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Nouvelle
Revue d'art et de littérature, musique
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Revue en ligne
jeudi 23 novembre 2017
Directeur: Patrick CINTAS
Éditeur: Le chasseur abstrait
12 rue du docteur Jean Sérié
09270 Mazères

10ème année

De Gaulle Mitterand - Image de Patrick Cintas
Dans la série [presse-livres]...

La vie comme maladie de l'esprit. Et la mort comme angoisse. C'est tout ce qui nous reste à un moment donné de cette existence caractérisée par les conditions qu'imposent la liberté surveillée, le peu de chance d'établir un lien d'égalité entre deux êtres dont l'un se sert de l'autre, et la dose d'humour ou d'abandon qu'il faut avaler pour croire un seul instant que la fraternité est possible en dehors d'un combat. À quoi correspondent presque parallèlement

la modernisation (liberté),

la démocratisation (égalité)

et l'espérance (fraternité).

 [P.I.C.]

 

Pétainismes

Sommeils

et

rêves...

Édito

de Patrick Cintas

PROLOGUE DES « HUNIERS »

Nouveau roman-feuilleton dans la lignée
du TRACTATUS OLOGICUS
et particulèrement de GOR UR
dans son « Voyage en France ».

À paraître prochainement
sur le site [MCM]
et dans la RAL,M
par épisode comme tout bon feuilleton.

 

— Bonjour !
— Attention ! Que le Pantagruel, c’est un vrai géant !

 

Comment je rencontrai Sancho Panza sur le mont Valier et pourquoi - Notre conversation - L’apparition de don Quichotte - Les proverbes sur le temps cher à Marcel Proust - Comment, après avoir été sermonné par don Quichotte, je m’endormis sur l’herbe, mes deux nouveaux compagnons ayant disparu, ne laissant que la trace de l’âne. Du rêve que j’eus pendant ce sommeil inexplicable. Remarques sur le rêve en général et non sur celui-ci en particulier. Comment je fus réveillé et en quel endroit de ce monde en marche - Dialogue avec une marionnette - Identité du marionnettiste - Déception causée par un cheval. Comment le képi du Maréchal, sorti on ne sait comment de mon rêve, me tomba entre les mains - Tentative d’explication de ce phénomène extraordinaire - Explications moins hypothétiques de Ginés. L’équipage que nous formions sur le Chemin de la Liberté - L’auberge en vue - Problème de mécanique. Descente, non point aux enfers, mais à la limite de la raison.

***

Comment je rencontrai Sancho Panza sur le mont Valier et pourquoi — Notre conversation — L’apparition de don Quichotte — Les proverbes sur le temps cher à Marcel Proust — Comment, après avoir été sermonné par don Quichotte, je m’endormis sur l’herbe, mes deux nouveaux compagnons ayant disparu, ne laissant que la trace de l’âne.

L’an 2013 de notre ère, qui vaut 6 ou 16 soit 7 selon cette science qui nous vient des Juifs éternels, ce dont il faut tirer conclusion sous peine d’ignorance et de ce qui s’ensuit, ère qui est celle où l’être humain, plus et mieux informé des choses de sa nature profonde au détriment des superstitions qui ont tant coûté en vies humaines, allant de Mazères, aux portes de l’Ariège et à la tangente des coteaux du Lauragais, mouillant ses anciennes murailles dans les eaux grises de l’Hers dit Vif à cet endroit particulièrement oublié des voyageurs d’agrément, au plus près des crêtes du Mont Valier qui étaient encore enneigées de frais, je tombais nez à nez avec non moins que l’illustre Sancho Panza, ami de toujours qui, me voyant pétrifié parce qu’il montait un âne et que je reconnaissais le contenu de son bissac, me donna un coup d’épaule en se penchant à peine pour ne pas m’effrayer d’avantage :

— Ami Rogerius, me dit-il, je vois bien que vous cherchez dans ces parages ce que personne n’y vient plus chercher depuis qu’on me croit mort et enterré à quelque distance de cet autre compagnon qui, pour une fois, sans doute parce que nous sommes en terre étrangère, me suit en selle sur sa pénible haridelle qui n’en peut plus. Considérant que l’herbage est de ce côté-ci des choses un peu moins exorbitant, du point de vue pécuniaire, qu’il ne l’est aujourd’hui sur nos propres terres, nous avons franchi, puisqu’il est permis de le faire sans autre formalité, cette frontière naturelle dont l’élévation et la proximité n’ont toujours pas de sens à nos yeux, tant il est facile de s’y égarer et même d’y laisser la raison.

Me tendant alors une main charitable, il me souleva pour m’installer sur le bat où je logeais mes jambes fatiguées par le voyage.

