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Revue en ligne
dimanche 19 novembre 2017
Revue d'art et de littérature, musique
Directeur: Patrick CINTAS
Éditeur: Le chasseur abstrait


Statues de Georges Ayvayan dans la lumière. Site.
Ce mois-ci, mise en ligne

de vos oeuvres proposées à la rédaction.

 

Le Portail en 10 clics:
1. Éditorial.
2. News.
3. Chroniques.
4. L'éditeur: Le chasseur abstrait.
5. Le portail Internet: la RAL,M.
--------Ce mois-ci: Textes & prétextes.

6. Publication libre.
7. Les périodiques: RAL,Mag et Cahiers de la RAL,M.
8. Les outils de publication et de communication.
9. Salle de Presse.
10. Le mois prochain.

Publier

chez Le chasseur

abstrait

Voir aussi Publier sur le site RAL,M

Que publions-nous ? Des livres traditionnels « en papier » destinés à la librairie et, pour les auteurs qui le souhaitent, leurs versions numériques au format Kindle d’Amazon.

Qui publions-nous ? Des écrivains, pourvu que, dans le « créneau » où ils ont choisi de s’exprimer, ils excellent : de la chanson à la poésie la plus difficile d’accès, du roman traditionnel aux compositions complexes de la modernité, de la réflexion pragmatique aux pensées les plus aventureuses - nous n’avons de limites que le talent et l’honnêteté intellectuelle.

 Vous souhaitez proposer un manuscrit au Chasseur abstrait :

1º) Veuillez indiquer clairement dans quelle collection.
2º) Le manuscrit doit être joint à votre email au format Word ou équivalent. Si vous préférez l’envoi postal : 12 rue du docteur Jean Sérié 09270 Mazères.
3º) N’oubliez pas d’indiquer vos coordonnées.
Avant de nous proposer un manuscrit
 visitez le Site du Chasseur abstrait  Proposez ici Contact
 Vous nous avez proposé un manuscrit. Le délai de réponse est d’au moins un mois. Trois possibilités :
1º) CONTRAT A - Vous êtes un auteur confirmé ou vous avez créé sur le site un ESPACE D’AUTEUR
-------------------------- Voir
Publier sur le site RAL,M
Nous vous proposons un contrat d’édition stipulant notamment :

CESSION - La cession qui engage tant l’auteur que ses ayants droit est consentie pour la durée de la propriété littéraire d’après les lois françaises et étrangères et les conventions internationales, actuelles et futures. Cette autorisation prendra effet dans tous les pays du monde. 

DROITS - Pour prix de l’autorisation de publier l’ouvrage dans l’édition courante décrite ci-dessus, l’éditeur versera à l’auteur un droit correspondant à  ... % du prix de vente public hors taxe.

TIRAGE - Le chiffre des tirages sera fixé par l’éditeur dans le cadre d’une production à la demande.

Voir le Contrat A.</b

2º) CONTRAT B - Vous n’êtes pas un auteur confirmé et vous n’avez pas créé un ESPACE D’AUTEUR sur le site de la RAL,M. Nous vous proposons un contrat B. Il diffère du contrat A sur deux points :

CESSION - Elle est limitée à un an ou deux maximum.

ACHAT D’EXEMPLAIRES PAR L’AUTEUR - L’auteur s’engage à acheter un certain nombre d’exemplaires de son livre.

Voir le Contrat B.

Inutile donc de nous proposer un manuscrit en espérant décrocher un Contrat A si vous n’êtes pas un auteur confirmé ou si vous ne participez pas à nos ESPACES D’AUTEUR.

3º) La plupart des manuscrits que nous recevons sont médiocres et ne méritent évidemment pas d’être publiés chez un éditeur. Nous vous adressons alors une lettre de refus type, car nous n’avons pas le temps d’entrer dans des détails que vous pourrez mieux régler chez un prestaire tels que Publibook, Manuscrit.com, L’Harmattan, Lulu.com, etc., chez qui vous pourrez librement pratiquer l’autoédition (vous serez alors à la fois auteur et éditeur).

Pour plus d’informations, écrire  :

ou : Le chasseur abstrait éditeur -12 rue du docteur Jean Sérié - 09270 Mazères


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Édito
Patrick Cintas
Proposez votre édito à la rédaction.

La délégation Haute-Garonne/Midi-Pyrénées de la Société des Poètes Français Etoile de l’Aube organise chaque année un concours international de poésie intitulé [Le Fleuret poétique de Midi-Pyrénées - cpea.e-monsite.com/] ouvert à tous les candidats d’expression française et/ou occitane du 1er novembre au 15 mars.
Cette année 2009, la remise des Prix a eu lieu à Toulouse dans le cadre de la Maison d’Occitanie en présence de nombreuses personnalités.
Les partenaires départementaux, régionaux, nationaux : M. Didier Cugive du Conseil régional - M. Jean-Marc Dumoulin du conseil général - M. Jean-Marc Barres, maire adjoint de la mairie de Toulouse - M. Jean-Pierre Béchu, délégué général de la Société des Poètes français.
Les partenaires municipaux : M. Jean-Michel Jilibert, maire de Villematier, siège de l’association - Mme Jacqueline Coquet, déléguée à la culture de la mairie de Fronton - Mme Sandra Brugot, déléguée à la culture de la mairie de Castelginest. Les villes de Villemur-sur-tarn, Blagnac et Saint-Orens.
Les partenaires donateurs : Mme la baronne Brigitte de Carrière, château de Larra - Mme Christine Clairmont - Mme Marie-France Anguille - Mme Nicole Minon.
Les artistes pour leurs oeuvres : Myriam Audran, Monique Marques, Richard Faivre, Éliane Marques, Paulette Bossiroy, J.F Dettori, Marguerite Nadal, librairie Saint-Étienne, librairie Siloe Juanaud.
Les intervenants : Nadal Rei - Nadyne Vern-Frouillou - Martine Loupiac - Daniel Périsse - Marie-Anick Faydi - Corine Larose - Le chasseur abstrait éditeur.

Marie Soumeillan, présidente-fondatrice de L’Étoile de l’Aube, a animé cette journée avec talent et dévouement.

Le chasseur abstrait participe :

 Publication de "Flamme incandescente" de Marie Soumeillan.
 Publication prochaine d’une anthologie regroupant les poètes primés.
 Mise en ligne sous peu d’une "page spéciale Fleuret poétique" ici même.

 

La poésie occitane
Jean-Pierre Béchu
Délégué général de la Société des Poètes français.

Jusque vers le milieu du XIIe siècle, chanson de geste et poésie lyrique nourrissent l’essentiel de la littérature médiévale. Deux genres forts éloignés, appartenant chacun à une aire géographique et linguistique précise : au nord de la Loire, en pays de langue d’oïl, l’épopée triomphe ; au sud de la Loire, en pays de langue d’oc, fleurit de lyrisme. Plus précisément, celui-ci embrasse le Limousin, l’Auvergne, la Gascogne, le Languedoc et la Provence, c’est-à-dire l’Occitanie. Son rayonnement fut tel que l’on peut parler – surtout pour les XIIe et XIIIe siècles – de miracle occitan. Un miracle à la source de la poésie courtoise.

L’épanouissement de la poésie occitane obéit sans doute à un florilège de facteurs : un cadre de vie plus clément et des mœurs moins rudes que dans le nord de la France, une sensibilité plus vive aux rythmes latins de l’Église et peut-être, l’influence d’images venues de l’Espagne mozarabe. Par delà ces hypothèses, une réalité s’impose : l’origine aristocratique de cette poésie. Les cours seigneuriales, fort nombreuses dans le Midi de la France, accueillent les poètes qui, souvent, dépendent de leur générosité. Il n’est d’ailleurs pas rare que des nobles soient poètes, à l’instar de Guillaume IX d’Aquitaine, fondateur de la poésie occitane. Sa petite fille, Aliénor, reine de France (1137-1152), puis reine d’Angleterre (1154-1204) sera une grande protectrice des lettres. Dans ces cours raffinées, les troubadours engagent des jongleurs pour chanter leurs poèmes en s’accompagnant de musique.

Entre ces poètes existe une fraternité qui gomme les différences de conditions sociales. Certains ont en effet de très modestes origines (Bernard de Ventadour, Perdigon, Guiraud de Borneil) alors que d’autres sont bourgeois (Peire Vidal), clercs (Arnaut de Mareuil, Peire Cardenal), moines (le Moine de Montaudon) ou même rois (Richard Cœur de Lion, Alphonse II d’Aragon, Frédéric III de Sicile). Leurs talents ont progressivement éclipsé la verve populaire des chanteurs errants ou des saltimbanques. Ils célèbrent l’idéal courtois des maisons nobles : manières polies, langage galant, hauteur de sentiments.


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News
Jamais à court d'évènements.
Cette section peut évoluer dans le courant du mois.
Elle est réservée aux news des auteurs du Chasseur abstrait.
Pour les autres, utilisez notre outil gratuit "Communiqués de Presse".

