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Nouvelle
Revue d'art et de littérature, musique
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dimanche 19 novembre 2017
Directeur: Patrick CINTAS
Éditeur: Le chasseur abstrait
12 rue du docteur Jean Sérié
09270 Mazères

Hugo Ball

Hugo Ball

Je voulais laisser tomber le langage lui-même, ce sacré langage, tout souillé, comme les pièces de monnaies usées par des marchands. Je veux le mot là où il s'arrête et là où il commence. Dada, c'est le cœur des mots. Toute chose a son mot, mais le mot est devenu une chose en soi. Pourquoi ne le trouverais-je pas, moi ? Pourquoi l'arbre ne pourrait-il pas s'appeler Plouplouche et Plouploubache quand il a plu ? Le mot, le mot, le mot à l'extérieur de votre sphère, de votre air méphitique, de cette ridicule impuissance, de votre sidérante satisfaction de vous-mêmes. Loin de tout ce radotage répétitif, de votre évidente stupidité. Le mot, messieurs, le mot est une affaire publique de tout premier ordre. Hugo Ball - Zurich - 14 juillet 1916. [ce qui n'a pas empêché Tzara d'appeler la police... le mieux étant toutefois d'aller se renseigner chez Dadachy ici (Celia aussi merci) pour ne pas confondre les vessies et les lanternes si...]

 

 


©Valérie Constantin

1. Édito - Le SLAM de la RAL,M
Maintenant que la RAL,M se lance dans la publication papier, elle a besoin de resserrer sa rédaction sans affecter son activité on-line qui, elle, doit demeurer entièrement libre et gratuite. Les revues en papier ont deux défauts majeurs par les temps qui courent : elles ont un coût et un nombre de pages limité - ce qui nous ramène hélas aux principes de l'édition classique : choix des textes (et des auteurs) et calcul du travail. Et ceci, dans le cadre strict de l'action promotionnelle, car il n'est évidemment pas question ici de créer une revue typée par des particularités esthétiques ou morales, pas plus que disciplinaires[...]

 

2. Les « papiers » de la RAL,M
Nouvelle année, nouvelles résolutions, nouveaux projets. Depuis que Le chasseur abstrait a trouvé sa place dans la jungle éditoriale, la RAL,M se sent des ailes... La voilà encline à devenir une collection du Chasseur abstrait. Une collection de revues, ces objets si nécessaires à la diffusion des idées et des oeuvres. Le succès de ses « papiers » l'y encourage. On commencera donc 2011 avec la diffusion de nouveaux numéros de ses revues en papier, légitimes extensions de ses activités internautiques. [...]

 

3. Les auteurs du mois
Josaphat Robert Large - Mario Malivert - Lélio Brun Yves Patrick Augustin - Thélyson Orélien & un nouvel espace d'auteur avec Stéphane Prat [...]

 

Nouvelle année, nouvelles résolutions, nouveaux projets. Depuis que Le chasseur abstrait a trouvé sa place dans la jungle éditoriale, la RAL,M se sent des ailes... La voilà encline à devenir une collection du Chasseur abstrait. Une collection de revues, ces objets si nécessaires à la diffusion des idées et des oeuvres. Le succès de ses « papiers » l'y encourage. On commencera donc 2011 avec la diffusion de nouveaux numéros de ses revues en papier, légitimes extensions de ses activités internautiques. Après les balbutiements et les atermoiements, les choses sont claires. Voici comment cela se passe :

 

