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Revue en ligne
dimanche 19 novembre 2017
Revue d'art et de littérature, musique
Directeur: Patrick CINTAS
Éditeur: Le chasseur abstrait

Andy VEROL & HH

Du chômage
L’arrogance, la prétention, et une certaine sensation de supériorité sont imprimés en moi. C’est culturel, inscrit dans les programmes scolaires, dans le discours des parents, dans le monde du travail... Et pourtant tout s’écroule, très très vite.

Il n’y a rien d’extraordinaire à parler du chômage et de ses ravages. Il ne faut pas imaginer que de l’écrire, cela provoquera un quelconque électrochoc. Tout le monde sait qu’il existe, qu’il est là, et qu’il menace chacun. Tout le monde sent que ce mal majeur est prêt à emporter un proche, un oncle, une amie, un cousin.

Je suis né en 1973. L’année où ce cancer a commencé à se répandre dans le corps social de nos sociétés occidentales. L’époque était à l’insouciance, aux révoltes, aux rêves de lendemains qui chantent.


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Avec mes Xanax, je bois de l'alcool. Le Xanax efface bien l'angoisse, le stress, l'anxiété. Et l'alcool permet la démence. Le dégagement d'une violence telle, que même ta propre mère souhaite ta mort. Ça a commencé surtout après la seconde guerre mondiale. Au fur et à mesure que chaque pan de notre existence occidentale était concédée à la sacro-sainte entreprise, chaque individu s'est transformé puis divisé en deux, selon qu'il était en-dedans le monde (de l'entreprise), et en-dehors (de l'entreprise puis du monde entier). Certains ont du admettre, dès la naissance, qu'ils seraient à jamais à l'extérieur du monde (sans que, pour autant, le monde - de l'entreprise - ne cesse de lui rappeler qu'il peut s'intégrer quand il veut, s'il le veut, et seulement s'il le veut vraiment).


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Philippe Lacoue-Labarthe
In memoriam
Daniela HUREZANU

Philippe Lacoue-Labarthe (1940-2007)

Si Lacoue-Labarthe est reconnu comme l’un des philosophes contemporains majeurs, peu se rendent compte-et lui-même, si discret, si réservé, serait surpris de l’apprendre-de la trace profonde qu’il a laissé en tant qu’enseignant. Je dis que lui-même serait surpris de l’apprendre parce que, bien que très généreux, je ne suis pas sûre qu’il aimât enseigner. Lacoue-Labarthe a été quelqu’un d’une grande timidité, trait qui, ajouté à sa fragilité innée, devait lui rendre très difficile la tâche d’enseigner. Nous, ses étudiants, l’avons vu tant de fois entrer dans la salle de cours, le visage sombre et le regard lointain, s’asseoir au bureau, mettre son visage entre ses mains comme pour le cacher de nos regards indiscrets, et commencer le cours toujours d’une voix incertaine, comme s’il nous demandait pardon d’être là, d’être cette « autorité » qui nous s’adressait avec la certitude du savoir. De toutes les personnes que j’aies jamais connues, Lacoue-Labarthe fut le moins capable, le moins disposé à incarner le rôle de « l’autorité ». Le moins capable de « se faire de la publicité »—l’une des raisons, d’ailleurs, pour lesquelles il est beaucoup moins lu que certains de ses contemporains. Il y a d’autres raisons, évidemment, et je crois qu’on pourrait dire de lui ce que Peter B. a dit une fois lorsque nous essayions d’expliquer le manque d’intérêt pour Blanchot aux Etats-Unis par comparaison avec d’autres soi-disant représentants de la « French theory » : « Il a une pensée très difficile à approprier ». Une pensée inappropriable. 


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Une pensée pour Jean Baudrillard, poète de la sociologie et de la philosophie.