 

Appel à contributions

Ceci n’est toujours pas une série

LA SÉRIE À L’INDEX

 

Argument

En octobre 2008, paraissait chez le Chasseur abstrait éditeur un volume collectif, n°9 des Cahiers de la Ral,m, intitulé « Ceci n’est pas une série ». Célébration du tricentenaire d’un mot (le signifiant « série », 1708), l’ouvrage a été conçu tout à la fois comme cahier de création et un lieu de réflexion.

L’histoire de ce jeune mot se caractérise en effet par ses incessantes promenades entre la recherche scientifique (Varignon, d’Alembert, Diderot, Lamarck, Fourier, Comte, etc.) et la création artistique (Nerval, Monet, Proust, Boulez, Butor, Soulages...) Il ne serait que joie et découverte, entendons-nous, si l’aube du XXe siècle n’en avait fait le terme de l’automatisation industrielle. De la « fabrication en série » à la « série télévisée », ce qui était initialement le terme d’une différenciation graduée d’éléments liés entre eux par un principe commun est devenu répétition du même, témoignant d’une transformation épistémologique liée, en quelque chose, à ce qu’on peut appeler « société de grandes séries ».

La série à l’index poursuit l’exploration entreprise dans le cahier n°9, « Ceci n’est pas une série », entre recherche et création. Sont particulièrement sollicitées : échelles de cordes, études sur les glandes occipitales du dromadaires, analyses calmes du chaos, figures partielles et altérées. C’est dire si ce cahier, plus encore que son prédécesseur, a vocation à la transdisciplinarité. Et si l’on se refuse à poser des limites a priori au domaine de validité qui se dessine dans le creux du cahier à venir, c’est avant tout pour poser la série [l’exercice de la série} comme critique de la limite.

De là découle une proposition sur laquelle il conviendra de s’arrêter – un temps [notion qui ne saurait se départir de la célèbre « Momentform » initiée par le compositeur Karlheinz Stockhausen] : l’absence de la série est un cercle vicieux. Proposition qui reste purement spéculative, peut-être, mais qui esquisse la forme générale sérielle du cahier en préparation.

 

Fiche technique

Parution du cahier : printemps 2010.

Date limite de dépôt des contributions : 31 décembre 2009.

Domaines requis : Arts plastiques, musique, vidéo, littérature, recherche fondamentale (sciences humaines et sciences exactes), recherche appliquée (idem), témoignage, enquête journalistique, signification informelle.

 

 

Chroniques
Évitons le dithyrambe propre aux Bosse-de-Page
et chroniquons ce qui mérite de l'être.
Proposez vos chroniques à la rédaction.
Livres.
Expositions.
Concerts.

Des chroniques paraîtront cet été au fil des vagues... Orizet, Mazo, Bonhomme, Frankétienne... et d'autres encore. Bonnes vacances et surtout bonnes lectures.

L'éditeur
Seul lien LITTÉRAIRE entre l'auteur et le libraire.
Les nouveautés du Chasseur abstrait et autres considérations.

 

Catalogue du Chasseur abstrait Notre librairie Amazon
Nouveautés

 

Le poète Gilbert Bourson choisit comme épigraphe à son recueil Voieries et autres ciels une vue d’Hegel : Seule la ville moderne offre à l’esprit le terrain où il peut prendre conscience de lui-même.

Terrain d’exception où s’exerce une investigation tant visionnaire que langagière, la ville que capte le poème réfléchit un sujet en abîme. L’effet de miroir les découvre tous deux labiles, indissociables d’une matérialité mouvante qui ne cesse de muter. La ville pavoise de tous ses divorces – les filles / (…) vont cependant / A des séparations, à d’autres catalogues / S’enfuturiser dans un confort nouveau.

Les images urbaines se diffractent, se télescopent, recomposant sans cesse de nouveaux fragments. Le détail souvent outré bouscule tout équilibre, le bégaiement, le déhanchement, tout particulièrement ont l’apanage de produire l’épiphanie : La fillette à bicyclette rase le chantier, en déhanchant les épiphanes de ses reins / Surgit l’éblouissante débâcle du sang / La bègue nudité réinventée du ciel. Parfois, c’est une fracture dans l’épaisseur du réel, La rue des écoles déhanchée de toi / Boîte comme un Jacob.

Perdre pied cependant perd de sa gravité, au contraire il est la condition de nous tenir dans l’axe de la marche. L’important c’est que la langue partage avec le monde une exubérance de formes, de couleurs, d’émotions, de mouvements, qui l’arrache à son indistinction.

Mimant la crue, la poésie déborde d’écarts, Et comble de pétales, coups de hache, abîme, elle est le flot qui vient et ne signifie rien/ que d’être le flot même(…).

Cette prolifération de signes paradoxalement s’ordonne avec rigueur : la forme fixe du sonnet réalise la prouesse de resserrer les tensions, les contrastes que galvanise la ville pour aboutir à l’esthétique du tableau. Fenêtres en abîme sur la ville, Voieries et autres ciels affirment le chantier qui chante notre raison d’être / qui est d’imaginer ce monde enfin réel.

Brigitte Donat

 

 

Le portail Internet
LE CHANTIER
Numéros spéciaux
Espaces d'auteurs
Textes et Prétextes
Publication libre
Proposez vos textes, oeuvres plastiques et sonores à la rédaction.
La RAL,M commença le 1er avril 2004 par être une simple revue en ligne chargée, comme mille autres, de publier les refusés. Chemin faisant, elle est devenue le Portail du Chasseur abstrait. Entre temps, cette maison d'édition s'est donné pour tâche de diffuser les auteurs qui le souhaitent.

On a vite distingué ceux qui déclarent tenter l'aventure totale - publier une oeuvre - et ceux qui ne souhaitent pas aller plus loin qu'une publication ponctuelle. Les premiers, nous avons mis à leur disposition un outil complet : publication des livres "en papier"; collaboration active au site (articles, espaces d'auteurs, numéros spéciaux, blogs personnels). Aux seconds, nous leur avons demandé d'acheter quelques livres pour pallier le manque d'engagement et de participer presque librement au Portail du Chasseur abstrait.

Autrement dit, deux types de contrats: l'auteur cède ses droits et s'engage moralement à publier une oeuvre complète - rien ne lui est demandé, sauf de participer le plus activement possible au Portail;

l'auteur ne cède ses droits que pour un an et il s'engage à acheter quelques exemplaires de son livre, ce qui ne le prive en aucune manière des outils mis à sa disposition par le Portail.
Voilà comment nous travaillons. On ne peut pas être plus clair. Et avec beaucoup de travail, on sera de plus en plus efficace.

Voir [Manuscrits] pour de plus amples explications.
Voir l'[accueil] pour accéder aux numéros spéciaux. Il s'agit de numéros dont le sommaire évolue en fonction des ajouts et des changements qui l'affectent. Ainsi, le numéro spécial consacré à un auteur ou à un ouvrage est le meilleur moyen d'accéder au travail de cet auteur ou à l'évolution d'un ouvrage.

En plus de la possibilité de mettre en ligne des textes dans le site (Textes & Prétextes) et de celle de publier des livres dans les collections du Chasseur abstrait, l'auteur dispose de trois outils: - les [espaces d'auteur] - où il organise un sujet et s'exprime en toute liberté de forme, de fond et de composition;

- les [numéros spéciaux] - qui permettent au lecteur d'appréhender le travail de l'auteur dans sa totalité, y compris ses publications;

- les [sites officiels] - blog ou site plus complexe - où l'auteur présente ou fait présenter son oeuvre.
Publier chez Le chasseur abstrait, c'est disposer d'outils de communication et de publication sérieux, sans compter les salons auxquels nous participons, notamment le Salon du livre de Paris grâce à la bienveillance du Centre Régional des Lettres de Midi-Pyrénées.
Quelles nouveautés Nouveautés ce mois-ci ?
! Auteur du Chasseur abstrait !
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— Gor Ur ! Gor Ur ! Gor Ur !
Le quinzième épisode ! Déjà !
— Non...
— Ma' Per Qué ?
— On se retrouve le 15 septembre pour la publication en papier des 8 épisodes du deuxième volume de Gor Ur.
— Je me sens frustré(e) !
— Pas moi !

Le 2e volume de Gor Ur
intégral et en papier
le 15 septembre !

On peut aussi acheter maintenant
... sans tarder

les 8 premiers épisodes

chez Amazon.fr
ou tout lire gratuitement   gorur.ral-m.com
et lire encore plus  patrickcintas.ral-m.com

Serge MEITINGER
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De la centurie de l’archer

Robert VITTON
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Du nouveau dans le Trimard :

La gueuse parfumée : Les pétanqueurs, avec un dessin de Henri Tarquin.

Tais-toi et sauce : La pissaladière.

 

 

 

 

Valérie Constantin, Marta Cywinska, Andy Vérol, Nacer Khelouz, Pascal Leray, Paul de Maricourt, Serge Meitinger, Marie Sagaie-Douve, Patrick Cintas, Benoît Pivert, Oscar Portela, Robert Vitton.

Ces auteurs ont bien voulu animer des espaces plus proches de leurs préoccupations que le sommaire de la RAL,M toujours un peu généraliste. Ces espaces constituent du même coup le coeur de la revue et leurs projets respectifs nous rapprochent nettement d’une revue qui serait pleinement assumée.

