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Revue en ligne
jeudi 23 novembre 2017
Revue d'art et de littérature, musique
Directeur: Patrick CINTAS
Éditeur: Le chasseur abstrait

à nos amis Haïtiens.

 

 

À peine publié son livre chez Le chasseur abstrait, Jean-Michel Guyot organise finement sa communication : un espace d'auteur sur la RAL,M et une occupation intelligente de Textes & Prétextes.

En effet, il ne suffit pas d'avoir un ouvrage publié par Le chasseur abstrait. Il faut aussi être un auteur conscient que l'édition n'est pas seulement une affaire d'éditeur et de "chaîne du livre".

Le chasseur abstrait est sans doute le seul éditeur français à proposer un véritable site Internet au service d'abord de ses auteurs et de quelques centaines d'autres qui y publient régulièrement au rythme de leurs recherches et de leurs trouvailles.

Il n'y a pas d'édition sans cette collaboration. Et nous n'avons pas ménagé nos efforts ni nos investissements pour créer cette RAL,M qui est un authentique centre de créativité et de critique.

 

 

Jean-Michel Guyot
Nouvel espace d'auteur

Mettre de l’ordre dans mes idées, j’y travaille constamment, en écrivant… Mais mettre de l’ordre dans mes écrits, c’est une autre histoire, que je n’écrirai pas, celle-là !

La nature de mes textes est assez incertaine. Essais, poèmes en prose, récits, romans ?

Dans mes productions, seul le roman peut-être à mon sens clairement identifié : Le sang des femmes écrit avec Françoise Rodary, paru en juillet 2008 aux éditions Aréopage.

Expérience singulière et franchement jubilatoire : je me concertais avec Françoise, et nous partagions et discutions le fruit de nos recherches historiques, préalables indispensables à l’élaboration d’une fiction dont le double cadre historique - le monde rural de notre Haut Doubs natal à la fin du dix-neuvième siècle et la pratique des sages-femmes libérales de cette époque - exigeait une précision d’horloger… comtois !

En 2008, notre roman a été couronné par le prix littéraire qui lui convenait le mieux : le prix Pergaud.

J’ai toujours été amusé par les auteurs qui font rimer écriture avec torture.

 


Espace de Jean-Michel Guyot [...]

 

Jean-Michel GUYOT publie chez Le chasseur abstrait "À voix presque nue" précédé de "Un cri dans la nuit", récit - collection L'imaginable.

 

 

 

T & P Nº 58.

la version "papier" du sommaire.

Format 20x25 cm - 154 pages.
avec 16 illustrations couleur pleine page de Ghislaine Valadou
présentées par Gilbert Bourson.

Dos carré collé.

avec
Josaphat-Robert Large - Cecilia Ambu - Benoît Pivert - Bernard Deglet - Gilbert Bourson - Carmén Váscones - Cécile Commergnat - Christiane Prioult - Daniel de Culla - Daniel Villermet - Paul Aimé Ekoumbamaka - Elkotfi Abd Elkabir - Éric Bertomeu - Fednel Alexandre - Fernando Ruiz Granados - Jean-Paul Gavard-Perret - Jean-Michel Guyot - Françoise Huppertz - Jalel El Gharbi - Jean-Michel Bollinger - Kacem Loubay - Saint-John Kauss - Liliana Celiz - Parviz Abolgassemi - El Hadji Malick Ndiaye - Serge Meitinger - Victor Montoya - Pablo Poblète - Patricia Scholtes - Rolande Scharf - Stéphane Prat - Thomas Vinau - Ulises Varsovia - Patrick Cintas - Francisco Azuela - Ghislaine Valadou.

Prix : 15 euros.
Port inclus en France métropolitaine.
Ailleurs, nous consulter.
Joindre chèque à la commande
Le chasseur abstrait
Textes & Prétextes
12 rue du docteur Jean Sérié
09270 Mazères

 

AVEZ-VOUS ACQUIS LE Nº 55 ? ICI

 

Et il en sera ainsi chaque trimestre (janvier, avril, juillet, octobre)

Proposez vos textes avant la fin du mois précédent.

Les textes et images publiés dans T&P pourront être mis en ligne à la demande de l’auteur (bon pour Google, par exemple).
Pour la musique et autres enregistrements, un CD ou un DVD pourra être joint à la revue.

 

 

Prix du Chasseur abstrait

Les résultats seront annoncés

le 15 février 2010

 

 

*RAL,Mag nº 4 à paraître en février*
avec, entre autres merveilles,
la version sonore des Noces d'Hérodiade de Gilbert Bourson.
Un extrait de la conduite a été publié dans le RAL,Mag 2-3
La version complète sera présentée au Salon du livre de Paris
dans notre collection NOIR.
Extraits aussi des livres d'artiste
de Pascal Leray, Valérie Constantin et Patrick Cintas.

125 pages couleur + DVD.

 

 

 

Le Portail en 10 clics:
1. Éditorial.
2. News.
3. Chroniques.
4. L'éditeur: Le chasseur abstrait.
5. Le portail Internet: la RAL,M.
6. Publication libre.
7. Les périodiques: RAL,Mag et Cahiers de la RAL,M.
8. Les outils de publication et de communication.
9. Salle de Presse.
10. Le mois prochain.

 

 

 

Édito
Patrick Cintas
Proposez votre édito à la rédaction.
Camus

 

— J’aurais aimé la France si le mur de la rue du Commerce, [1]

À Hendaye, n’avait pas été aussi haut. Les balles ricochaient

 

Dans la pierre grise et mes mains saignaient. Je n’avais plus

Honte. Ils m’ont remis à la Garde civile sous le regard

Triste des cheminots qui avaient l’air d’Allemands

 

Ou de Polonais. L’un d’eux m’a appelé « Loup »

Et je suis resté ce loup qu’on ramène au bercail pour

Montrer à quel point le bonheur allemand est nécessaire

 

Au destin de l’Espagne. — Nous aurons un jour droit au

Bonheur européen, tu verras. En attendant, voici la bête.

Fornique jusqu’à fonder le premier troupeau. Tu seras

 

Riche le jour où la démocratie proposera les mânes

Communautaires. Tu seras « Axuria », l’agneau fidèle

Des montagnes dont tu as hérité à la place de mes terrains

 

Prometteurs. Axuria ! Si aucune fille n’emporte ta raison

Sérieusement ébranlée par les balles et la trace d’urine

Sur le mur, tu seras un jour mon homme et je t’aimerai

 

Comme une femme, moi la femme et toi l’homme, nous

Aux extrêmes de cette existence qui n’est que la rencontre

De l’Arabe et du Barbare.

 


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News
Jamais à court d'évènements.
Cette section peut évoluer dans le courant du mois.
Elle est réservée aux news des auteurs du Chasseur abstrait.
Pour les autres, utilisez notre outil gratuit "Communiqués de Presse".

 

Le point sur le...

 

Salon du livre de Paris 2010
avec le CRL Midi-Pyrénées

Ce sera la troisième participation du Chasseur abstrait à ce Salon alimenté plus par les polémiques que par une véritable politique du livre. Mais bon…

En 2008, nous avions présenté un choix d’auteurs.

En 2009, nous nous sommes concentrés, avec raison, sur la publication du Cahier de la RAL,M consacré à Haïti, ses écrivains et ses artistes, créant en même temps la collection « LettresTerres » que le jury du Prix Carbet a bien voulu retenir, pour sa sélection, en la personne de l’excellent James Noël.

En 2010, nous lancerons une nouvelle collection et, vu le nombre d’auteurs à présenter (une trentaine), nous organiserons des signatures.

 

Les signatures :

Le CRL Midi-Pyrénées ne prévoit pas, sur son stand, un espace consacré à cette pratique. C’est que ce n’est pas si facile. Les auteurs du Chasseur abstrait qui souhaiteront signer le feront sur la table que le CRL nous allouera. Il faut donc s’organiser, et ce, dès le 15 janvier prochain date limite.

 

La collection NOIR :

En 2008, le CRL a organisé pour ses adhérents une rencontre dont nous avons ici même fait le rapport circonstancié. Elle portait sur le livre d’artiste.

