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Revue en ligne
jeudi 23 novembre 2017
Revue d'art et de littérature, musique
Directeur: Patrick CINTAS
Éditeur: Le chasseur abstrait

SIX HEURES DE MUSIQUE
ET DE POÉSIE dans ce numéro
streaming et mp3 à télécharger
BONNE ANNÉE 2008
FELIZ AÑO NUEVO

Marie SAGAIE-DOUVE lit Travers&e publié chez Le chasseur abstrait éditeur. La musique est de Patrick CINTAS. Version stéréo (CD) :

Playlist

 

Marie SAGAIE-DOUVE - L’enregistrement du texte laisse à désirer parfois. Il faudrait partir, me semble-t-il, d’une copie audible dans ses moindres syllabes.

Patrick CINTAS - L’enregistrement de la voix est ce qu’il est. On n’y peut rien. Personnellement, en temps qu’acousmaticien, j’aime beaucoup les bruits environnant la voix, les accidents sonores, etc. Et les hésitations. C’est mon style. Jamais je ne travaillerai sur une voix "parfaite" et parfaitemement enregistrée. Distorsions en tous genres. Le travail musical, ça se comprend et ça s’écoute ensuite.


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DIRE LE TEXTE

LE DIRE TEXTE

Publier des "livres standards" - collections djinns et ada - n’est certes pas l’objectif premier du Chasseur abstrait.

Il y a quelques temps déjà (près de deux ans me semble-t-il) que nous travaillons, Jack YANTCHENKOFF et moi-même, à faire dire le texte à nos poètes préférés publiés par ailleurs dans djinns ou ada, avec la collaboration de "diseurs" - Marta CYWINSKA et Jean-Claude CINTAS, poètes qui ont bien voulu prêter leur voix à ces expériences somme toute musicales.

Outre Travers&e ci-dessus, où Marie SAGAIE-DOUVE est à la fois le poète et le récitant, nous avons produit quelques "CDs" qui forment maintenant le lit de cette collection DIRE LE TEXTE :

 

Musique de Patrick CINTAS :


photographie de ©2008Jean-Claude Cintas

- Sérénade - poème de Patrick CINTAS que Marta CYWINSKA a joué en français et en polonais. Intégral - version CD.

  mp3 - 128 kbps - 44Mhz - 64’ 33" - Télécharger (62Mb)

Le texte intégral des 17 premiers chants de la Chanson d’Ochoa est ici.

 

 

- Antimesse pour Stockhausen - Question du texte qu’on entend pas. Certes, il est d’usage que la musique soit dans le texte. Ici, c’est le texte qui est dans la musique. L’auditeur est donc invité à lire le texte de son choix pendant que la musique, omniprésente, la couvre et la dénonce. Expérience qui peut être répétée avec d’autres lecteurs, en chambre ou en concert. Combat contre la mort.  Intégral - version CD.

  mp3 - 128 kbps - 44Mhz - 63’ 41’’ - Télécharger (61Mb)

 

 

- Écouter dans le prochain numéro de la RAL,M Jean-Claude CINTAS dire le texte de Robert VITTON sur une musique de Patrick CINTAS.
 

Voir les oeuvres de Robert VITTON disponibles dans la Boutique - collection djinns.

 

 

Musique de Jack YANTCHENKOFF :

Voir les oeuvres de Jack YANTCHENKOFF disponibles dans la Boutique - collection DIRE LE TEXTE.

Voir aussi chez DeltaVision - deltavision.fr/ - "Passer outre" avec Alain CUNY.

 

 

- Première nudité - avec des textes de Marta CYWINSKA extraits de son livre éponyme publié chez Le chasseur abstrait. Et d’autres extraits de la Chanson d’Ochoa - Sérénade - de Patrick CINTAS. Marta interprète le texte dans une efficace partition de sa voix.  Intégral - version CD.

Première nudité

  mp3 - 128 kbps - 44Mhz - 26’ 41" - Télécharger (25Mb)


Sérénade

  mp3 - 128 kbps - 44Mhz - 26’ 21" - Télécharger (25Mb)

PREMIÈRE NUDITÉ est disponible dans la Boutique dans la collection Comme un miroir .

