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Les derniers jours (mots) de Pompeo
Les derniers jours (mots) de Pompeo 13 (Patrick Cintas)

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 Article publié le 24 mai 2020.

oOo

— Qu’est-ce qui vous a pris de danser avec une chaise roulante… ?

— Je ne sais pas… C’était le matin de bonne heure…

— Les vacances à Polopos… ?

— La maison d’Ochoa… Il n’est pas du pays. C’est elle qui l’est. La maison est agréable tout l’été. Pour le reste du temps, je ne peux pas vous dire…

— Quelle importance ! Je n’y séjournerai jamais. Avec ce que j’ai ! Et toujours pas oooooooh ! le premier mot de mes Mémoires… Je vous laisse parler, parler, parler ! Allô, Arthur…

— Ça va, ça va ! J’ai quitté le parasol parce que le jour commence à… La nuit, vous savez ? Je suis remonté dans l’autocar tout éclairé de l’intérieur.

— Ce qu’on arrive à faire avec un système… (un temps) Alors… ce ballet de bon matin… ?

— On ne boit pas à cet âge. Je buvais. Plusieurs fois par jour. Le cousin surveillait le niveau du tonelete avec une badine dont il se servait aussi pour fouetter les fesses de maman. Flic ! Flac ! Elle ne les montrait jamais à papa. Savait y faire, la garce ! Ce matin-là, je me suis réveillé bien avant le soleil. La Lune pourtant… Les fenêtres, les rideaux voletant au gré de la brise de terre. De loin le plancton luminescent. Pourquoi ne pas descendre sur la plage ? me suis-je dit. La petite sœur dormait à poings… Je sortis. La terrasse résonne sous mes pas. Je rencontre la chaise. Je ne me demande pas ce qu’elle fait là, au beau milieu de la terrasse. Elle devrait se trouver au pied du lit matrimonial d’été, sous la toiture ouverte. Mais non, elle est là… Et je me mets à danser avec elle.

— Vous la tenez par le dossier ?

— Je ne la tiens pas. Elle danse avec moi. La chaise de papa ! Animée de l’intérieur. Par je ne sais quel processus caché comme le vice. C’est elle qui fait le premier pas, en rond. Je suis. Le pot est briqué. Son fond brille par éclats.

— Vous voulez dire qu’il n’y a rien dedans… à ce moment-là… qui est choisi…

— Je ne sais plus qui choisit.

— Elle va vous demander de la porter… après le pas de deux… Je connais ça… (réfléchissant) Mais pas avec une chaise… (réagissant) Vous ne mettrez pas ça dans mes Mémoires !

— (pensif) Ah oui… les Mémoires de Pompeo…

— Arrrgh ! S’il n’y avait pas eu ce voyage en autocar… dans un but précis… réfléchi de longue date… avec l’accord de l’administration des lieux… (impatient) Mais bref, passons !

— Je suis sorti pour aller à la plage. Sous la Lune. Avec la brise caressante. Le sable et l’écume sous mes pieds…

— Là ! Là ! Le plancton ! Les sirènes ! Une bouteille à la mer ! L’épave d’un brick ! Un noyé ! Aaarrrgh !

— La chaise s’est interposée…

— (conscient de se répéter) Je connais ça…

— Elle invitait au tournis (vous comprenez ?) et j’en avais envie. Elle grinçait bien un peu, mais si légèrement que je ne m’en suis pas inquiété. Quelque chose de semblable à l’appel… flûte ou babil… Je me mis à battre de l’aile, en rond. Elle tournoya aussitôt. Chorégraphie improvisée. L’un suit l’autre puis reprend l’initiative.

— (voix soudain dubitative… On sent cela dans l’écouteur… essayez) Vous êtes sûr que c’était une chaise… ? Moi (concentré) ce n’était pas une chaise… J’ai envie d’en parler mais on ne sait jamais avec les téléphones… Les réseaux nous écoutent… enregistrent… jugent Aaaaah !

