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Regard sur l'art et portraits d'artistes - nº 4
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 Article publié le 27 juin 2010.

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Chronique de Jean-Marc RIVES

HARO SUR L’IMPOSTURE !

Dans mes précédentes chroniques, j’ai voulu mettre l’accent sur les prédispositions que nous avons tous pour le dessin dès la petite enfance et sur la manière de les mettre en exergue en y apportant notre touche personnelle pour exprimer notre ressenti et notre regard sur la vie. J’ai voulu aussi souligner l’importance de l’art figuratif et dénoncer le fait qu’au nom de je ne sais quelles doctrines certains salons refusent des œuvres d’une qualité remarquable par simple subjectivité et par un « modernisme absurde », en m’insurgeant au nom de la « liberté d’expression » contre ce type de pratiques que des jurys incompétents promulguent sans vergogne dans certaines communes.

De même, je veux dénoncer aussi certaines galeries qui n’exposent que des peintres aux énormes cotes sur le marché de l’art, dans un but uniquement mercantile et spéculatif, au détriment d’artistes peu connus, afin de se « remplir les poches » au passage, en prélevant un pourcentage non négligeable, sans penser que leur rôle est avant tout de promouvoir l’art !

Je veux m’insurger également contre l’amalgame que l’on fait de toutes manifestations spectaculaires en galvaudant le mot « art » ! Il existe plusieurs formes d’art que l’on compte au nombre de huit, en y ajoutant l’art culinaire, mais il y en a certaines qui n’en sont pas et je suis surpris de constater que celles-ci s’exposent avec plus de facilité qu’un travail artistique véritablement accompli. La raison est que les médias peuvent manipuler l’opinion publique. Je veux parler du « grand publique » car les connaisseurs ne s’y trompent pas. Mais les médias ne sont pas seuls responsables de cette dégradation de l’art. Beaucoup d’organisateurs désireux de se distinguer et de « se rendre intéressants » n’hésitent pas à promulguer une forme d’art qui n’en est pas.

Pour comprendre, il suffit de se reporter à la définition de l’art. Qu’est-ce que l’art ? : « Toute activité, toute conduite considérée comme un ensemble de règles, de méthodes à observer » ou encore : « Expression par des créations humaines d’un idéal esthétique », sachant que la définition de l’esthétisme est une « attitude tournée vers le raffinement et la beauté ».

Voyons aussi ce que l’on appelle « anti-art » :

Anti-art

Nom masculin et adjectif invariable · Se dit d’une activité para-artistique ne visant pas, en principe, à la création d’œuvres, mais cherchant à miner le fonctionnement traditionnel de l’art. (Ready-mades de M. Duchamp ; mouvement dada et ses divers prolongements.)

Comme je l’ai dit précédemment, nous mettons l’art à « toutes les sauces » ! Si l’art est un mode d’expression, tous les modes d’expression ne sont pas de l’art et j’en veux pour preuve le fait de se « torcher le derrière » avec le drapeau français ! Cela ne peut pas être considéré comme de l’art, même si les textes législatifs ne prévoient aucune sanction au nom de la « liberté d’expression » ! Ce personnage énigmatique que vous avez peut-être vu aussi à la télévision être diffusé alors que de très grands artistes restent dans l’ombre. C’est une véritable honte ! Faut-il de nos jours être provocateur et choquer les esprits au nom de « l’art moderne » ! Certes non ! Les médias en font leurs « choux gras », mais l’art est dévalorisé, sali par quelques énergumènes sans foi ni loi qui font fi de l’esthétisme et de la beauté de l’âme humaine. Au risque de me répéter, mon cœur souffre et je trouve inconvenant aussi de mettre des murs à disposition de tagueurs, en centre ville, pour que ces « énergumènes » puissent « s’exprimer librement » ! Je dirais plutôt pour qu’ils puissent « se défouler » avec des bombes aérosols au détriment de lieux publiques et des personnes qui les fréquentent. J’ai entendu récemment dans les médias que ces « amuseurs » comparaient leur « peinture » aux fresques de Léonard de Vinci « modernisées » ! De qui se moque-t-on ? On voudrait faire croire que les tagueurs sont des artistes ? Comme vous savez, Je suis pour la liberté d’expression mais « appelons un chat un chat » et ne parlons pas d’art quand il s’agit d’imposer à tout venant des « élucubrations psychédéliques » en guise « d’art moderne » ! Il faut cependant reconnaître qu’il existe parmi les tagueurs de véritables créateurs mais ils ne sont pas à leur place car leur graphisme s’apparente beaucoup plus à de la « BD » qu’à de vulgaires graffitis ou même à des fresques rocambolesques ! Je laisse donc aux Experts en œuvres d’art le soin d’en juger et aux Editeurs le soin de recruter ces « artistes en herbe ».