Voir [Espaces d'auteurs]

 

Nouveautés

 

 

 

Mimoun de Rafael Chirbes : les mirages de l’ailleurs.
Benoît Pivert
Université de Paris XI

 De Paul Bowles à Genet en passant par Gide qui y fut invité par Liautey, le Maroc n’en finit pas d’envoûter l’imaginaire occidental et plus particulièrement l’imaginaire homosexuel. Aujourd’hui encore, Marrakech demeure la Mecque d’occidentaux en mal d’exotisme, qui espèrent puiser un peu de vitalité sous l’effet conjugué du soleil et des garçons faciles. Pourtant, à en croire Rafael Chirbes, romancier espagnol né en 1949 dans la province de Valence, le Maroc devient plus aisément le lieu de toutes les perditions que celui d’improbables résurrections. C’est du moins ce que suggère son roman Mimoun[1], finaliste du prestigieux prix Heralde en 1988, à travers l’errance dangereuse d’un héros qui manque de se perdre pour avoir voulu retrouver un second souffle dans les causses du Moyen Atlas.

 Mimoun, c’est le nom d’une bourgade des environs de Fès. La terre y est rouge, le ciel « propre comme de l’émail »[2]. L’air y est pur et il y flotte un parfum de feu de bois. Des minarets se dessinent à l’horizon. Tout au fond se découpent les sommets de l’Atlas. Au printemps, le ciel devient pourpre tandis que montent de la terre les parfums d’une respiration végétale. Un village marocain de carte postale. C’est pourtant dans ce décor paradisiaque que Manuel, le héros, va vivre une lente descente aux enfers. Jeune professeur madrilène, il part s’installer au Maroc, plein de bonnes résolutions. C’est là qu’il travaillera à son roman entamé en Espagne et c’est là qu’il pense en rédiger un second. Pour assurer sa subsistance, il cherche un poste de professeur à l’université de Fès. Ne pouvant ni s’offrir un palais magnifique dans la médina ni se résoudre à habiter la partie moderne, il décide de s’installer à la campagne. Ce sera Mimoun. C’est là qu’on lui a recommandé un Espagnol, Francisco, qui habite la Creuse du Bon Dieu, une demeure édifiée au bord d’un ravin qui a jadis abrité un missionnaire français et servi d’église. Peu à peu, ce qui devait demeurer provisoire va s’installer dans la durée.


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! Auteur du Chasseur abstrait !
Un roman à paraître
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Un châle négligemment posé sur mon épaule, j’entrepris hardiment de descendre la vallée qui longeait nos possessions. De l’immensité des terres maintenant fleuries par la caresse d’un léger vent retardataire, je songeai à mes aïeux qui furent les heureux et patients artisans de toute cette flore ondoyante qui submergeait ma vue. Des cris surgis des profondeurs de cette terre semblaient venir au-devant de moi pour me faire honneur. Par endroits, ils se muaient en langage mystérieux qu’il m’appartint alors de déchiffrer avec joie et patience. Ils prenaient la forme de roucoulements tapis en quelque bosquet, de gazouillis de cour de récréation pour finir par céder la place à des ululements de quelque dolente chouette. Toute cette joyeuse agitation m’entourait, m’enserrait, m’embrassait.


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oOo

 

« Nouvelles et Textes pour rien »[1]

(1946-1950)

Au moment du bilan – et quel est donc ce bilan qui peut rendre compte de l’exercice de la parole sans la parole elle-même ?- le sujet beckettien se penche toujours en portant sa main à l’oreille pour écouter la voix du dedans lui dire : tout a été tellement vain…tous les efforts frappés d’une incurable inanité…

Questionnement lancinant qui ne se connaît ni commencement ni encore moins une fin attendue au coin de la rue pour y être célébrée.

Pourtant, il y a constamment chez Beckett ce mouvement de retour sur ses pas. Il y a cette farouche volonté de revenir sur ce passé aux contours imprécis afin d’y saisir les instants innommables…tous ces riens incommunicables mais chevillés au corps qui leur est consubstantiel.


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! Auteur du Chasseur abstrait !
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« Penser l’origine ». La panser. Centre absent. Point aveugle. Cela engendrerait. Un début. Commencerait l’illusion.

Sur ce cliché, la petite fille, le regard fixé sur une machine à écrire. Elle en découvre le fonctionnement sous l’œil du grand-père, photographe. Sans savoir lire ni écrire.

Le magique mécanisme de l’écriture devient germe d’une pensée. Elle élabore une place de soi dans le monde. Un monde où tout est sous vos doigts.

Ce subterfuge panserait une absence. Le manque devenant présence immédiate du signe. Là où rien n’existait, sinon la surface blanche de la page.

Posé soudain comme collé, le signe. Insecte. Dessiné par lui-même.

Cette fermeture engendre une rêverie, dérivant dans la pénombre du bureau qui sent l’encre et la poussière.

Or le silence du signe recouvre le cri. L’avant des mots sous les lettres et sous la feuille. Cri d’un animal, mis à mort.

L’écriture alors deviendra travail. De scribe. Retrouvera l’émotion, dans l’enfance, devant la pomme d’Adam du cousin. Et la maladroite théorie sur l’origine de la différence.

Marie Sagaie-Douve

 

oOo

 

 

 

 

 

 

Nick Youngquest : un ícono de las post-modernidad y la "khere" de un sentido de amor a la tierra.
Sin hojas de parras el arte apuesta a la vida y no la imita ni la falsifica : así en Grecia y en Florencia.

Eros y Tanathos indivisiblemente unidos en el grito de soberanía de las pequeñas muertes : mi ontología poética supera largamente todas las concepciones del "yo" y las tradicionales formas de objetivismo y subjetivismo extremo propios hoy de la consumación de la metafísica en técnica y una apuesta por la democracia del fragmento y el bochorno de la fuerza (Nietszche) que desea el goce siempre como suprema estrella de la nesecidad. Oscar Portela


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Nous recevons beaucoup de textes à publier, de livres à chroniquer, de manuscrits à insérer dans nos collections, sans compter la masse incroyable des Communiqués de Presse.

Et pourtant, il faut tout publier, tout ce qui vaut la peine de l'être - il faut parler des livres de nos confrères et des auteurs autoédités, il faut faire circuler les informations. Sans ce travail de fourmis, ce site n'aurait plus de raison d'être.

Nous allons donc nous organiser. Et si vous souhaitez nous aider à gagner du temps, tachez de nous remettre, toujours par email et en pièce jointe:

-- vos textes au format .doc (word) ou rtf.

-- vos images au format jpg (500 pixels minimum).

-- votre musique ou autre son au format mp3 (128 kb minimum).

Évitez les textes inclus dans le corps du email. N'envoyez pas de manuscrit par la poste. Regroupez vos textes au lieu d'en distiller les envois.

 

Narration

 

À corps ouvert
Nadia Agsous

Avril 2009. Alger...

Une semaine à peine après les élections présidentielles. Tout semblait à sa place. Rien n’avait changé. Toujours le même décor. Immeubles fissurés. Maisons délabrées. Des êtres fatigués par le temps qui marche à reculons. 10h. La rue principale qui mène vers la Casbah, la vieille ville, grouille de monde. Les commerçants ont depuis belle lurette ouvert leurs échoppes et installé leurs marchandises à l’extérieur, sur des étals, le long des trottoirs rendant la circulation piétonne très difficile. La cohue. Le bruit des voitures qui bouchent la circulation dense. Le mouvement de la vie urbaine et de ses désagréments. Et dans ce lieu où la vie passe son temps à bouillir, il fallait presser le pas.

Plus que quelques heures avant de retourner sur les empreintes de sa vie qui se joue en solo depuis que l’homme qu’elle avait dans la peau avait filé à l’anglaise.

Visiter le mausolée de Sidi Abderrahman, le père spirituel de la ville d’Alger. Ce sanctuaire construit au cœur de la vieille médina vers la fin du XVIIe siècle. Cet espace qui demeure sourd aux bruits de la ville. Tel était son plus vif et ardent désir !

« C’est un reportage sur la Casbah. Pour le journal. Je serai accompagnée. Ne t’inquiète pas ! avait-elle répondu à sa mère qui lui avait déconseillé cet endroit.