— Chut ! J’entre les données. (untemps aux cliquetis du clavier) Je crois que c’est tout. (hésitant, l’index effleurant le ‘return’) Je n’ai rien oublié… (angoissé) Je ne connais pas l’algorithme. On est satisfait ou pas. J’ai entré un joker. Des fois queue… Je n’ai aucune idée du temps de projection dans le passé. Aucune doc sur le sujet. On agit sans savoir jusqu’où ça peut aller. Vous me suivez… ?

— (exaspéré) Je vous suivrai plus joyeusement sur le chemin de ma propre… (inquiet) Allô ! (constatant) Nous nous sommes perdus l’espace d’un… Vous avez dansé longtemps ? Le jour s’est-il levé à l’heure prévue ? Aaargh ! J’en deviens curieux maintenant !

— J’hésite… (parcouru par un frisson) On n’y retourne pas si facilement… (se ressaisissant) Il faut que je revoie les données ! (obséquieux) Vous avez du temps devant vous, Pompeo… ? Juste le temps de…

— Ah la la ! Prenez-le ! Au point où nous en sommes. (vérifiant) Ma batterie est au poil… La vôtre… ?

— (constatant la complexité des données une fois traitées par le système) Je ne m’y retrouve plus… Personne pour m’assister… Ce n’est pas vous qui pourrez… Un gardien… Sans diplôme, I presume… Incapable d’écrire en vitesse ses propres Mémoires. Et ne reconnaissant pas clairement l’intérêt qu’il porte à mes prolégomènes. Impossible (pour moi) d’en venir à l’autre sans passer par la case moi.

— Une sorte d’échauffement euh… athlétique…

— Pourquoi écrire ce que l’autre ne sait pas écrire ?

— Vous voulez dire pourquoi ne pas l’écrire… ?

— J’ai dit ça, moi ? C’est en tout cas ce que je dirai si on me pose la question… Je me souviendrai éternellement de notre bibliothèque… Nos conversations par-dessus les livres et sous la lampe. Comment c’est arrivé. Et pourquoi j’en suis là.

— Tu parles d’un exorde ! Vous fumez ?

— Des señoritas seulement. J’en ai dans la poche. La petite boîte métallique avec la panthère dessus…

— Oh la la ! C’est un lointain passé que vous évoquez… Je m’en souviens à peine… Faut que j’y réfléchisse… Mon propre père…

— Ah oui ! La chaise ! (sefrappant le front) J’allais perdre le fil. Je dansais avec elle. Sans papa dessus.

— Et le pot bien propre… à odeur de javel cette fois…

— Pourquoi dites-vous cette fois… ?

— Je disais ça comme ça… Je supposais…

— Je n’ai jamais mis le nez là-dedans ! Les autres, je sais pas ! Mais moi oh !

— Continuez…

— (reprenant son souffle) Rien d’autre. Sans musique. Danser. Rien de plus.

— Le jour se lève, n’est-ce pas… ?

— Comme vous dites ! Il est temps de reprendre le fil du voyage. (joyeux) Vous savez que je vais quelque part ?

— La Commission en a décidé ainsi… J’ai appuyé votre demande… Vous, un prisonnier si exemplaire. Et castré ! C’est important la castration si on veut sortir. Je leur disais comment voulez-vous qu’il s’en sorte s’il ne sort pas ?

— Vous avez bien posé la question qu’il fallait poser. (malheureux) Ah ce que j’aimerais m’en poser une du même acabit à votre sujet !

— Hélas…

— La Lune persistait dans le ciel et à la surface des eaux tranquilles. Le soleil se montrait patient avec la nuit dont les yeux s’ouvrent. La chaise… Oh la chaise !

— Quoi la chaise ?

— …était souillée !

¡No me digas !

— On allait m’accuser d’avoir fait dedans. J’ai toujours été le sujet impuissant des accusations qui structurent les mentalités de mon entourage.