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La personne chez les stoïciens
Rachid DZIRI

Relève la tête comme un être délivré de l’esclavage ; ose regarder Dieu en face et lui dire : « Use de moi à ta volonté ; je suis d’accord avec toi, je suis à toi ; je ne refuse rien de ce qui te paraît bon ; mène-moi où tu veux ; revêts-moi de l’habit que tu veux. Que veux-tu ? Que je sois magistrat ou simple particulier ? Que je sois exilé ? Que je sois pauvre ou que je sois riche ? Dans toutes ces situations je prendrai ta défense devant les hommes ; je leur montrerai ce qu’est réellement chacune d’elle. [1]

Penser l’homme et le monde 

La personne : notion et mise au point

Le Destin : entre la volonté et la raison


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Librairie du gay savoir
Serge MEITINGER
Espace d’auteurs : Librairie du gay savoir

Pier Paolo Pasolini : Les Anges distraits, traduction de Marguerite Pozzoli (Gallimard, Folio, 2001) et Actes impurs suivi de Amado mio, traduction de René de Ceccaty (Gallimard, Folio, 2003).

Il est condamné à être éternellement malheureux celui qui aime, d’un amour exclusif, les adolescents et éternellement volage ! Car il n’aime qu’un moment d’une vie, que le moment tenu pour parfait d’un corps et d’un être qui va presque tout de suite être dépassé et laissé. Les deux livres évoqués ici sont composés, dans leur plus grande partie, de textes posthumes retrouvés parmi les papiers de Pasolini. Le premier, Les Anges distraits, reprenant des articles parus ici et là pendant la période frioulane et plusieurs récits inédits, orchestre déjà, mais avec discrétion, l’attirance dominante que le second, Actes impurs, composé de deux esquisses romanesques entièrement réservées par l’auteur, expose et détaille en prenant, pour l’époque, beaucoup de risques, de tous ordres.


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Voici du temps
Nacer KHELOUZ
Espace d’auteurs : Side effects

Il y a longtemps.

Il y a longtemps de cela.

Il y eut des étés,

Des hivers,

De mortelles chutes,

Des fuites écourtées

Des gens,

Des pauvres types,

Des curieux

Puis des vautours.

 

Il y a des sourires moqueurs.

Le tien, peut-être est-il de pierre ?

Cette irrésistible envie de plaire,

De se plaire par les autres,

Histoire de plaire.


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L’argent
Robert VITTON
Espace d’auteurs : Le zinc

Argent ard gens

Plume, faux-mornifleur, faussaire, faux brave, vieux beau, fada, miroir à catiches, j’ai de l’artiche, un cœur d’artichaut. J’ai un fond de baratte, une batte, le cul et le culot de la crémière. Le beurre et l’Argent du beurre, l’Argent du leurre, l’Argent qui rit, l’Argent qui pleure. L’Argent... La boîte à Perrette ? Ni le pot, ni la boîte. Sans un, sans un maravédis, sans un radis... Le comble ! T’as des poches sous les yeux, badaud ! J’y glisse mes convoitises. T’as pas l’œil dans la poche. J’ai l’œil à tout. L’œil amerloque ? Sans sou, sans maille, sans rouge liard, sans as... Sans as ? C’est sensas’ ! La fortune vient en dormant ! Qui dort dîne ! Dormez pauvres gens. L’Hôtel, la Chambre de la monnaie. Je suis brouillé avec le veilleur de nuit. La misère pousse entre les pavés de la cour des miracles, sous les roses de Fontenelle, sur la cour de Louis XVI, dans le jardin d’Epicure, dans les vers de Verlaine, dans les proses des Proserpine... La misère, l’éphémère de Virginie. J’aboule l’aspine. Le nerf de la guerre, nervi ? Les munitions, bonne mère ! Mes canons, mes cartouches gauloises, mes belles de mai ! Un de la Marsiale ! T’es de Marseille ? J’allonge l’oseille, de quoi faire une omelette. C’est ta tournée ? La tournanche des grands ducs ! Tu flambes aux courtines ? J’ai un tuyauteur au pourcentage qui s’y connaît en tocards, en petites charrettes, en cravaches, en pelouses... Les châsses fermés, je mise ! Ta chemise ? Le gros paquet ! Les doigts dans le nez ? Des fois, poteau, tu ramasses le jockey. Aller à l’église, pour nous, c’est se rendre à l’hippodrome. L’église Sainte-Vaseline ! Jupettes et culottes courtes. Les baptêmes... On asperge, on noie le marmot dans un bénitier. Rapiats, des sous ! Rapiats, des sous ! Pas de picaillons, le moujingue se coltinera une gibbe sur l’esquine. Peirin ! Rascous ! Lou pichoun vèndra gibbous ! Des pluies d’écus. C’était le prix. La marchande de bonbons... Des billes, des rouleaux, des gommes, des berlingots, des sucettes... Le sucre d’orge te coulait dans la gorge ? Tu pleures ? Des talbins, des biftons... J’en tapisse ma planque, ma garçonnière, ma cellule... L’Argent n’a pas d’odeur !  


