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 Article publié le 14 mai 2017.

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Nous sommes heureux au beau milieu des pins. Avec, il faut l’avouer, une certaine gêne alors que l’été pointe chaleureusement le bout de son nez. Ici, sous ce climat méditerranéen, près de Tarragone, peu au sud de la belle mégapole qu’est Barcelone, le feu peut rapidement se montrer redoutable et dévastateur. En vingt ans, seule une poubelle brulée a fait image d’un possible départ alarmant. Fort heureusement, pas de grand arbre à proximité immédiate et les pompiers ont rapidement maitrisé le sinistre. J’ai maudit et copieusement insulté les triples crétins au cube, qu’ils soient enfants inconscients ou adultes trop imbibés, les responsables qui bien sûr ont pris la poudre d’escampette.

 Une autre crainte, celle de voir s’installer des voisins…Et pourtant ils sont arrivés.

 Cela n’aura duré que deux ans. Seuls, sans aucun vis-à-vis et vivant sur l’unique parcelle en cette rue où une maison était construite, il nous est arrivé de ne pas entendre une seule voiture passée devant chez nous de toute une nuit. Parfois de jour, un ou une perdue, un couple en mal de galipettes cherchant le coin enchanteur propice à leur pressant dessein. Nous vivions tranquilles donc.

 Sur notre flanc droit, une zone verte décrétée inconstructible par la municipalité ; bien qu’un soi-disant propriétaire se ruine encore en avocat pour faire connaître ses droits et pouvoir diviser puis vendre. Les vingt cinq mille mètres carrés en litiges sont hélas en triste état et les broussailles qui y abondent s’enflammeraient trop vite si…Mais il existe d’autres feux, réellement imprévisibles.

 Sur le sommet de la colline, une immense propriété, chasse gardée, est quant à elle fort bien entretenue. Débroussaillée, zone de sécurité avec les arbres abattus à distance réglementaire de notre urbanisation et bon entretien des chemins si les courageux soldats du feu avaient à intervenir un jour. En face, de l’autre coté de la rue, deux parcelles semblables à la notre mais qui voient leurs respectives maisons habitées seulement le week-end ou pendant les vacances. Il restait la gauche.

 Quand parpaing après parpaing puis brique après brique la maison s’est levée, nous avons fourni l’électricité qui manquait jusqu’au moment où notre voisin à peine entrevu a eu enfin l’autorisation de faire poser son propre compteur. Jamais je n’ai accepté le moindre kopek pour faire fonctionner une simple bétonnière. Les bonnes bouteilles offertes en compensation se sont révélées exceptionnelles lors de nos repas entre amis. A peine le gros œuvre fini, celle qui de peu nous cachait notre vue sur la mer, changea de propriétaire…Eux aussi sont venus les fins de semaine et en vacances. Ils ont contracté plusieurs ouvriers de différents corps de métiers, au black comme la coutume le veut sous nos latitudes, et ont finalement décidé un beau jour d’emménager…

 Nous avons invités Pilar et Roberto pour, avec le prétexte d’un café, prendre connaissance…savoir sur quel pied nous allions danser et si notre voisinage immédiat n’allait pas constituer le début d’une forme d’amertume. Il vit de par ici des bestiaux d’humains peu aimables, voir désagréables au possible. Du genre d’individus qui semblent assis sur des cactus en permanence, qui passent en outre leur temps à médire de tout un chacun. Ma tendre moitié et moi-même haïssons les commérages. Finalement, lassés des propos souvent malsains des rares qui nous entourent, nous les avons laissés pour compte. Nous contentant d’un simple petit salut de la main, et de trois mots pour la bonne année. Certains que le Français, serviteur, et son épouse passent pour des gens-foutres associables, sans le moindre intérêt. 

 Mais comme dit Myriam :

 -On s’en foute.

 Son Français laisse encore un peu à désirer, tout comme que mon Espagnol qui fait parfois bien rire la famille.