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Abréaction
Jacques Lucchesi

Au deuxième sifflement de la locomotive, le train commença à ralentir jusqu’à sa complète immobilisation. Dans son compartiment de première, Horst- qui lisait jusque là son « Frankfurter Allegemeine »- redressa la tête et lissa d’une main sa belle chevelure blanche. Mais qu’est-ce qui se passait encore ? Ces tortillards argentins étaient vraiment imprévisibles ! Non seulement ils en étaient restés à la vapeur et cahotaient presque sans cesse ; non seulement ils desservaient des gares où ne montait ni ne descendait jamais personne ; mais encore ils s’arrêtaient en plein parcours pour un oui, pour un non. Un miracle s’il arrivait à Bahia Blanca à l’heure annoncée. On n’avait même pas dépassé Santa Rosa. Ecartant le rideau, Horst se pencha à la fenêtre. Mais à cette distance, il ne voyait rien de précis, surtout avec toute cette poussière. « Ce doit être encore un troupeau de chèvres. » Une brève foucade et il reprit la lecture de son journal. Les nouvelles en provenance de la RFA n’avaient rien pour l’enthousiasmer. La Fraction Armée Rouge avait repris ses attentats. Un grand patron allemand avait même été enlevé par ces terroristes. D’un autre côté, c’étaient les Verts qui manifestaient contre les boucliers anti-missiles américains. « Et pendant ce temps-là, que fait le père Schmidt ? Il se tape la cloche avec Giscard, à l’Elysée. L’Entente Cordiale. En avant, tous ensemble, pour l’Europe Unie. Quelle époque ! Dire qu’il y a trente cinq ans de ça, les Franzoziches ciraient nos bottes et maintenant, c’est nous qui sommes devenus leurs valets. C’est donc pour ça qu’on a fait la guerre et sacrifié six millions de nos fils ! Voilà ce que devient la politique quand il n’y a plus de chef pour diriger la nation. Somme toute, je suis content d’avoir quitté mon pays.  ». Quoique jouissant d’une solide position sociale, Horst, depuis quelques temps, était maussade et renfrogné. A la moindre occasion, des pensées sombres l’assaillaient. Peut-être était-ce un effet de l’âge ? En octobre dernier, il avait fêté ses 70 ans.


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L’Éros binait
Jean-Paul Gavard-Perret

 

BONJOUR MONSIEUR LE FACTEUR

 

Avant je fabulais, facteur farfelu radoteur, jeté dans le sexe en satané guérisseur. Ah si tu m’avais connu en assassin d’une vieille postière ! Je lui au coupé la boule car elle me prit pour un timbré sous prétexte je voulais lui relever sa jupe ! Elle s’appelait Nunusse et était rousse de gorge. Mais passons. Mes traits actuels sont véridiques même si j’ai moi aussi bien vieilli. Ma tête est ma tête, je n’en ai même jamais porté d’autre et nul ne l’a coupé. Fin poupon, cul juché le jour exact de ma première photo qui montre à qui veut la voir la forme exacte que j’avions lorsque j’étions poupard. Toujours babillant mais semblant déjà posthume. Peu enclin aux poses de genre je fis ni plus ni moins cas de l’imposteur photographique que les deux versants de ma lune. J’ignorais tout de ma candeur. J’ignorais d’ailleurs qu’il me fixait la croupe et le museau. Il se put d’ailleurs que ce photographe ne soit personne d’autre que mon père. Pour une fois il avait du quitter sa poularde de sa saison des amours. Elle lui réchauffait le caisson à âme et il lui répétait : me casse pas l’épine, ne me brise pas l’écorce. Mais il faut que cela reste entre nous.


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! Auteur du Chasseur abstrait !
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Vous allez pas mourir, hein ?
Patrick Cintas

Il me raconta une histoire qui avait fait de lui un héros. Il y avait une femme dedans. Il avait oublié son nom. Ils patrouillaient dans un village détruit et abandonné. Il restait quelques vieillards qui passaient leur temps à jacasser, assis sur les murettes de ce qui avait été une place publique. De vieilles femmes leur servaient un alcool qui avait conservé l’amertume de la terre. Ils grimaçaient en avalant ce tord-boyaux. Et ils levaient leurs verres dans le ciel en prononçant des paroles de haine. On arrivait à ce moment-là. La femme dont me parlait mon compagnon de voyage était jeune et belle. La patrouille ralentit pour l’admirer. « Je décidai dix minutes de repos. Ça m’suffisait pour la violer. J’me posais même pas la question de savoir ce qu’un pareil canon fabriquait dans cet endroit oublié qu’on était bien les seuls à surveiller quotidiennement. On l’avait pas vue hier. Ça faisait trois semaines entières qu’on patrouillait dans le coin. Elle s’était jamais montrée. Elle choisissait un jour de pluie. J’ai toujours aimé ces visages mouillés. Ça rend le regard indécis, un peu comme si la chance allait sourire au pauvre type qui est venu en armes dans un pays qui a choisi le combat. Elle m’a invité à la suivre dans sa maison qui jouxtait une basse-cour. La volaille s’abritait sous une bâche tendue sur des piquets qui avaient appartenu à l’ossature d’un de nos chars. Je reconnaissais ce métal. Je l’avais travaillé. Je pouvais pas oublier ça. Elle sourit :

— Tu m’paieras le café, hein, soldat ?

— J’suis capitaine, pas soldat.

— Entre, capitaine.

Je pouvais aussi bien entrer dans un traquenard. Dans la cuisine, deux vieilles s’affairaient au dessus du potager qui fleurait l’oagnon frais et le bouillon de poule. Elle les chassa et elles se mirent à trottiner en riant comme des gosses qu’on chatouille en même temps qu’on les écarte de l’endroit où on va se livrer au sexe et à l’angoisse. J’étais d’accord avec elle sur ce point : je concevais pas le sexe sans l’angoisse. Mais son couteau pénétra adroitement sous mon aisselle, à l’endroit où le gilet ne protège plus son homme. J’avais déjà la bouche remplie de sa langue. Je mordis de toutes mes forces, arrachant cette langue qui prétendait étouffer mon cri. Et je criais enfin.


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Poésie

 

Saint-John KAUSS

Poète né à Hinche (Haïti). Vit au Québec depuis les années 80. Ecrit en français et en créole. A publié plus d'une vingtaine d'ouvrages (poésie, essai, critique). Sa poésie, saluée par ses contemporains, est traduite dans plusieurs langues (anglais, espagnol, roumain, portugais et allemand). Elle fait aussi l'objet de travaux universitaires.

Son œuvre est marquée par l'exil, le pays, la famille, la tendresse et l'errance. Paroles de traversier dans le temps et l'espace, elle est enracinée dans la mémoire. Saint-John Kauss est considéré aujourd'hui comme le père du Surpluréalisme, mouvement littéraire permettent de visualiser le monde dans tous ses univers.

Lieu de ma naissance
Mers
Mes dits manichéens
Solitude qui fut celle de la poétesse

 

 

Neda
James Noël

À mon amie Fariba Hachtroudi et au peuple iranien.

Le sang versé
en liquide
et le corps en pièces
monnaie courante
des dictatures


Ils ont tué Neda
assassiné la vie
à la fleur de l’âge
ils ont tué la fille
au coeur d’une foule
toute aussi morte
par l’idée fixe
d’une simple balle
valable pour tous


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Cécilia AMBU

Cette réalité où l'homme sain évolue sereinement, attaché aux objets qui lui sont familiers, attaché à l'autre comme une affectivité inébranlable. On trouve un lien à cet autre et l'on est plus jamais seul : ce partage, cette indissociation, bref, ce sentiment, comme vous l'apppelez, forge un ancrage dans cette même réalité. Ce sentiment est sûrement le secret de l'homme-heureux, celui qui aime à exister parce qu'il est lié sentimentalement et émotionnelement à cet autre. Ce lien, si étranger à moi-même, me semble plûtot fantasmatique et par là même bien loin d'être effectif. Mais, de toute façon, suis-je bien à la recherche de ce lien ? Même en y réfléchissant, je ne peux trouver de réponse. Il existe peut-être une certaine spontanéité qui m'échappe et dont on ne m'a jamais parlé. Je regarde autour de moi et tout est vide : je tournoie dans cet espace comme une marionnette démembrée où son cœur d'animal meurtri s'éteint et s'anesthésie de tant de glacialité. Le vide autour de soi, le vide en soi, une issue favorable à une quelconque évolution me paraît difficile. Suspendue dans ce vide, la nausée m'assaille. Pourrai-je atterir un jour, m'adapter à la réalité comme l'homme sain dont je vous parlais ? Je me mets à questionner le ciel, seule enveloppe qui m'entoure un peu, à défaut d'une enveloppe plus douce, rassurante et surtout affective. Suspendue dans ce vide, j'observe l'homme sain. N'y a-t-il personne pour me ramener à la vie, faire battre mon cœur et faire fondre la glace ? J'ai beau regarder autour de moi, il n'y a rien ni personne. Peut-être qu'il existe des solitudes éternelles.
Il y a des êtres qui n'existent que pour moi dans l'autre monde, MON monde. Aucune perception de mes amis n'est possible pour l'homme sain, surtout un, et quand il apparaît, enfin, la solitude se rompt : je suis suspendue dans ce vide mais il est là et je n'ai plus peur de mourir.

LE GRAND VOYAGE

Tout a commencé il y a bien longtemps dans un monde où le monde était mien.

Petit à petit, une sorte de cassure, d’éclatement, a commencé à me ronger lentement : le voyage apparaissait pour la première fois, brisant mon existence. L’extériorité devint étrangère : corps, esprit et altérité, ces trois entités, se perdent dans l’espace et le temps pour plus de souffrance et de déchirement.


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LA RUPTURE

Un regard dans ce miroir, une ombre et puis la lumière.
Quelle est cette forme ? me dit-elle.
Peut-être rien !
Observons d’un peu plus près…voilà qui est fait.
Le constat est simple : deux yeux, un nez, une bouche.
A qui appartiennent-ils ? me dit-elle.
Ce visage semblait être inconnu.