 T & P, qui porte le présent numéro de la RAL,M - 67 : nous avions proposé l'automne dernier qu'on s'y penche sur les « instances du texte ». Mais nous n'avons rien reçu dans ce sens, peut-être parce que ça n'a pas de sens aux jours d'aujourd'hui. Qui sait? Partant de la réflexion de Nathalie Sarraute dès le début de son ère du soupçon (Dostoïevsky et Kafka), nous souhaitions élargir un peu cette vision du post-modernisme aux lieux et à l'écriture, les ajoutant aux non moins signifiants personnages et temps. Aux textes psychologiques encore d'actualité et à ceux qui misent sur la situation, il est encore possible d'approcher la question épineuse des lieux, considérablement augmentée d'autres territoires que ceux que Proust ou Mann épient en connaisseurs, ainsi que la question de l'écriture qui, de Joyce à la complexité des géographies du réel, envenime le débat des langues et de leur légitimité en littérature. Une cinquième voie, la voix justement inaugurée par William Gaddis, nous semble aussi pousser la moire bien au-delà du naturel, immisçant les sytèmes de voyage et de traduction dans notre ère d'après-soupçon qui ne fait pas que des heureux en littérature et ailleurs. Mais c'est ainsi, les choses se font aujourd'hui par déduction, partant du résultat net et nettement entrevu par contamination publicitaire et providentielle, et non plus, comme cela devrait être, par induction aléatoire tissée d'apagogies comme ce fut le cas entre le Coup de dés et les derniers cris surréalistes, époque où il se passa tant de choses que la plupart d'entre nous ne prennent plus le temps d'en savourer les détails. En lieu et place de cette réflexion utile, mais apparemment hors norme, d'autres textes nous sont parvenus et nous les avons rassemblés en un numéro qui compte avec quelques auteurs pour qui nous éprouvons de la considération : Benoît Pivert, Véronique Perriol, Cathy Garcia, Monsif Ouadai Saleh, Daniel Leduc, Ettore Janulardo, Jean-Michel Guyot et Romain Gouvernet.

 

Le RALMag 5 est déjà considéré comme un bijou par les premiers destinataires chargés d'en diffuser la nouvelle. Avec: Arnaud Delcorte (Mallorca diary) - Margo Ohayon (Le rien) - Gilbert Bourson (Dépôt) - Patrick Cintas (Cicada's fictions) - Valérie Constantin (Portraits) - Tristan Leroux (Poésie et image). Peu d'auteurs, mais, en couleur, 150 pages grand format et des textes ou ouvrages pouvant constituer des livres. C'est d'ailleurs dans les collections du Chasseur abstrait qu'on retrouvera certaines de ces œuvres prochainement. Un RALMag 6 est prévu avec d'autres auteurs qui acceptent le travail éditorial tel que je nous concevons : on y retrouvera le prolifique Pascal Leray dont l'œuvre commence à peser sérieusement dans la balance, et aussi Stéphane Pucheu et Jean-Michel Guyot dont les travaux promettent de s'organiser chez Le chasseur abstrait.

 

 Les Cahiers de la RAL,M offrent déjà dans leur diversité un menu copieux. Voici les numéros 19 à 22 où nous avons logé les poésies complètes de Patrick Cintas. D'autres chemins restent à explorer, notamment ceux tracés par Pascal Leray, qui publiera sous peu un autre Cahier consacré à la série (avec Mel Bochner), Serge Meitinger, dont les « Bornoyages du champ poétique » (publiés par Le chasseur abstrait), constituent une forte leçon de poésie et de lecture, Gilbert Bourson, dont la trajectoire file encore dans les découvertes toujours mieux assénées.

 

Enfin, comme il faut continuer d'améliorer l'outil de travail, la RAL,M publie sa première lettre professionnelle qu'on peut télécharger ci-dessous.

 

 

 

 

* Nouveau *

Lettre de la  RAL,M

Tant en matière de texte que de livres, le seul débat considérable est celui qui devrait s'instaurer entre l'auteur et le libraire qui à eux seuls embarquent plus de la moitié du prix de vente du livre alors que l'autre moitié est inéquitablement « partagée » entre diffuseur, distributeur, imprimeur, éditeur et... État. Hélas, les « usages » français, inspirés par ceux qui représentent cette seconde moitié, interdisent cette pratique pourtant nécessaire maintenant que l'Empire français commence vraiment à sentir le moisi et le roussi en même temps. Il faut dire que le « grand éditeur », parisien de préférence et dilettante d'origine, est à la fois diffuseur, distributeur, imprimeur, éditeur et... État. Ce qui n'est pas le cas du petit éditeur qui fait les frais finalement de la complicité trouble qui anime le trio que les « grands éditeurs » forment avec les auteurs et les libraires. Ce système ne changera pas. Il a d'ailleurs été inventé à droite et décrété à gauche. Le consensus, dont on fête les trente ans, est en place pour longtemps. Il ne nous reste donc plus qu'à bosser, non pas pour changer le livre, mais pour œuvrer dans le sens du texte. Pour cela, il faut  « communiquer » - ce dont nous ne nous privons pas.