 Moment très agréable devant une tasse d’excellent Costa Rica, torréfié à la perfection, où nous avons ouvert un paragraphe nouveau dans notre vie. Nous n’allions plus restés renfrognés dans notre coin. Attention, si nous aimons les contacts intéressants, pas question pour autant de s’immiscer de l’autre côté d’un mur mitoyen que nous avons construit ensemble avec le premier proprio. Le simple grillage que j’avais posé dés la construction de notre propre maison faisait vraiment trop riquiqui.

  Après que la bise s’en soit allue, l’été comme d’habitude s’en est revenu.

  La piscine…

 Pas moyen de monter le fameux mur assez haut pour que notre intimité reste parfaite. Avant l’emménagement des Garcia nous étions souvent, pardon toujours, nus pour nous baigner puis profiter des rayons du père Durant et de la belle bronzette qu’il nous prodiguait gratuitement. Je n’ai pas fait attention la première fois et comme à mon habitude exécuté mon premier plouf matinal vers les onze heures…Pilar était sur son balcon et n’a jamais détourné son regard.

 Du coup c’est moi qui me suis senti un peu gêné ! Mimi m’a reproché pour la X millionième fois de ne pas penser à ma tenue, de déambuler souvent à poil sur le terrain et que  je devrais prendre le temps d’enfiler ne serais-ce qu’un short. Et que patati et que patata…

 -M’enfin, toi aussi ainsi que Cristina, vous vous baignez toujours nues ! Non ?

 -Nues seulement à la piscine ou dans la maison. Il nous faudra désormais faire gaffe et mettre des maillots de bain.

 -J’en ai point.

 -Tu n’as qu’à utiliser celui de ton père !

 -Beurk ! Quelle horreur ! Je vais de toute façon m’excuser auprès de la voisine.

 -T’es con, pourquoi faire ?

  -On ne connait pas bien ces gens et il vaut mieux qu’ils ne se fassent pas des idées biscornues.

  -Bof, peut-être que tu as raison. Habille-toi pour y aller. Hi hi hi ! Mais je ne t’accompagne pas.

  C’est avec un grand sourire que Pilar étonnée m’a ouvert sa porte. Elle m’a invité à rentrer mais j’ai refusé.

  -Alberto est parti faire quelques courses au village. Que me vaut le plaisir de ta visite ?(*)

  -Je tenais à m’excuser de m’être monté nu. Naturistes, oui nous le sommes, ma fille ma femme et moi-même, mais exhibitionnistes en aucune manière. J’espère ne pas t’avoir choquée et ferais désormais attention de ne pas recommencer, du moins quand mes voisins sont là.

 Plus de sourire. Plutôt un rire franc sur un visage illuminé et une réponse sans équivoque.

 -Mais on s’en balance de ca ! Nous aussi nous sommes naturistes et de voir des gens nus ne nous choque absolument pas. Au fait. Tu connais une plage par ici où il ne soit pas nécessaire de porter un maillot ?

 -Bien sûr, et non seulement elle est naturiste, mais c’est la plus belle de la côte. Entre les rochers, dix quinze minutes de marche à pieds pour y parvenir et pas un seul immeuble en vue. Que du bonheur. Un joli nom en plus, elle s’appelle la Waikiki.

 -Wahoooo ! Venez lundi prendre un café tous les deux, vers trois heures ca vous va ? Vous nous expliquerez où est cette merveille !

 - Je ne connais pas toujours son emploi du temps mais si Myriam est présente, pas de problème pour moi. 

  Le lendemain samedi, j’ai malgré tout dissimulé mon intimité sous le « beurk » de feu mon père. Un jour seulement. Le dimanche m’a retrouvé avec une intégrale nudité, les marques de maillot sont par trop disgracieuses sur mon corps splendide, oléééé. Mimi a partagé la poire en deux se baignant en topless.

 J’étais resté fidèle depuis notre rencontre et pensais continuer sur ce chemin sans la moindre petite pierre qui puisse se glisser dans mes chaussures coutumières et confortables…Trop bien avec ma Mimi pour chercher de nouveau à papillonner, pour me prouver que j’étais encore capable de séduire une femme. Je ne regardais plus celles qui passaient à ma portée comme des proies potentielles, ne les déshabillais pas d’un regard acerbe et gourmant, imaginant des positions alambiquées de contorsionniste, supputant le plaisir que j’aurais pu en tirer.

