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Nouvelle
Revue d'art et de littérature, musique
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Revue en ligne
jeudi 23 novembre 2017
Directeur: Patrick CINTAS
Éditeur: Le chasseur abstrait
12 rue du docteur Jean Sérié
09270 Mazères

Charles Olson

Les poèmes de maximus - Charles Olson

Si on traduit Charles Olson, on lit tout Jung, Whitehead, Corbin et la philosophie musulmane (j'avais commencé avant, en étudiant le Conte du Graal), Melville, des livres sur le métier de pêche ou sur les termes techniques de la navigation à voile, Pound, W.C. Williams, et tous les autres poètes américains du siècle passé de mêmes caractéristiques, des livres sur l'histoire des débuts des Etats-Unis d'Amérique, on dépouille les ouvrages sur l'auteur et son oeuvre, on va sur les lieux (la ville de Gloucester, Massachusetts, et alentours), on fréquente les amis du poète défunt et les disciples ou admirateurs vivants, on pille les bibliothèques, on se fatigue les yeux. Et on écrit en français, par-dessus tout. Auxeméry (Arachné)

Bonne fin d'année
avec Olson et Auxeméry.

 

La RAL,M et le Chasseur abstrait
vous envoient cette carte postale

 

Black faces


Emmet Miller
Bonnes fêtes

True Blacks


Furry Lewis

Old Blacks
 

On pourrait sans doute "dire" la même chose des Espagnols et des Gitanos... mais que peut-on dire des Français sans cette "comparaison" de types aussi riches l'un que l'autre ? Autrement "dit", d'où croyez-vous que sort la poésie écrite par des Français ? Parce qu'elle sort bien de quelque part ! Il ne faudrait pas que le sectarisme cher à cette nation nous empêche de voir au-delà de ce qui se "dit" habituellement ici ou... là.

 

 

 

Édito

La RAL,M a de la bouteille. Millésimée 2004, elle approche de son objectif : publier et pas seulement « mettre en ligne ». Auteure déjà d’une maison d’édition qui fait son chemin elle aussi (Le chasseur abstrait), elle imprime trois revues qui ont chacune leur rôle à jouer à la fois dans la promotion (gratuite) de l’auteur et dans le cirque des littératures et des arts. Ce n’est déjà pas si mal.

Certes, la dizaine de manuscrits et de propositions que nous « refusons » chaque semaine nous valent quelques insultes cinglantes de la part d’auteurs qui confondent édition et prestation de service. Mais dès qu’il s’agit des autres, le travail éditorial et quelquefois littéraire prend le dessus. Il n’est plus alors question que de s’échiner du mieux qu’on peut pour se faire entendre dans un environnement qui a l’avantage de rejeter la médiocrité (reconnaissons-le), mais qui hélas n’est pas plus favorable aux aventures de l’écrit qui prennent le relai de nos rêves ou de nos enjeux. Exister dans ces conditions relève du défi et souvent de la provocation. Raison suffisante pour, symboliquement, écrire pour empêcher les autres d’écrire.

Comme il n’est pas question chez nous de distinguer le savant au détriment du familier, ni le contraire d’ailleurs, mais de laisser à chacun tout le champ nécessaire à son expansion, nous nous entichons seulement de la qualité de l’écrit sans porter des coups à ce qui, pour des raisons qui ne regardent que nous, ne nous agrée pas. Éditer est un travail sur la qualité et non pas sur les choix théoriques (convictions, superstitions, savoir-faire…). Une bonne chanson vaut un trobar clus. C’est du moins ce que nous pensons.

Le chemin de la RAL,M commence avec cette évidence noire : il est très difficile de publier vraiment. L’informatique, avec ses disquettes, puis l’Internet nous ont ouvert les portes de la publication, à défaut de celles de l’édition. Nous nous sommes proposé comme challenge de passer tranquillement de l’une à l’autre, de la publication à l’édition, sans se laisser influencer par toutes les attitudes qui finissent par interdire de publier ou d’éditer. Nous avons tout de suite apprécié les nuances de ce combat et mesuré les différences qui établissent les distances.