Éric Watier, entre autres praticiens, était venu nous expliquer que le livre d’artiste est un livre d’artiste et non pas un livre d’écrivain illustré par un artiste. De plus, le livre d’artiste n’est pas un livre de luxe agrémenté de jolis effets d’encres rares et de pliures aurifères.

Il m’a semblé à l’époque que le message n’était pas passé. Et en effet, j’ai observé sur les étals de soi disants éditeurs de livres d’artiste des livres qui relèvent plutôt du livre-objet, avec des motifs franchement décoratifs, objet-bibelot ne servant à rien d’autre qu’à la manipulation extatique des doigts et du regard. Autrement dit, rien à voir avec le livre d’artistes qui a pourtant ses classiques et même ses contemporains immédiats, comme Éric Watier.

Il n’est donc pas question que Le chasseur abstrait tombe dans cette ornière de vélin et d’encre douce. Le papier qui enveloppe les bonbons est du même acabit. Un livre d’artiste doit demeurer celui de l’artiste, de son projet, de sa vision. Les strass de l’écrivain ont sans doute leurs charmes, mais ils ont l’inconvénient d’éloigner la recherche plastique comme l’insecticide met fin aux copulations aériennes qui constituent l’essentiel de nos printemps renouvelés.

Certains esprits, trop enclins aux Lettres et pas assez connaisseurs des véritables enjeux artistiques (rétiniens ou pas), empoisonnent un débat qui ne devrait d’ailleurs pas avoir lieu et qui pourtant prend toute la place. Qu’on tergiverse sur le livre où s’insèrent les graphismes est une affaire de spécialistes du livre et du texte, et non pas de plasticiens.

Mais le livre d’artiste n’est pas non plus une suite d’images plus ou moins constituées en cohérence, voire en bande dessinée. Il me semble que ce livre d’artiste, qui a près de cinquante ans d’existence, se situe au point de rencontre des arts graphiques et de la performance. Ce n’est pas un catalogue, ce n’est toujours pas une bande dessinée et ce n’est certes pas un objet de luxe (ni un pauvre d’ailleurs). On le multiplie avec les moyens de l’imprimerie, il est bon marché et sa matière ne dépasse pas le prospectus.

Ceux qui ont acquis le RAL,Mag nºs 2-3 ont pu observer les fragments choisis de trois de ces livres :

 la « conduite » d’Hérodiade de Gilbert Bourson, véritable livre d’artiste au théâtre qui servit aux besoins de la représentation ;

 les « miroirs » de Valérie Constantin ;

 et les jeux d’illisibilité de Patrick Cintas qui rejoignent ceux, plus graphiques, de Valérie Constantin, par exemple dans Joie rouge, de Gilbert Bourson, illustrant le texte du poète, mais constituant aussi, et surtout, un livre d’artiste dans celui de l’écrivain.

Ce n’est par hasard que nous créons cette nouvelle collection. On se souvient que le CRL propose de rester fidèle à son attachement à la Chaîne du livre et à ses acteurs, de faire une place claire à la création littéraire et… de s’ouvrir aux autres arts, notamment par le biais du livre d’artiste qui est un livre comme les autres, parfaitement à sa place dans la chaîne, d’autant que, contrairement au livre-objet, qui est le contraire d’une ouverture sur les arts, il est à la fois reproductible et pas cher.

Si donc vous souhaitez participer avec nous au Salon du livre de Paris 2010 :

 vous êtes déjà auteur du Chasseur abstrait et vous souhaitez signer ; il faudra se signaler avant le 15 janvier prochain ; le Salon se déroulera du 27 au 31 mars.

 vous avez un livre d’artiste à publier, envoyez-nous votre projet avant le 31 janvier.

À l’occasion de ce Salon :

 nous créons une collection qui n’est pas une collection de livres illustrés, quelle que soit la manière d’illustrer (pour cela, nous avons déjà la collection ada) ;

 nous organisons des signatures dont il faudra sans doute accepter le calendrier précis qui figurera sur le catalogue officiel du Salon et dans les pages de son site Internet.

Chroniques
Évitons le dithyrambe propre aux Bosse-de-Page
et chroniquons ce qui mérite de l'être.
Proposez vos chroniques à la rédaction.
Livres.
Expositions.
Concerts.

Quelques chroniques dans les jours qui viennent à propos de Jean Orizet, Bernard Mazo, Gaston Massat, etc.


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L'éditeur
Seul lien LITTÉRAIRE entre l'auteur et le libraire.
Les nouveautés du Chasseur abstrait et autres considérations.

 

Catalogue du Chasseur abstrait Notre librairie Amazon

 

Nouveautés

 

Parutions du mois de novembre:

 

La poésie d´Hanétha réveille en nous cette ardeur que nous avons perdue. Elle nous dit le monde dans une langue recomposée, modelée, bigarrée, réinventée, contestée, chamaillée et, somme toute, proche de ce qui nous manque aujourd´hui : la Parole tentaculaire. Un livre qui nous parlera longtemps. Parce qu´il s´agit d´une parole-projectile, celle d´Hanétha Vété-Congolo. - Alain Mabanckou.

Mot et Parole, voilà les termes clés qui président au geste générateur par lequel Hanétha obéit à l´impératif d´établir le lien qui l´installe dans le monde, qui lui permet de le saisir, de l´appréhender, de le nommer. Pour elle, le mot n´est pas seulement une suite de sons ayant un sens, mais il revêt une dimension fondamentalement « matricielle » où nous nous aventurons à découvrir une sorte d´identi ?cation bien féminine reliée à la capacité potentielle de toute femme à engendrer. - Laura López Morales.

Image de couverture : Pearls de Elise Ansel

Tantôt simple et familière, tantôt érudite et remplie d´allusions classiques, de ré-férences historiques, de proverbes, de chansons populaires traditionnelles, la poésie de Vété-Congolo, nourrie d´une vision intérieure, glisse sans heurts d´un registre à l´autre, et même d´une langue à l´autre. Lexique et images suivent le même modèle, passant de la nature au quotidien, du monde de tous les jours à la mythologie classique. Avec une aisance saisissante elle entremêle les langues, tissant ou plutôt, dirions-nous, « métissant » français, créole, anglais et espagnol. - Elizabeth (Betty) Wilson.

Extrait - Avoir et Etre

 

[ … ] Un cri à égorger l’aube retentit dans la nuit glacée. Max se tint coi, l’œil rivé sur le silence dé-sordonné qui s’en était suivi. La nuit frémissait, toute respiration dehors, peuplée d’êtres invisibles qui furetaient dans les décombres.
Il venait d’écrire de fort belles pages. Il était content, fatigué, exalté, et tremblant comme la lumière vacillante de sa lampe de fortune, une lampe à pétrole ra ?stolée à la hâte, quand il s’était agi d’avoir de la lumière pour écrire depuis les restrictions intervenues quelques jours après les premiers bombardements. La terre tremblait régulièrement la nuit, il entendait le siffement des bombes, l’impact sourd, lointain, mais puissant au point de faire trembler la maison, ce modeste pavillon entouré d’un jardinet hérité de ses parents. Il y avait trouvé refuge dès les premiers jours du conflit. On ne l’avait pas mobilisé. Une tuberculose insidieuse le tenait à distance. On n’avait pas voulu de lui.
[ … ]

La question du vivre ensemble, la question de la communauté, la question éthique ont une importance cruciale pour moi. Ces questions sont toutes portées par la question de l’écriture : que veut dire produire du sens et comment le rendre sensible ? Entre mathème et poème, il y a place, je crois, et c’est toute l’ambition de mes essais, pour une pensée rig-oureuse et aventureuse à la fois qui ne se referme jamais sur des réponses définitives. L’amour de la vérité et la vérité de l’amour, portés par la liberté : voilà qui pourrait être le centre de mon questionnement.

Extrait - A Voix Presque Nue

 

Poète aux îles multiples - Avec Les îles en accents aigus, Anderson Dovilas nous propose par la magie de ses images, la musicalité de ses vers, une complicité avec le perpétuel dédoublement des îles qui l´habitent et qu´il habite à son tour comme par réciprocité.