 


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http://www.lechasseurabstrait.com/revue/-T-P-67-

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Cahiers de la RAL,M

Poésies complètes de Patrick Cintas

dans les Cahiers de la RAL,M

 

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Revues papier : à paraître cette année.

 

Ici, c'est la partie toujours en mouvement de la RAL,M... Les choses se font enfin ou ne se font pas finalement. Ceux que le travail dérange peuvent prendre la poudre d'escampette.

 

Cahiers de la RAL,M

Nºs 12, 13, 14, ...

 

T & P 68

T & P 69

 

 

RALMag 6

 

 

 

 

 

 

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Ces deux onglets ont séduit nos lecteurs.

Chaque semaine, la RAL,M se propose de présenter un ou plusieurs auteurs (écrivains, artistes, musiciens...). Des thèmes seront aussi annoncés. N'hésitez pas à contribuer, que vous soyez auteurs chez Le chasseur abstrait ou pas. Nos idiomes sont les français, espagnols et anglais, mais pourquoi ne pas aller plus loin si les compétences ne nous manquent pas.

 

Proposez vos articles ICI (en fichiers joints).

 

 

 

 

 

Et n'oubliez pas de visiter attentivement [notre nº 66 en ligne], non pas pour son contenu, mais pour ce qu'il propose, c'est à dire un sommaire de la RAL,M consacré à un auteur au travail.

 

Nous pensons en particulier aux auteurs édités ou en passe de l'être par Le chasseur abstrait. Ce style de sommaire est exactement ce que nous souhaitons publier dans la RAL,M - en ligne et en papier.

 

[VOIR]

 

 

Édito

LE SLAM DE LA RAL,M
Projecteurs sur les sommaires à venir

Maintenant que la RAL,M se lance dans la publication papier, elle a besoin de resserrer sa rédaction sans affecter son activité on-line qui, elle, doit demeurer entièrement libre et gratuite. Les revues en papier ont deux défauts majeurs par les temps qui courent : elles ont un coût et un nombre de pages limité - ce qui nous ramène hélas aux principes de l'édition classique : choix des textes (et des auteurs) et calcul du travail. Et ceci, dans le cadre strict de l'action promotionnelle, car il n'est évidemment pas question ici de créer une revue typée par des particularités esthétiques ou morales, pas plus que disciplinaires.

 

Ce qui a déterminé marckellysmith.com/-Marc Kelly Smith a créer le greenmilljazz.com/-Slam movement n’est en rien le dégoût d’une poésie qui s’éloigne des penchants populaires pour se donner des airs de savante distinguée voire aristocratique. La poésie est ce qu’elle est, du familier au savant et peut-être même au grand. Ce que nos prédécesseurs arabo-andalous ont laissé finalement au Cante gitan qui se donne à percevoir partant du Cante chico, chansonnettes en tous genres, au Cante jondo dont la création n’appartient qu’à ceux qui ont le duende, passant par toutes les formes du Cante intermedio. Nos troubadours, plus vrais sans doute que les trouvères, n’ont jamais trahi cette vision de la chose à dire autrement. Ronsard lui-même n’eut pas de peine à entrer dans cette approche joyeuse en pratiquant aussi bien la poésie familière que l’ode ou l’hymne. Il est donc tout à fait idiot de fonder sa propre doctrine poétique sur des choix qui ne relèvent pas de cette tradition, mais d’autres données, souvent caractérielles, qui n’ont rien à voir avec ce qu’il convient d’appeler l’honnêteté intellectuelle. À bas, donc, les prophètes !

L’arrogance des poètes a choqué l’inventeur du slam. S’il est juste de concevoir qu’un poète s’adonne plutôt au trobar leu qu’au trobar clus, ou inversement, il n’est pas normal et même injuste que ce poète prétende détenir la clé de la poésie et par conséquent tenter d’imposer son choix comme une vérité indiscutable. Devenu par conséquent indifférent à la critique comme au jugement de l’auditoire (ou du lectorat), ce poète partisan fait son numéro et puis s’en va sans laisser d’autres traces que son insuffisance alors qu’on attendait de lui qu’il soit capable, comme l’immense Aragon, de chanter aussi bien que d’écrire, ou que malgré les limites de son art, il laisse la place à ceux qui font mieux que lui à d’autres niveaux de l’expression poétique.