On ne peut pas mélanger tous les genres sur un mur public ni faire un étalage de dessins délirants sous le nom d’« art contemporain » avec une telle désinvolture et sans tomber dans le ridicule. C’est une injure aux artistes véritables qui, eux, travaillent pour présenter des oeuvres raisonnées, équilibrées et de qualité. Force est de constater qu’un bon nombre de valeurs ont été balayées par des grands mouvements révolutionnaires, dans tous les domaines et dans tous les pays ou presque, mais que restera t’il de notre civilisation si nous ne conservons pas un minimum de dignité et de respect de la personne humaine ? Notre téléviseur diffuse chaque jour des horreurs… seules la connaissance, la culture et l’amour donnent un sens à notre vie. Ces horreurs ont été banalisées par les journaux télévisés. Heureusement, certaines chaînes de télévision, certaines revues et certaines associations comme « POESIE EN VEXIN » diffusent encore ces valeurs que certains trouvent peut être « ringardes » et même parfois « inutiles » mais qui sont pourtant le propre de l’Homme car elles nous apportent un souffle de vie et non un vent de mort !

En tant que chroniqueur et critique, je vous ai jusqu’à présent « dressé le portrait » de véritables artistes à mon sens, que j’affectionne pour leur talent et leur grandeur d’âme. Cependant, mon rôle est aussi d’émettre un avis défavorable et de mettre l’accent sur les « impostures manifestes » qui malheureusement causent beaucoup de tort aux artistes véritables car elles foisonnent comme des mauvaises herbes dans un jardin d’Eden en venant étouffer les grandes créations de ce monde, tout en galvaudant le mot « ART » ! Les connaisseurs ne s’y trompent guère, mais les profanes pensent que les artistes sont tous des gens « hors normes » pour ne pas dire des « illuminés », voire même des « parias de la société » ! Il n’en est rien ! Les artistes sont des créateurs qui ont un regard différent, avec une sensibilité et une âme authentique qui vibrent au contact de la nature. Ils ont gardé toute la candeur et la pureté de leur enfance mais ne sont pas pour autant naïfs. Je n’aime pas faire de critiques acerbes, c’est pourquoi je ne présente pas et ne présenterai pas dans cette chronique ces soi-disant « artistes contemporains » qui sous le couvert d’un certain « modernisme » nous présentent des abominations ! Nous en avons assez des horreurs ! Nous voulons du beau ! de l’harmonie ! de l’esthétisme ! Je ne suis pas le seul à penser cela et je revendique ce droit à l’esthétisme ! Nous en avons tant besoin ! Les jurys des Salons « d’Art Contemporain » devraient exercer davantage leur pouvoir pour déterminer ce qui est de l’art et ce qui n’en est pas, ce qui est beau et ce qui est laid. C’est là leur vocation première ! Encore faudrait-il qu’ils en aient les compétences, ce qui est loin d’être le cas pour certains d’entre eux si l’on considère ce qu’ils exposent. Je pense que ces jurys devraient incorporer d’ailleurs, au sein de leur groupe, des experts en œuvres d’art ou bien des professionnels de l’art et ne pas se contenter de vagues appréciations ou supputations arbitraires faites par des « amateurs », au sens le plus péjoratif du terme !