Le caractère insulaire de ce recueil n´échappera pas au lecteur, poésie où chacun est une île et chaque île une autre, poésie où les îles crèvent d´amour sans accent, sans acte de sang qui circonflexe le quotidien du poète, à aiguiser à bras ouverts des phrases en liquéfaction. - Fred Edson Lafortune, auteur de « En nulle autre » - Le chasseur abstrait éditeur

Extrait - Les îles en accent aigu

 

Parutions du mois de décembre:

 

Je vis. Je meurs. Je meurs ! Je vis ! Que de vies ! Que de morts ! Des petites, des grandes, des lentes, des sûres… Je vis. Je meurs. Que d’envies, que d’humeurs ! Des vies, des morts rêvées… Pour trinquer, nous trinquons. Je lève le coude et le poing. Toujours les mêmes barriques, les mêmes barricades. A la Vie ! A la tienne ! A la mienne ! Quand la coupe est pleine, les débordements… La fameuse goutte ? Le vase de Soissons… Un soldat, un roi… Un vase d’argent cabossé, une caboche fendue… Une bonne soupe de clovisses ! Ta récitation ? Par cœur, m’man ! Mort, j’appelle de ta rigueur, Qui m’as ma maîtresse ravie, Et n’es pas encore assouvie Si tu ne me tiens en langueur : Onc puis n’eus force ni vigueur ; Mais que te nuisoit-elle en vie, Mort ? Deux étions et n’avions qu’un coeur ; S’il est mort, force est que dévie, Voire, ou que je vive sans vie Comme les images, par coeur, Mort ! François Villon. Dors, maintenant.

La vie sans la mort ? Je n’ose pas y songer. Ni fin ni cesse aux frais de la princesse… Je suis né avec les fers, dans les fers… On le tient par la crépine ! Je vins, je vis, je vaincs ! Je claque la porte du temple d’une vénus en cloque sans mes cliques, sans mes claques… Je décanille crâne et pieds nus. A la Mort ! A la mienne ! A la tienne ! Je suis mort avec les fers, dans les fers… On le tient par la barbichette ! Je laisse au moins offrant mon bonnet phrygien, mes grolles à bascule –attaches de corde, semelle d’olivier-, mon guenillon rapiécé par les cousettes d’un opéra buffa, ma musette en accordéon, mes lames et mon tire-bouchon branlants dans le manche, ma plume d’oie Waterman, mon masque à domino, mes bésicles d’écaille, mes carnets de vadrouille, mon bâton de pastour, mon fidèle baladeur, ma bibliothèque d’Alexandrie, quelques pastels de Rosalba, mon dictaphone, le dictamen de ma conscience… Au royaume des taupes, je n’emporte qu’un drap mûr. A la Vie et à la Mort ! Des nôtres ! Des vôtres ! Des leurs ! Tchin-tchin ! Santé ! Santé ! Jusqu’à quand, nom d’une pipe d’écume ? Mystère et boule de gomme, je te chamboule. Ni vu ni reconnu, je t’emberlificote dans des miséricordes à noeuds !

Extrait

Page Robert Vitton

 

Brelan de clefs à l’aplomb de l’occiput -, retenu en l’air par une ficelle élimée, un trousseau discord tintinnabule à l’envi. La clef solitaire, très exactement placée au long de ce crâne brutal, en lui ?même engoncé, est-elle la bonne ?

Un pan de rideau aux replis calculés voile et dévoile une colonne à demi obscurcie. Le livre des rôles est ouvert, la réplique placardée. Mais qui a jeté une faucille rouillée en travers des feuillets ?

Le vin, le vin, l’esprit a pétillé en ce cône de cristal. Choisir la savante et double rosette enserrant un clou tors ou le fondant de la rose-pompon ? Le verre est vide. Informe, insonore, sans couleur, il ne nous reste qu’un petit caillou, - scrupule.

Bientôt chez Amazon.fr

Visitez la page de Serge Meitinger :

Page Serge Meitinger

 

L’abandon et la désolation font à présent tomber sur ce village fantôme une sorte de malédiction qui contamine gravement toute l’atmosphère jusqu’à la lumière diurne. Quatorze heures à peine et on dirait que le voile nocturne tombe pesamment sur nos interrogations.De mystérieux reproches nous sont adressés par les murs décrépis de toutes ces maisons tombées en déshérence ; par les quelques bouses de vache qui se détachent de l’asphalte comme des galettes trop cuites. Le désœuvrement aidant, je me mets à caresser les rails polis par les infatigables frottements que leur font subir les roues métalliques du locataire des lieux. Contact épidermique qui fait dissoudre mes chairs dans cette innommable matière composite. Nous sommes convaincus maintenant que tout en ce territoire mythique semble nous tendre ce piège du voyageur à la croisée des chemins, celui-là qui hésite sur la direction à prendre et qui sait pertinemment qu’il ne pourrait jamais toutes les emprunter. Et quand bien même les emprunterait-il toutes, il en demeurerait toujours une qu’il lui faudrait inventer. Moi aussi, devrais-je me courber et adresser une prière aux âmes réfractaires ? Celles qui se sont désolidarisées de la chaîne humaine ? Jadis j’écoutai volontiers ma terre ancienne quand un matin elle se fut ouverte en un déchirage aussi harmonieusement exécuté que la frondaison de la main.On me fit ouvrir certaine fois cette même main pour m’y faire lire les lignes de vie.On me dit qu’elles furent inégales,frondeuses et noueuses quand elles ne prirent pas tout bonnement l’aspect de mon champ en ses nombreuses anfractuosités.Ma main fut mon champ de bataille, ma guerre première. Elle fut pleine de fourrage,de verdure ; elle se prélassa dans mes ruisseaux à l’eau fratricide. Je plaquai mon oreille et entendit un geignement, pareil à celui-là. Ma terre se fractura et se mua en autant de frontières,de rivages inabordables.Je criai mon amour qui se fit perdre, puis répéter à l’infini. Mon amour me revenait amplifié ; il partait et revenait tel un boomerang qu’on n’attendait pas de recevoir en pleine figure. Je riais à me torde. Je riais de cet amour infidèle et empli de concussion.Revenu à la source,je ne m’appartins que lorsque je fus animal, et que j’hurlais au loup au milieu de mes chèvres philosophes.

Bientôt chez Amazon.fr
Extrait

Visitez la page de Nacer Khelouz :

Espace d’auteur : Side effects

 

La condition des cendres
Poésie - Philippe-Jonathan CÔTÉ

PVP : 14,00 Euros
76 pages - 150X210
Lire un extrait

La vérité cherche à s’expulser
des entailles aux dimensions de grottes
le jour de mon corps est trop immense
Par mes lambeaux de foi
déchirés au stade du paraître
mille bouches produiront
le sifflement apaisé de mes erreurs

Survivre à moi-même
éblouissant comme une maquette
de tueries intimes et miniatures
Philippe-Jonathan-COTE

Livre papier broché :
Acheter chez Amazon.fr (livre) -5% + port gratuit.
 Vente aux professionnels diffusion Le chasseur abstrait.

 

 

Parutions du mois de janvier:

 

Né à Pavillons sous Bois (Seine-saint-Denis), Pascal Leray développe un « programme » poétique autour d’un mot, le signifiant « série ». Au sérialisme de Darmstadt, il tente de répondre par des « structures sérielles dérivées » et par une « histoire sérielle du signifiant série ».

Tant que l’oeuvre de Pascal Leray demeurait inédite à cause d’un monde éditorial voué au commerce et à ses usages, on ne pouvait guère en mesurer l’ampleur qu’en se rendant sur l’Internet pour explorer les "forums" où cet excellent écrivain allait jusqu’à manger de l’homme. Puis il se mit à développer dans la RAL,M une activité créatrice originale et d’une exceptionnelle maîtrise. Depuis peu, Le chasseur abstrait a entrepris de publier ces livres tous hors du commun et surtout capables d’explorer le langage sous toutes ses formes : roman, poésie, théâtre, musique, chant, peinture, critique, etc. Un pareil effort sur le Monde est autre chose qu’une simple palette. C’est une oeuvre. Et comme cet homme sait jouer de son visage et de son rire, ces textes proposent une sérieuse physionomie de la littérature avec des échappées d’un humour parfaitement ravigotant.