— Il est étrange de vous retrouver ici, dis-je, dans ce pays où vos personnages ont tant souffert des mauvaises interprétations que certains Aragonais ont multipliées jusqu’à la parodie. Est-ce que votre maître nous observe en ce moment ?

— C’est un fin observateur, répondit Sancho Panza, et c’est d’ailleurs lui qui vous a vu en premier et m’a ordonné de vous rejoindre pour vous ramener.

— C’est un honneur… Il y avait tellement longtemps qu’on ne m’avait pas donné de l’honneur, ce temps remontant à une enfance dont je ne me souviens même pas tant elle est primordiale, si, par cette épithète qui me vient à l’esprit pour des raisons que j’ignore, je puis me permettre de traduire le mot temprana qui m’a d’abord effleuré la langue, tant je suis heureux de vous avoir trouvé car, comme vous et votre maître l’avez deviné, c’est bien vous que je cherchais.

— Nous n’eussions pas entrepris ce voyage si loin de notre aridité coutumière si votre hurlement ne nous avait pas convaincus de la gravité de votre désespoir.

— J’étais pourtant enfermé dans ma chambre par décision judiciaire, l’esprit certes aux aguets car je connais votre promptitude à vous jeter dans des affaires aussi délicates que la mienne, qui ne l’est que par injustice et aussi parce qu’un de mes ancêtres s’est lourdement trompé en optant pour cette nationalité française qui était pourtant celle d’un Empire dévastateur, comme nous le savons de longue date.

Sancho Panza pensa que j’allais encore pousser un cri, car il avait déjà assisté un grand nombre d’émigrés aveuglés par des promesses d’embauche et de bonheur familial ou plus prosaïquement poussé par les fourches caudines en usage dans ces mornes terres où rien ne pousse sans qu’il y ait mort d’homme. Aussi me dit-il :

— Ami Rogerius, dit aussi Roudjar dans son intimité arabo-andalouse, l’écho est si fort en cet endroit que je vous conseille, pour notre bien à tous, de ne pas faire usage de votre instrumentale douleur dont nous connaissons déjà la volupté.

— C’est que, ami Sancho, je ne sais pas emboucher autre chose que ce bec à la hanche taillée dans le roseau le plus sec et résistant que je connaisse. Mais puisque que vous craignez que j’aille encore trop loin dans la définition des choses, je vous promets de ne plus orchestrer ma douleur tant que je n’aurais pas écouté les conseils avisés de notre maître à tous deux.

Sancho Panza sauta sur l’autre côté du bat pour équilibrer notre conversation. Nous étions peut-être écoutés. Il colla son oreille contre le ciel et observa un silence qu’il ne m’était pas permis, si j’en jugeais au sérieux qui décomposa son visage d’ordinaire si structuré, de troubler par autre chose que par une promesse de nous désaltérer dès que l’occasion se présenterait.

— Nous n’en manquerons pas, finit-il par dire. D’ailleurs, nous n’avons jamais manqué de rien, mon maître et moi. Tant nous sommes nécessaires à la conduite du récit, de tous les récits que le monde a connus jusqu’à ce que vous vous en mêliez vous aussi.

— Voulez-vous dire que vous et votre maître m’excluez de cette Histoire ? J’en serais encore plus désespéré que par ce qui m’accable aujourd’hui !

L’âne fit une embardée au-dessus d’un rocher fleuri par les soins de la nature qui se dépense sans compter quand l’envie lui en prend.

— Holà ! fit Sancho Panza en attrapant au vol le morceau de fromage qui m’était sorti de la bouche. Nous ne perdrons rien si rien ne nous est enlevé.

À ce proverbe si bien venu dans le cours du récit que nous venions d’engager, la voix du maître s’éleva au-dessus des fleurs printanières qui couvraient le sommet du rocher et sa tête apparut dans un profil qui me fit froid dans le dos tant je m’étais imaginé que je n’en verrais pas, si je devais un jour la voir pour de bon, de si éminemment triste et dépourvue de tout encouragement à revenir sur les lieux.

— Et ce qui nous est enlevé, proféra don Quichotte, n’est pas perdu pour tout le monde !

Il se leva entièrement, me dominant au moins de la longueur de ses humérus, et la cuirasse lança un bruit de rouille et de chair pétrifiée par l’attente.