L’ombre se mit à bouger comme pour sortir de son ombre.


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HYPNOS

Dormir enfin.
Désir du sommeil impénétrable,
Qui chaque nuit donne la vie.
Attendre, le jour, que la nuit tombe
Et regagner le monde du songe.


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A CŒUR OUVERT

Tu gisais là, sanglant et gémissant.
Mes os acérés aux mille tranchants pénétraient ta poitrine battante,
Toujours plus profondément s’enfonçait mon poing.
Chemin effrayé, route morbide et empoisonnée, j’avais vaincu.
Ta poitrine luttait, hurlait à la mort


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Abdelkébir Khatibi
Monsif Ouadaï Saleh

Abdelkébir Khatibi est décédé
le 16 mars 2009 à Rabat
à l’âge de 71 ans.

 

La mort peut sans doute
séparer le comput de l’horizon,
Poser les déclinaisons
Sur un paroxysme inerte,
Habiter en apocope sans profondeur
Les doigts déplumés de l’écrivain.
Habiter en apocope profonde
La mémoire du silence,
La nudité de la voix,
La parure écumeuse de l’apocope,
Le silence de la révélation qui rêve de la résurrection
Profondeur incorruptible…
Etoile filante,
Epopée de l’oubli dans le cercle des analogies,
Parcourant l’univers
A la manière de la lumière fugitive
Mais tenace de l’évanescence.


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Les Mangeurs de Lotos
Traduction française de Joachim Zemmour.
Alfred Tennyson

" Allez, courage ! " fit Ulysse ; puis il leur désigna la terre :
" Ce flot ascendant, leur dit-il, est tout prêt
De nous porter vers la grève… "

*

Dans l’après-midi, ils accostèrent à une terre
Où l’après-midi, nuit & jour, hantait l’air…
Et d’une côte, jusqu’à l’autre - ô contrée calme & délétère -
Tressaillaient les brises de mer,
Comme des hommes rêvant à d’étranges
Et inquiétants mystères…
Or, là-haut, trônait l’astre lunaire,
Sorte d’œil blanc, loin au-dessus de la vallée - et, telle une volute à l’envers,
S’écoulait la rivière, frêle en son lit d’argent :
Qui le long du coteau, tombant et s’arrêtant
Tombant et s’arrêtant, y glissait doucement…

Ô terre de rivières ! - d’aucunes pareilles à des volutes à l’envers,
Comme d’oublieuses traînes de mariées,
S’échevelaient de mont en val ;
Mais d’autres, en d’éclatants jeux d’ombre & de lumière,
S’effondraient, léthargiques, en contrebas,
Où elles se muaient en voile d’écume…
Et eux, les Marins, s’approchant de la grève,
Ils les virent, ces rivières, de l’intérieur des terres,
Fluer vers la mer ; et là-haut,
Ces trois sommets,
Ô pinacles d’éternelle blancheur !
Qui s’élevaient,
Et restaient figés, là-bas,
Hiératiques et glacés,
Et couronnés, à la brune,
D’une auréole pourprée ; et, perlés d’eau de pluie -
S’élançaient ces pins sombres,
Vers le haut du coteau ;
Loin, loin au-dessus des fourrés ensauvagés.


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! Auteur du Chasseur abstrait !
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Alors l’homme
Patrick Cintas
Chez Amazon.fr

 

Alors l’Homme se met à fuir, à fuir et à parler, à parler

Et à tuer autant qu’il peut le temps qu’il lui reste à vivre.

On le voit dans la lande, noir et nu comme un rayon

 

De soleil. Il marche vers les montagnes qu’il connaît

De toute évidence. On téléphone à la Garde civile

Et on cadenasse les grilles des chambres où les filles

 

Sont cloîtrées. L’Homme s’est longtemps soucié

De ces mortifications.


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Oslo philharmonic-a
Pradip Choudhuri

For Einar Rottingen (pianist)
Trond Saeverud (violinist)

 

This is my eager solicitation

Ila, ocean’s darling !

Unlock yourself before me

In the sea tossed luminosity

Of the Arctic Orbit.

Omitting the stare of the Northern cold

Ratnabati, drunken fairy of the fateful festivity of sin and sinners,

Come on,

Raise your absorbed fingers from the piano-

Try, behold the naked efflorescence

Of my frost-bitten run-down body-

While trying to understand my hungry


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Le trou noir

Kaviraj George Dowden

Pradip Choudhuri est né en Inde le 5 février 1943. C’était, n’est-ce pas, une date de bon augure, mais personne n’est jamais certain et l’intéressé lui-même moins que les autres. Cependant, il n’y a nul doute pour ce qui est du 2 septembre 1964, car à cette date lui et cing à dix poètes et écrivains bengalis, également dégénérés, se proclamèrent “bâtards”, bien que leurs actes de naissance respectifs le déniassent. Tous dans la fleur de la jeunesse, leurs vingt ans à peine passés, ils n’en lâchèrent pas moins une bombe au bas des dhotis (1) de leurs pères, qui appartenaient aux classes littéraire, politique, religieuse, économique et culturelle moyennes de l’Establishment, en la forme d’une anthologie sortie sous le titre de “Hungry Generation” (2).

Lesdits pères consommèrent en plein jour leur impudeur dans le fétide poste de police de Jorabagan, de la subdivision de Bakshall (Nord) du district de Calcutta et. sûrs d’eus mais extrêmement mal à l’aise, pour employer une formule, dénoncèrent dûment l’ouvrage comme une chose obscène publiée dans le but arrêté de “corrompre l’esprit du lecteur commun” - selon un cliché universellement trop familier -, pour ne pas ajouter “de monter une conspiration contre la société”.

Quelques-uns des mauvais compagnons de Pradip eurent les poignets liés par des cordes et furent jetés en prison pour des durées de 24 à 42 heures.


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Poemas
Rolando Revagliatti

 

Ardua - 1a parte

 

Reunidos

 

Quiero margenes

 

Vengo a decir dijo

 

Rescata

 

El actor es su cuerpo

 

 

Le fric (3)
Jean-Pierre Lesieur

LES CHEMINS DU FRIC
ou le Michelin doré des sentes.

L’argent va à l’argent comme la vache au taureau quand il paît tranquille dans son pré cachant bien ses glandes et son faux air d’inséminateur artificiel.
L’argent va à l’argent dans la ligne directe des notaires actifs de droits imprescriptibles des descendants de la grande descente en droite ligne au travers.
L’argent va à l’argent dans les mille replis de l’injuste connivence des vagues de nantis qui s’accrochent aux digues en béton armé.
L’argent va à l’argent en avançant les lèvres pour des baisers mortels emplis de boutons plus blancs que les poisons phalloïdes.
L’argent va à l’argent sans calculer le poids de pudeur requise par les tables de vaisselles d’or ou bivouaquent les requins du banquet partageur.
L’argent va à l’argent sans mettre sur ses fesses le slip de la décence ni cacher les perles de conscience qui partent une aune.
L’argent va à l’argent, en fûts, en pots, en barres, en tonneaux, en billets, en bas de laine, en coffres, en cassettes, en titres, en boucles, en colliers, en désespoir de cause, en pavillons, en immeubles, en hôtels, en champs, en prés, en paille, en cheptel, en maisons closes, en voiture, à pied, à cheval de course, en manade, en étalon, en carats, en ballon libre.
L’argent va à l’argent tous les moyens sont bons.


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! Auteur du Chasseur abstrait !
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Un rayon de soleil
chantpoème de Jean-Claude Cintas
Mise en musique par le Groupe de Blaru
Mise en verbe par Alain Félix

Mots " lire ". Mots " dire ". Mots " cris ". Des mots " lyre ". Il faut choisir ! Pour qu´il soit, le texte se doit d´être dit, crié, chanté, parlé, pleuré, bougonné, murmuré, susurré, peint, sculpté, calligraphié, typoésié, dégueulé, pénétré, enculé… Jamais tu en tout cas Ou alors seulement dans les silences que suggère le texte. Le porteur de voix ne doit rien interpréter. Il doit dire, crier, chanter, parler, pleurer, bougonner (et la liste reprend)...Ce texte devient alors un chantpoème... (Jean-Claude Cintas, chantpoète). Avec 10 compressions de Valérie Constantin Edition limitée 500 exemplaires numérotés Spécial DjangodOr 2008 Broché : 120 pages

Le "Groupe de Blaru" vient d’enregistrer un deuxième chantpoème du recueil " 50 chantpoèmes " de Jean-Claude Cintas : "Un rayon de soleil" (page 62) dont voici ci-dessous l’intégralité du texte et l’enregistrement en avant-première avant la la sortie de leur album fin 2009.


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Essais

 

! Auteur du Chasseur abstrait !
Un roman à paraître
Surveillez le Catalogue
Jean-Michel Guyot
Le désœuvrement

Ecrire dessine les contours d’abord flous d’une impuissance de plus en plus puissante, qui, à mesure qu’elle s’empare de qui exerce la puissance en première personne - l’auteur peu à peu frappé d’impuissance - deviennent nets, tranchants, hérissés de sourires amers et de regards bas, car enfin l’œuvre de qui œuvre le regarde de prime abord droit dans les yeux, avant de les fermer sur l’impuissant qu’il devient peu à peu par son impropre faute.