Notamment, peu importe que les livres soit imprimés ou numérisés. L’important, c’est que les livres continuent d’exister comme ils ont toujours existé : entre nous. Et toute la place doit être faite au texte comme principe de base, de la dissertation ou narration linéaire à l’hypertexte le plus conforme aux règles établies par son inventeur américain. Place, vous dis-je ! Et dégagez promptement ! Haro sur les prophètes et autres magiciens de l’écrit !

Sur ces fondations, il est possible de continuer à travailler et c’est là l’essentiel. Les caprices d’auteur, du bon comme du mauvais, relèvent de l’anecdote. Et il ne peut y avoir loin entre le travail et ses preuves intangibles comme peuvent l’être des revues en papier avec option numérique ou pas. Nous sommes donc des partisans du texte et apprécions aussi honnêtement les duels de Unabomber que les pâmoisons du cyberpunkie — c’est une image... Ce qui compte, ce n’est pas le contenu, mais le contenant. Du moins, d’un point de vue éditorial qui est le seul à partager équitablement ici. Libre à chacun de considérer la pertinence de Rikyu face à son seigneur.

Devant l’ampleur de la tâche, on voit souvent l’auteur se dégonfler et quelquefois même se trouver des excuses empruntées aux doctrines de l’échec. Mais il n’est pas dans la nature d’un éditeur de mollir, sauf à céder aux pressions comptables qui ont leur équivalent dans la menace du chômage chez l’employé. Qui vivra, verra.

L’année 2011 est le moment choisi pour mettre notre savoir-faire et notre obstination à l’épreuve. Il faut établir un pont entre la foison du site Internet et les étals de ces bouchers de la littérature que sont les libraires. Pour cela, il va falloir construire quelques numéros de premier choix. Le libraire est certes un étalier, mais ses portes sont ouvertes au meilleur. Inutile de se raconter des histoires. Inutile de s’en prendre à cette profession de travailleurs indépendants avec des arguments de travailleurs domestiqués. Leurs maisons ont pignon sur rue et le prix à payer pour ça doit l’être par tous les acteurs du texte — n’en déplaisent aux moralistes de la contestation en chambre. Elles déroulent suffisamment le tapis pour qu’on ne se contente pas d’y essuyer ses pieds d’auteur incompris. On n’entrera pas sans arguments, du plus commercial au moins aguicheur.

Dans ce sens, la création de numéros exemplaires est primordiale. Autrement dit : ne participez pas si c’est juste pour tenter de passer devant les autres avec un faux numéro.

 

oOo

 

L’année 2011 commence bien. On imprime à tour de bras. T&P, RALMag et Cahiers.

 

T&P

Anciennement Textes & Prétextes, aujourd’hui T&P, initiales dont le sens s’est perdu. Cette revue a d’abord tenté d’imprimer le meilleur de la RAL,M — puis, devant la difficulté d’existence du papier face aux prouesses incontestables de l’électronique, la décision a été prise d’en faire une revue traditionnelle où le choix éditorial est un couperet. Le T&P 67, qui paraîtra en janvier, est le premier essai dans ce sens, avec un choix de huit auteurs qui, ces derniers mois, nous ont paru particulièrement pertinents dans leur créneau. On s’en fera une idée en consultant la présentation à l’adresse suivante :

 

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Nous avons prévu deux autres numéros en 2011. Les auteurs que ça intéresse peuvent nous faire parvenir leurs propositions dès maintenant en utilisant le formulaire de contact. À noter que T&P n’est plus ouvert aux auteurs publiés par Le chasseur abstrait puisque ceux-ci disposent d’une autre revue, le

 

RALMag

En commençant cette année 2011 avec le nº 5 et un choix de textes et d’œuvres graphiques de qualité supérieure. Notamment, les textes atteignent la dimension d’un livre et seront édités dans notre collection Corto. Présentation à l’adresse suivante :

 

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Les auteurs que cette idée séduit peuvent nous adresser leur projet. Ils consulteront ce nº 5 et leurs auteurs avant toute proposition. Le niveau est élevé, mais toujours dans le principe du Chasseur abstrait. Disons que nous visons aussi bien le trobar clus que le trobar leu, sans négliger le trobar ric. Que le ton ou la teneur soit familier, savant ou carrément difficile… Du cante jondo au cante chico en passant par le cante intermedio. Mais le projet doit pouvoir faire l’objet d’une publication (avec contrat bien sûr) dans la collection Corto. Collection destinée à accompagner les auteurs dans leurs contacts avec le public et les professionnels du livre.