— Votre petit doigt (une fois de plus) vous conseillait de vous préparer à ce nouveau procès… « Qui a chié dans ma chaise ? » ou « Qui a chié dans la chaise de papa ? » (pensif ou en proie à des fragments aussi vivaces) Je n’ai pas connu ça, moi…

— J’ai passé le pot (qui était amovible) sous l’eau de la fontaine publique… plus bas sur la route qui mène aux jardins…

— C’est dégueulasse !

— Il était propre maintenant mais ça sentait… Je ne savais pas (je me pose la question maintenant) si l’anus de papa était équipé de glandes olfactives… Ah ! Ces questions ! Elle ne dansait plus…

— Qui ? La chaise… ?

— Maman s’amène tu n’étais pas dans ton lit ta sœur dort papa s’éveillera avec l’odeur du café cousin cousine au lit pourquoi es-tu assis dans la chaise de papa ?

— Je jouais. Pourquoi l’a-t-il oubliée ? Il ne l’oublie jamais avant de se coucher heu… avec toi…

— (presque furieuse) C’est moi qui ne l’oublie jamais ! (comme si elle disait n’oublie jamais ça Pedro !)

— Voui maman…

— Obéissant fifisse… (dit Pompeo)

— Vous ne savez pas ce que c’est…

— Nous verrons… (découragé) si nous parvenons (vous et moi) à écrire le premier mot qui… me concerne. (malheureux) Je l’ai sur le bout de la langue…

— Puis le jour… Ses rites… Ses attentes… De nouveaux visages… Des chairs à prendre… C’est moi qui ai donné à ma petite sœur sa première boîte d’allumettes…

— Vous fumiez déjà ! (horrifié) Avec votre…

— (riant) Qu’allez-vous imaginer ! (y songeant) Elle était fascinée par le feu. Mais elle le craignait. Jamais elle ne s’approcha du brasier. Pas même y jeter une brindille ou une feuille morte. Mais ce regard ! Je le reconnaissais.

— Il appartient à la famille, n’est-ce pas… ?

— Je connaissais l’art de griller les ailes sans donner la mort… Ou les pattes… Je maudissais cette symbolique, mais elle me parlait ! Nous sommes sous un olivier, elle et moi. I scratch a match in the dark. Son visage illuminé. La peur qui la paralyse. Le scarabée (dont on sait qu’il ne joue aucun rôle dans l’histoire) tente d’escalader les reliefs de l’écorce, mais n’y parvient pas. Première patte réduite en cendres…

— Ça te plaît… ?

— Ce n’est pas un jeu… Je déteste ça ! Ne recommence pas !

— Je la sens impatiente de savoir ce qu’un scarabée peut faire sans aucune de ses six pattes. Tu sais, dis-je, les antennes, c’est beaucoup plus arrgh ! comment dire ?

— Ne le dis pas, je t’en supplie !

— Pour les ailes, c’est facile à deviner… Je peux commencer par les ailes si tu veux…

— Je ne veux rien ! Je veux retourner à la maison ! Tu n’as pas le droit d’avoir des allumettes.

— Mais je n’allume pas des señoritas ! Je ne mets pas le feu aux tapis ni au linge suspendu. (péremptoire) Ça ne sert à rien les insectes ! Le scarabée d’or…

— Fiche-moi la paix avec tes histoires que tu n’as même pas inventées !

— Parce que tu les inventes, les tiennes… ?

— Qu’est-ce que tu veux dire… ? (inquiète)

— (menaçant) Tu ferais bien d’arrêter de me surveiller au nom de…

— (perverse) Au nom de quoi ?

— Tu le sais bien ! (bafouillant) Vous êtes toutes les mêmes !

— (sournoise) Je ne dirai rien…

— Que tu dis ! (craqueune autre allumette tout en fredonnant) Je n’ai jamais fait de mal à personne…

— Et les insectes alors ?

— Tu aimeras ça. (didactique) Un jour ou l’autre tu aimeras ça. (triste) C’est écrit, là. (désigne son front puis, triomphant) J’irai plus loin que Tsalal !