— Ce diable d’homme, dit-il plus posément en parlant de son compagnon d’aventures, il faudra vous y faire, ne parle que par proverbes, ce qui me lamine l’esprit jusqu’à la tôle dont on fabrique les salades ! Et vous, pauvre homme tenaillé par l’angoisse qui fait les concepts en usage dans ce monde, d’où vous vient cette faculté de crier aussi fort que du fin fond de la France on vous entend dans les chambres les mieux cadenassées de nos logis manchois ? Quel bond vous nous avez fait faire, autant dans l’espace que dans ce temps qu’il nous reste à perdre ensemble si Dieu nous prête encore l’habitude de vivre !

— Le temps n’est rien si l’espace s’amenuise, scanda Sancho Panza. Et si la place nous manque, ne perdons pas de temps. Car si le temps presse, nous ne sommes pas pressés. Et si nous arrivons trop tard, c’est que c’était notre heure….

— Ah ! C’est le Diable en personne cet homme-là ! s’écria don Quichotte. Et (continua-t-il en s’adressant à moi) vous seriez bien aussi boiteux si vous y entendiez quelque chose !

Heureusement pour moi, je ne comprenais rien à ce que disaient l’un et l’autre de ces personnages que j’étais venu rencontrer pour mettre fin à mes souffrances. À une pareille altitude, on ne plaisante pas avec la rareté de l’air.

— Ah ! cria don Quichotte comme s’il avait entendu ce que j’avais pensé. Vous aussi ! Il ne manquait plus qu’un deuxième donneur de leçon pour me rendre fou !

Il se tenait la tête en la secouant de part et d’autre de l’ouverture dans laquelle s’enfilait son long cou de prédateur en mission objective. Sancho Panza attacha le licol de son âne à la branche d’un arbre et on voyait bien que c’était pour occuper sa pensée pendant que son maître s’adonnait à une discipline qui était pire que d’avoir le derrière fouetté par ses propres mains à cause d’un impératif de haute lice. J’attendis donc sagement la fin de cette scène, prenant bien soin de ne pas m’y impliquer, étant moi-même suffisamment blessé pour ne pas risquer d’ouvrir encore plus largement mes plaies. Sous mon nez, les fleurs qui embellissaient le rocher recevaient le soleil à pleines dents, du moins c’était ce que je m’imaginais pour donner un peu de poésie prégnante à ce moment périlleux pour l’esprit, en l’occurrence le mien qui avait tant de mal à distinguer les différentes parties de ce que mon regard proposait à mon cerveau sans oublier de m’y inclure comme personnage non plus secondaire, celui que je m’étais habitué, depuis tant d’années d’errance, à enfiler comme le meilleur des costumes sociaux en attendant de trouver assez d’argent pour le dépenser sans compter, mais par extraordinaire promu au rang de première importance et en fort bonne compagnie. Cette attente fut délicieuse. J’étais venu avec des idées et je ne les sentais plus ; c’était elles qui me portaient enfin. Fermant les yeux, les cils frottés à vif par les corolles qui m’environnaient, respirant tout l’air qu’elles viciaient magnifiquement et comme par magie, ainsi transporté d’un bout à l’autre de ce monde sans instrument de mesure et au hasard des mesures que je croyais prendre comme si j’en étais le géomètre, palpé de loin par l’horizon et de si près par la pointe des herbes, il m’arrivait ce qui arrive à un homme qui n’en peut plus, qui se distingue des autres parce qu’il est manifeste qu’il n’en peut plus et qu’il ne pourra jamais plus aller plus loin que cette vision facile de lui-même transformé, par la grâce d’il ne sait quelle conjonction des idées, en ami supplémentaire des aventures déjà ordonnées et conclues par un autre qui fut aussi désespéré que lui, mais, à en juger par son œuvre, plus apte à être finalement compris par un nombre d’hommes si grands et si parfaits que la comparaison se réduit à un essai de minoration de l’un au profit de la postérité peut-être éternelle de l’autre, si l’éternité n’est pas trop demander au temps qui passe. Rouvrant les yeux, je vis que j’étais seul, comme s’il ne s’était rien passé, hormis mon voyage de chez moi à cette hauteur si improbable. L’âne avait laissé quelques étrons et leur odeur de fines herbes égaillant le vert de celles qui avaient été épargnées par cette mâchoire capable du pire comme du meilleur. Je suivis cette trace dans l’intention de trouver ceux qui m’avaient si bien accueilli et si mal retenu. La nuit tombait. Je m’endormis.

 

Du rêve que j’eus pendant ce sommeil inexplicable.