 Non. Bien des beautés croisaient mon petit bonhomme de chemin et si je les trouvais belles, cela n’allait jamais plus loin qu’un bienfait sur mes rétines. En réfléchissant aujourd’hui, je pense sincèrement qu’un premier point d’interrogation a du passer fugitivement dans mon esprit ce vendredi devant la porte de mon voisin absent, avec ma voisine présente. C’est qu’elle est vraiment mignonne la petite Pilar.

 Mimi doit lui rendre entre cinq et dix centimètres côté hauteur. Pour ce qui est du poids, ce genre de considérations fâche si souvent la gente féminine que je préfère éviter le sujet…Moi j’aime ce que Mimi s’évertue sans succès à ôter du niveau de sa ceinture et de ses hauts de cuisses. Ses poignées d’amour ne sont pas comme elle le prétend comparables à celles d’une malle. Et de loin ! Depuis toujours cette partie de son anatomie ne lui plait pas, et les notes d’électricité reflètent allègrement le fréquent ronronnement d’un appareil « dit » anti cellulitique. Bon, ca c’est moi qui le rabâche quand je vois ma dulcinée passer vainement son inefficace gomme à effacer. Le seul qui diminue à force d’être usé, est le grand miroir de notre chambre.

 Autant Mimi est brune, autant Pilar est blonde. Du naturel, cela se voit. Aucun cheveu foncé qui trahi près de la racine et des sourcils presque translucides. Une peau qui doit avoir beaucoup de mal pour bronzer. La « vraie blonde » et mon péché du vendredi a été d’imaginer l’intérieur de sa petite culotte, côté face. Son pile de petite femme frêle contredit ce proverbe qu’avec grivoiserie j’aime parfois à placer ;

 « Une bonne jument doit avoir un bon cul »

 Menue mais bien proportionnée, svelte et délicate à la fois, ma voisine est ce que tout homme aux goûts classiques qualifierait de désirable. J’ajoute une expression tout aussi utilisée, réellement bandante. En plus, et en apparence du moins, elle parait toujours de bonne humeur le rire facile. Cerise sur son joli gâteau de minois, sa conversation la classe dans les pas connes du tout ! Normal, il faut en avoir dans la caboche pour travailler en temps que documentaliste dans un grand quotidien catalan. Peu féru d’info je ne lis aucune feuille de choux mais le journaliste d’investigation que Pilar épaule est renommé. Il fouille dans les profondeurs nauséabondes politiciennes à la recherche de malversations, pots de vins et autres gentillesses habituelles dans ce milieu. Celui-là et ses assistants ne pointeront jamais au chômage…ils ont tellement de pain sur la planche !

 

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  Il y a eu des discutions, Mimi se plaint souvent de ne pas avoir d’amitié dans notre entourage immédiat mais se refuse à connaître un peu plus ses nouveaux charmants voisins. Vaincue, elle m’a dit oui pour le lundi.

 Ce jour là nous vit trois heures du rang dans cette bâtisse grise d’un revêtement que le budget limité des Garcia n’a toujours pas pu peindre. Fort bien conçue on y circule aisément bien qu’à mon avis des pièces trop grandes refroidissent un peu l’ambiance. Une décoration en voie d’achèvement va sans doute améliorer cette impression. Le café m’a un peu déçu mais nos hôtes et nous même avons parlé de tout et de rien, constatant une certaine similitude de vie. Chez eux comme chez nous, c’est madame qui part pour le gagne pain et monsieur reste à la maison. Et oui ! Attention, d’un côté comme de l’autre, cela ne signifie pas se rouler les pouces. Les deux propriétés sont grandes et, oh mama mia, l’entretient accapare un temps fou. Alberto plus encore, lui qui peu à peu modèle le jardin, plante, construit murets et escaliers, ratisse en permanence les aiguilles envahissantes des pins etc.etc. Beaucoup d’etc. Attends mon ami d’avoir une piscine qu’il faut garder belle…

 Pour moi, en plus et gratuitement, je me paye la comptabilité de la petite entreprise de Myriam. Cinq, quelques fois six ou sept femmes de ménage qu’elle place chez des particuliers, parfois dans des hôtels dont le personnel attitré est malade. Mimi met rarement la main à la pâte mais cela lui arrive. Elle négocie en ce moment l’excellente possibilité de travailler sur des bateaux de plaisance amarrés dans un petit port. A seulement quatre kilomètres de notre maison.

