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Nouvelle
Revue d'art et de littérature, musique
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Revue en ligne
dimanche 19 novembre 2017
Directeur: Patrick CINTAS
Éditeur: Le chasseur abstrait
12 rue du docteur Jean Sérié
09270 Mazères

William Carlos Williams

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Pensez-vous que
ce texte est
de la poésie ?

 

Réponse de WCW .

Et la vôtre ICI.

In France, the country of Rabelais, they know that the world is not made up entirely of virgins. They do not deny virtue to the rest because of that. Each age has its perfections but the praise differs. It is only stupid when the praise of the gross and the transformed would be minted in unfit terms such as suit nothing but youths sweetness and frailty. It is necessary to know that laughter is the reverse of aspiration. So they laugh well in France, at Coquelin and the Petoman. Their girls, also, thrive upon the love-making they get, so much so that the world runs to Paris for that reason. Kora in hell: improvisations.

 

 

1. Édito - Vive le pouvoir judiciaire
Nous ne réagissons que très rarement en temps réel dans la RAL,M. Question d'éthique. Mais en ces temps où seuls les mieux lotis ont accès au droit de grève, il nous semble qu'une petite gueulante ne dépareillera pas avec l'ensemble. [...]

 

2. Prix du Chasseur abstrait
Pascal Leray - Margo Ohayon - Stéphane Pucheu - Jean-Michel Guyot.  [...]

 

3. Les auteurs du mois
Jean-Michel Bollinger - Christiane Prioult - Daniel de Culla Yves Miloud Halbouche - Rolain Delinois - Benoît Pivert - Francisco Azuela - Christophe Mousset Patricia Laranco - Francis Denis [...]

 

 

 

PRIX DU CHASSEUR ABSTRAIT 2011
ROMAN - POÉSIE - NOUVELLE - ESSAI

Pascal Leray - Margo Ohayon - Stéphane Pucheu - Jean-Michel Guyot

 

 

 

Pascal LERAY

pour son récit

BOURREAU DE MERZIN

Remarquable par sa cohérence narrative, sa claire écriture et son humour décapant, ce récit nous plonge dans l'univers de Merzin, maître du chaos et de l'hygiène mentale. [...Extrait]

Margo OHAYON

pour son poème

FESTIVAL OFF

C'est le monde qui est en jeu ici. Sans nombrilisme, mais avec le style d'une vision qui ne cède rien à la langue servant ordinairement à exprimer des extases de communion sociale. Il faut une longue expérience du texte pour en arriver là. [...Extrait]

Stéphane PUCHEU

pour ses nouvelles

HOMO SAPIENS SAPIENS ou un monde en ruine

Étonnant par son acuité, cet ensemble de nouvelles forme un tout à lire comme un roman. Le style est dense et sans concession comme il convient à ce genre bref et net. [...Extrait]

Jean-Michel GUYOT

pour son essai

QUELQUE PART ENTRE VIVRE ET ÉCRIRE

C'est avec une remarquable clairvoyance que Jean-Michel Guyot trace ce chemin à la fois de connaisseur et de voyageur épris de poésie. [...Extrait]

 

 

 

Ces ouvrages publiés par Le chasseur abstrait
seront bientôt en librairie.

Suivez l'actualité sur le site de l'éditeur ICI

 

 

En attendant, voici la 2eme Lettre professionnelle de la RAL,M.

 