Les gens qui me connaissent de longue date ne s’étonneront pas que le rêve que j’eus après la disparition de mes amis eut lieu, comme il est naturel qu’un rêve le fût et le soit, à l’intérieur de cette habitation que nous portons tous en nous et qu’on appelle le sommeil faute de le distinguer clairement de l’état de veille qui est habituellement le nôtre quand nous en parlons. Car ce que je venais de vivre sur le mont Valier, où je me trouvais encore dans la prévision d’écrire ce que je suis en train de raconter pour que la vérité elle-même appartienne tout aussi clairement au domaine de la conscience qui est la nôtre quand il devient essentiel de la dire publiquement, avait peut-être un lointain rapport avec le sommeil et les rêves qui le peuplent comme autant de fausses pistes tracées dans la chair destinée à la poussière tandis que les choses de l’esprit, auxquelles sont liées celles du rêve et du sommeil qui l’entoure de ses membres croissant jusqu’à n’avoir plus de sens, durent aussi longtemps que la mémoire s’applique à ses auteurs innombrables dont quelques-uns constituent les bornes inévitables d’un long chemin qui n’a de fin que parce qu’il est impossible qu’il en soit autrement. Endormi, et pourtant sur la trace de l’âne qui avait conchié mes pistes, j’eus un rêve sans savoir que je l’avais, autrement dit que c’en était un et qu’il allait changer mon existence comme la rencontre d’un gibier de n’importe quelle espèce pose la question du moyen de le tuer sans endommager son poil et le cuir qui le nourrit avant de subir les métamorphoses d’un artisanat toujours auréolé de mystère. Dans ce rêve, il était nuit, ce qui arrive au rêve quand il s’annonce sinistre et de redoutables conséquences sur la tranquillité de celui qui va s’éveiller pour continuer de vivre et de lutter contre ses démons, créatures des fossés et des croisements qu’il faut bien alimenter de légendes si l’on n’a pas la capacité d’en créer de nouvelles. La nuit était orageuse, de cet orage qui vient avec l’autan, poussé par son souffle chaud qui découvre des coins de ciel pour laisser scintiller des étoiles sans formation. J’avançais sous le couvert, traînant les pieds sur le dallage sombre qui sentait le cageot et la pantoufle, personnages du matin car le jeudi est le jour du marché à Mazères et j’y avais acquis les animaux qui me nourrissent quand je n’ai plus faim à force de cultiver mon jardin. Personne sur la place, pas même un véhicule aux reflets de lune. Et pourtant, dans ce silence incompréhensible comme peut l’être la fuite du temps sur l’arête de la peau de l’être qu’on aime le plus au monde, quelque chose de dur heurtait l’air à travers le vent, non point comme un être qui marche chaussé de ses gros sabots, mais comme si le vent avait arraché un pan de la réalité pour l’approcher de moi et me la donner à observer avec ces yeux fatigués qui sont les miens depuis presque aussi longtemps que j’existe pour les autres. Je m’arrêtai derrière une colonne. Je guettais l’ombre de l’autre côté. Mais de quel côté étais-je moi-même ? L’enfance me revenait comme si j’y avais commis la première explication, je dis « commis » parce que je me sentais coupable, sentiment difficilement explicable, mais le sommeil, si c’était lui, me communiquait avec l’autan, si c’était moi, les étranges sensations que seul le marin en perdition et menacé par la soif peut encore comprendre s’il n’a pas eu l’occasion, à cause d’une existence chargée d’autres trophées, de les lire ailleurs que dans le journal de bord d’un ancien aventurier des mers et des fleuves sans fin. Je le suivis.

À cet instant de mon récit qui est, je le rappelle, celui d’un rêve et non pas d’un moment passé avec les autres, on s’étonnera peut-être du fait que je n’ai introduit aucun objet à suivre. Mais de quoi s’étonnerait-on si nous n’avions en commun cette capacité de rêver à l’intérieur de ces corps qui se ressemblent tellement qu’il est permis de douter de leur multiplicité et partant, de leur reproduction cyclique tous azimuts. Qu’était-ce cet objet, si c’était un objet ? Et pourquoi ne l’avais-je pas identifié comme il arrive si fréquemment qu’on le fasse à toute heure du jour et même de la nuit si l’on n’a pas trouvé le sommeil ? Il me contraignait, avec ce que cela suppose de douleur, à accélérer le rythme d’une investigation déjà difficile à suivre sans engager les piliers de la raison. Je parcourus des rues que je connaissais, passant par les Tourelles et même par le Château d’eau, descendant vers la rivière dont le moulin, ou ce qui fut un moulin, lançait dans le ciel gris des étoiles d’électricité et des cris de l’acier qui les produisait. J’ignorais après quoi je courais, car maintenant j’étais aussi rapide que l’autan et j’allais dans son sens, curieusement persuadé que j’étais sur le point d’atteindre mon but, comme si j’avais un but et que ce point, si difficilement conçu, avait quelque chance d’exister au moins le temps de ne pas me réveiller avant de le reconnaître. Je sentais que nous étions deux. En effet, quelle folie c’eût été de courir non pas après quelqu’un, comme on court toujours quand le désir est la clé de notre énigme, mais après une chose qu’il eût fallu alors nommer et non pas appeler ! Ses chocs me hantaient tandis que la rue s’amenuisait comme il arrive quelquefois dans le rêve quand l’esprit en voit la fin. Et je ne souhaitais pas cette fin parce que j’étais heureux.