Les libraires qui souhaitent jeter un œil sur notre production littéraire peuvent demander gratuitement le RALMag. Et s’ils souhaitent approfondir leur connaissance (et leur argumentaire) dans la perspective d’un étalage des ouvrages qui les auront convaincus, leur regard peut se tourner vers les

 

Cahiers de la RAL,M

 

Les Cahiers représentent depuis la rentrée littéraire de septembre notre plus gros effort. Je l’ai d’abord fait porter, comme d’habitude, sur ma propre production textuelle, une manière comme une autre de tester les tenants et les aboutissants, c’est-à-dire plus nettement les péripéties et les aléas. Le Cahier nº 18 est publié exclusivement en ligne, pour deux raisons :

— La longueur du texte, qui dépasse les dimensions d’un livre ;

— La nature de son sommaire, qui propose une œuvre, son cheminement et ses contenus textuels, voire livresques.

On peut le consulter à l’adresse suivante :

 

actor.ral-m.com

http://actor.ral-m.com/

À l’heure actuelle, Margo Ohayon travaille le même style de projet. Si d’autres auteurs y voient une bonne idée, qu’ils n’hésitent pas à nous contacter. Il est évident que c’est essentiellement là que se situe l’intérêt de construire un website aussi complexe et foisonnant que la RAL,M. En tous cas, l’idée est enfin lancée. Et Margo Ohayon a parfaitement compris de quoi il s’agit. Pourquoi ? Parce qu’elle est un véritable écrivain.

Margo OHAYON

Autre utilisation des Cahiers, par exemple la publication de mes poésies complètes — 4 cahiers de 350 pages bien remplies, y compris sur deux colonnes. Ces Cahiers s’insèrent dans le nº 18 cité ci-dessus pour le compléter utilement dans le sens d’un travail éditorial à mettre entre toutes les mains. C’est ici, en version numérique intégrale :

Tome I
Tome II
Tome III
Tome IV

TELEVISION

La version papier paraîtra en janvier.

Dans le même genre, nous préparons activement quatre autres cahiers à paraître en 2011 :

— Cahier Gilbert Bourson. Les livres de ce poète publié par Le chasseur abstrait forment un tout qui mérite le rassemblement.

— Cahier Serge Meitinger. Même style de compendium formant œuvre pour ce poète attentif aux aspects théoriques de la poésie.

— Cahier Jean-Michel Guyot. Auteur généreux qui œuvre lui aussi dans le sens d’une fusion écriture-écrivain.

Gilbert BOURSON
Serge Meitinger
Jean-Michel GUYOT

Enfin, le tant attendu Cahier nº 13 dirigé par Pascal Leray verra le jour au printemps prochain, avec la participation exceptionnelle de Mel Bochner qui fut, avec Joseph Kosuth and Bruce Nauman un des pionniers de l’art conceptuel.

Pascal Leray

L’ensemble des projets actuels est ici :

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D’autres cahiers sont en l’air, notamment un Cahier rassemblant les auteurs qui, tels que Josaphat-Robert Large et Anétha Vété-Congolo, possèdent le souffle des voyages de l’Afrique au coeur de l’homme. Un Cahier qui se rattacherait à notre collection Lettres-Terres…

Nous reprendrons cette ébauche de programme dès la mise en ligne du nº 67 de la RAL,M en janvier prochain. En attendant, bonne fin d’année et une année 2011 meilleure encore.

Patrick Cintas.

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