 

PASCAL LERAY

 

Extrait

Le sens des réalités est un bien précieux qu’il faut savoir garder en toute occasion. Je connais des gens de di ?érents milieux qui l’ont perdu récemment. Et pas des gens fragiles ! Des gens respectables, en pleine possession de leurs moyens. Sans doute ces gens pensaient-ils exercer un contrôle infaillible sur chaque parcelle de leurs esprits. Ce temps est fini – pour eux en tout cas. Ils ne savent plus même l’heure qu’il est, le temps qu’il fait : l’esprit constamment orageux, la pensée ne fait que bégayer. Ils ne parviennent plus à articuler les termes d’une réalité constante, persistante, durable et cohérente, leur rêve d’autrefois. Parfois, je me dis que tout pourrait peut-être s’arranger avec le temps mais l’exode de la raison se poursuit. La perte de la raison est un voyage qui se prolonge indéfiniment et qui amène sa clientèle abusée en divers points qui se ressemblent tous sans se rejoindre de façon convenable. Personne ne les rejoindra, ce qui me rend triste.

oOo

Extrait

L’interrogatoire est minutieux, méticuleux. Il draine une énergie invraisemblable. À des moments, le meurtrier ne s’entend plus répon-dre. Il prononce des mots réflexes aux questions des policiers qui ne comprennent pas grand-chose à ses réponses. Il ne sait pas combien de jours il a déjà passé dans cet hôtel mais, dit-il, il y a eu « plusieurs nuits par jour » et il essaie peut-être d’expliquer ces nuits multiples à son auditoire mais les deux hommes de loi ne comprennent rien à rien et agitent les bras régulièrement, quand ils entendent des paroles aber-rantes et suspectes. Le meurtrier s’égare dans le détail des nuits liquides, sinon des pluies de nuit, de ces autres qu’on dit pulvérines, qui peuvent causer des asphyxies momentanées et des décharges d’hallucinations, sans même parler des nuits acides, corrosives pour la peau. « Est-ce là la raison de cette altération constante mais irrégulière de votre visage ? »

oOo

Extrait

C’est dans des pyramides urbaines et dans des cinémas an-tiques qu’on a éprouvé les premiers syndromes de mort. Je hurlais au-dehors de toute lumière à cette heure et j’avais presque perdu le sens des réalités. Je me disais : « Dévaste, dévaste – et tout ira mieux ». Le huitième cercle de l’enfer m’ouvrait les bras. […] Ce n’était que le prélude à d’autres catastrophes : j’avais un cou curieux qui me rendait furieux et fou, j’étais partagé entre le cholère et la colère, je devais encore prendre un train pour Iglotoir ! Train qui est devenu mon o ?ertoire. J’entrais dans le treizième hiver du tableau qui m’avait frappé, bouleversé, Avec l’arc noir. Ses images n’en finissaient pas de muter, esquissaient des bestiaires et des pastorales obscènes. Un calibrage complet de ma machine mentale me semblait nécessaire. Je prenais des notes mais elles n’avanceraient en rien. Un carnet aphasique, au final, résulterait de ces essais institués à la lumière de l’abat-jour. Une tonne de nuit s’est abattue sur moi.

 

Chronique de Charles Hectorne

Page Pascal Leray

Et téléchargez gratuitement UNE SÉRIOGRAPHIE.

 

Comme les kangourous, mère possède une poche. Tu y logerais
le bocal à poissons et donnerais un coup de pied pour la crever.
L’eau sortirait avec le sang.
Elle te serre sur son ventre, le petit ange te voit.
Tu sais que l’ange a vu.

À cause du soleil, on a tiré les volets. Sur la table, une poule rôtie.
Couronne de riz. Tu vois les deux places vides.
Grand-mère t’apporte une boîte de cubes. Un garçon en habit
bleu joue au cerceau. De l’autre côté, une fille en robe rouge
saute à la corde. Et les arbres ont la même couleur.
Le vin a une couleur sombre. Tu en remplis ton verre.

Pâle lumière, parle une voix. On cherche à te vendre.
La terre imite une toupie. Au fond d’un puits, tu tombes.

 

MARIE SAGAIE-DOUVE
À distance.

Extrait

Espace de Marie Sagaie-Douve

 

une autre nuit
 
étendu maladroitement sur mon lit
en lisant à haute voix Bukowski Adonis ou Khayyam
de ma fenêtre la poussière tisseuse assidue habillait( les feuilles blanches éparpillées les mots mornes
les émotions fiévreuses devant l’effigie décadente du cimetière
les boîtes de bière qui servent
j’imagine encore le cœur innocent
de cendrier pour les moribonds
les cigarettes fumées seulement à moitié
qui brûlent encore pendantes aux lèvres des pendus
sous le regard attendri des araignées)
de poésie
étendu sur mon lit le tumulte des idées noires
qui chaque soir
avec une tendresse piégée
me tient malicieusement en vie
narguant le dédain des femmes
en lançant à leurs cœurs des mots de feu
 
à ma façon j’aime secrètement à la folie

et je déteste verbalement toujours à ma façon
solitaire
lire à haute voix Bukowski Darwish ou Khayyam

 

SAID ESSANI - NOUVEAUTÉ
Les émotions impures.

Extrait

 

À paraître en février:

 

Chant de la lime sur les barreaux
Poésie - Tristan LEROUX

PVP : 16,00 Euros
96 pages - 150X210
Lire un extrait

« Pourquoi des vers ? » Pourquoi des mots. Affutés comme des armes, précis comme des engrenages, surprenants comme des révélations. Parce que, inexplicablement, l’homme est le roi de son destin, de ses hantises et même de ses fugitifs bonheurs, pourvu que les mots en les transfigurant les rendent supportables, en les faisant passer vers cet autre mode de sentir et de plonger dans l’être que, faute de mieux, l’on nomme poésie. Ce que disait Edmond Rostand à propos du soleil, on peut le dire à propos de la poésie, « sans qui les choses ne seraient que ce qu’elles sont ». Les mots, ces fleurs de l’esprit, peuvent pousser même de la boue du quotidien et en faire une musique. Et parce que, en nos temps d’incertitude, la rigueur est plus que jamais l’étincelle qui peut faire jaillir de l’indicible l’illumination poétique, certains ressentent le besoin des contraintes de forme qui obligent à plonger toujours plus profond dans le sens. Tel ce naufragé qui lime, qui rime son évasion, qui « passe en passager, comme la brise sur les blés », à travers le monde ambigu et son destin d’homme, semant ses mots comme des fleurs, pour faire de ses souvenirs et de ses instants de grâce ou d’horreur ces moments purs où s’arrête le temps, le temps d’un poème et de son intemporelle irradiation à travers les racines de l’être. Comme le dit de lui Laurent Terzieff, « chaque poème est un vertige maîtrisé par le pouvoir des mots. Monsieur Leroux est un vrai poète à la recherche de quelque chose d’innomé, de quelque chose d’incommunicable, mais que l’on arrive à communiquer quelques fois par le filtre de la poésie, et qui n’est pas réductible à la rationalité. » Entrons dans ce « pays d’oubli » où le mot dévoile et délivre.
Pascale Bourgain - Professeur à l École des Chartes - Spécialiste en poésie médiévale
Tristan-LEROUX

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Mardi soir.

Seule. Encore un soir dans une chambre d’hôtel à penser à toi. Toi qui m’a accompagné toute la journée alors que notre guide nous faisait visiter la ville pour les repérages de demain. Toi que j’imaginais me sourire au détour d’une rue. Toi que je reconnaissais parfois dans la foule. Je suis si heureuse de faire ce reportage, d’incruster sur pellicule ces traces de toi que je suis seule à deviner. Toi que je voudrais encore sentir blotti contre moi. Abandonné, tout à moi. Ce soir, c’est moi qui me sens abandonnée, seule, désespérément seule. Avec cette absence au creux de mon ventre qui me poignarde et m’empêche de trouver le repos. Je ne peux pas dormir. Je vais prendre un cachet. Ou plutôt deux car un seul ne me fait plus d’effet. Je vais fermer les yeux et penser à nous. Si fort que tu vas me rejoindre, t’étendre à mes côtés, rapprocher tes lèvres de mon oreille, tendrement de ton index dégager les cheveux qui la couvrent et me murmurer nos moments heureux.