Lettre de la  RAL,M nº 2

Tant en matière de texte que de livres, le seul débat considérable est celui qui devrait s'instaurer entre l'auteur et le libraire qui à eux seuls embarquent plus de la moitié du prix de vente du livre alors que l'autre moitié est inéquitablement « partagée » entre diffuseur, distributeur, imprimeur, éditeur et... État. Hélas, les « usages » français, inspirés par ceux qui représentent cette seconde moitié, interdisent cette pratique pourtant nécessaire maintenant que l'Empire français commence vraiment à sentir le moisi et le roussi en même temps. Il faut dire que le « grand éditeur », parisien de préférence et dilettante d'origine, est à la fois diffuseur, distributeur, imprimeur, éditeur et... État. Ce qui n'est pas le cas du petit éditeur qui fait les frais finalement de la complicité trouble qui anime le trio que les « grands éditeurs » forment avec les auteurs et les libraires. Ce système ne changera pas. Il a d'ailleurs été inventé à droite et décrété à gauche. Le consensus, dont on fête les trente ans, est en place pour longtemps. Il ne nous reste donc plus qu'à bosser, non pas pour changer le livre, mais pour œuvrer dans le sens du texte. Pour cela, il faut  « communiquer » - ce dont nous ne nous privons pas.

 


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La version imprimée est réservée aux professionnels du livre.
La demander ICI
.

 

Prochains numéros de la RAL,M

 

Rien n'est encore joué. L'année 2011 proposera sans doute les sommaires suivants :

Margo Ohayon (Prix du Chasseur de poésie 2011 pour FESTIVAL OFF) - Présentation de l'oeuvre.

Pascal Leray - Nouveau Cahier de la RAL,M sur la série, avec notamment la participation exceptionnelle de Mel Bochner.

Pascal Leray encore - Le sens des réalités - La construction narrative que cet auteur propose au Chasseur abstrait. Sont déjà publiés: Le sens des réalités, Intérieur extérieur, Émily Guerminthe, L'odeur des néons. À paraître : Bourreau de Merzin (Prix du Chasseur de roman 2011) -  Années de mutation - ...

Patrick Cintas - Partition des Jours - Après la mise en ligne de ACTOR, Patrick Cintas proposera une construction originale pour la publication de ses oeuvres complètes.

Si vous souhaitez proposer un sommaire, il faudra évidemment que celui révèle une construction d'ordre littéraire (oeuvre ou série), artistique ou musicale.

Quelques SEMAINES DE LA RAL,M sont aussi prévues avec Stéphane Pucheu, Jean-Michel Guyot, Tristan Leroux, Gilbert Bourson, Robert Vitton et tous les auteurs du Chasseur abstrait qui souhaitent laisser une trace. Les auteurs, beaucoup plus nombreux, qui contribuent au site sont également invités.

Tout ceci se retrouvera dans les revues papier du Chasseur abstrait : le RALMag, les Cahiers de la RAL,M et T&P.

 

Édito

VIVE LE POUVOIR JUDICIAIRE !
Soyons justes avec nous-mêmes.

Nous ne réagissons que très rarement en temps réel dans la RAL,M. Question d'éthique. Mais en ces temps où seuls les mieux lotis ont accès au droit de grève, il nous semble qu'une petite gueulante ne dépareillera pas avec l'ensemble.

 

Les magistrats font grève comme de simples employés. Les députés font-ils grève ? Les ministres ?

Interrogée à la télé, une magistrate s’insurge : « Le président de la République ne respecte pas la séparation des pouvoirs ? »

Pourquoi la télé ne lui demande-t-elle pas alors de poser son doigt de fée à l’endroit de la Constitution qui évoque la… séparation des pouvoirs ?

Simplement parce que la Constitution ne prévoit pas cette « séparation ».

La magistrate en question a peut-être été formée dans une école de Droit, mais sa culture de l’Histoire de France et sa conscience sociale laissent à désirer comme c’est souvent le cas des cadres à qui on confie des tâches supérieures dans le fonctionnariat comme dans l’entreprise privée.

En vérité, le seul pouvoir « séparé » en France, c’est le pouvoir législatif, encore qu’il soit soumis au bon vouloir du président de la République qui est actuellement, comme l’a révélé Wikileaks, un mauvais joueur, surtout avec ceux qui ne sont pas invités à jouer.

Le pouvoir exécutif est opaque, mêlé de « conflits d’intérêts », défaut de la cuirasse que l’élection du président au suffrage universel pallie un peu, du moins au niveau du sentiment.

Quant au « pouvoir judiciaire », il n’existe pas.