Ici, le lecteur reconnaîtra l’approche de la mort, celle-ci s’annonçant toujours par quelque signe facile à déchiffrer, comme s’il s’agissait maintenant d’entrer dans la peur et pourquoi pas dans le cri qui réveillera les autres dormeurs. Pourtant, je courais toujours, avide de connaissance, moi qui n’avais jamais songé qu’à agir pour mon bien et peut-être justement à cause de cela. Mon esprit d’ordinaire enclin aux calculs de l’acquisition et des intérêts me forçait à réfléchir à ce que j’allais voir au lieu de me donner, comme j’en avais l’habitude et peut-être le vice, la mesure de ce que j’entreprenais en allant aussi loin que le rêve qui s’était emparé de moi et sans doute aussi de ma raison. Alors le vent tomba et une tranquillité sans faille s’installa à la place de ses tiédeurs et de ses caresses. Je m’immobilisais, ne comprenant pas que j’étais arrivé au terme de ce rêve et que par conséquent j’allais me réveiller pour peut-être l’oublier ou au mieux m’en souvenir si partiellement qu’il n’aurait plus aucun sens. Mais il en avait un ! L’odeur des WC municipaux rôdait. J’étais devant la mairie, les pieds dans un gazon planté de crottes de chien. Une force, dont je sentais bien qu’elle était intérieure et ne devait rien à la réalité suggérée par l’endroit, me pliait irrésistiblement, elle s’insérait entre mes paupières de dormeur pour les ouvrir et contraindre mes pupilles à l’ouverture maximale qui leur était autorisée par ma conformation. Je vis, je dis bien « je vis », qu’un objet familier était posé entre mes pieds, comme si je l’avais fait tomber exprès, qu’il m’appartenait comme un bien familial et que je ne voulais pas le voir ! Cet objet, c’était le képi chamarré du maréchal Philippe Pétain.


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SÉLECTION

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Nouveautés chez :

153 nouveaux articles publiés dans les rubriques suivantes:

Equipe rédactionnelle
Chaque lundi - la fréquence hebdomadaire est entretenue par Daniel Aranjo, Gilbert Bourson, Patrick Cintas, Daniel de Cullá, Jean-Michel Guyot, Pascal Leray, Stéphane Pucheu, Gilles Teboul, Henri Valero, Robert Vitton - et le groupe Personæ.
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Ces auteurs ont bien voulu animer des espaces plus proches de leurs préoccupations que le sommaire de la RAL,M toujours un peu généraliste. Ces espaces constituent du même coup le coeur de la revue et leurs projets respectifs nous rapprochent nettement d'une revue qui serait pleinement assumée.
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 Clameurs suffocantes
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Daumier détourné...

 

 

 

 

...pas détourné...

 

 

Ah! Ah! Ah! Ah! Ah! Ah! Ah! Ah! Ah! Ah! Ah! Ah! Ah! Ah! Ah! Ah! Ah! Ah! Ah! Ah! Ah! Ah! Ah! Ah! Ah! Ah! Ah! Ah! Ah! Ah! Ah! Ah! Ah! Ah! Ah! Ah! Ah! Ah! Ah! Ah! Ah! Ah! Ah! Ah! Ah! Ah! Ah! Ah! Ah! Ah! Ah! Ah! Ah! Ah! Ah! Ah! Ah! Ah! Ah! Ah! Ah! Ah! Ah! Ah! Ah! Ah! Ah! Ah! Ah! Ah! Ah! Ah! Ah! Ah! Ah! Ah! Ah! Ah! Ah! Ah! Ah! Ah! Ah! Ah! Ah! Ah! Ah! Ah! Ah! Ah! Ah! Ah! Ah!

 

Travaux d'approche d'un T&P 83 et d'un RALMag 8 (à paraître — en numérique — en juillet)

 

Ci-dessous le T&P 82 (sélection de textes parus dans la RAL,M 82) et le RALMag 7 (moments remarquables mis en ligne dans le courant du trimestre)

Le mouchard ! Je vois ses épaules, à présent, et ses bras, et son torse ; et le voici sur ses pieds. Il s'avance lentement vers moi.