 

Si l’aventure vous tente, n’hésitez pas. Il suffit d’associer un texte, de la musique et une interprétation. Autrement dit, un auteur, un musicien et un diseur. DIRE LE TEXTE va devenir la "locomotive" du Chasseur abstrait. Le nouveau catalogue, bientôt disponible, rendra fidèlement compte de cette volonté de sortir nettement de ce "monde de l’édition" envahi par les marchands de peluche, de mickeys, de rap à la française et autres jouets d’une culture plus proche de la kermesse patronale que de l’intelligence et du talent qui devrait normalement inspirer les dignitaires toulousains chargés de proposer Toulouse comme "capitale européenne de la culture". Qu’on souhaite, dans la traînée de Jack Lang, amuser les enfants et ceux qui n’ont pas grandi, est un autre métier, entre le policier et l’éducateur, entre le pitre et l’imbécile, et n’a rien à voir avec l’effort de création. Un livre-peluche n’est pas un livre, c’est un jouet. Un mickey n’est pas non plus un livre, c’est un compagnon de jeu. Et les "textes" du rapounet sont des discours, du blablabla à la place de l’action, et non pas de la poésie. Je cite Jean LESCURE (Petite histoire de l’OULIPO) :

L’insolite de la désignation renvoie au signe plutôt qu’au signifié.

Un simple exemple me fera comprendre : le début du Chiendent : La silhouette d’un homme se profila, simultanément des milliers. Un romancier réaliste eût écrit : Jules s’amena. Y avait foule. Mais en écrivant cela, le romancier réaliste aurait seulement marqué qu’il confondait le concret des choses avec le concret littéraire, et qu’il croyait pouvoir annuler le second au profit du premier. Il eût prétendu rendre sa phrase totalement transparente à ce qu’elle désignait. Cela c’est la littérature selon Sartre, et le langage transitif. En littérature, la moindre combinaison de mots secrète des propriétés parfaitement intransitives. Le recours à l’abstrait chez Queneau signifie seulement l’élection d’un système de concrétude à la fois très ancien et tout neuf : la littérature elle-même.

Les auteurs participant en ce moment à DIRE LE TEXTE - Marta CYWINSKA, Jack YANTCHENKOFF, Robert VITTON, Marie SAGAIE-DOUVE, Valérie CONSTANTIN, Patrick CINTAS, Jean-Claude CINTAS & Pascal LERAY - vous invitent à transcender avec eux la triste réalité de la production littéraire et artistique "à la française". Du concret !

 Patrick CINTAS

 

 

Le Centre Régional des Lettres
Midi-Pyrénées
au Salon du livre de Paris

Le chasseur abstrait fera partie des éditeurs choisis par le Centre Régional des Lettres de Midi-Pyrénées pour représenter l’édition du livre dans cette région. C’est le moment de montrer ce qu’on sait faire.

Certes, le bonhomme du logo est sans tête [1] et prend la posture du lecteur au milieu d’un envol d’oiseaux "livres" comme l’air. À une époque où c’est l’entreprise qui garantit la culture et le bien-être, on ne s’étonne plus de ce genre de rébus. Le Salon du livre de Paris sera à la hauteur de ses ambitions, n’en doutons pas : prendre le lecteur pour un écervelé que le livre approche de la liberté, c’est un peu fort de café, mais il n’y a plus rien à faire : le livre l’a emporté sur les Lettres ; on eût préféré qu’une poésie moins infantilisante procédât à ce meurtre tant attendu. Associer le livre et la liberté, et celle-ci à l’imbécile, c’est changer de force la nature même de l’écrivain. Thèse profonde que je propose à nos édiles.

Que la région Toulouse Midi-Pyrénées persiste à soutenir les Lettres, comme en témoigne son CRL, ne signifie absolument pas que la perspective d’un livre parfaitement inscrit dans la Chaîne du livre échappe à son entendement. La triste nouvelle est tombée comme une tête qui eût défiguré le logo crétinisant du Salon : le budget du CRL n’est pas augmenté ; du coup, on se sent heureux, car il n’est pas réduit.