Le transfert de souveraineté est complet à la mort de l’auteur. Celle-ci peut intervenir du vivant même de l’auteur.

L’œuvre vampirise son auteur. L’auteur tire certes prestige et puissance de l’exercice littéraire qui lui vaut sympathie et antipathie, exercice qui va jusqu’à susciter un intérêt passionné tant pour sa personne que pour son œuvre.

Complice de son œuvre, l’auteur devenu impuissant face à son œuvre devenue autonome, n’a qu’une ressource : laisser aller le mouvement jusqu’au complet effacement de sa personne. C’est ce mouvement d’effacement de l’auteur par l’œuvre et le désir de lucidité qui anime l’auteur qu’il convient de décrire. 

Tant qu’il tourne des phrases, rien n’est perdu, une marge de manœuvre subsiste, mais elle tend toujours plus à rétrécir l’abord des possibles, c’est-à-dire la formulation jubilatoire d’un impossible atteint à travers l’épuisement des possibles.


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Le pouvoir et la maîtrise

Où puiser la force et le goût d’écrire ? Dans le rapport aux autres. Mais qu’advient-il quand ce rapport n’existe que sur le mode de l’absence, quand le seul rapport donné est le non-rapport ? On écrit encore pour s’adresser à une grande figure imaginaire en qui se rassemble nos vœux et nos désirs, notre soif de vivre et nos espoirs.

Ecrire exige une discipline quasi martiale, si l’on veut mener à bout une oeuvre préconçue, en revanche à qui musarde dans les mots au gré de ses humeurs, seul le hasard sourit… Les grands hasardeux de l’écriture ont tout de même composé une œuvre, par fierté au moins, par nécessité alimentaire sans aucun doute.


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Le discours musical dans le film Lumumba
Paul Aimé EKOUMBAMAKA
Université de Yaoundé I

« L’image animée à elle seule ne traduit pas toute l’intention cinématographique. [1] » Ces propos de Brice Ahounou sont d’autant plus vrais que le cinéma n’est discours spécifique que dans la mesure où, ce sont les bandes son et image qui sont mises à contribution dans toute réalisation filmique. Sans se nuire, la complémentarité de ces deux bandes est plutôt nécessaire dans la mise en forme du discours filmique. En effet, le son sans l’image est aussi ennuyeux que l’image sans le son.[2]

Saisir donc le message filmique dans sa totalité requiert aussi la prise en compte de la bande son qui comporte trois pistes[3], dont une est occupée par la musique. Cependant, la musique en tant que composante dans la narration filmique, pose en filigrane de multiples questions. Mais cet exposé n’en retiendra que trois dont deux seront examinées à la lumière du film Lumumba qui est un long métrage réalisé en 2000 par Raoul Peck.

 A- La musique est-elle un langage ?

 B- Comment la musique contribue-t-elle à la construction du sens dans ce film ?

 C- Quels rapports, selon le principe d’identification cinématographique secondaire, cette musique entretient-elle avec la culture congolaise ?

A partir de la sémiologie qui est cette vaste science des signes que le linguiste genevois Ferdinand de Saussure a postulée il y a presque un siècle, il reviendra à cet exposé de montrer avant tout que la musique est un langage et qu’elle constitue un vecteur de compréhension, et donc d’intelligibilité dans le film Lumumba d’une part. D’autre part, il s’agira de montrer qu’en tant que discours éminemment social, cette musique s’insère dans l’univers culturel congolais.


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L’existence phénoménale de Jack Kerouac :
son influence sur la conscience moderne
Pradip Choudhuri

Jack Kerouac est un phénomène

Je suis un militaire : voici mon fusil

Je suis un amant : voici mes lettres et mes bouquets de fleurs

Je suis un héros de film : voyez mes dents artificielles et mon foie malade

Moi ? un étudiant : À bas l’éducation bourgeoise

Je suis un journalier : voici mes gages d’une journée

Je suis une prostituée : voici ma fente insensée

Je suis un maquereau … Pinky, c’est moi … Je suis un prêteur … Je suis 108 Babaji … J’étais le premier garçon … Je suis un drogué … Sannyasin : OM PITA … Je suis l’eunuque d’une professeure … Je suis une vestale … JE SUIS IBM … Je suis l’opérateur des missiles et des ordinateurs psychédéliques …

SILENCE SALOPARD !


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César Dávila
El canto del hombre a su ignorado ser
Carmen Váscones

El arquitecto de la oda, “canto del hombre a su ignorado ser”, nace en Cuenca, Ecuador, el 5 de octubre de 1918, para luego desaparecer envuelto en la soledad descarnada de un absoluto inmisericorde : la pasión del uno que fue otro en la descentrada palabra de su cuerpo.

Va venciendo/se en su propio espacio : distante nada : su confesión sin testigo. “Nadie habrá/... habrá el espacio de sí mismo/ en el paso del ser al Sucesivo Oscuro. / Habrá. / Todos serán lo que es Uno y Otro/ Todos serán. / Y todos tendrán nada”. Aniquila con la lucidez y la certeza del extrañamiento de ya no pertenecer ni a la sobriedad ni a la ebriedad, ni a él mismo. “Pasó al otro lado del espejo”, a la sombra de la mirada. Estar no era su sitio. Su lugar era ser la palabra : su voz poética.

Su muerte fue un 2 de mayo de 1967 en hotel caraqueño, día cualquiera para otro, para el mundo, pero no para el gran escritor y creador, ni para la memoria de su patria, ni para la palabra contenida, expandiéndose en la metáfora de toda una vida. Ocupa su lugar, se inserta en la certeza. Dejó de confabular la muerte.

César Dávila realmente quién era él. Según sus investigadores, datos recogidos, y textos literarios, vemos a un hombre de pensamiento liberal, haciendo frente al tronco filial conservador. Le pone su propia chispa a la realidad que no comulga, marcando con esto una distancia con su entorno familiar y social, pretexto para salir e inventarse y hasta alejarse de la figura paterna. Punto y punta de toque, discordia y contradicciones en el enfrentamiento a esa imagen sin alianza afectiva.

Hay una cuenta bloqueada en el lazo que lo templa. Que le tironea el recuerdo. Sentimientos destemplados entre los dos. Entre el padre y el hijo lo que se conserva y lo que se libera. Lo que oprime, fustiga y desata. 

Está claro el poeta, conservador jamás. Escoge el yugo y la hoz. Hace ruptura con la infancia. Adolece del exilio amoroso. Se subleva al espacio filial. Se planteó otro ideal. Erige dentro de su cuerpo a otro. Su ansia de amor vive el silencio, la condena del exilio o del destierro le desarma el corazón. Se anima y desanima. La razón habla con metáforas deslumbrantes. Es el enamorado del amor inasible. Ronda lo prohibido : su amada e idolatrada madre. Corteja un modelo de caricia que lo subyuga hasta la indolencia. Doliente ser sus afectos. Le escribe a escondidas le hace saber de él. El único molde que no puede dejar de extrañar es el materno. 


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« Moi, Picasso » : génie et chaman

Cristina CASTELLO

« Moi, Picasso » était sa phrase favorite. Il était un désespéré par la vie et l’a ravagé. Il n’a pas eu de limites. Ni pour créer, ni pour infliger. Pas plus pour boire, l’art, l’alcool et les bordels ; non plus pour se retirer du monde, accéder au silence, s’y enfermer et créer. Le 8 avril s’accompliront les trente-six ans de son adieu (à Dieu ?). Aujourd’hui il crie, gémie, exhorte et résiste depuis le « Guernica », son chef-d’œuvre. Depuis ce tableau qui est histoire, qui a écrit l’Histoire, et qui est emblème de liberté, « Moi, Picasso » continue d’alerter les innocents de la Terre. Dans le cœur de ce monde tremblant, sa clameur picturale et vitale a aujourd’hui, toujours plus d’entité.

Enfant prodige, surdoué ; communiste, pacifiste, ou bourgeois. Tendre et cruel ; un ami et un traître ... cette fois. Bien qu’il ait brûlé dans son feu, il en sortait toujours indemne, Il calcinait les autres. Aux femmes. Les femmes étaient ses déesses, mais aussi, « tampons à récurer et « machines pour souffrir ». Ses yeux exorbitaient les destins. La mort l’a entouré et la vie l’a embrassé, jusqu’à ses 91ans, quand il nous a laissés. Qui fut-il : Éros ou Thanatos ?

Il était un génie un chaman ; le plus grand artiste du XX e siècle et jusqu’à présent sans comparaison. Peintre, sculpteur, graveur, dessinateur, son œuvre a été décisive pour le développement de l’art, pour la conception graphique, la bande dessinée. Il a gagné un argent incalculable ; pendant que d’autres artistes mouraient de faim, lui vivait dans des châteaux et, quand ses œuvres en débordaient, il ne les vendait pas : il en achetait d’autres.