 De temps en temps Alberto peint. Dire que nous aimons ses toiles serait pur mensonge mais il est difficile de vivre en harmonie avec tout le monde sans une part plus ou moins grande d’hypocrisie ! Apparemment, et selon ses propres confidences, la notoriété et la valeur de son point tardent injustement toutes deux à se manifester. L’espoir reste. Avec, j’ai cru cependant le déceler, un soupçon d’amertume…enfin il me semble.

 

 

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 L’été est pour nous une période chargée. Beaucoup de travail avec les maisons et appartements en location saisonnière. Il faut très vite nettoyer et remettre en condition pour les suivants. Là aussi j’excelle en réparant l’électricité, les carreaux cassés et colmatant les petites ou grandes fuites d’eau. Peu de temps donc pour des civilités avec notre voisinage mais toujours un contact chaleureux et nos bains dans la piscine dans le plus simple des appareils ont continué comme autrefois. Pour les filles et pour le garçon.

 Septembre est arrivé. Un lot de tranquillité nous a envahis et nous avons cette fois-ci invité un vendredi, cette fois au soir, les Gracia à diner, plutôt à un lunch tardif. Certainement suivi d’un agréable petit plouf. Fifille à Barcelone, nous n’étions pas obligés de jouer notre rôle de chauffeur de taxi pour elle à chaque moment. Quand on habite une urbanisation, il vaut mieux avoir un véhicule. Cristina a déjà par deux fois, et fort brillement, loupé son permis…

 Les délicieux canapés sont partis accompagnés d’un Cava bien frais et nous nous sommes baignés. Le plus naturellement du monde Alberto et Pilou, je l’avais déjà ainsi surnommée, se mirent tout comme nous. Nus. La confirmation de la blondeur de ma voisine fut impossible, elle comme lui apparurent exempts du plus petit poil. Totale épilation à laquelle nous ne sommes pas habitués.

 Je me suis rappelé les prostituées algériennes que j’ai fréquentées dans un bordel de Mostaganem lors d’un long déplacement. Sauf que Pilar ne leur parait en rien. Son sexe semblant celui d’une enfant encore impubère a voulu accaparé mon regard mais je me suis dominé.

 -Il reste une bouteille de Cava ! On se la siffle ?

 Trois oui enthousiastes m’ont poussé vers la cuisine. Alors que j’ouvrais le frigo s’est plaqué une femme dans mon dos. Des petits seins durs encore ruisselants qui n’étaient pas ceux de Myriam. Impossible à confondre. Le temps a suspendu son vol…très brièvement. Deux mains se sont posées fermement sur ma taille avec un mouvement d’invite pour me retourner…Et bon garçon, j’ai obéi !

 Elle est tombée à genoux et exquisément, lentement, a absorbé mon sexe. Jusqu’à ce que sa lèvre supérieur touche le bas de mon ventre et son inférieur la peau de mes testicules ! Gorge profonde, apnée soigneusement contrôlée, plusieurs allers et retours en accentuant une forte succion. Je suis parti à dame plus vite que jamais je ne l’avais fait. Et pourtant l’éjaculation précoce n’est pas dans mes cordes pour les performances sexuelles. Beaucoup s’en faut car j’ai toujours réussi à me contrôler et à faire passer le plaisir de la dame en priorité.

 Combien de temps ? Et que ce passait-il dans la piscine ? En regardant par la fenêtre, j’ai cru voir qu’un couple de baigneurs paraissait bien près l’un de l’autre !

 La nuit allait bientôt faire une tentative de percée pour éclipser ce jour où la chaleur avait dominée. La clarté se rendait difficilement comme pour imposé un couché tardif aux humains, faisant grogner d’impatience les bestioles nocturnes.

 -Porte la boutanche et les coupes, tu m’excuses si je vais un instant réparer les dégâts.