Le Centre régional des Lettres disposera donc cette année de plus de 130.000 euros pour se distinguer au milieu de l’énorme fatras organisé par l’industrie du livre. Pas moins de 200 m2 offert à 22 éditeurs locaux qui auront la lourde tâche de représenter l’intelligence ou sa contradiction, au choix. L’essentiel étant de publier, d’imprimer, de diffuser, de distribuer et de ne pas en crever trop bruyamment.


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Le Chasseur abstrait
au Salon du livre de Paris
programme

L’espace conçu par le Centre régional des Lettres de Midi-Pyrénées est étonnamment prometteur. Jusque-là, cet espace était fermé, c’est-à-dire qu’on y entrait et qu’on en sortait, ce qui fait beaucoup pour un seul visiteur.

Cette année, cet espace (200 m2) sera ouvert. Les stands des éditeurs "tourneront" autour d’un podium de 50 m2. On reprochera peut-être la symétrie exacte de l’agencement, mais il faut l’attribuer à un souci d’équité appliquée à l’angoisse du trou éprouvée par certains exposants. Je doute que cette symétrie soit visible à partir du sol foulé par le visiteur.

Les éditeurs seront donc, si tout se passe bien, traversés par un flux de passants et non plus forcément de visiteurs. Il faudra être présents et disponibles. Que demander de plus ?

Le podium accueillera, outre les dispositions à la fois du Conseil régional Midi-Pyrénées et de son Centre régional des Lettres, les "évènements" propulsés par les éditeurs. C’est la raison pour laquelle Le chasseur abstrait fondera sa présence sur un programme. Il est trop tôt pour en fixer les dates et les horaires, mais en voici grosso modo le contenu :


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DIRE LE TEXTE

LE DIRE TEXTE

 

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Nouvelles des
Cahiers de la RAL,M

Deuxième année de cette revue en papier que nous avons présenté en octobre au Salon de la revue de Paris. Nous nous sommes interdit le style "trombinoscope" (biographie, bibliographie, extraits) qui n’a aucun intérêt littéraire à notre sens. Nous avons créé une revue pour ouvrir les portes des auteurs et des thèmes qui nous motivent.

4 Cahier Robert VITTON - Femme(s) & Créativité - L’étranger - Patrick CINTAS et la Vieja.

3 numéros sont sur le point de paraître :

- Seulement, le livre des 7 pas - Rodica DRAGHINCESCU interroge les écrivains qui participent à son Atelier d’écriture.

Et dans le cadre de l’Anthologie de poésie de la RAL,M :

- HAÏTÏ - une leçon de poésie.

- HISPANOS - considérable.

2 Cahiers sont en préparation :

- La série - proposé par Pascal LERAY.

- Laboratoire du roman...

Cela, dans la persective du prochain Salon de la revue de Paris en automne prochain. D’ici là, deux bonnes dizaines d’ouvrages seront publiés dans les collections djinns et ada.

 

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Nouvelles des collections
du Chasseur abstrait

Le livre standard est encore la référence à la fois des auteurs et des lecteurs : il est bon marché, pratique, trouve sa place dans les rayons, transporte en couverture les données du texte, etc. C’est un bon objet. Le chasseur abstrait est aussi un producteur de livres. On consultera le catalogue et la Boutique avec intérêt. Voici quelques ouvrages à paraître très vite :

François RICHARD - Loire sur Tours - L’invention de la langue encore possible malgré tout. Avec des photographies de Christophe LAURENTIN.

Serge MEITINGER - Un puits de haut silence - Premier tome des poésies complètes de Serge Meitinger. La langue extrait l’essence avec passion et discernement.

Abdelmajid BENJELLOUN - Cette petite étoile frémissante du matin - La poésie des moments favorables à la trouvaille.

Pascal LERAY - Portrait de la série en jeune mot - roman et plus - La série comme passage entre les rues.

Marie SAGAIE-DOUVE - Wandering Wanda - Poésie. Lignes de fuite - roman. Les personnages à fleur de peau.