Il se déclarait pacifiste et il a été membre du Parti Communiste Français, jusqu’à son adieu. Mais bien que l’œuvre du Picasso de 20 ans, reflète le chagrin des excommuniés de l’humanité, celui des corps engloutis, et celui des aveugles, il n’a ensuite guère montré explicitement un compromis avec la douleur universelle. Jusqu’à ce que le démon nazi allié à un autre maître des enfers— le Généralissime espagnol Francisco Franco — se soit hissé dans les oiseaux meurtriers. Les avions-oiseaux qui ont bombardé la ville basque de Guernica, le 26 avril 1937, et la mort déposa ses œufs dans la blessure. Oh ! Rossignol de ses veines ! (García Lorca).

Le chaman Picasso a réagi immédiatement en faveur des républicains. Gonflé de colère et pléthorique d’art, il a peint le célèbre « Guernica ».

Le « Guernica »— cet extrait d’univers sans colombes. Le « Guernica »— cet extrait de sang, révolte et pleurs, à partir desquels il y a un avant et un après. Un avant et un après pour la peinture ; un avant et un après —où il devrait exister— dans les consciences de ceux qui regardent ces trois mètres de hauteur et huit de longueur, d’art, fureurs et piété.  


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Une étude sur le Roman Rete kote Lamèsi !
de Robert Large
Hugues St-Fort
professeur de linguistique


Robert Large et la recherche d’une nouvelle forme narrative en créole haïtien.

Avec Rete, kote Lamèsi ! Robert Large a écrit un roman qui semble unique dans la littérature haïtienne d’expression créole. En effet, du début à la fin du roman, l’auteur interpelle le lecteur non seulement au sujet de l’interprétation que ce dernier donnera à l’histoire qui est racontée dans le texte, mais aussi de sa conception du roman en tant que genre littéraire. Il y a une volonté de sa part de faire participer le lecteur au déroulement de l’histoire grâce à une utilisation spéciale qui est faite du discours et des interactions dialogiques. Il y a jusqu’au titre qui évoque une familiarité avec l’entourage supposé de l’auteur.

Large reprend dans ce roman certaines thématiques qu’il avait développées avec plus de profondeur dans son dernier roman écrit en français, « Partir sur un coursier de nuages » (L’Harmattan, 2008), en particulier l’identité plurielle de l’homme noir du Nouveau Monde. « Mwen se plizyè mwenmenm. Mozo Endyen, moso Afriken, moso Nèg, moso Milat, moso Blan. Moso towo, moso milèt, moso koulèv. » Comme Cyparis, le narrateur de « Partir sur un coursier de nuages », Jozafa Sipriyen, le narrateur de « Rete, kote Lamèsi » a connu mille morts à travers l’histoire de la colonisation et de la traite esclavagiste en passant par l’histoire troublée et sanglante de Haïti devenue indépendante mais qui n’a jamais cessé de faire face à ses vieux démons de violence et d’oppression.

Dans ce roman donc, Jozafa Sipriyen raconte sa quête désespérée de celle qu’il aime plus que lui-même, Lamèsi, qui l’a laissé un beau jour sans crier gare sous le prétexte qu’elle était allée chercher de l’eau. Il parcourt la plus grande partie d’Haïti à sa recherche, se faisant « bèfchenn », (sorte de débardeur) « bouretye » (portefaix) et traversant des épreuves les unes plus terribles que les autres. A chaque fois qu’il croit apercevoir Lamèsi, celle-ci disparaît sans laisser de traces. L’histoire, c’est-à-dire la quête de Lamèsi, rebondit à chaque fin de chapitre et tient le lecteur en haleine.


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Le RAL,Mag paraît en février, mai
et novembre (numéro double)

Plus de 500 pages par an.
Format 20x25 cm.

 

Prochain RAL,Mag nº 2-3
en novembre prochain
numéro double
Plus de 250 pages de réflexion et de communication.

 

Qu'est que le RAL,Mag ?

Une publication en papier distribuée par abonnement et bientôt en maison de la Presse.

Un magazine de réflexion, d'actualités et de communication. Articles de fond, essais, entretiens, expériences.

Comme indiqué dans le tableau ci-dessous, le RAL,Mag paraît en février, en mai et un double numéro en novembre.

Le premier numéro est disponible gratuitement au format pdf pour que vous puissiez en juger.

Parutions du RAL,Mag

Février

RAL,Mag

Mai

RAL,Mag

Novembre

RAL,Mag

Numéro double

 

Les Cahiers de la RAL,M, c'est une revue "en papier" éditée et diffusée par nos soins.

Numéros thématiques, anthologiques ou consacrés à un auteur, leur objectif est de communiquer le travail des auteurs publiés ou non par le Chasseur abstrait.

C'est un formidable outil de communication. La tâche est rude, on s'en doute, mais nous nous y sommes attelés sous la direction de Valérie Constantin qui a assuré la coordination du nº 3 "Femme(s) & Créativité". Benoît Pivert & Pascal Leray ont respectivement dirigée le nº 10 "Littérature et homosexualité" (à paraître) et le nº 9 "Ceci n'est pas une série". Certains auteurs ont pris en charge le numéro consacré à leur oeuvre : Patrick Cintas avec le nº 5 "La Vieja" et Pascal Leray avec sa "Sériographie", nº11 de la série. Dans le cadre du projet anthologique annoncé il y a déjà belle lurette, le Cahier "Haïti" - nº 8 à paraître - est un chef-d'oeuvre. D'autres anthologies sont en préparation : Littérature hispanique, Mallarmé, Organiser le chaos, etc. Des années de travail, sans doute.

Comme le signale espérons-le justement Francisco Azuela, ¡ya hacemos historia!

 

Plusieurs Cahiers sont en chantier actuellement: . Cahier "Fémina" - avec Valérie Constantin, Marta Cywinska et Marie Sagaie-Douve.
. 2e tome du Cahier "Ceci n'est pas une série" dirigé par Pascal Leray.
. Cahier "Gilbert Bourson" consacré au poète et à l'homme de théâtre.
. Anthologie de la poésie française moderne, à l'image du Cahier "Haïti".
. Anthologie des littératures sud-américaines.
. Cahier "Mallarmé".

Si un ou plusieurs de ces thèmes vous intéressent, n'hésitez pas à nous faire parvenir vos contributions.

 

Cahiers de la RAL,M
Anthologie haïtienne
Robert Large

Cette anthologie a cela de très particulier en ce qu’elle rassemble à la fois un certain nombre de peintres et un nombre certain de poètes. Une union libre étalée sur plus de six cents pages, avec une soixantaine d’artistes parachutés de trois générations différentes. Une tentative de concilier aujourd’hui deux formes d’art, qui étaient pourtant si liées. On se rappelle au début du Centre d’Art en Haïti dans les années quarante la cohabitation entre peintres et auteurs. Les deux écritures se recoupaient, les imaginaires aussi. Et les premiers critiques n’étaient ni chirurgiens ni marchands, ils cherchaient en dessous des formes et des couleurs l’audace de la représentation.

Les créateurs de ce Cahier ne résident pas tous au pays natal. Question de déterritorialiser. De situer Haïti au coeur du monde et de la diversité. Une manière de répondre présent au combat du monde. De dire non surtout à l’indigénisme et au noirisme bon marché qui ont perverti les imaginaires. Nombre de ces auteurs habitent en France, résident au Canada ou encore aux États-Unis, et pour rendre finalement le rapport de cet atlas littéraire éclaté, le grand nombre habite en Haïti, y professe au jour le jour le métier de peintre et / ou de poète, dans la fragilité d’un pays aux rêves inondés.

Le mode d’emploi pour une telle anthologie nous semble simple : laisser ouvertes les fenêtres, tendre la main et le coeur aux autres, aller lentement à l’intérieur de la chose poétique, lutter contre la censure, sortir du cercle de la punition et de la récompense, être tout simplement en marge des chemins des notables qui voient toujours de travers et qui pensent toujours trop en rond. Cette anthologie est en ce sens atypique. Il n’y a ni ayants droit, ni experts, ni tyrans démoniaques, ni démolisseurs patentés. On y retrouve seulement des gens qui dérident les mots et les couleurs, qui contraignent le soleil à rester debout dans l’horizon troué et qui poursuivent un impossible rêve.


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Cahiers actuellement en ligne (gratuits): . Cahier "Une sériographie" - de Pascal Leray.

Ces Cahiers sont aussi disponibles en version "papier" dans


notre librairie Amazon

Outils
Publier ET Communiquer
Pas de communication sans outils performants.
Que vous soyez auteurs chez Le chasseur abstrait
ou ailleurs
éditeurs, diffuseurs, chroniqueurs...
N'hésitez pas : c'est gratuit !
Le Portail du Chasseur abstrait a commencé il y a plus de dix avec les sites de ses créateurs :

[Valérie Constantin] & [Patrick Cintas]

Ces deux sites sont en constante évolution. On peut les consulter [ICI].

Valérie Constantin & Patrick Cintas ont été rejoints il y a peu par Pascal Leray qui entretient un blog richissime que nous vous proposons de découvrir. Vous pouvez y participer librement.