Contrairement à ce que pensent la plupart des gens, on ne s’improvise pas « artiste » sous le prétexte de « fabriquer n’importe quoi » et dans le seul but de se distinguer des autres ou de choquer. L’artiste se distingue par son génie créateur mais aussi par sa science du beau et de l’esthétisme. L’artiste conçoit des œuvres « raisonnées », inspirées par son sujet et traduites par sa personnalité mais aussi par son savoir et son regard sur le monde. On y retrouve tout son sens de la composition, de l’équilibre, de l’harmonie et bien d’autres connaissances techniques indispensables pour toutes créations, qu’elles soient picturales, musicales ou littéraires, sans oublier un solide bagage culturel mais aussi une âme... une âme sensible et belle qui nous ouvre les portes sur un certain « paradis artificiel » sans stupéfiants ou autres drogues. L’Artiste nous donne le plaisir d’exister tout simplement et rend la vie plus belle encore par le biais de ses œuvres qui transcendent sa sensibilité et son esprit créatif. L’artiste n’est jamais véritablement accompli car il recherche sans cesse la perfection. Sa démarche s’inscrit dans la recherche de la beauté suprême, comme on recherche le bonheur. Il est toujours en quête de créations sublimant la nature. Quoi de plus beau qu’une jolie femme dans sa nudité absolue ? Quoi de plus beau qu’un paysage ensoleillé dans sa quiétude suprême ? Quoi de plus beau qu’un animal dans sa splendide plastique ? Quoi de plus touchant et émouvant qu’une belle œuvre musicale ou cinématographique ? Loin des « délires psychédéliques » outranciers, l’artiste est un « interprète de la vie » et de la nature, avec une sensibilité qui lui est propre et surtout l’amour du Beau. Si un certain Mickael Jackson a eu un tel succès avec son clip vidéo « Thriller », ce n’est pas pour nous avoir présenté des horreurs mais c’est surtout pour la beauté des ses chorégraphies qui représentaient un travail considérable. « Thriller » était un hymne à la vie avec le contraste de la mort qui plane sur chacun de nous et il suffit de regarder ses autres clips vidéo pour s’apercevoir que cet artiste au grand cœur aimait la vie et aimait les autres par-dessus tout.

Comment peut-on se prétendre « artiste » lorsque l’on offense la nature ? Comment peut-on se prétendre « artiste » lorsque l’on veut faire rentrer des carrés dans des ronds ? Toute forme ronde est harmonieuse parce que la nature est ronde. Le carré est une invention de l’Homme qui n’a rien d’harmonieux par lui-même ! Imaginez une jolie femme carrée ou un cheval carré… Imaginez un fruit ou un légume carré… Imaginez notre planète carrée ! C’est inconcevable et pourtant, c’est ce que ce soi-disant « art contemporain » nous propose ! Je devrais dire « nous impose » ! Picasso lui-même nous a proposé des formes cubiques pour se distinguer des autres peintres et pouvoir vendre ses oeuvres. ! C’est de « l’anti-art » mais on y croit et on spécule sur ces « déformations de la nature » au nom d’une « nouvelle forme d’art » ! C’est ainsi que l’art a chu lamentablement ! De même que nous avons « l’or dur » et « l’ordure », nous avons « l’art » et « l’anti-art » ! Ne nous y trompons pas… A nous de choisir entre « la vraie vie » et un « semblant de vie » ou l’art et un « semblant d’art » au nom d’un snobisme inconsidéré et débridé. Pour que le monde tourne rond… nous devrions boycotter ces « empêcheurs de tourner en rond ! »