— Bonsoir, cher Monsieur. Comment vous portez-vous ? Dites-moi donc deux mots aimables. Il y a une grande demi-heure que j'attends patiemment, sous ce lit, le plaisir de faire votre connaissance…

Georges Darien - [Le Voleur].

 

 

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Dans la série [TRAUMA] :

 

 

Court-métrage de

Valérie Constantin

TRAUMA est une série de courts-métrages artistiques de Valérie Constantin. Ensemble dont voici la deuxième proposition.


Voir le film TRAUMA II [...]

Taruma

Taruma matura tara
ratama tu ratuma
ama tu ta ruta
rama mara arta
umata ramu mura
tuma tuma tuma
Taruma maruta ta
amar tu tura mar

Patrick Cintas
[Poésies]

 

 

 

GORURIENNES

 

Suivre les Goruriennes de Patrick Cintas

 

Depuis quelques semaines déjà, la RAL,M livre des goruriennes sans avoir expliqué ni comment ni pourquoi. Le pourquoi restera sans réponse, puisqu’il appartient à l’idiosyncrasie du lecteur (idiot/cin[glé]/crazy). Comment ? Eh bien parce que. Parce qu’un lecteur particulièrement attentionné (à mon égard) m’a renvoyé les trois volumes publiés sans un mot d’explication et qu’il en a (au cours de combien de lectures) surligné maints passages pour des raisons qui ne s’expliquent pas plus ni mieux. J’ai d’abord songé à des espèces de morelliennes, mais l’esprit de ce lecteur m’a semblé plus proche de celui de Cendrars élevant Le Rouge à la dignité de poète. Nul doute maintenant pour moi que ce lecteur m’a tout simplement communiqué le brouillon d’un poème qui ferait de moi un poète. Je n’en suis pas aussi flatté que je voudrais, mais je dois avouer que l’expérience me fascine un peu. S’il s’agit de celà, car il ne s’agit peut-être de rien, n’est-ce pas ? En tous cas, la RAL,M continuera de publier ces fragments que j’ai envie d’appeler comme j’avais intitulé mon premier recueil de poèmes : Fragments d’une conversation sans personnages. Je n’ai pas compris pourquoi il faut (ou il ne faut pas) le pluriel à personnage ni pourquoi il serait opportun de remplacer l’s qui est la marque ordinaire du pluriel ainsi que son absence ou suppression par un signe qui conviendrait de l’absence. Ce signe pourrait-il appartenir à l’alphabet dont nous usons par habitude plus que par intelligence de la poésie ? Je me signe ! Je me signe ! Ah ! Je ne fais que ça !


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3ème partie du Journal

 

 

 

RALM'FEUILLETONS

 

Deux traits caractérisent l'auteur du ralm'feuilleton :

GÉNÉROSITÉ : L'auteur du ralm'feuilleton n'hésite pas à publier en ligne, loin de toute avarice qui est le plus souvent le fait de ceux qui possèdent peu (en matière littéraire s'entend);

SOUFFLE : Auteur en série ou d'une œuvre en soi, le ralm'feuilletonniste écrit, il sait écrire, il n'hésite pas à écrire et surtout, personne ne peut dire qu'il n'écrit pas. Il faut du souffle pour donner à lire, et non pas le contraire (Tiens? Qu'est-ce que ça veut dire, ça?)

 

 

 *

Pascal LERAY continue sur sa lancée, jetant des ancres (et non pas des bouteilles à la mer) dans un océan d'imagination et de sérialités en tous genres :

Pascal Leray

4ème de la série  [Le lèvement du corps]

Ce matin encore le lèvement du corps a été un spectacle pénible. Ça fait plusieurs jours qu’on le lève, ce corps, sans bien savoir quoi faire avec.

Il y a des gens qui viennent pour ça. Ils prennent le corps et le changent de pièce ou simplement de place. Moi, je les laisse faire. On ne voit pas bien à quelle logique ils obéissent si même ils en suivent une particulière. Ou si c’est selon l’inspiration du jour, peut-être.

Des fois ils commentent à voix haute le lèvement et le déplacement. « Il sera mieux ainsi » ou « C’est comme ça ! » Mais ils restent discrets. Et puis ils regardent autour d’eux d’un air méfiant. On ne sait pas ce qui reste de vie dans ce corps, en fait. Moi-même, je suis circonspect.