DIDIER DAGUE
Rêves de femmes

Extrait

 

Il y a aussi, dans le quartier de Lecoutrac où se trouve l’épicerie, deux mamies qui y habitent. Ce sont réellement des personnages. A tel point que je leur ai dit : " Vous mériteriez d’avoir chacune votre statue. " Elles m’ont répondu, malicieuses : " Oui, pour servir d’exemple aux générations futures ! "

J’ai tout de suite pensé à une statue dans le style de celle d’Asnières. Tu te rappelles ? Tu tenais absolument à ce qu’on allât vois là-bas une pièce de théâtre ; c’était une création à partir des lettres de Tchékov (et tu as bien eu raison d’insister pour qu’on la vît, j’en garde un très bon souvenir). En sortant de la salle on avait vu une sculpture étonnante, très juste dans ce qu’elle voulait représenter. Il s’agissait de de-Gaulle et de Malraux ; ce dernier expliquant quelque chose au Général. Malgré nous, on avait tendu l’oreille pour essayer de comprendre… La statue des mamies serait dans ce réalisme-là. Il faudrait l’ériger à côté du magasin, après la petite rue qui descend, en face du cinéma. C’est là qu’il y a le "Café Central" dont je t’ai déjà parlé (M. Houmidoubar). Il y a une terrasse très étalée, et très fréquentée aux beaux jours. Nos mamies y sont constamment dès que le soleil paraît. Elles n’y vont pas pour boire, non, plûtot pour discuter, mater, faire les commères : parler d’untel en bien (ce qui est rare), le plus souvent dire du mal de l’autre, pester contre la jeunesse, dénigrer la modernité, mépriser tout ce qui bouge trop vite, trop fort, trop haut, et trop souvent. L’une de ces mamies est surnommée Mamie-Néné. Rien à voir avec des lolos en bonne et due forme : c’est un raccourci familer de son nom de famille. Bref, c’est elle que je préfère. Elle est assez marrante. Elle se promène toujours avec ses chiens. Deux petits chiens. Caniches or something like that. Ils font pour ainsi dire partie du personnage. C’est une extention de personnalité. Les enfants jouent avec. Parfois ils grognent, mais ils ne sont pas méchants. C’est juste pour s’amuser à faire peur. Alors Mamie-Néné les rabroue en gascon : " N’es pas braï, milo dious ! Qué soun pecs aquelos cans, ou qué ? "

 

ABEL BOURGUET
Rien du tout gascon

Extrait
 

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abstrait

Voir aussi Publier sur le site RAL,M

Que publions-nous ? Des livres traditionnels « en papier » destinés à la librairie et, pour les auteurs qui le souhaitent, leurs versions numériques au format Kindle d’Amazon.

Qui publions-nous ? Des écrivains, pourvu que, dans le « créneau » où ils ont choisi de s’exprimer, ils excellent : de la chanson à la poésie la plus difficile d’accès, du roman traditionnel aux compositions complexes de la modernité, de la réflexion pragmatique aux pensées les plus aventureuses - nous n’avons de limites que le talent et l’honnêteté intellectuelle.

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2º) Le manuscrit doit être joint à votre email au format Word ou équivalent. Si vous préférez l’envoi postal : 12 rue du docteur Jean Sérié 09270 Mazères.
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CESSION - La cession qui engage tant l’auteur que ses ayants droit est consentie pour la durée de la propriété littéraire d’après les lois françaises et étrangères et les conventions internationales, actuelles et futures. Cette autorisation prendra effet dans tous les pays du monde. 

DROITS - Pour prix de l’autorisation de publier l’ouvrage dans l’édition courante décrite ci-dessus, l’éditeur versera à l’auteur un droit correspondant à  ... % du prix de vente public hors taxe.

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CESSION - Elle est limitée à un an ou deux maximum.

ACHAT D’EXEMPLAIRES PAR L’AUTEUR - L’auteur s’engage à acheter un certain nombre d’exemplaires de son livre.

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Inutile donc de nous proposer un manuscrit en espérant décrocher un Contrat A si vous n’êtes pas un auteur confirmé ou si vous ne participez pas à nos ESPACES D’AUTEUR.

3º) La plupart des manuscrits que nous recevons sont médiocres et ne méritent évidemment pas d’être publiés chez un éditeur. Nous vous adressons alors une lettre de refus type, car nous n’avons pas le temps d’entrer dans des détails que vous pourrez mieux régler chez un prestaire tels que Publibook, Manuscrit.com, L’Harmattan, Lulu.com, etc., chez qui vous pourrez librement pratiquer l’autoédition (vous serez alors à la fois auteur et éditeur).

Pour plus d’informations, écrire  :

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Proposez vos textes, oeuvres plastiques et sonores à la rédaction.
La RAL,M commença le 1er avril 2004 par être une simple revue en ligne chargée, comme mille autres, de publier les refusés. Chemin faisant, elle est devenue le Portail du Chasseur abstrait. Entre temps, cette maison d'édition s'est donné pour tâche de diffuser les auteurs qui le souhaitent.

On a vite distingué ceux qui déclarent tenter l'aventure totale - publier une oeuvre - et ceux qui ne souhaitent pas aller plus loin qu'une publication ponctuelle. Les premiers, nous avons mis à leur disposition un outil complet : publication des livres "en papier"; collaboration active au site (articles, espaces d'auteurs, numéros spéciaux, blogs personnels). Aux seconds, nous leur avons demandé d'acheter quelques livres pour pallier le manque d'engagement et de participer presque librement au Portail du Chasseur abstrait.

Autrement dit, deux types de contrats: l'auteur cède ses droits et s'engage moralement à publier une oeuvre complète - rien ne lui est demandé, sauf de participer le plus activement possible au Portail;

l'auteur ne cède ses droits que pour un an et il s'engage à acheter quelques exemplaires de son livre, ce qui ne le prive en aucune manière des outils mis à sa disposition par le Portail.
Voilà comment nous travaillons. On ne peut pas être plus clair. Et avec beaucoup de travail, on sera de plus en plus efficace.

Voir [Manuscrits] pour de plus amples explications.
Voir l'[accueil] pour accéder aux numéros spéciaux. Il s'agit de numéros dont le sommaire évolue en fonction des ajouts et des changements qui l'affectent. Ainsi, le numéro spécial consacré à un auteur ou à un ouvrage est le meilleur moyen d'accéder au travail de cet auteur ou à l'évolution d'un ouvrage.

En plus de la possibilité de mettre en ligne des textes dans le site (Textes & Prétextes) et de celle de publier des livres dans les collections du Chasseur abstrait, l'auteur dispose de trois outils: - les [espaces d'auteur] - où il organise un sujet et s'exprime en toute liberté de forme, de fond et de composition;

- les [numéros spéciaux] - qui permettent au lecteur d'appréhender le travail de l'auteur dans sa totalité, y compris ses publications;

- les [sites officiels] - blog ou site plus complexe - où l'auteur présente ou fait présenter son oeuvre.
Publier chez Le chasseur abstrait, c'est disposer d'outils de communication et de publication sérieux, sans compter les salons auxquels nous participons, notamment le Salon du livre de Paris grâce à la bienveillance du Centre Régional des Lettres de Midi-Pyrénées.
Quelles nouveautés Nouveautés ce mois-ci ?

— Gor Ur ! C'est parti pour un Tome III ?
— Il faut bien !
— On saura qui est Gor Ur ?
— C'est personne !
— Et si c'était quelqu'un ?
— J's'rais l'dernier à en être informé !

 

 

Gor Ur - Le voyage en France

1. TÉLÉVISION

La descente aux enfers

Le troisième tome de Gor Ur enfin en ligne ! En voici le premier épisode.

Gor Ur - TÉLÉVISION - La descente aux enfers

 

Les deux premiers tomes sont lisibles ici :

Lecture en ligne : http://ral-m.com/television

 

 


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On peut lire tout ça gratuitement si on veut:

Site personnel de Patrick Cintas
bientôt rénové...
Il faut... parce que ça travaille... là!

Site de Gor ur lui-même, pas avare...
généreux même...
pénard.

 

 

 

 

Valérie Constantin, Marta Cywinska, Andy Vérol, Nacer Khelouz, Pascal Leray, Paul de Maricourt, Serge Meitinger, Marie Sagaie-Douve, Patrick Cintas, Benoît Pivert, Oscar Portela, Robert Vitton.