Laissons les carrés aux architectes. Les formes angulaires ne doivent servir qu’à mettre en évidence les formes rondes, comme les architectures dans un paysage, et si l’architecture fait aussi partie des arts d’après Hegel, c’est parce que les « bons architectes » savent exploiter ces contrastes pour harmoniser les formes tout en tenant compte du « nombre d’or ». Arrêtons d’appeler « art » tout ce qui est créé par l’Homme sous le prétexte qu’il l’a fabriqué de ses mains. Les mains ne fabriquent pas forcement des choses belles. De même un artisan, aussi bon soit-il, ne peut pas être qualifié d’artiste bien qu’il fabrique des objets magnifiques, parce qu’une œuvre d’art est unique au monde. D’autre part, les dérivés du dessin tels que la mode, l’illustration ou encore la publicité peuvent être considérés comme de l’art mais la décoration n’en est pas. La publicité, elle-même, n’en est pas lorsqu’elle n’a pour but que celui de choquer les esprits.

Ne confondons pas « élucubrations » avec création artistique ou encore « manufacture » avec artisanat. Sachons reconnaître la véritable expression artistique que nous livrent l’art et les artistes en sublimant la nature dont nous nous éloignons à grands pas, en provoquant des catastrophes écologiques sans précédent pour satisfaire notre soif de consommer davantage et en créant des horreurs au nom de « l’art contemporain » ! De même que nous bafouons l’écosystème, nous bafouons l’art !

Bien sûr, la nature doit être « interprétée » par l’artiste mais elle transcende sa personne pour aboutir à une œuvre d’art, elle doit demeurer l’unique source d’inspiration parce qu’elle est équilibre et harmonie. Le rythme de la nature fait partie de notre vie… le jour et la nuit, les marées montantes et descendantes, les battements du cœur... Ce rythme doit se retrouver aussi bien dans une composition musicale, littéraire ou poétique, mais aussi en peinture ou en sculpture. C’est là le secret de la réussite d’une œuvre d’art bien conçue. A quoi bon chercher des divagations contre nature quand cette dernière nous offre une multitude de sujets et une harmonie parfaite ! L’imagination débordante de nos « artistes contemporains » ne remplacera jamais la beauté de notre planète sur laquelle nous avons la chance de vivre. D’ailleurs, les designers commencent à imiter la nature par la conception d’abris bus en forme d’arbres ou encore des tramways aux formes arrondies. Ils ont compris l’essentiel car plus nous nous éloignons de la nature, plus nous nous détruisons nous-même.

Comme vous savez, les artistes que je vous présente sous cette rubrique le sont pour leur travail et leur talent mais aussi pour leur amour de la vie et de la Nature, pour leur humanité et leur grandeur d’âme. C’est en cela qu’ils sont de véritables artistes. Leur sensibilité nous offre des œuvres d’une qualité remarquable, exceptionnelle et incomparable qui ne nous laissent pas indifférents ni insensibles. Si je souhaite faire l’éloge de tous ces créateurs, c’est parce qu’ils ont le mérite de nous rendre la vie plus belle et plus sereine pour le plaisir des yeux et la tranquillité du cœur, tout en faisant vibrer notre âme. J’aime les artistes, les « vrais », ceux qui nous laissent une sensation de bonheur après avoir visité leur atelier ou appréhendé leur démarche.

J’ai jeté mon dévolu, cette fois-ci, sur un mouvement artistique que l’on nomme « impressionnisme contemporain », mais aussi sur des artistes d’exception vivants ou disparus et des mouvements qui nous offrent des œuvres remarquables et magnifiques. Elles le sont, incontestablement, mais aussi résolument modernes sans être « anti-art » parce qu’elles sont harmonieuses et nous invitent à une féerie de lumières dans une farandole de couleurs et de beauté plastique qui nous font rêver !