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Pour en savoir plus, visitez aussi l’  [espace de Pascal Leray]

 

 

* NOUVEAU *

Jean-Michel GUYOT, infatigable explorateur de sa propre pensée à fleur du monde, nous propose une nouveauté :

 

Jean-Michel Guyot

 [La communauté des amants]

Les textes qu’on va lire ici me paraissent remonter à une période pour ainsi dire préhistorique, je veux dire avant que je n’opère tardivement dans ma vie une sévère cure anti-romantique.

J’ai toujours admiré la préface rédigée par Nietzsche pour Humain, trop humain publié en 1878 pour le centenaire de la mort de Voltaire.

La mort d’un homme illustre, grand pourfendeur de l’infâme, était prétexte à la publication d’un livre qui entonnait une renaissance intellectuelle, une cure de jouvence anti-romantique devenue nécessaire après l’engouement wagnérien et un renouvellement de la sensibilité, d’où l’ouverture extraordinaire opérée par ce livre sur des thèmes à la richesse confondante.

L’auteur saluait au passage la culture française, et ce, huit ans seulement après la victoire prussienne sur la France de Napoléon III.

On peut, dans le détail, mais aussi sur le principe, ne pas être d’accord avec les positions défendues par Nietzsche dans ces textes, mais admirer la verve et l’allant de l’auteur, saluer aussi ce projet de rendre compte minutieusement des résultats provisoires d’une pensée devenue mouvante.


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Pour en savoir plus, visitez aussi l’  [espace de Jean-Michel Guyot]

Si ce n’est déjà fait, téléchargez le  [Dictionnaire pholosophique]

 

 

 

* NOUVEAU *

Gilbert BOURSON, chasseur d'éveils, feuillette ici un infini catalogue de l'exposition :

Gilbert Bourson

 [Portraits de choses à vue de perdrix]

Les perdrix ce sont les mots devenus choses
extrait du catalogue de l’exposition

Il se tient dans la cuisine d’un blanc mat et dur. Sur la table où s’érige un bouquet, il est dans l’image d’une femme et beurre une tartine exquisément bronzée. L’image est mâchée, entre les murs éblouissants de la cuisine, entre ses dents. Elle tient serré le bouquet. Lui, son couteau en main, hume le bol aux rebords écartés d’ou s’exhale, votif, un odorant fumet. Il déguste le beurre, salé comme une peau. Ses doigts tapotant les replis de la nappe, il déjeune dans la fournée ombreuse et épicée d’un coin douillet et chaud. Son corps est sous sa dent à elle, le corps blanc et complet de sa dent. Le bouquet dans sa main s’épanouit et se gonfle en une seule fleur, qui jubile sur une unique et forte tige. Elle mord dans cette mie, qu’il beurre en l’étalant en couche saturée, qu’il mâche lentement. Son corps à lui s’émiette, il le pique des doigts. Il suce l’odorant bréchet de son sourire, qui affûte le sien. La hanche épaissie d’un parfum de levure, fait monter, enfler, l’image en lui, dansante, éloquente d’un oriental tortillement, que drape une brunante et moite chevelure. Les restes d’un repas copieux sentent la rogue et cet écartement osé à la fenêtre du soleil aveugle, qu’obstrue le volubile et turgescent bouquet. Touillant le petit tout de son avidité dans la blancheur de la cuisine où ça se fait, il déjeune et beurre une tartine.

Ils avaient l’habitude de peindre leurs cuisines de la couleur des dents
Le décor moderne


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Pour en savoir plus, visitez aussi l’  [espace de Gilbert Bourson]

 

 

 

Patrick CINTAS finit 2 feuilletons et en commence un nouveau dans le cadre de son nouveau work in progress intitulé L'Amérique :

 

À ce propos, signalons deux pages qui donneront la mesure et le tempo à défaut d'une tonalité toujours prise à partie par la pratique des genres et non pas sur le fil du style cher aux amateurs de reconnaissances :

TELEVISION : Le site personnel de Patrick Cintas, hélas toujours en construction lente (RAL,M oblige) [ICI].

CHASSEUR ABSTRAIT : Catalogue raisonné des ouvrages publiés [ICI].

 

 

Et 2 feuilletons qui s'achèvent !

 

* FINIS *

Les 5 premiers épisodes sont [en ligne dans la RAL,M]. Le texte complet est disponible

EBOOK SANS DRM

 Chez Amazon (Kindle)
 Chez KOBO (epub)
 Chez FNAC (epub)

 

 

* FINIS *

Les 20 actes de cette tétralogie sont [en ligne dans la RAL,M]. Le texte complet est disponible

EBOOK SANS DRM

 Chez Amazon (Kindle)
 Chez KOBO (epub)
 Chez FNAC (epub)

 

 

Et 1 roman-feuilleton qui commence !