 -J’y vais ! Une précision pour tu me connaisses davantage…mon mari dit que ma chatte à un goût de framboise !

 Je ne sais plus ce que j’ai bredouillé en réponse tant j’ai filé rapidement dans la salle de bain. Il fallait ne pas apparaitre avec une bandaison encore manifeste. La honte ! J’allais d’ici peu me moquer éperdument de cette façon de voir les choses du sexe. Nous avons bu debout dans l’eau, des bulles autant dans nos yeux que dans nos coupes !

  Quelques temps plus tard Mimi m’a avoué qu’elle s’était douté d’un fait insolite dans la cuisine. Sur le coup, elle ne m’a rien demandé. Elle a reconnu également que des mains, ce soir-là sous l’eau, s’égarèrent.

 Un petit chemin de nouveaux horizons s’ouvrait devant nous. Qui allait se transformer en une large autoroute de félicités insoupçonnables peu auparavant.

 L’impatience me rongea. Je réitérai mes devoirs conjugaux plus qu’à l’accoutumé et certainement avec une vigueur et une fraicheur nouvelle. Vendredi soir…elle ne vint pas. Trop de boulot. Elle resta ce soir-là à Barcelone dans le petit studio que le couple louait depuis bien des années. A un loyer d’autrefois que des lois incompréhensibles pour les propriétaires, mais sublimes pour les locataires, maintenaient au plus bas. Nos voisins avaient pu ainsi économiser pour leur nouvelle maison…par madame Hypothèque interposée.

 C’est Mimi qui eut la géniale idée. Nous cherchions un petit pied-à-terre pour notre étudiante de progéniture. Débattu, entendu, arrangement financier solutionné, l’exécution allait se faire immédiatement ! La vie nous apportait les solutions à nos problèmes avant que ceux-ci ne se fassent vraiment pressants. Il restait une fameuse fièvre du samedi soir à assouvir. Et Cristina qui pour une fois voulait rester chez nous ! Nous sommes donc partis. Nos deux voisins excités par l’aventure nous ont rejoints à moins de cinq cent mètres puis sont montés dans notre voiture. Direction el pueblo. Coïncidence, à quelques kilomètres de Mora d’Ebro, il s’appelle…Garcia ! Trois quarts d’heures de route nous menèrent sur le lieu de nos exploits.

 Exploits. Bataille. Passions. Et bien que cela puisse paraître impossible, une colossale émotion.

 Nous avons joint trois lits de 90cm ! Et travaillé toute la nuit, jusqu’à plus soif.

  Il a été un moment où n’importait plus le sexe qui se présentait devant la bouche. Où l’orifice devant mon érection vigoureuse n’ut plus de nom. Qu’il soit masculin ou féminin ne m’a pas choqué. Où une Pilar élastique ramena ses genoux sur les côtés à la hauteur de ses épaules pour permettre à son mari et à moi-même de la posséder pleinement, d’abord doucement puis fougueusement alors que Myriam ouvrait son sexe en une offrande que Pilou gourmande dégusta longuement. Elle m’embrassait alors que l’un de ses nombreux orgasmes la fit trembler.

 Où nous avons si souvent changé de partenaire et de position que nos corps ont paru faire parfois de compliqués nœuds de marin. Où je me suis rendu compte que j’adorais toujours la framboise. Mais où une partie de mon anatomie s’est montré réfractaire cependant. Les suppositoires ne m’ont jamais convaincu comme médication…je préférerais plutôt les avaler !

 Il y a déjà un an que tout à commencé. Cristina vit avec son nouvel ami sur les hauts de Barcelone. Avec le couple Garcia nous nous réunissons de temps en temps et répétons nos prouesses le plus souvent possible sans encore nous lasser. Un léger changement pourtant dans notre vie à tous…

 Myriam vit en très agréable compagnie dans le petit studio que notre fille a libéré et les deux maisons d’ici voient un nouveau couple prendre soin d’elles.

  Alberto est le plus merveilleux des compagnons !

 


* En Espagne le tutoiement est de rigueur sauf quand on s’adresse à des gens assez âgés…et encore !

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