 

 

La pertinence poétique n’appartient nullement au leu ou au clus sans autre alternative. Les moaxajas andalouses, compositions savantes par excellence, se terminent par une jarcha, couplet d’inspiration populaire ou carrément emprunté à la rue. Comme quoi il n’est pas mauvais que le poète savant descende dans la rue pour s’en inspirer et achever son œuvre. Et inversement.

Le slam est né d’une révolte contre le poète doctrinaire. D’un refus de son arrogance, qu’il soit un populiste convaincu ou un savant reconnu. Le contact de la poésie et du lecteur (ou auditeur) ne doit pas passer par le niveau de science (infuse ou inspirée), mais par l’attitude même du poète qui doit jouer carte sur table. Il est inquiétant d’ailleurs qu’en France on n’évoque le slam qu’à l’occasion du texte d’inspiration simple et simplement exprimée par opposition au texte d’obédience nobiliaire.

 

 

En somme, le slam est un modèle pour l’édition — limitée ici à celle de la littérature restreinte, bons et mauvais genres confondus seulement dans la qualité et peut-être même la profondeur.

Ce qui manque aux catalogues, c’est le professionnalisme de ses auteurs. Que d’amateurs ! Et pas des meilleurs ! Dans un éloge du terrorisme, j’écrivais :

Il existe deux espèces d’auteurs véritables : les auteurs de séries et les auteurs d’une œuvre. Je n’en conçois pas d’autres en tout cas.

Les auteurs de séries, policières ou autre, sont capables de produire un bouquin selon un emploi du temps qu’ils se sont fixé et que les faits contredisent rarement tant ces auteurs sont obstinés et talentueux. On leur doit, de Racine à Simenon (par exemple), des œuvres qu’on ne se lasse pas de lire. On peut compter sur eux pour éveiller notre intérêt. C’est une race rare et précieuse qui inspire l’imitation et plus souvent la vanité. Ils ne construisent rien d’autre qu’un catalogue, mais quel professionnalisme ! Et quel sens de la réalité !

Les auteurs d’une œuvre ne sont pas moins rares, des 50 pages mallarméennes aux 10000 de Balzac. Balzac qui commença par la série, comme si elle était nécessaire à son apprentissage, et dont l’œuvre lui apparut comme une évidence, seulement interrompue par la mort. Les auteurs d’une œuvre sont quelquefois appréciés au même titre que les auteurs de séries, je veux dire de leur vivant, mais ces œuvres se construisent plutôt en dehors des supports qui les rendent accessibles. Contrairement aux auteurs de séries dont l’existence même dépend des supports et de leur commercialisation, l’auteur d’une œuvre ne connaît pas ces affres. Il écrit, tout simplement, et peu lui importe que le texte s’achève dans un livre de papier ou dans les magnétismes obscurs de l’électronique. 

Comment veut-on construire des sommaires sans œuvres et sans séries ? Et comment en communiquer les complexités et les vérités sans laisser toute la place au champ qui couvre l’horizon des possibles façons de faire ? Le slam des sommaires de la RAL,M est net comme un fil :

— il invite les auteurs d’œuvres et de séries, les autres auteurs ne participant pas aux sommaires et étant invités ailleurs sur ce site de la diversité où la place ne manque d’ailleurs pas non plus ;

— il les invite à laisser leur arrogance aux vestiaires et à se comporter non pas en doctrinaires de leurs empires réciproques, mais en connaisseurs de leur limites parfaitement conscients que le travail qu’ils s’engagent maintenant à accomplir avec nous est éditorial et non plus littéraire.

Que s’engage ensuite la joute ou simplement la lecture.

 

 

Patrick Cintas.

Images de Daumier - commentaires de PC.

 

 

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Josaphat Robert Large - Mario Malivert - Lélio Brun
Yves Patrick Augustin - Thélyson Orélien.

Haïti n'a pas besoin de poésie, mais d'argent, de bras, de justice. La mort et la misère se passent des discours s'ils ne portent pas sur la perspective de solutions concrètes. Que certains poètes haïtiens et autres utilisent les tragédies nationales pour se faire mousser est, hélas, une triste réalité. Mais faut-il à cause de cela museler la voix poétique qui bouillonne en soi chaque fois que la terre ou les institutions commettent des crimes insupportables ? Non, s'il s'agit de voix véritables. En voici quelques-unes choisies cette semaine par la rédaction pour leurs promesses littéraires tenues.

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