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Entretien avec Pradip CHOUDHURI
Denis EMORINE

Dans tes poèmes, tu écris le plus souvent "je". Est-ce que ta poésie est une manière détournée de rédiger ton autobiographie ?

Oui, c’est bien le cas. Je le fais toujours en en étant parfaitement conscient. Sans doute, tout représentant de la nature humaine ne peut jamais s’isoler de ce mot, cet ego capricieux peut-être, qui, depuis toujours, incite l’homme (jusqu’à la mort) à suivre un mirage de chair, un arc-en-ciel au bout de son propre horizon qui s’appelle la vie. Je suis un homme par excellence, il est donc probable qu’il y ait beaucoup d’éléments autobiographiques dans mon écriture, dans ma poésie. Mais quelle est-elle donc cette autobiographie dont je suis le seul protagoniste, autobiographie qui a forcément été façonnée par moi-même ? Il y a bien longtemps que je me posais cette question. Résultat ; la naissance de Poésie-religion qui commence par une définition fabuleuse du je : " Je n’appartiens à aucune génération ou, mieux, je suis une image réfléchie extrêmement petite ou infiniment grande du monde moderne et de toutes ses générations. Soit pratiquement l’ensemble, énigmatique comme le sphinx, des veines et veinules de la conscience et de l’inconscience de l’esprit obsédé, des dégradés, des débauchés, des timides, des indigents, des fous, des muets, des voleurs, des aveugles, des Sannyasins(*), des camarades, des expéditionnaires, des corps corrompus, des délabrés, des sans-coeur, des tuberculeux, des simples cadavres, des mobiliers et des immeubles et de tout le monde vivant". A mon avis, c’est également une des définitions d’un homme complet. Oui, dans ma poésie, je ne rédige que mon autobiographie qui contient toute la vie des hommes de cette planète. Me voici !


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Poèmes  Je n'ai pas vu ses canines et ses gencives roses/ La dernière fois que je l'ai rencontrée/ Tellement elle avait mangé de viande/ Même du porc-épic.

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La solitude du vote
BOCAMPE
Pour finir en beauté : un extrait de Vadrouille, pensées et lendemains - Éditions de L’escarboucle

Je m’appelle Michel et vous savez, je campe dans l’échelle sociale, avec cet étrange sentiment de la descendre continuellement. Peut-être, n’est-ce que de la spéculation métaphysique, après tout ! Demain, je vais aller voir mon psy pour une séance royale. Aujourd’hui, la vie politique se vit sans flamme, sans joie. Pourtant il y a des besoins misérables ! et il y a du joli monde qui commence à faire sentir son mécontentement, à son ras-le-bol ... Du joli monde à l’inemploi de ses aptitudes, pour jouer à ce plus grand jeu de cons du monde : le jeu politiquement reconnu du "ni oui ni non", avec des hommes comme vous et moi... et Bruxelles en joker désormais, avec une signification aveugle de la nécessité européenne. Oui, mon jeune homme, du citadin à la vie indolente, jusqu’au ploutocrate indomptable qui se goberge hideusement dans la mare du citoyen ficelé. Ils sont tous là, les habitants avaleurs de bourdes, les penseurs irrités, les pauvres fadas que nous sommes, tous jetés dans une agitation sociale qui se colle à des choix pour faire part de leur position, de leur élégante et accommodante résignation. Il y a aussi des personnes indécises, les yeux fixés sur l’avenir, qui n’ont pas opté pour un parti politique, cependant acteurs dans le même tourbillon. On dirait qu’il se dégage un climat de captivité intellectuelle, à un tel point, que je serais presque privé de dire ce que je pense. Tous les mouvements de la droite et de la gauche vont faire cancan pour que s’anime le cabaret du gouvernement.