Patrick CINTAS - Anaïs K. - première trilogie du Tractatus ologicus - roman - 4 volumes - Au coeur de l’imagination et de ses distorsions.

 

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Nouveautés sur le site
Beaucoup de textes encore à entrer dans le site. Le temps manque pour être à l'heure. Mais comme vous le constatez, c'est Le chasseur abstrait éditeur qui occupe la place. Cependant, tous les textes proposés seront mis en ligne prochainement. En voici quelques-uns pour commencer:

 

 

Anthologies sérielles
Pascal LERAY
Espace d’auteurs : Anthologies sérielles

Tristesse de la série

 

Tel n’est pas le journal de ce soir. Pas un assemblage.

Par l’inconscient de l’assemblage ! qui excède le « journal ».

Journal de peu de chose en vérité. De peu de vérité de peu de jours.

Et je regarde le journal. Je l’ai sali.

Il y a un parallèle à faire entre le moteur et mes ongles. Mes ongles sont ronds : le moteur tourne. Je me coupe les ongles. Je les taille, je force : le moteur tourne à vide. Efforts inutiles.

Ce journal n’est pas celui de la fatalité mais la fatalité ressemble à l’aléa et l’aléa à la fatalité. Voici le jeu de ce journal.

Journal de la soirée, journal du jour. Mais j’écris au matin.

Dans une série statistique. Vous pouvez toujours faire une statistique de votre vie.

A commencer par les chaussures : plutôt neuves, plutôt anciennes ; plutôt bonnes ou crevées, ou résistantes à la pluie ou peu étanches ; plutôt noires, plutôt claires. Je sais ce que je fais : je parle de chaussures.

Pour une statistique — des nuances de votre existence.

Ou une balistique, pour reprendre le mot de Pierre Boulez. De la nuance.


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Vote blanc, vote zéro
Serge MEITINGER

Pour la première fois de ma vie de citoyen, le 6 mai 2007, j’ai voté blanc. Avec une certaine mauvaise conscience et un vrai poids sur le cœur, ayant tenu à ne pas m’abstenir purement et simplement et à faire le geste d’exprimer sous cette forme mon opinion. Formalisme de l’acte pur non dénué de puissance morale et affective, bien que dépourvu de tout impact extérieur ! En effet, selon le mode de calcul des suffrages exprimés en vigueur, les blancs ne sont pas comptabilisés dans le pourcentage d’ensemble ; il me semble pourtant que, cette fois, ce chiffre, sans influer sur le résultat final, eût contribué à nuancer la victoire du candidat élu ! Passons sur ce blanc, sur ce manque !


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Librairie du gay savoir
Serge MEITINGER
Espace d’auteurs : Librairie du gay savoir

Tour du monde de la poésie gay, Voyage(s) facétieux d’Albert Russo, Hors Bleu-Poésie, Éditions Hors Commerce, Paris, 2004.

Cette anthologie (pas toujours si facétieuse !) se veut en prise immédiate sur la sensibilité gay internationale telle que peut la transcrire et faire ressentir une écriture resserrée et souvent allusive que l’on souhaite tenir pour poétique. Le plus âgé des auteurs ici recueillis est ce poète cubain anonyme qui dit être né la même année que Reinaldo Arenas à La Havane, donc en 1943 ; le plus jeune (qui se présente sous un pseudonyme) est un jeune Iranien né en 1989 et il avait à peine 16 ans à la date de parution de l’ouvrage. Des classiques accompagnent nos contemporains ainsi que des dessins stylisés, réalisés par Moustafa Benkebouche : l’on cite Straton de Sardes et quelques anciens Grecs, Pétrone et le livre de Samuel pour l’épisode de David et Jonatan, un poète arabe, Michel-Ange et Shakespeare, Walt Whitman et William Burroughs, Cavafy, Lautréamont et surtout Verlaine dont une large partie de Hombres se trouve reproduite. L’on termine en point d’orgue sur le Sonnet du trou du cul cosigné par Rimbaud. La basse continue de ces solides garants place la matière évoquée sous le signe d’un désir immémorial et même éternel dont la caractéristique dominante est d’être une incarnation particulièrement ardente et insolente de l’éternel désir de la chair.