— (Pompeo) Elle n’a rien compris, bien sûr…

— Détrompez-vous ! Le soir même, elle m’invitait à allumer des feux aux alentours sans se faire remarquer. Comment pouvait-elle imaginer que le feu n’éclaire pas la nuit ? Je l’ai prévenue il vaut mieux faire ça le jour mais elle a insisté et on a couru dans la nuit jusqu’à nos lits, poursuivis mais pas attrapés !

— Saperlipopetouille ! (citant) Rien de semblable chez moi ! (songeur) Mais qui n’a pas rencontré le feu au moins une fois dans son enfance ? (gai) Nous mettrons cela en premier chapitre ! (doutant) Heu… si vous pensez que l’idée est judicieuse… (de nouveau confiant) C’est que j’y tiens à mes Mémoires ! Et fissa ! Car le temps presse…

— Quel étrange rapport que celui du temps qui vous reste à vivre avec le temps qu’il me reste à tirer… dans ces conditions tout aussi inhumaines, croyez-moi… mais je ne suis pas doué pour les maths. Je ne sais rien de ce qui commence et s’achève. Je n’imagine que l’infini au fil de sa sœur l’éternité. Et vous ?

— Bla bla bla…

— (songeur) Je ne sais pas où caser l’épisode des photos…

— De quelles photos ? (ditPompeo qui croque dans un radis)

— (chassant l’odeur de l’hypocotyle) Nous en avons déjà parlé…

— (tournant les pages) Pas que je sache… Voyons…

— (tambourinant sur l’écran) Non… Je ne sais plus… Des photos de morts… des corps humains transformés par les souffles… Visages intacts. Bras sens dessus dessous. Jambes sur le tronc, à peine arrachées. Puis la série des morts tranquilles. Moustaches et barbichettes. Dentelles amidonnées. Elle se régalait. Je m’en tenais à ce que nous avions convenu : silence. Ne pas en parler. Ne pas évoquer la mort, ni à table ni sur l’herbe. Parler d’autre chose. Elle dit :

— Tu te souviens ?

— Donne-moi un indice…

— Le téléphone a sonné. C’était le soir. Nous attendions.

— Mais tu n’étais pas encore de ce monde ! Comment peux-tu…

— Je peux ! Tiens ! (ellebrandit une allumette) Je vais éclairer la nuit.

— Tu es folle ! Ils viendront…

— Je ne veux pas qu’ils viennent, mais j’ai envie de ce feu ! C’est plus fort que moi… (tandis que je m’enfuis) Ils me demanderont où je les ai trouvées…

— Chez le marchand d’allumettes !

(Pompeo essuie la buée sur son smartphone)

— Je peux essayer de me souvenir de ce genre de choses… mais j’y suis pas habitué… Je veux dire que je n’ai jamais tué personne… Je n’ai jamais commis heu…

— L’Irréparable. On s’en tient toujours à ce qui ne peut pas prendre une telle importance. (hurlant de douleur) J’en serais devenu fou !

— Aïe ! (grognanttout en se frottant l’oreille) N’empêche que je n’ai jamais pensé aller plus loin… (songeur) Je contemplais des territoires infinis et les premiers spectacles étaient à peine visibles, à peine audibles. (un temps) Vous écrivez ?

— Ben voui…

— Je veux dire / en ce moment… que je vous parle… ? Des notes, peut-être… Sans ordre. Au fil du temps conversationnel. Comme quand nous nous faisions face à la bibliothèque. Lisant le même livre et le faisant pivoter à intervalle fixé d’avance d’un commun accord et sans se consulter une seule seconde. Arrrgh ! Cette osmose ! Arthur !

— Cette poussée ! Mais où allions-nous en si bonne compagnie ?

— Les autres… ? Je ne les voyais pas, ne les entendais pas, ne sentais pas leur odeur, ne les désirais pas. (untemps) Je veux bien que vous mettiez cela dans mes Mémoires. (autre temps, plus long) Allô ! Vous êtes toujours là, Pedro ?

— (anxieux) Vous m’avez appelé Pedro… Or, Pedro est mort dans les bras de sa sœur. La maladie…

— Merd… ! Excusez-moi, Arthur…

— Dites tout !