Ce qui existe, ce sont des « autorités judiciaires » dont le président de la République est le patron. C’est d’ailleurs lui qui les désigne. Il n’existe aucun lien direct d’autorité entre le pouvoir législatif et les autorités judiciaires. Autrement dit : le peuple ne touche pas à la justice. Ce qui est parfaitement injuste.

Alors, contrairement à ce qu’affirment ces magistrats grévistes (insurgés en chausson), le président est dans son droit le plus strict quand il les admoneste.

Du coup, le vent de révolte qui inspire ces grévistes fort bien payés et pas très engagés dans de réels efforts au travail se nourrit sur deux plans :

— la quantité de travail ;

— l’indépendance du magistrat.

C’est-à-dire qu’on a affaire à des employés du pouvoir exécutif qui prétendent travailler moins sans être soumis au jugement de leur travail.

Une situation idéale quand on est employé : une bonne paye qui dépasse largement la moyenne nationale, une quantité de travail très en dessous de ce qu’on exige de l’employé ordinaire et une immunité totale quelquefois soumise aux remontrances sympathiques d’une autorité interne qui fonde d’ailleurs la corporation.

Oui, mais, dira-t-on, ces gens-là ont fait des études. Non. Le Droit est loin d’être une science et d’exiger autant de qualités intellectuelles que les métiers scientifiques. Ce sont des études faciles, confortables, quoique la connaissance parfaite des usages et des rouages demande une forte adaptation au système sectaire qui se fonde sur ces pratiques à la fois obsolètes et obscurément protégées par le « mystère » qui les enveloppe.

Les singeries occasionnées par le port de déguisements imités des pratiques religieuses et sectaires s’ajoutent au jargon, aux interprétations douteuses du point de vue éthique, sans compter les apparences enfantines et les index qui s’agitent comme preuve de gros problèmes comportementaux.

Réagissons :

— En période de disette, il est normal que les mieux nantis sacrifient un peu de leur opulence pour la céder aux plus démunis. Une réduction claire de ces salaires serait la bienvenue.

— Quant à l’indépendance qui cache en fait le seul souci de ne pas se faire taper sur les doigts, elle n’est pas constituée et réduit les magistrats à une condition de simples employés que d’ailleurs leur insurrection ne remet pas en cause. Pas si fous !

Hors, sadat ou sadati, si le peuple est bien content d’avoir droit à la parole sur le plan législatif qui ne lui échappe pas en principe malgré quelques entorses flagrantes, si le peuple cerne assez bien la question du pouvoir exécutif en ne fermant plus aussi facilement les yeux sur les manœuvres des « familles » qui possèdent l’État, — ce peuple est en droit d’exiger, après plus de cinquante ans de pratique gaullienne, la mise en place claire d’un pouvoir judiciaire, c’est-à-dire d’un pouvoir clairement élu par le peuple. Avec quelques adaptations on s’en doute, car il n’est jamais question ici-bas, hélas, de trop lâcher du lest dès qu’il s’agit de pouvoir.

Pourquoi cela ne se fait-il pas ?

Il y a bien sûr des raisons historiques. Par exemple, le comportement collaborationniste de la magistrature pendant l’occupation allemande nous pousse à nous méfier de cette gent. De plus purs historiens, mieux informés, nous rappelleront dans quelle situation de guerre civile se trouvait la France de 1958 (de la IVe République).

Mais tout ceci est bien loin maintenant. Ce n’est pas ce qui nous préoccupe, nous, citoyens de la République.

 

 

Ce qui nous paraît problématique, dans le cas où un amendement ou une nouvelle Constitution devait changer le cours du pouvoir, c’est comment donner le pouvoir à des gens qui se comportent comme des employés — aux revendications d’ailleurs parfaitement légitimes, mais dans la mesure où ils demeurent des employés et non pas de potentiels hommes (et femmes) de pouvoir.

Le pouvoir ne se sépare que par l’élection populaire. C’est la condition de sa souveraineté.