Avant de vous les présenter, je voudrais rendre hommage aux organisateurs de l’exposition « L’impressionnisme au fil de la Seine » du musée de Giverny au printemps dernier. C’était une très bonne initiative. Pas moins d’une soixantaine d’œuvres retraçant la naissance et l’évolution de l’impressionnisme, de Renoir et Monet jusqu’à Matisse. Quel bonheur ce passage des saisons, ces activités fluviales et portuaires, ces loisirs des bords de Seine et ces villégiatures d’artistes ! C’était un véritable plongeon dans cette époque et, à propos de cette époque je vous invite aussi à plonger dans l’univers impressionniste en vous rendant au Château d’Auvers-sur-Oise pour ceux et celles d’entre vous qui ne l’auraient pas encore visité. On en ressort très ému. Un voyage dans le temps à ne pas manquer !

Francis MARECHAL

Francis MARECHAL est né en 1952 à BOURESCHES prêt de CHÂTEAU-THIERRY. Très jeune, il observe la nature et dévore les livres d’histoire. Il tombe alors amoureux des impressionnistes qui vont l’influencer dans sa propre démarche artistique. Il exécute beaucoup de croquis sur le motif et travaille aussi en atelier. Avant de se lancer sur la toile il doit au préalable « s’imprégner de la Nature » comme il le dit lui-même.

Fréquentant des artistes confirmés, il s’inscrit aux Cours de Dessin et Peinture de CHÂTEAU-THIERRY pour perfectionner son art et va lui-même créer ses propres couleurs en mélangeant le bleu outremer avec une laque de Garance dont il se servira pour faire des effets de brume. Sa facture à la brosse est sobre et élégante. Il emploi particulièrement le rouge et le jaune, ce qui donne à son œuvre une intensité chaude mais il affectionne aussi les tons rompus et les gris.

Francis MARECHAL est un homme d’une très grande sensibilité et générosité. Son ouverture d’esprit et sa grandeur d’âme le pousse irrésistiblement vers la Poésie que l’on retrouve aussi à travers ses œuvres que vous pouvez voir notamment à la Galerie AMALVY de Valence et que l’on a pu admirer, cette année, dans les Salons de l’Etoile de l’Hôtel Napoléon à Paris au mois d’avril.

Jean-Pierre DUBORD

Dessinateur chevronné, Jean-Pierre DUBORD est issu de l’Ecole de Rouen où il est né en 1949. Ses premières expositions ont conquis un publique averti et c’est maintenant à travers le Monde que ses toiles sont remarquées. Sa palette de blancs et de bleus nous offre des paysages marins d’une vibrante intensité de lumière.

Jean-Pierre DUBORD fait partie de ceux que l’on peut appeler « impressionnistes contemporains » car il sait traduire l’émotion du moment et sa facture à la brosse s’apparente à celle des peintres impressionnistes de l’époque. Si son sujet de prédilection est incontestablement la mer et ses environs, il ne se cantonne pas à exécuter que des marines mais nous transporte aussi dans d’autres lieux et nous offre d’autres sujets tels que des paysages de neige merveilleux.

Jean-Pierre DUBORD est un amoureux inconditionnel de la nature et de la vie dans son ensemble. « Bon vivant », Il vit dans une maison du 16ème siècle et possède une cave à vin impressionnante. On a pu voir ses œuvres à Paris, cette année, lors d’une exposition dans les Salons de l’Etoile, à Paris.

Henri STENN

Henri STENN est décédé en 1993 à l’âge de 90 ans. Né à Bruges, c’est son père Charles VERBRUGGHE qui lui apprit à peindre. Il prit un pseudonyme pour que l’on ne confonde pas ses œuvres avec celles de son père, d’autant que celui-ci retouchait souvent ses toiles.

Ce peintre au talent remarquable fréquentait la butte de Montmartre mais n’a jamais vraiment été un Peintre montmartrois. Sa technique et sa facture s’apparentaient beaucoup plus à celles des peintres impressionnistes. On a pu admirer ses œuvres, cette année, dans les Salons de l’Etoile à Paris et j’ai été subjugué par son talent et sa touche personnelle que l’on ne peut pas confondre avec celle de son père. La lumière qui se dégage de ses toiles est fulgurante et nous laisse pantois.