À noter que les auteurs publiés par Le chasseur abstrait peuvent disposer de notre hébergement pour installer leurs sites officiels s'ils le désirent.
Galerie de Valérie Constantin
! Auteur du Chasseur abstrait !
Consulter le Catalogue

Dans tous ces livres, la caractéristique commune est le rejet de l´illustration, au sens traditionnel du mot, c´est à dire une illustration servile et littérale, qui a pour fonction principale celle d´adapter l´écrit au lecteur.

Ici, l´illustration est parallèle au texte. Le texte et l´image vont de pair. Ils sont associés de telle manière que l´on ne lit pas l´un sans regarder l´autre. C´est leur globalité qui s´offre au regard du lecteur.

C´est ce que je cherche quand je mets en image un écrit.

Lorsque une lecture m´émeut, me bouleverse, m´ensorcèle, j´ai besoin de la traduire, de l´écrire avec les mots qui sont les miens : la ligne, le point, la couleur.

Cette rencontre avec un autre artiste va générer toute une angoisse liée à la création même : les tâtonnements, les inquiétudes, les détours, les directions, les découvertes. Jusqu´à trouver les matières, les rythmes, les couleurs, la composition. Jusqu´au moment où ça y est, c´est ça... où l´objet-texte est devenu l´objet-œuvre... où l´image dit ce que le texte suggère... où l´osmose est créée... où le texte illustré peut être proposé à l´écrivain, au poète. Alors une autre histoire commence...

Ce que je recherche dans ma démarche de peintre illustrant (au bon sens du terme), c´est que mes images rendent l´œuvre nécessaire.

Valérie CONSTANTIN

 

Blog de Pascal Leray
! Auteur du Chasseur abstrait !
Consulter le Catalogue
La princesse néantiste me fait de grands signes, m'invitant à l'écouter. Je me prends avec elle à imaginer une femme (elle lui ressemble assez, d'ailleurs) qui se tord de douleur sur un banc, à un rond-point, le journal de la veille sur les genoux. « Comment se peut-il qu'une fraction de l'univers, si infime soit-elle, puisse rester dans l'ignorance de telle autre, pour éloignées qu'elles paraissent ? » Car l'univers est un, un comme la vérité est une, n'est-ce pas ? La princesse rit de sa voisine, qu'elle appelle Aine, je crois. Or, le journal relate ce jour-là un fait dont elle a été le témoin quelques jours auparavant. Un accident dont il lui était assez pénible de se souvenir. Mais la réalité de l'article et celle de la photographie ne correspondent en rien à ce qu'elle a vu elle-même. Le jour et l'heure ne sont pas les mêmes, d'autres détails divergent. « L'accident relaté dans le journal ne doit pas être le même que celui dont j'ai été le témoin », se dit-elle. La princesse nous mime majestueusement les attitudes embarrassées de sa voisine, nous nous tordons de rire ! Mais l'accident relaté dans le journal ne peut pas être un autre que celui auquel elle a assisté. Alors, elle lit l'article en boucle, tout en cherchant à se rappeler ce qu'elle a vu. Chaque détail qui lui revient en mémoire, elle le soumet à une critique rigoureuse, puis cherche de cet élément une trace dans l'article pour comparer les deux versions.

Extrait de L'accident récursif L'oeuvre de Pascal Leray a fait l'objet d'un "numéro spécial". On y trouvera sa participation évolutive à la RAL,M et le catalogue de ses oeuvres publiées par Le chasseur abstrait :

 

Blog de Patrick Cintas
! Auteur du Chasseur abstrait !
Consulter le Catalogue
L'idée d'enfermer le monde dans un bocal pour que les autres puissent le contempler à travers les imperfections de transparences héritées de choses aussi bornées que la langue, la littérature, est sans doute la première qui vient à l'esprit quand le moment est si mal choisi d'annoncer qu'on a décidé de devenir écrivain. Annonce faite à soi-même d'abord, rarement avec autant de sincérité auprès des autres, leur farouche opposition est un avertissement. L'effort d'abstraction venait de cette lutte où l'allégorie servait de prétexte à l'analyse qui détectait en vous une ironie prometteuse de conflits sinon insurmontables du moins destructeurs et par conséquent mesurables. Que de temps passé encore à appliquer des lois apodictiques aux gouttes de sang versées dans ces inutiles mais inévitables conversations de tous les jours! Le prix fut exposé sur la porte de votre chambre. Vous n'entriez plus dans les lieux de votre chance sans calculer la croissance phénoménale de cette nouvelle existence. Il s'agissait bien de raconter une histoire qui ne fût pas seulement la vôtre.

Le Portail du Chasseur abstrait héberge d'autres sites d'intérêt : Galerie Artistasalfaix - galerie d'art actuellement indisponible pour cause de maintenance.

Bortek - site de théâtre en attente de propositions sérieuses.

Dictionnaire philosophique de Voltaire - un des grands succès de notre site (plus de 3000 téléchargements quotidien) - On peut lire cet énorme ouvrage en ligne et télécharger l'oeuvre intégrale au format PDF.

Sur Blogg.org - un blog de nouvelles pour diffuser aussi sur d'autres canaux moins spécialisés.
Voir le [Accueil].
Nous vous invitons à découvrir ce mois-ci le Dictionnaire philosophique de Voltaire (lecture en ligne et téléchargement gratuits).
Dictionnaire philosophique
de Voltaire
Le philosophe n'est point enthousiaste, et il ne s'érige point en prophète, il ne se dit point inspiré des dieux; ainsi je ne mettrai au rang des philosophes, ni l'ancien Zoroastre, ni Hermès, ni l'ancien Orphée, ni aucun de ces législateurs dont se vantaient les nations de la Chaldée, de la Perse, de la Syrie, de l'Égypte et de la Grèce. Ceux qui se dirent enfants des dieux étaient les pères de l'imposture; et s'ils se servirent du mensonge pour enseigner des vérités, ils étaient indignes de les enseigner; ils n'étaient pas philosophes: ils étaient tout au plus de très prudents menteurs.[...]

Distinguons dans tout auteur l'homme et ses ouvrages. Racine écrit comme Virgile, mais il devient janséniste par faiblesse, et il meurt de chagrin par une faiblesse non moins grande, parce qu'un autre homme, en passant dans une galerie, ne l'a pas regardé: j'en suis fâché, mais le rôle de Phèdre n'en est pas moins admirable.[...]

Voir aussi Wikipedia

Services gratuits
Les outils de communication du Portail du Chasseur abstrait sont très utilisés en ce qui concerne: [S'inscrire à la newsletter] [Recommander le site] [Contact]. Voir le [menu en haut de page], dernière ligne. Ces outils sont en effet communs à tous les sites. On a l'habitude de s'en servir et on en mesure très bien l'utilité.

Une explication s'impose :
Communiqués de Presse [Communiqués de Presse]
Le CP, communiqués de Presse, est sans doute l'outil de communication le plus efficace et le moins onéreux. Ce qui explique sa très fréquente utilisation par tous ceux qui souhaitent communiquer des informations publicitaires ou autres.

Nous recevons nous-mêmes par email quelques dizaines de CP chaque jour - sans nous plaindre de cet assaut quotidien qui ne constitue en rien un abus à nos yeux. C'est bel et bien de la communication venant d'éditeurs et d'auteurs qui souhaitent à bon droit faire passer une information sur le média inconstestable qu'est notre Portail du Chasseur abstrait.

Hélas, nous ne pouvons assumer la tâche considérable qui consisterait à mettre en ligne, chaque jour, ces nombreux et utiles CP.

Nous mettons donc à la disposition de ceux qui souhaitent faire passer leur message un outil facile d'utilisation et efficace en toute liberté - à savoir notre système de "Publication libre"...

 

Le mois prochain
Nouveautés de la RAL,M
Pas un mois ne passe sans cette hyperactivité qui caractérise Le chasseur abstrait et ses amis auteurs et lecteurs. Des années qu'on s'échine et qu'on s'organise dans une joyeuse confusion...! Personne ne peut dire qu'on n'a pas fait du chemin...! C'est le genre de la maison...!

 

Nouvelle RAL,M

Chaque mois, une page éditoriale

Octobre 2010. La nouvelle RAL,M est née. Qu'est-ce qui a changé? Et bien le Chasseur abstrait a maintenant son propre site. Les catalogues et les nouvelles des auteurs publiés sont donc transférés dans ce nouveau site. La RAL,M revient a sa vocation première : la publication en ligne et les revues "papier". Et redevient entièrement le chantier littéraire et artistique dont les auteurs, quels qu'ils soient, ont besoin. Et c'est aussi l'endroit où Le chasseur abstrait rencontre ses futurs auteurs. Pour plus d'informations, consulter la nouvelle ligne éditoriale de la RAL,M :

Ligne éditoriale : 

 

2004/2017 Revue d'art et de littérature, musique

publiée par Le chasseur abstrait éditeur - 12, rue du docteur Sérié - 09270 Mazères - France

sarl unipersonnelle au capital de 2000 euros - 494926371 RCS FOIX

Direction: Patrick CINTAS

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