Les précautions prises par les deux poètes qui représentent les extrêmes de cette sélection signalent crûment les difficultés vécues et la réalité de la répression du désir gay sur une vaste portion de nos continents habités — le livre s’articule en effet en cinq parties : Afrique(s), Amérique(s), Asie(s), Europe(s), Océanie(s), les cinq anneaux pluralisés et enlacés d’une Olympiade désirante ! La tyrannie viscéralement homophobe de Fidel Castro fait ressortir le courage d’un Reinaldo Arenas dénonçant par le seul fait d’être ce qu’il est et de ne jamais y renoncer, quels que soient les risques encourus, la complaisance courtisane et criminelle des intellectuels de gauche (surtout français) sympathisants béats ou intéressés du castrisme. D’autre part, le jeune Iranien raconte comment l’intrusion armée de gendarmes dans une boîte de nuit débouche sur la flagellation publique des garçons surpris à danser ensemble, en attendant sans doute des sanctions plus fermes encore. Beaucoup trop de pays (de droit islamique surtout) traitent encore comme un crime relevant du pénal, donc du châtiment pressant de la loi, une polarisation sexuelle qui s’impose à l’intéressé comme un fait de nature sur lequel il n’a guère de prise autre que de l’assumer. Pour une nation qui, comme l’Afrique du Sud, a aussi fait sauter le verrou de cet apartheid-là, — c’est le sujet du premier poème choisi — combien d’autres maintiennent une législation ouvertement ou discrètement répressive !


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Le tractatus ologicus roman
de Patrick CINTAS
La première trilogie du TRACTATUS OLOGICUS de Patrick CINTAS bientôt en papier dans la collection djinns du Chasseur abstrait.

ANAÏS K.

Présentation détaillée ici.

 

 

Interlope
Andy VÉROL
Espace d’auteurs : Revue Interlope

Créé en 1997, Interlope était un projet à l’initiative d’Arturo B. Vidal, 6Mic et Andy Vérol. Revue confidentielle papier, Interlope ne vécut que deux numéros avant de croupir dans l’oubli.

C’est en 2007 qu’Andy Vérol décide de reprendre l’initiative, avec une façon toute artisanale de fabriquer cette revue devenue, depuis, post-culturelle… Les années 2000 ont révélé l’inutilité des combats, des luttes. Tout est « révolution » ou « révolutionnaire ». Les nouvelles technologies, une « révolution ». Le pouvoir d’achat, une « lutte ». Si l’on dit du mal des patrons, on est taxé de « réactionnaire ». Si l’on fait remarquer la vie misérable de 80% de l’Humanité, on passe une page pub.

Interlope est la revue de ceux qui considèrent l’Occident comme un espace prédateur, un pays pour les dominants, tels les zombies dans les films de Romero, poussant leurs caddies, de façon mécanique, dans des centres commerciaux rutilants, derniers espaces de communication, de savoir-faire, de bien-être, de labeur et de spiritualité…

Interlope laisse donc la place aux écrits de ceux qui considèrent un suicide violent et vomitif, comme un acte de libération ultime… Ou peut-être l’écriture. L’alcool. Les drogues. Le sexe sans limite… L’abstinence… La dépendance à tout autre chose qu’à l’économie, la morale et l’idée d’un possible…


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Écrits d’Aurore
Nacer KHELOUZ

 

Monsieur buvait tranquillement pendant que Madame jetait par-dessus bord (étaient-ils sur une embarcation de rang tenir ?) des morceaux de pain aux nombreux canards qui hantent ces lieux de villégiature.

Elle jetait indifféremment à gauche puis à droite tout en ne cessant jamais de se pencher vers Monsieur.

Ils laissaient derrière eux un drôle de sillage blanc, fait d’écume baveuse, de miettes de pain blanc et tous les canards blancs.

Ce jour-là le ciel était bien bas ; le ciel était bien blanc.

Ce jour-là, Monsieur était vin blanc et Madame rouge de lèvres.