— Arthur Gordon Pym !

— Celui-là n’est pas mort. (riant) C’est le seul survivant. Toutes ces pages au feu… Mais les morts ne brûlaient pas. J’étais dans le secret. Jamais un mot de trop. Elle me surveillait. Maman dit :

— Qui a chié là-dedans… ?

— La merde sent la merde, dit papa. Restons-en là si tu le veux bien… chérie…

— J’ai trouvé une allumette sous ton lit… Pedro….

— Ce n’était pas une allumette…

— Tu fumes les señoritas de papa maintenant ? (dit le cousin)

— Explique-toi !

— Ce n’était pas une allumette…

— Qu’est-ce que c’était alors… ?

— Nous avons tous tellement peur du feu.

(dit papa)

(redit :)

Le marchand d’allumettes est passé par-là…

— C’est ce qu’on verra ! (ditmaman)

Pompeo — Non, non… Rien de tout ça… Je me souviens d’un tas de choses, mais dans le genre, rien… (souriant bêtement) Sinon je me souviendrais… Vous pensez !

— Dites A…

— A…

— Rien de bien grave… Mettez-le au lit.

— Mais… cette allumette… ?

Petite sœur (en aparté) — Heureusement qu’ils n’ont pas trouvé les photos…

— Ils n’en connaissent pas l’existence… Où les as-tu trouvées… ?

— J’ai embrassé le quiqui de [ici le nom d’un compagnon de jeu].

— Quelqu’un se rendra compte de leur disparition…

— Personne !

— Il parlera ! Je le connais !

Maman — Vous complotez… ? Retournez au lit. (aux autres) On finira bien par le savoir…

Pompeo — Vous allez vite, Arthur ! Trop vite ! Mes doigts sur le clavier…

— Quelle angoisse de savoir que ce qui est joué est joué ! Si j’avais su…

— Je me suis posé la même question… mais je ne me souviens plus dans quelles circonstances… Je vous promets d’y réfléchir. Quel temps fait-il dans votre autocar ?

— Mais c’est dehors qu’il se fait, le temps ! Et je n’ai plus envie de sortir. D’ailleurs le jour se lève et l’écran a repris ses divagations hexadécimales. Je m’attends au départ. Dernière étape avant de… (étreignant la molesquine d’un dossier) Je ne suis pas pressé…

— Vous l’étiez en sortant de la Commission. La préfète a été tendre avec vous… je trouve. Vous lui avez tapé dans l’œil. Mais ça n’explique pas tout. Mon intervention a aussi compté. (soudainétreint par le doute) Vous êtes d’accord avec moi pour dire que sans moi cette permission de sortie ne vous aurait pas été aussi facilement accordée ? (fier) J’ai mon rôle à jouer !

(il se pavane sur les planches)

Poor player ! Mais pauvre comment ? Le poème ne le dit pas. (jouant) Il y a plusieurs manières de l’être. Pauvre de moi ou pauvre comme moi. (comptant sur ses doigts) Ça fait deux ! À quand la troisième ? (jeu) Nous serons peut-être morts avant d’y jouer. Qu’en pensez-vous… ? Pauvre con… Mais ne devient pas fou qui veux. (soudain) Je n’ai pas déjeuné !

Pompeo (cliquant sur l’horloge Disney) — C’est l’heure en effet ! (onentend un froissement de papier puis sa voix de mourant) Comme d’hab…

— Qu’est-ce que vous dites ?

— Je dis que je sais pas ce que la compagnie d’autocars met dans son petit-déjeuner compris…

— Je n’ai plus d’allumettes…

— On va finir par ne plus le savoir à force de se boucher les oreilles ! Allô ! Y a-t-il du salami dans votre pain ? J’adore le salami. (joyeux mais insincère) On mettra ça dans mes Mémoires. Le salami de nos pique-niques. Nous n’étions pas encore amoureux l’un de l’autre…

*

Coupez. Prochain épisode : je me rends à la veillée funèbre de Pompeo.

*

* *

 

 

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