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News

La RAL,M avance, Le chasseur abstrait croît.

 

C'est fait: nous sommes installés en France:

Le chasseur abstrait
12, rue du docteur Jean Sérié
09270 Mazères

Téléphone:
Fixe: 05 61 60 28 50*
Portable: 06 74 29 85 79

Nous allons donc publier quelques-uns des livres qui nous sont proposés, le plus souvent dans un cadre thématique et donc en supplément de nos Cahiers de la RAL,M. Pour ceux qui n'auront malheureusement pas été choisis, nous espérons que la publication sur le site palliera la déception... N'oublions tout de même pas que la RAL,M est très lue et même célèbre dans les limites du champ poétique qui n'en finit pas de se réduire certes (c'est là toute son "histoire"), mais qu'on ne réussit pas à réduire à néant ou au pire à la portion congrue des activités sociales.

Cependant, c'est bel et bien la publication "en papier" qui nous intéresse et motive notre effort. Nous sommes "éditeurs de création", c'est dire que notre intention est de publier des textes de qualité, sans distinction de genre ni de style, et d'organiser des expositions au service des auteurs publiés. Le corps même de la RAL,M, par sa richesse et ses labyrinthes, est une source d'inspiration presque inépuisable.

Compte tenu de cette nouvelle activité (je vous laisse imaginer son impact sur notre vie quotidienne), le temps consacré au site est réduit de moitié, au moins. Mais nous avons aussi l'intention d'en tirer une revue "en papier". Il va sans dire qu'alors, les textes seront choisis. Aussi, la RAL,M va changer petit à petit de style et de manière pour s'approcher prudemment de sa version papier: moins de textes, plus de choix, d'exigence surtout.

Les trois années que nous venons tout juste de consacrer à la diffusion de la littérature, des arts et de la musique, ont contribué à construire non seulement un réseau de relations poétiques inouï, mais aussi à espérer de cette attente, qui fut quelquefois longue, un résultat tangible: s'il s'agit en effet de publier d'abord, en quoi nous avons rarement failli, il s'agirait surtout de commencer, maintenant que nous nous connaissons, à travailler notre présence au petit monde des Lettres et des Arts. On voit bien maintenant que notre projet ne s'engage que dans la diffusion du matériel poétique quel qu'il soit et non pas dans la défense et l'illustration d'une doctrine plus réductrice de l'espoir qu'on met dans son travail au corps de la poésie. Le chasseur abstrait sera ce pivot, sans comptes d'auteur et autres entourloupettes jouées à notre confiance. Bien sûr, des textes "marcheront", d'autres non. Qu'y pouvons-nous encore?

Si nous devons un jour ou l'autre tirer notre épingle du jeu, c'est-à-dire trouver quelque satisfaction à être lus, vus et entendus, n'hésitons pas à piper les dés déjà pipés des maisons d'éditions institutionnelles dont nous sommes les marges en compagnie d'infiniment plus nombreux éditeurs forcément petits. Dans cette misère du choix, nous avons au moins l'avantage d'une belle honnêteté intellectuelle.