Je souhaite rendre un vibrant hommage à Henri STENN parce qu’il nous a laissé une œuvre remarquable, mais aussi parce que cet homme, d’une très grande simplicité et gentillesse, savait apprécier la nature à sa juste valeur.

Yvonne CLERGERIE

Yvonne CLERGERIE a été décorée de la Légion d’Honneur en 2003, entre autres distinctions. Femme sculpteur de grand talent, elle nous invite à découvrir un monde où le corps de la femme dénudée est sublimé à sa juste valeur. Ayant abandonné la peinture pour se consacrer uniquement à la sculpture, elle libère ses émotions charnelles sur le bois, la pierre, la terre ou le bronze depuis vingt ans.

Yvonne CLERGERIE met en évidence les volumes, déjà bien construits, par le truchement des ombres et des lumières. Ses dessins de femmes nues dégagent une sensualité pulpeuse. Pas de figurines longilignes mais des formes harmonieuses où la chair explose de sensualité. Mais ses sculptures nous apportent plus encore car l’artiste nous livre sa passion du touché par le plaisir tactile de la matière.

Après des études d’arts appliqués, Yvonne CLERGERIE s’est orientée vers la peinture mais très vite, son désir de travailler la matière étant plus fort que tout, elle est devenue une femme sculpteur d’exception par son talent indéniable et son amour de la vie.

Bernard GASSMANN

Bernard GASSMAN est né en 1942 à Strasbourg. Homme de l’Est, il va découvrir la Provence et depuis plus de cinquante ans, nous émerveillera par ses lumières et par son art figuratif incomparable. Doté d’une capacité d’observation décuplée par son amour de la nature, il va nous offrir une interprétation artistique propre à sa vision personnelle des paysages, des personnages ou des natures mortes.

Ses couleurs rougies par l’intensité de la chaleur ambiante s’embrasent sous les vibrations du feu intérieur qui le dévore. Ses peintures à l’huile sur toile sont étonnantes de vérité tant la quiétude et la sérénité qui s’en dégage nous font ressentir la chaleur pesante.

Bernard GASSMANN est un homme à la facture fougueuse et généreuse. Artiste autodidacte, il peint avec puissance et instinct depuis vingt cinq ans. Son talent et son génie créatif résident dans son amour du Sud et des paysages ensoleillés.

Dan JACOBSON

On ne présente plus Dan JACOBSON, créateur du courant Maxi réaliste. Ce peintre qui fait « rêver la nature » comme nous rêvons d’être Capitaine d’un navire ou de voler dans les airs, tel un Icare dans ses délires acrobatiques, nous apporte dans ses œuvres le rêve à l’état pur. A mi-chemin entre l’art figuratif poussé à l’extrême et le surréalisme, il crée un contraste entre le palpable et l’inconcevable.

Dan JACOBSON n’est pas délirant, il est intriguant car chacune de ses œuvres nous transporte dans un monde où le rêve repousse la réalité sans pour autant sombrer dans l’absurde. Les perspectives sont époustouflantes de vérité mais au beau milieu du tableau surgit un aigle ou un navire sorti de nulle part.

Notre vie n’est-elle pas faite que d’illusions et de rêves ? Dan JACOBSON traduit la vie. Né en 1942 et diplômé de l’Ecole Supérieure des Arts Graphiques, il a créé son propre style en s’éloignant de la monotonie d’un dessin trop parfait qui ne ferait que plagier la photographie avec, en plus, un clin d’œil au fantastique.

Je vous donne rendez-vous pour une prochaine chronique à la découverte de talents connus et reconnus, mais aussi méconnus ou inconnus et parfois même « cachés », pour que vive l’Art et les artistes qui ont autant besoin de reconnaissance que nos amis Poètes qui constituent eux aussi, par le verbe et l’écriture, une puissance salvatrice face à notre monde violent et impitoyable ou « la raison du plus fort est toujours la meilleurs » et où la loi de l’argent règne en « Seigneur et Maître. » .