 

* NOUVEAU *

S’il s’agissait maintenant de s’adonner à la métaphore et bien que mon esprit fort moderne fût incompatible avec toute forme de rhétorique (je parle d’une époque où je savais encore raconter l’improbable sans passer pour un mythomane, laquelle espèce d’homme me rend toujours perspicace et peu enclin à d’autres commentaires que celui-ci), fût-elle propice à la compréhension ou facilitant incontestablement les voies de l’assentiment, exeat recherché dans tous les cas de complexité narrative, j’en vois une, ou plutôt je la devine, car elle ne me vient à l’esprit que dans les moments les plus grotesques du temps qui m’est imparti par l’auteur de ce récit pour laisser la place à mes théories. Mon existence, qui hésite entre les décombres de l’absurde et les abîmes du complexe, pourrait être figurée par cette scène que je m’étais imaginée un jour en descendant du taxi qui me ramenait d’un ailleurs où il ne me semblait pas avoir éprouvé d’autre satisfaction que de m’en être enfin échappé, si tant est que ma volonté y fût pour quelque chose : mis au pied de chez moi par simple dépôt contractuel [...]


Lire l’épisode publié ce mois-ci [...]

Pour en savoir plus, visitez aussi le blog  [Mazères contre Louis Marette]

 

 

 

 

REVUES

 

  Le RALMag nº7 est publié chez Amazon et chez FNAC-Kobo

 

PVP : 3,00 Euros
Formats Kindle et epub

 

Formats ebook :
SANS DRM
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 Chez KOBO (epub)
 Chez FNAC (epub)

GORRURIENNES - Première volée

Depuis quelques semaines déjà, la RAL,M livre des goruriennes sans avoir expliqué ni comment ni pourquoi. Le pourquoi restera sans réponse, puisqu’il appartient à l’idiosyncrasie du lecteur (idiot/cin[glé]/crazy). Comment ? Eh bien parce que. Parce qu’un lecteur particulièrement attentionné (à mon égard) m’a renvoyé les trois volumes publiés sans un mot d’explication et qu’il en a (au cours de combien de lectures) surligné maints passages pour des raisons qui ne s’expliquent pas plus ni mieux. J’ai d’abord songé à des espèces de morelliennes [...]

 

  Le T&P 82 est publié chez Amazon et chez FNAC-Kobo

 

PVP : 6,18 Euros
Formats Kindle et epub

Formats ebook :
SANS DRM
 Chez Amazon (Kindle)
 Chez KOBO (epub)
 Chez FNAC (epub)

Le premier trimestre 2013, qui correspond au numéro 82 de la RAL,M, est fortement marqué par quatre auteurs :

Pascal Leray
Gilbert Bourson
Jean-Michel Guyot
et Daniel de Cullá
.

Il faut dire que ces écrivains n’ont pas mis la charrette avant les bœufs. Ils connaissent leur métier de longue date. Ils portent en eux tout le poids d’une œuvre. Et c’est ce qui les distinguent nettement.

 

 

 

 

 

 

PROCHAINS Nºs

 

Projet 2013

 

Conditions d’existence
Janvier/mars - Nº 82 Modernité, aimer la vie ou pas...
Avril/juin - Nº 83 Pétainistes endormis
Question(s) d’écrire
Juillet/septembre - Nº 84 Hypertext is NOT text
Octobre/décembre - Nº 85 Publication On Demand... de l’auteur.

 

Si vous souhaitez participer,
 visitez nos rubriques  Plan du site  & proposez vos œuvres Contact

 

 

 

Hypertext is NOT text

 

En prévision du nº 84 de la RAL,M

à paraître en juillet/septembre 2013

 

Si vous souhaitez participer [Contact]

 

The computer world is not just technicality and razzle-dazzle. It is a continual war over software politics and paradigms. With ideas which are still radical, WE FIGHT ON.

Project Xanadu is a much-misunderstood initiative to create a different kind of computer world, based on a different kind of electronic document. (Conventional electronic documents - PDF, Word, HTML - simulate paper and are built around the concept of printout. Xanadu documents go where no printout can.)

CONCEPT :
Flying pages ! Deep interconnection ! Parallel intercomparison ! All content connected to its original sources ! And much more.

 

 


Essais de Patrick Cintas [...]

 


 

« Pour respecter l'idiosyncrasie de chacun... » André Gide - Paludes.

2004/2017 Revue d'art et de littérature, musique

publiée par Le chasseur abstrait éditeur - 12, rue du docteur Sérié - 09270 Mazères - France

sarl unipersonnelle au capital de 2000 euros - 494926371 RCS FOIX

Direction: Patrick CINTAS

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