Ces auteurs ont bien voulu animer des espaces plus proches de leurs préoccupations que le sommaire de la RAL,M toujours un peu généraliste. Ces espaces constituent du même coup le coeur de la revue et leurs projets respectifs nous rapprochent nettement d’une revue qui serait pleinement assumée.

Voir [Espaces d'auteurs]

 

Nouveautés

 

 

 

 

 

Baisse tendancielle
Serge Meitinger

Les jeunes blancs-becs, que nous étions juste après 1968, en hypokhâgne et en khâgne dites Classes Préparatoires aux Grandes Ecoles (avec toutes les majuscules qu’il sied !), ne se lassaient jamais d’un jeu de mots un peu lourd, mais qui flattait en eux des désirs incertains, sur la fameuse « baisse tendancielle du taux de profit » qui, selon Marx, déterminerait le destin implosif (ou explosif) du capitalisme[1]. Nous répétions avec une délectation qui aurait pourtant dû, déjà, être consciente de sa potentielle morosité, la formule : « la baisse tendancielle du taux de jouissance ». Était-ce que notre désir, que nos désirs se sentaient déjà atteints dans ce qu’ils auraient dû manifester de jeune vigueur ? De fait, pour la plupart d’entre nous, ils étaient encore empêtrés voire entravés et avaient à assumer leur libre expression et à éprouver leur mise à l’œuvre dans des relations sexuelles et affectives réelles.

Récemment, cette formule m’est revenue et elle m’a servi à nommer, à part moi, la baisse sensible du désir comme du plaisir dans ma vie de jeune vieillard (cinquante-neuvième année). Il est vrai que je me sens de moins en moins capable de ressentir pleinement, que la jouissance que je me promets de ceci ou de cela s’avère presque toujours émoussée, assourdie ou carrément épointée, que je commence à connaître l’ennui. Je n’en fais toutefois pas un drame personnel et apprends à vivre en observateur et en analyste, jouissant désormais beaucoup plus dans et par la dimension méta (que j’espère mieux définir un jour) que sur le vif. Je comprends en même temps que, comme l’ont évoqué Montaigne et bien d’autres, la prétendue sagesse des gens d’âge est plus liée à un refroidissement des sens qu’à un surcroît raisonné de tempérance. Donc j’attribuais cet infléchissement à l’action du vieillissement sur mon corps et sur mon esprit déjà ralentis, surtout parce que je les sens beaucoup plus fatigables qu’auparavant et plus souvent fatigués. Mais la lecture de Bernard Stiegler, dont j’ai découvert, il y a peu, la pensée, me fait brusquement prendre conscience que cette tendance que notre jeune esprit khâgneux avait d’avance ramassée en une boutade qui se voulait seulement plaisante, était devenue le phénomène central et le désastreux moteur (fonctionnant à l’envers !) de notre civilisation même. Cette impression, échappant à l’arbitraire du trait d’esprit et se faisant trait vécu, et sans cesse revécu, ne serait donc pas seulement le fruit de l’usure du corps et des sens, mais un effet psycho-socio-culturel de l’usure du monde comme, de nos jours, il va.


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Ananda Devi : Indian tango, Paris, Gallimard, 2007 (repris en collection Folio en 2009), 200 p.

 

L´action de l´homme, toute une génuflexion
devant les lieux de l´animalité
sombres, simples et si compliqués,
inhaler leurs odeurs : culte plein de sincérité ;
Et les bassins étaient larges
le dos solide, gorge et cuisses puissantes… 
Joachim Sartorius - Des ombres sous les vagues

Un geste – d’adoration, de dévotion – scande ce livre dont il est à la fois le rythme et le symbole. Ce geste c’est l’agenouillement d’une femme devant une autre femme, c’est une génuflexion. Pour porter, par-delà le « raz de marée de soie effondrée » (p. 9), par-delà le sari enfin déroulé, une bouche à un sexe où elle va s’abreuver comme à la fontaine de Nature. Simple et compliqué à la fois, c’est du sacré en acte et ce roman n’est vraiment, semble-t-il, malgré quelques-unes de ses apparences et formulations-choc, ni un roman « lesbien » ni un roman « réaliste » non plus qu’une véritable autobiographie de l’auteur qui pourtant s’y compromet tout à fait crûment en se mettant nominalement en scène.

Il s’agirait plutôt d’une auto-fiction. L’action se situe en avril-mai 2004 à Delhi et s’accomplit sous le signe d’une intrusion étrangère, de l’intrusion d’une étrangère. C’est le moment de la campagne électorale qui aboutira peut-être à l’intronisation comme Premier ministre de Sonia Gandhi, la femme de Rajiv assassiné, l’Italienne, l’étrangère, celle dont les traditionalistes ne veulent rien savoir ; c’est le temps du séjour en cette ville de la narratrice, écrivaine d’origine indo-mauricienne bien que venue de l’Europe développée et douillette, qui a brusquement renié toute son œuvre antérieure et tenté d’en détruire les traces dans une déchetterie proche de Genève puis préféré la fuite au suicide. Les références allusives, faites à cette œuvre, permettent de reconnaître plusieurs des ouvrages antérieurs d’Ananda Devi et la fuite liée à sa crise intérieure l’a conduite vers l’Inde, le pays mythique et réel de ses origines. Dans ce monde où, malgré son allure et sa couleur, elle demeure une étrangère, elle se prend d’un intérêt passionné pour une femme indienne de la classe moyenne et de son âge, la cinquantaine, qu’elle rencontre devant la vitrine d’un magasin de musique où trône un sitar magnifique vers lequel convergent leurs regards autant que leur désir. L’étrangère se fait fort de révéler à celle que, faute de connaître son vrai nom, elle dénomme Bimala (qui est celui d’un personnage du film La Maison et le monde de Satyagit Ray), la puissance de jouissance et d’expansion enclose en son corps et qui reste, malgré le mariage et la maternité, encore inconnue d’elle. La musique, celle du sitar convoité qui assure leur mise en contact, celle du tango argentin traversant et renversant les rythmes indiens pour délivrer la fougue transgressive du corps désirant, fait partie intégrante de la révélation.


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Une soutane dans les salons
L’abbé Mugnier et son Journal (1879-1939)
Benoît Pivert

Si la curiosité est un vilain défaut, il faut bien admettre que la prose offerte par l’abbé Mugnier dans son journal[1] flatte ce qu’il y a de plus vil dans la nature humaine, à savoir le goût des ragots qui lui-même dissimule d’autres penchants tout aussi inavouables tels que la jalousie ou l’envie. Comme le lecteur des feuilles à scandale, ne se surprend-on pas, au fond, à attendre de celui que l’on surnomma le « confesseur des duchesses » quelque épicé secret d’alcôve ou la énième confirmation que l’argent ne fait pas le bonheur ? Il faut dire que l’abbé Mugnier s’entend à captiver le lecteur. Lorsqu’il vous apprend que Théophile Gautier terminait certaines épîtres à ses amis par la formule « Je te baise le cul avec componction », que Maupassant s’était vanté devant Huysmans de pouvoir épuiser une femme sous lui à force d’assauts et s’était exécuté sous l’œil goguenard de Flaubert, l’envie vous prend d’en savoir plus, pour peu que vous ayez un tant soit peu l’âme cancanière. L’indiscrétion a toujours un goût de revenez-y.

L’intérêt du Journal de l’abbé Mugnier serait toutefois un peu mince s’il ne s’agissait là que de simples miscellanées de ragots glanés dans les salons mais le Mercure de France n’a, par chance, retenu que les pages présentant quelque intérêt pour la postérité ou permettant de comprendre les ressorts de la psychologie de l’auteur. On y découvre tout d’abord un abbé qui retient l’attention par un mélange détonant de snobisme et d’ouverture d’esprit. Nous pouvons dire sans déflorer notre sujet que l’abbé redore le blason de l’Eglise catholique durant l’affaire Dreyfus et la Grande guerre. Au-delà de sa personne, son journal permet, à travers une vie mondaine à donner le vertige conjointe à une exceptionnelle longévité, de suivre la vie de la République des lettres sur six décennies.