EXPOSITION DES ELEVES DE SANTEUIL

Le 12 juin 2010, j’ai eu l’honneur de présenter pour la troisième année consécutive mes élèves de l’Atelier de dessin et peinture de SANTEUIL en la mairie de ce charmant village situé au coeur du Vexin français. Les cours que je dispense depuis maintenant cinq années consécutives ont vu naître des talents remarquables dont je retire une énorme satisfaction parce que je n’influence en aucune manière mes élèves qui s’expriment librement.

Je nage dans un océan de bonheur lorsque je vois autant de travail fait avec le cœur et je félicite une fois de plus mes élèves qui s’élèvent chaque jour vers le « nirvana » de la félicité par le biais de la création.

Les expositions qui se sont succédé chaque année ont toujours connu une réussite remarquable. Cette réussite, je l’attribue avant tout au travail de mes élèves. De nombreuses personnes sont fidèles au rendez-vous et, cette fois-ci encore, lors du vernissage, Monsieur le Maire a souligné dans son discours l’importance de cette exposition et de cet Atelier :

«  Sur le carton d’invitation tout a été dit sur l’état d’esprit nécessaire à la production d’œuvres telles que celles que nous découvrons ici aujourd’hui.

Je voudrais simplement ajouter que ces œuvres n’existent que, parce qu’à un moment donné, vous avez arrêté le temps et avez posé votre regard sur un paysage, une fleur, un visage, un corps, un fruit ou un objet et vous avez trouvé cela « beau ». Et vos toiles, vos dessins immortalisent la vision que vous avez de cette beauté. Ce regard c’est ce coup de pinceau qui délicatement chemine sur la toile, laissant au gré de l’inspiration des traces ou des touches de couleur qui magiquement dévoileront votre âme.

Vous nous donnez une leçon de sagesse, car si nous pouvions, tous, prendre le temps, quelques instants seulement, tout comme vous devant votre chevalet, à regarder et contempler et pas simplement voir ce qui nous entoure, uniquement avec les yeux et le cœur ; enfermant nos idées, nos opinions, nos jugements dans un des placards de notre cerveau, nous nous sentirions plus légers, disponible et tolérant. Je pense que nous tous, peintres ou pas, sommes capable de réaliser ce « miracle » dont vous faites allusion dans le dépliant encore faut-il le vouloir et y croire.

Je vous remercie mesdames et messieurs les artistes de nous montrer et d’oser nous montrer, chacun à votre niveau, ce dont vous êtes capable de réaliser et de dévoiler une partie de vous-même au-delà des apparences.

Rien de tel pour le moral qu’une exposition comme celle-ci pour vous sentir valorisés. Je remercie également Jean-Marc RIVES qui sait transmettre à ses élèves au-delà de la technique, sa passion. C’est en quelque sorte le thérapeute, qui ouvre les voies de la découverte de soi, des facultés qui sont en chacun de vous et que jour après jour vous découvrez. »

Jean-François Michel - Maire de Santeuil

Les exposants étaient cette année :

Jocelyne BEILLARD, Jean-Yves BEILLARD, Sophie PUSTIENNE, Daniel KATOLA, Christine BLAZIC, Brigitte SABLIER, Jacques LENFANT, Angélique LE QUEREC, Annie SERRAND et Calypso GIORGIO.

Les personnes qui seraient intéressées par les cours de dessin et peinture peuvent s’adresser à M. Daniel KATOLA, président du foyer rural de SANTEUIL, en téléphonant au 01. 30.39.78.51 Mobile : 06.71.86.82. 06 ou bien par courriel : danikatola@Yahoo.fr

Je vous recommande aussi mon ouvrage venant en appui au cours : « LES SECRETS DU DESSIN ET DE LA PEINTURE » que vous pouvez commander en librairie ou sur www.manuscrit.com et également sur mon site : www.jmrives-peintre.odexpo.com Aussi « MEMOIRE DU TEMPS », Recueil de Poésie et « DROLES DE DAMES », Recueil de Nouvelles, qui vient de paraître.

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