conceptuel — car les aristos ne se séparent jamais d’un larbin — ils sont même capables d’en faire un exclus — et il n’est pas rare de voir un larbin devenir un libertaire de cette manière. Cette théorie du social, qui distingue la cause de l’effet comme principe premier de la connaissance de l’autre, n’a qu’un défaut : elle est humaine !

Site officiel [>>

 

Retour à la RALM Revue d'Art et de Littérature, Musique - Espaces d'auteurs [Contact e-mail]
2004/2019 Revue d'art et de littérature, musique

publiée par Patrick Cintas - 12, rue du docteur Sérié - 09270 Mazères - France

Copyrights: - Le site: © Patrick CINTAS (webmaster). - Textes, images, musiques: © Les auteurs


- Dépôt légal: ISSN 2274-0457 -