On fut parfois féroce à l’endroit de l’abbé. Bloy pour qui Mugnier incarnait l’abomination d’un clergé salonnard l’exécuta à sa manière. Il le décrivit comme un vieux renard qui « retrousserait sa soutane pour entrer dans l’étable de Bethléem »[2], autrement dit un rusé qui aurait voulu être aux premières loges sans éclabousser son habit dans la fange de l’étable. L’image n’est pas fausse mais elle est réductrice comme nous nous proposons de le démontrer maintenant.

A dire vrai, rien ne prédisposait socialement l’abbé à devenir un jour le confesseur des duchesses. Arthur Mugnier voit le jour en 1853 à Lubersac dans le Limousin où son père est chargé des travaux de restauration du château. A la mort de son père, la mère emmène avec elle l’enfant à Paris. Cette Lorraine fervente laisse entrevoir plus tard à l’adolescent les avantages de l’état ecclésiastique qui, hormis la quiétude qui l’accompagne, permet au simple mortel de s’attacher les confidences et l’amitié des âmes bien nées. Arthur est un enfant docile et rêveur qui n’oppose pas de résistance aux ambitions que sa mère nourrit pour lui d’autant que sa foi est sincère et confine au scrupule. Recommandé par le marquis de Lubersac, Arthur fait son entrée au séminaire de Nogent-le-Rotrou auquel succèdera le séminaire de Saint-Sulpice. Après son ordination par Monseigneur Guibert, Arthur Mugnier enseigne d’abord au Petit-Séminaire de Notre-Dame-des-Champs où il s’ennuie, lassé de « s’abêtir dans l’enseignement monotone des mêmes règles de grammaire »[3]. C’est là qu’il commence à tenir son journal qui deviendra son confident pendant soixante ans, jusqu’à ce que des problèmes de vue obligent l’abbé à poser la plume en 1939. Pendant toutes ces décennies, le journal va être le témoin de son ascension sociale, de ses revers aussi parfois. En 1879, Arthur Mugnier quitte le Petit-Séminaire pour être nommé vicaire à Saint-Nicolas des Champs, à deux pas des Halles, en plein négoce. En 1888, il devient vicaire de Saint-Thomas. De 1893 à 1896, il officie comme second vicaire à Notre-Dame des Champs. En 1896, l’abbé est nommé vicaire à Sainte-Clotilde qu’il compare à une catacombe. En 1910, l’archevêque de Paris le nomme aumônier auprès des religieuses de Saint-Joseph-de-Cluny. Il finira Chanoine honoraire de Paris à partir de 1924 avant de mourir en 1944, âgé de quatre-vingt-onze ans.


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Nous recevons beaucoup de textes à publier, de livres à chroniquer, de manuscrits à insérer dans nos collections, sans compter la masse incroyable des Communiqués de Presse.

Et pourtant, il faut tout publier, tout ce qui vaut la peine de l'être - il faut parler des livres de nos confrères et des auteurs autoédités, il faut faire circuler les informations. Sans ce travail de fourmis, ce site n'aurait plus de raison d'être.

Nous allons donc nous organiser. Et si vous souhaitez nous aider à gagner du temps, tachez de nous remettre, toujours par email et en pièce jointe:

-- vos textes au format .doc (word) ou rtf.

-- vos images au format jpg (500 pixels minimum).

-- votre musique ou autre son au format mp3 (128 kb minimum).

Évitez les textes inclus dans le corps du email. N'envoyez pas de manuscrit par la poste. Regroupez vos textes au lieu d'en distiller les envois.

T & P Nº 58.

la version "papier" du sommaire.

Format 20x25 cm - 154 pages.
avec 16 illustrations couleur pleine page de Ghislaine Valadou
présentées par Gilbert Bourson.

Dos carré collé.

avec
Josaphat-Robert Large - Cecilia Ambu - Benoît Pivert - Bernard Deglet - Gilbert Bourson - Carmén Váscones - Cécile Commergnat - Christiane Prioult - Daniel de Culla - Daniel Villermet - Paul Aimé Ekoumbamaka - Elkotfi Abd Elkabir - Éric Bertomeu - Fednel Alexandre - Fernando Ruiz Granados - Jean-Paul Gavard-Perret - Jean-Michel Guyot - Françoise Huppertz - Jalel El Gharbi - Jean-Michel Bollinger - Kacem Loubay - Saint-John Kauss - Liliana Celiz - Parviz Abolgassemi - El Hadji Malick Ndiaye - Serge Meitinger - Victor Montoya - Pablo Poblète - Patricia Scholtes - Rolande Scharf - Stéphane Prat - Thomas Vinau - Ulises Varsovia - Patrick Cintas - Francisco Azuela - Ghislaine Valadou.

Prix : 15 euros.
Port inclus en France métropolitaine.
Ailleurs, nous consulter.
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Le chasseur abstrait
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Et il en sera ainsi chaque trimestre (janvier, avril, juillet, octobre)

Proposez vos textes avant la fin du mois précédent.

Les textes et images publiés dans T&P pourront être mis en ligne à la demande de l’auteur (bon pour Google, par exemple).
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Un magazine de réflexion et de communication.

Une revue de réflexion et de création.

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En plus des collections du Chasseur abstrait, du papier ! du papier !
Suivez l'actualité de ces 3 revues et participez.

Pour les revues éditées par Le chasseur abstrait, consultez le catalogue et la rubrique consacrée aux revues (chroniques, projets, etc.)

*RAL,Mag nº 4 à paraître en février*
avec, entre autres merveilles,
la version sonore des Noces d’Hérodiade de Gilbert Bourson.
Un extrait de la conduite a été publié dans le RAL,Mag 2-3
La version complète sera présentée au Salon du livre de Paris
dans notre collection NOIR.
Extraits aussi des livres d’artiste
de Pascal Leray, Valérie Constantin et Patrick Cintas.

125 pages couleur + DVD.

 

Abonnement (mai, novembre [nº double], février) : 60 euros.
Le numéro : 15 euros (mai et février) - 30 euros (novembre).
Port inclus en France métropolitaine.
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Nº 1 - texte intégral.
Sommaire nº 2-3

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Pour la musique et autres enregistrements, un CD ou un DVD pourra être joint à la revue.
Notez que le nº 4 de février 2010 sera en grande partie consacré à la musique, à la vidéo et à la lecture.

 

T & P Nº 58.

la version "papier" du sommaire.

Format 20x25 cm - 154 pages.
avec 16 illustrations couleur pleine page de Ghislaine Valadou
présentées par Gilbert Bourson.

Dos carré collé.

avec
Josaphat-Robert Large - Cecilia Ambu - Benoît Pivert - Bernard Deglet - Gilbert Bourson - Carmén Váscones - Cécile Commergnat - Christiane Prioult - Daniel de Culla - Daniel Villermet - Paul Aimé Ekoumbamaka - Elkotfi Abd Elkabir - Éric Bertomeu - Fednel Alexandre - Fernando Ruiz Granados - Jean-Paul Gavard-Perret - Jean-Michel Guyot - Françoise Huppertz - Jalel El Gharbi - Jean-Michel Bollinger - Kacem Loubay - Saint-John Kauss - Liliana Celiz - Parviz Abolgassemi - El Hadji Malick Ndiaye - Serge Meitinger - Victor Montoya - Pablo Poblète - Patricia Scholtes - Rolande Scharf - Stéphane Prat - Thomas Vinau - Ulises Varsovia - Patrick Cintas - Francisco Azuela - Ghislaine Valadou.

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Valérie Constantin & Patrick Cintas ont été rejoints il y a peu par Pascal Leray qui entretient un blog richissime que nous vous proposons de découvrir. Vous pouvez y participer librement.

À noter que les auteurs publiés par Le chasseur abstrait peuvent disposer de notre hébergement pour installer leurs sites officiels s'ils le désirent.
Galerie de Valérie Constantin
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Dans tous ces livres, la caractéristique commune est le rejet de l´illustration, au sens traditionnel du mot, c´est à dire une illustration servile et littérale, qui a pour fonction principale celle d´adapter l´écrit au lecteur.

Ici, l´illustration est parallèle au texte. Le texte et l´image vont de pair. Ils sont associés de telle manière que l´on ne lit pas l´un sans regarder l´autre. C´est leur globalité qui s´offre au regard du lecteur.

C´est ce que je cherche quand je mets en image un écrit.