Patrick CINTAS

*Hélas, le 05 61 69 11 50 est en panne depuis 10 jours à cause d'un "incident" sur un réseau que je ne conseille à personne. Les incidents sont quotidiens et dommageables pour notre activité. Nous sommes en train de négocier une nouvelle connexion avec l'espoir que tout marchera alors aussi bien qu'en Espagne où nous n'avons jamais eu à déplorer un pareil désastre. Vous pouvez donc nous appeler sur notre portable. Je peux déjà vous annoncer que le 05 61 60 28 50 sera disponible rapidement, me dit-on...

 

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Livres reçus

Le nombre de livres reçus devient trop important pour que je puisse en assumer la chronique seul. Marie-Françoise SÉJOURNÉ et Alain LE ROUX ont gentiment proposé de m'aider. Vous pouvez désormais choisir votre "critique". Voici les coordonnées où envoyer vos livres, au choix:

Marie-Françoise SÉJOURNÉ


    3 bis, rue Damrémont
    75018 PARIS
    Téléphone: 01 77 10 93 97 & 06 73 90 47 39

Alain LE ROUX


    27, allée Morvan Le Besque
    29280 PLOUZANÉ

Patrick CINTAS


    12, rue du docteur Jean Sérié
    09270 Mazères
    Téléphone: 05 61 60 28 50 (bientôt disponible) & 06 74 29 85 79

Il va sans dire que d'autres collaborations sont attendues...

 

Comme je n'ai pas eu le temps d'écrire ces derniers mois, voici une courte présentation du remarquable travail d'éditeur que Luciano MELIS est en train d'accomplir au nez et à la barbe de notre société trop encline à se laisser faire question littérature. Soulignons que MELIS est notamment l'éditeur d'André VERDET et de Jean ORIZET. Ce n'est pas rien.

Nous reparlerons notamment de ces quelques livres d'importance:

 

Monts et merveilles - d'André VERDET
Mélis éditions
Éric Mélis, qui photographie ce texte, a su montrer ces terres de légendes: la Vallée des Merveilles. Il a un sens remarquable de l'espace et des chemins qui y conduisent. Le beau texte de VERDET (comment ne le serait-il pas?) résonne comme un chant qui a traversé l'Histoire uniquement pour laisser l'importance de sa trace. Un beau travail de collaboration et un livre bellement fabriqué. Lire un extrait [...]
L'attrapeur de rêves - de Jean ORIZET
Mélis éditions
Roman. À la fois nouveau et impeccable. De la très grande littérature. Texte étonnamment romanesque, rapide et convaincant. Quelque chose qui réussirait à marier l'implicite hemingwayen et l'explication proustienne. Pas une page sans notation poétique, discrète ou simplement forte. Un bon commentaire serait interminable. Il le sera. On entre dans une conversation souveraine. La leçon est furtive, l'écriture évidente et belle. Cela arrive aussi à l'existence, preuve que la littérature existe. Autre corde à l'art de Jean ORIZET: le régal. Lire un extrait [...]
Le dragon de poussière - de Victor VARJAC
Mélis éditions
Luciano Mélis ouvre sa porte aux écrivains "immenses". Victor VARJAC ne vit que pour la poésie. J'imagine assez ce que cela veut réellement dire. Porteur d'une facilité inouïe, de la classe de celle qu'ÉLUARD opposa peut-être à l'automatisme, VARJAC accomplit une oeuvre. L'intensité du son m'a frappé, au-delà même du sens. Et c'est à l'intérieur de cette parole de mots que le "regard" trouve un poète excellemment posté à l'angle de la poésie.  Lire un extrait [...]
L'échiquier des étoiles - de Paul CARTA
Mélis éditions
Autre immensité. D'abord par le volume, ensuite par l'ambition symbolique. Paul CARTA est un des grands créateurs français dans les genres "Fantasy" et "Science-fiction". Il doit tout à une imagination sans limites et à peine aux règles des genres qu'il entreprend d'explorer. Conteur capable de passionner, il construit de vastes romans sans inspirer aucune lassitude. Au contraire, il accroche notre temps de lire sans nous le perdre. C'est que la profondeur du propos, l'air de rien, nous entraîne dans notre propre approche des phénomènes imaginaires.  Lire un extrait [...]
Vague à l'âme - textes choisis - par Luciano MELIS lui-même
Mélis éditions
"Ce recueil de textes poétiques est un hommage à la mer et à leurs auteurs," dit Luciano Mélis. La foison est poétiquement organisée: Fouad ABI ZEYD, Moussaa AG ASSARID, Rafael ALBERTI, Dimitri T. ANALIS, Robert I. d'ARGENCE, Antonin ARTAUD, Jean d'ARVOR, Tahar BEN JELLOUN, Jacques BLOT, Béatrice BONHOMME, Yves BONNEFOY, Jean BOUHIER, Louis BRAUQUIER, Jean BRETON, André BRINCOURT, Yves BROUSSARD, Tristan CABRAL, Constantin CAVAFIS, Blaise CENDRARS, Jacques CHARPENTREAU, Andrée CHEDID, Claude-Michel CLUNY, Jean COCTEAU, Jean-Marc DEBENEDETTI, Pierre DELANOË, Léo FERRÉ, Paul FORT, Claire GEBEYLI, Daniel GÉLIN, Édouard GLISSANT, Eugène GUILLEVIC, Jean JOUBERT, Nadine LEFÉBURE, Philippe LÉOTARD, Maurice LETHURGEZ, Jacques LOVICHI, Maurice MAETERLINCK, Stéphane MALLARMÉ, Édouard J. MAUNICK, Bernard MAZO, Jean-Marc NATEL, Jean ORIZET, Ratimir PAVLOVIC, Francis PONGE, PRASSINOS, Yann QUEFFÉLEC, André SUARÈS, Louis de SAUSSURE, Jean-Max TIXIER, Pierre TORREILLES, Victor VARJAC, Jean-Pierre VERHEGGEN, André VERDET, Alain WODRASCKA. Avec des encres bleues de MISHA.