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Mélis éditions
France DELVILLE

Etre éditeur est, aujourd’hui, plus courageux que jamais, et l’édition plus que jamais utile à la mise en place d’une éthique planétaire, d’un nouvel humanisme qui seul pourra éviter la guerre totale. Cet humanisme semble être le ton des éditions Melis au fil de ses titres, humanisme aujourd’hui inévitablement empreint de diversité. Et c’est cette diversité qui apparaît dans ce que Luciano Melis présente à la 20e édition du Festival du livre de Mouans Sartoux. Interviewé par Patrick Cintas dans la « Revue d’art et de littérature, musique » (1), il s’en explique : « Notre littérature n’est plus destinée à une élite mais bien à toutes les catégories sociales, elle ne s’éparpille pas pour autant, elle a maintenant plusieurs visages, plusieurs destinées dans un même corps… L’éditeur a un rôle de voyant, n’oublions pas qu’il est situé à la proue des parutions, c’est donc à lui que revient le choix, acte terrible et merveilleux… Je crois que certains éditeurs ont une part de responsabilité dans ce qui se passe aujourd’hui, certaines révolutions sont constructives et permettent à l’homme de se renouveler et, parfois, de se révéler… Ma passion consiste à lire, découvrir, rencontrer, méditer, sentir, aussi. Avoir l’oeil sur demain, sans oublier le présent… ».


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Histoire de passer le temps
Robert VITTON

Le Temps nous égare
Le Temps nous étreint
Le Temps nous est gare
Le Temps nous est train

Jacques Prévert

Histoire de passer le temps, j’écris des vers et des proses. J’emmène ma damote à la Grande-Motte, à la Motte-Chalancon, à Lamotte Beuvron, à Bagatelle, aux Buttes-Chaumont, à l’Haye-les-Roses, à Anduze, à Endoume… Histoire de passer le temps, je tresse des cordes de sisal, un nœud tous les 15,43 mètres. Je tresse des cravates de chanvre, un nœud coulant… Je tresse des nattes de jonc, de blé, de lilas, de cheveux… Je tresse des lais, des virelais, des madrigaux, des acrostiches pour les princesses des châteaux de sable et de cartes, des tours babéliques, des impasses éclairées à giorno, des champs rapiécés… Je tresse des récits de mer, des premiers jets, des liens plus doux que la soie… Je paille ma mauvaise saison, j’empaille les hiboux transis de mes sorgues parnassiennes, je rempaille les chaises d’Eugène Ionesco, la chaise et le chapeau de Van Gogh. Je vanne, vanne, vanne aux vents ! Le grain, le bon grain, le chagrin… L’ivraie. L’ivresse ! La vraie ? Histoire de passer le temps, je tourne autour de mon pot à pisser, de la fontaine de Flamel, du luminaire et de la brûlerie d’Ami Argand, du piano de Fantin-Latour, du cadran de Vaulezard, du pendule de Foucault… Je feuillette à l’oeil nu le catalogue d’étoiles d’Hipparque. Je scande l’astronomique poème d’Aratos de Soles. Sur les remparts de Missolonghi, j’ânonne et je boitille dans Hours of Idleness du bileux et railleur Byron. Et l’autre ? Lautréamont ? Je le syllabe à Montevideo. Tu vois ? Vi-de-o. Je monte et je descends quatre à quatre les degrés d’Achaz. Video. Je vois. Je louvoie dans les syllogismes, dans les syllepses, dans les propos de cuisine et de carrée. Au fond de mon puits, je raisonne la Vérité. La vraie ? La pas bonne à dire ? Des journées entières… Rien d’autre à faire ?


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Quatre plastiques
Alain ROBINET


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Florence Bachelier, une coloriste qui « écrit » ses tableaux
Jean-Luc Chalumeau

Tous les tableaux de Florence Bachelier sont des « techniques mixtes » : ils se présentent comme des peintures, certes, mais enrichies de toutes sortes d’éléments qui sont autant là pour créer des effets visuels (si ce sont, par exemple, des guirlandes lumineuses) que pour raconter des choses mystérieuses sur le mode ludique : ces fleurs de nacre, ficelles, fils de fer ou bâtonnets traduisent un état d’esprit, communiquent une humeur qui est généralement « bonne ».