Par conséquent, il nous faudrait distinguer, dans la corporation des juges, ceux qui ont les épaules d’hommes de pouvoir et ceux qui ne sont que des lampistes bien heureux d’ailleurs de l’être, d’être bien payés pour ça et de ne pas avoir à trop travailler en échange de ce gain de temps fort utile aux acquisitions et autres loisirs.

La difficulté serait insurmontable.

De plus, que faire de toute la valetaille judiciaire une fois choisis les futurs édiles du système ?

Autant il paraît facile de s’attaquer au travail de réforme du pouvoir législatif et même de tempérer un peu les ardeurs des familles impériales qui pèsent sur le pouvoir exécutif, autant il est clairement impossible de réformer un système judiciaire qui s’est transformé avec le temps (et peut-être aussi avec le droit de vote qui est acquis à ses employés depuis quelque temps déjà) en corporation de salariés qui ont droit, en l’état actuel des choses, de négocier leurs conditions de travail et de rémunération (les deux mamelles du salariat) avec les moyens qui sont ceux de tous les salariés de ce pays.

La réforme du système judiciaire ne peut se faire qu’avec l’accord de ces employés ordinaires, car il n’est pas question, si l’on est un tant soit peu humain, d’en sacrifier la majeure partie qui, compte tenu de la fragilité de leurs études, ne trouverait pas de quoi s’occuper dignement dans cette société qui préfère les sciences et les résultats nets.

Nous sommes donc dans l’attente de l’émergence d’une quantité suffisante de magistrats capables de créer enfin le pouvoir judiciaire en lieu et place de ces autorités qui ont perdu leur sens depuis que la société française se garde bien de revenir aux pratiques d’affrontements civils qui l’ont plusieurs fois mise à genoux devant les réalités du monde et même de l’existence.

 

 

Images de Daumier.

Paroles de Patrick Cintas.

Tous les éditos : 

 

 

 

Revues papier : parutions

chez Amazon et dans toutes les librairies

 

 

Présentation de T&P 67 ici :
http://www.lechasseurabstrait.com/revue/-T-P-67-

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Cahiers de la RAL,M

Poésies complètes de Patrick Cintas

dans les Cahiers de la RAL,M

 

Consulter le catalogue des revues chez Le chasseur abstrait

 

 

 

 

Revues papier : à paraître cette année.

 

Ici, c'est la partie toujours en mouvement de la RAL,M... Les choses se font enfin ou ne se font pas finalement. Ceux que le travail dérange peuvent prendre la poudre d'escampette.

 

Cahiers de la RAL,M

Nºs 12, 13, 14, ...

 

T & P 68

T & P 69

 

 

RALMag 6

 

 

 

 

 

 

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Ces deux onglets ont séduit nos lecteurs.

Chaque semaine, la RAL,M se propose de présenter un ou plusieurs auteurs (écrivains, artistes, musiciens...). Des thèmes seront aussi annoncés. N'hésitez pas à contribuer, que vous soyez auteurs chez Le chasseur abstrait ou pas. Nos idiomes sont les français, espagnols et anglais, mais pourquoi ne pas aller plus loin si les compétences ne nous manquent pas.

 

Proposez vos articles ICI (en fichiers joints).

 

 

 

 

 

Et n'oubliez pas de visiter attentivement [notre nº 66 en ligne], non pas pour son contenu, mais pour ce qu'il propose, c'est à dire un sommaire de la RAL,M consacré à un auteur au travail.

 

Nous pensons en particulier aux auteurs édités ou en passe de l'être par Le chasseur abstrait. Ce style de sommaire est exactement ce que nous souhaitons publier dans la RAL,M - en ligne et en papier.

 

[VOIR]

 

 

 

 

Auteurs du mois

 

Benoît Pivert - Francisco Azuela - Christophe Mousset - Patricia Laranco - Francis Denis - Jean-Michel Bollinger - Christiane Prioult - Daniel de Culla - Yves Miloud Halbouche - Rolain Delinois.

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pour accéder aux rubriques de ces auteurs
et à leurs articles publiés ce mois-ci.

 

 

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