Rafael ALBERTI - MARINS À TERRE

La mer. La mer.
La mer. Rien que la mer !

Pourquoi m'avoir emmené, père à la ville?

Pourquoi m'avoir arraché, père, à la mer?

La houle, dans mes songes, me tire par le coeur comme pour l'entraîner.

Ô père, pourquoi donc m'avoir emmené?

Traduction de Claude Couffin

D'humeur et d'humour - de Pierre DELANOË
Mélis éditions
En souvenir de Pierre DELANOË. "Cet insatiable baladin aux cinq mille chansons," écrit Jean ORIZET dans sa préface. Nous connaissons tous les paroles de cette poésie que des chanteurs célèbres n'ont pas hésité à ajouter à des répertoires moins brillants, il faut le dire. C'est ainsi que ça se passe toujours quand la poésie véritable s'invite ou est invitée dans les concerts du divertissement et de l'oubli: on se réveille. Alors voilà: la poésie de DELANOË réveille. Un peu par surprise et beaucoup par la discrétion de la découverte. Lisons "Poète", "en souvenir d'Alain BOSQUET qui fut l'un des premiers à m'admettre poète". Ce verbe impitoyable, admettre, est un effet de miroir qui consacre l'exception.

Et bien sûr Béatrice BONHOMME, Jacques MONDOLONI (SF & polar), Robert d'ARGENCE, etc., et une étonnante étude d'Élizabeth MOCKERS: Géographes arabo-musulmans du Xe au XIVe siècle.

 

Patrick CINTAS

 

Prochain numéro le 15 avril 2007.

Encore beaucoup d'auteurs à mettre en ligne, qui m'excuseront du retard... Et puis nos parutions, nos parutions!... VITTON, HUREZANU, SAGAIE-DOUVE, RUANO, AZUELA, MARICOURT, RICHARD, BENJELLOUN, LAFORTUNE, BERNHARD, PALMA, LERAY, YANTCHENKOFF, CYWINSKA, qui d'autre? Astu!

 

 

 

 

2004/2017 Revue d'art et de littérature, musique

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