Lorsque une lecture m´émeut, me bouleverse, m´ensorcèle, j´ai besoin de la traduire, de l´écrire avec les mots qui sont les miens : la ligne, le point, la couleur.

Cette rencontre avec un autre artiste va générer toute une angoisse liée à la création même : les tâtonnements, les inquiétudes, les détours, les directions, les découvertes. Jusqu´à trouver les matières, les rythmes, les couleurs, la composition. Jusqu´au moment où ça y est, c´est ça... où l´objet-texte est devenu l´objet-œuvre... où l´image dit ce que le texte suggère... où l´osmose est créée... où le texte illustré peut être proposé à l´écrivain, au poète. Alors une autre histoire commence...

Ce que je recherche dans ma démarche de peintre illustrant (au bon sens du terme), c´est que mes images rendent l´œuvre nécessaire.

Valérie CONSTANTIN

 

Blog de Pascal Leray
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La princesse néantiste me fait de grands signes, m'invitant à l'écouter. Je me prends avec elle à imaginer une femme (elle lui ressemble assez, d'ailleurs) qui se tord de douleur sur un banc, à un rond-point, le journal de la veille sur les genoux. « Comment se peut-il qu'une fraction de l'univers, si infime soit-elle, puisse rester dans l'ignorance de telle autre, pour éloignées qu'elles paraissent ? » Car l'univers est un, un comme la vérité est une, n'est-ce pas ? La princesse rit de sa voisine, qu'elle appelle Aine, je crois. Or, le journal relate ce jour-là un fait dont elle a été le témoin quelques jours auparavant. Un accident dont il lui était assez pénible de se souvenir. Mais la réalité de l'article et celle de la photographie ne correspondent en rien à ce qu'elle a vu elle-même. Le jour et l'heure ne sont pas les mêmes, d'autres détails divergent. « L'accident relaté dans le journal ne doit pas être le même que celui dont j'ai été le témoin », se dit-elle. La princesse nous mime majestueusement les attitudes embarrassées de sa voisine, nous nous tordons de rire ! Mais l'accident relaté dans le journal ne peut pas être un autre que celui auquel elle a assisté. Alors, elle lit l'article en boucle, tout en cherchant à se rappeler ce qu'elle a vu. Chaque détail qui lui revient en mémoire, elle le soumet à une critique rigoureuse, puis cherche de cet élément une trace dans l'article pour comparer les deux versions.

Extrait de L'accident récursif L'oeuvre de Pascal Leray a fait l'objet d'un "numéro spécial". On y trouvera sa participation évolutive à la RAL,M et le catalogue de ses oeuvres publiées par Le chasseur abstrait :

 

Blog de Patrick Cintas
! Auteur du Chasseur abstrait !
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L'idée d'enfermer le monde dans un bocal pour que les autres puissent le contempler à travers les imperfections de transparences héritées de choses aussi bornées que la langue, la littérature, est sans doute la première qui vient à l'esprit quand le moment est si mal choisi d'annoncer qu'on a décidé de devenir écrivain. Annonce faite à soi-même d'abord, rarement avec autant de sincérité auprès des autres, leur farouche opposition est un avertissement. L'effort d'abstraction venait de cette lutte où l'allégorie servait de prétexte à l'analyse qui détectait en vous une ironie prometteuse de conflits sinon insurmontables du moins destructeurs et par conséquent mesurables. Que de temps passé encore à appliquer des lois apodictiques aux gouttes de sang versées dans ces inutiles mais inévitables conversations de tous les jours! Le prix fut exposé sur la porte de votre chambre. Vous n'entriez plus dans les lieux de votre chance sans calculer la croissance phénoménale de cette nouvelle existence. Il s'agissait bien de raconter une histoire qui ne fût pas seulement la vôtre.

Le Portail du Chasseur abstrait héberge d'autres sites d'intérêt : Galerie Artistasalfaix - galerie d'art actuellement indisponible pour cause de maintenance.

Bortek - site de théâtre en attente de propositions sérieuses.

Dictionnaire philosophique de Voltaire - un des grands succès de notre site (plus de 3000 téléchargements quotidien) - On peut lire cet énorme ouvrage en ligne et télécharger l'oeuvre intégrale au format PDF.

Sur Blogg.org - un blog de nouvelles pour diffuser aussi sur d'autres canaux moins spécialisés.
Voir le [Accueil].
Nous vous invitons à découvrir ce mois-ci le Dictionnaire philosophique de Voltaire (lecture en ligne et téléchargement gratuits).
Dictionnaire philosophique
de Voltaire
Le philosophe n'est point enthousiaste, et il ne s'érige point en prophète, il ne se dit point inspiré des dieux; ainsi je ne mettrai au rang des philosophes, ni l'ancien Zoroastre, ni Hermès, ni l'ancien Orphée, ni aucun de ces législateurs dont se vantaient les nations de la Chaldée, de la Perse, de la Syrie, de l'Égypte et de la Grèce. Ceux qui se dirent enfants des dieux étaient les pères de l'imposture; et s'ils se servirent du mensonge pour enseigner des vérités, ils étaient indignes de les enseigner; ils n'étaient pas philosophes: ils étaient tout au plus de très prudents menteurs.[...]

Distinguons dans tout auteur l'homme et ses ouvrages. Racine écrit comme Virgile, mais il devient janséniste par faiblesse, et il meurt de chagrin par une faiblesse non moins grande, parce qu'un autre homme, en passant dans une galerie, ne l'a pas regardé: j'en suis fâché, mais le rôle de Phèdre n'en est pas moins admirable.[...]

Voir aussi Wikipedia

Services gratuits
Les outils de communication du Portail du Chasseur abstrait sont très utilisés en ce qui concerne: [S'inscrire à la newsletter] [Recommander le site] [Contact]. Voir le [menu en haut de page], dernière ligne. Ces outils sont en effet communs à tous les sites. On a l'habitude de s'en servir et on en mesure très bien l'utilité.

Une explication s'impose :
Communiqués de Presse [Communiqués de Presse]
Le CP, communiqués de Presse, est sans doute l'outil de communication le plus efficace et le moins onéreux. Ce qui explique sa très fréquente utilisation par tous ceux qui souhaitent communiquer des informations publicitaires ou autres.

Nous recevons nous-mêmes par email quelques dizaines de CP chaque jour - sans nous plaindre de cet assaut quotidien qui ne constitue en rien un abus à nos yeux. C'est bel et bien de la communication venant d'éditeurs et d'auteurs qui souhaitent à bon droit faire passer une information sur le média inconstestable qu'est notre Portail du Chasseur abstrait.

Hélas, nous ne pouvons assumer la tâche considérable qui consisterait à mettre en ligne, chaque jour, ces nombreux et utiles CP.

Nous mettons donc à la disposition de ceux qui souhaitent faire passer leur message un outil facile d'utilisation et efficace en toute liberté - à savoir notre système de "Publication libre"...

 

Le mois prochain
Nouveautés de la RAL,M
Pas un mois ne passe sans cette hyperactivité qui caractérise Le chasseur abstrait et ses amis auteurs et lecteurs. Des années qu'on s'échine et qu'on s'organise dans une joyeuse confusion...! Personne ne peut dire qu'on n'a pas fait du chemin...! C'est le genre de la maison...!

 

Nouvelle RAL,M

Chaque mois, une page éditoriale

Octobre 2010. La nouvelle RAL,M est née. Qu'est-ce qui a changé? Et bien le Chasseur abstrait a maintenant son propre site. Les catalogues et les nouvelles des auteurs publiés sont donc transférés dans ce nouveau site. La RAL,M revient a sa vocation première : la publication en ligne et les revues "papier". Et redevient entièrement le chantier littéraire et artistique dont les auteurs, quels qu'ils soient, ont besoin. Et c'est aussi l'endroit où Le chasseur abstrait rencontre ses futurs auteurs. Pour plus d'informations, consulter la nouvelle ligne éditoriale de la RAL,M :

Ligne éditoriale : 

 

2004/2017 Revue d'art et de littérature, musique

publiée par Le chasseur abstrait éditeur - 12, rue du docteur Sérié - 09270 Mazères - France

sarl unipersonnelle au capital de 2000 euros - 494926371 RCS FOIX

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