Cette bonne humeur naît aussi de la couleur, que l’artiste module avec élégance. Dans Afrique, elle a choisi une dominante orangée qui traduit fort bien l’idée que l’on peut se faire des paysages d’un continent chaud. L’essentiel est construit sur les superpositions, voisinages et transparences de l’orangé jouant avec des mauves, des bleus et des verts clairs sur un mode quasiment musical. Il y a en effet une structure rythmique dans chaque tableau de Florence Bachelier – pour Jazz Cat, le titre est particulièrement clair – se combinant avec des couleurs en harmonie ou en discrète dissonance qui apparaissent comme les notes d’une mélodie. Des éléments nettement figuratifs complètent les dispositifs : ici des chats, là des animaux « africains ».

Les tableaux de Florence Bachelier sont donc à la fois gais et musicaux, mais ce n’est pas assez dire : libérés de toute préoccupation d’objectivité, laissant les lignes et les couleurs tisser des liens de tendre complicité, ils semblent manifester aussi des ambitions d’un autre ordre. En regardant bien La forêt des Incas, sarabande de verts et blancs rehaussés de rouge, ou l’Eléphant des Indes, joyeux lacis de formes claires sur fond sombre, tableaux qui ne présentent apparemment l’un comme l’autre ni terre, ni ciel, on se dit que tout se passe comme si le peintre avait cherché à concilier plastiquement l’enracinement terrestre et l’intimité avec le cosmos (telle était l’ambition de Paul Klee, dont l’œuvre de Florence Bachelier paraît proche à plus d’un titre).


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Salines de Cathy GARCIA
Postface
Michel HOST
Prix Goncourt en 1986 pour son roman Valet de nuit (Grasset)

Il n’est pas de faux-semblants, ni dans le dire, ni dans l’image, ni dans la trajectoire chez Cathy Garcia, et moins qu’ailleurs peut-être dans SALINES. Ce beau titre assume une amplitude et un regard qui, d’emblée, nous rapprochent de la mer et du vent, de la peau chargée des odeurs chaudes de l’amour, et, pour tout dire, d’un élan vital originel, celui que Cathy Garcia sait cueillir aujourd’hui encore, avec toute son énergie, sa puissance, parmi notre monde qui se le dissimule peut-être derrière les écrans de fumée de la pollution des esprits, sous le voile d’une bienséance digne des hypocrisies bourgeoises anciennes, monde dont les échappatoires vont au « porno » pauvre qui, mis en image ou en mots, passe pour liberté.

La liberté poétique intérieure est d’une tout autre matière : c’est l’élément moteur, astral et magnétique qui, s’il déstabilise les centres émotionnels, rétablit l’âme humaine dans les beautés et les grandeurs terrestres. Le recueil s’ouvre sur une étonnante affirmation des multiples facettes de la féminité, liste quasi rabelaisienne, moins impudique que gonflée des sèves de la séduction et de son chant. Et, dans la foulée, cette ostentation de l’être féminin - totalement féminin -, entièrement soi, protéiforme et, comme dans une fierté coulant de source, ancrée dans la blancheur, la saveur et l’éclat du sel !   

 

Je suis femme

 Unique multiple

 Je suis la grande saline

 


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Atelier "Créativité et Art Visuel"
Animé par Florence BACHELIER

Développez par des méthodes souples, ludiques et sans complexes votre créativité.

Atteignez l’Artiste et venez crier haut et fort les couleurs qui vivent en vous.

Une image vaut mille mots...


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Atelier d'écriture

de Rodica DRAGHINCESCU

Une nouvelle venue dans l'Atelier d'écriture de Rodica DRAGHINCESCU:

Patricia SCHOLTES-KREBS

 

 

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Bonne année occidentale.

Prochain numéro le 15 février 2008.


Et du 14 au 19 mars

Le Salon du livre de Paris

avec

Centre régional des Lettres Midi-Pyrénées

Visitez ce site richissime.

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