Sites associés :


Revue en ligne
jeudi 23 novembre 2017
Revue d'art et de littérature, musique
Directeur: Patrick CINTAS
Éditeur: Le chasseur abstrait


ART & THÉRAPIE
Nouvelle rubrique coordonnée par Valérie CONSTANTIN
plasticienne & art-thérapeute

oOo

Benoît PIVERT
VERTUS & LIMITES DE L’ART

Image : L’infini 15
Patrick CINTAS

En 1974, le professeur Tomatis, spécialiste en oto-rhino-laryngologie, créait la surprise en déclarant lors d’un colloque à Paris[1] que l’audition régulière de concertos pour violon de Mozart était propre à soulager troubles du sommeil et dépression. La voie était ouverte à « l’audio-psycho-phonologie ». Le professeur Tomatis affirmait, en effet, que la musique de Mozart comportait des fréquences extraordinairement aiguës, bénéfiques pour le cerveau humain et qu’elle reproduisait dans ses rythmes les battements du fœtus dans le ventre de sa mère. Se fondant sur ces études[2], des scientifiques ne tardèrent pas à s’engouffrer dans la brèche et c’est ainsi que virent le jour aussi bien le Mozart Brain Lab de Saint-Trond en Belgique que des unités de soins diffusant des concertos de Mozart aux patients dans le coma ou encore aux femmes enceintes. A côté de ces « sonates sur ordonnance »[3], il semble qu’il soit aujourd’hui possible de prescrire dans le registre des médecines alternatives des cures de peinture et sculpture à consommer en musée. En octobre 2005, une étude publiée par la scientifique suédoise Britt-Maj Wikström du Karolinska Institutet de Stockolm[4] révélait, en effet, que « la contemplation régulière d’œuvres d’art dans des musées et les discussions qui s’ensuivaient avaient eu pour effet chez un échantillon de femmes septuagénaires de diminuer notablement la constipation et l’hypertension artérielle. » Au fil des mois, « leur état d’esprit devenait plus positif, plus créatif, leur tension repartait dans la bonne direction et elles prenaient moins de laxatifs[5] ». A titre de comparaison, cet effet était absent chez un autre groupe de dames d’âge tout aussi respectable qui s’étaient contentées de discuter de leurs passe-temps, et la scientifique de constater admirative : « la différence entre les groupes est vraiment considérable[6]. » De quoi relancer la discussion sur les vertus thérapeutiques de l’art qui, si elle n’est pas aussi ancienne que l’art lui-même, peut néanmoins se flatter d’avoir accaparé des philosophes et penseurs de renom. Parce que la liste serait trop longue, nous avons décidé de nous arrêter ici à Schopenhauer et Cioran qui ont fait des vertus de l’art l’un de leurs sujets de méditation favoris.


Lire la suite [...]

Valérie CONSTANTIN
Questions de Benoît PIVERT

Sortir du milieu traumatisant, s’échapper et devenir soi-même.

Un atelier d’art-thérapie n’est pas un atelier d’art, ce n’est pas non plus un divan de psychanalyste.


Image : Aquarelle
Valérie CONSTANTIN

Benoît PIVERT. Vous avez écrit : « l’art-thérapie a répondu à mes attentes et m’a réconciliée avec mon histoire, avec ma vie et avec moi-même ». Est-ce à dire que c’est la souffrance qui vous a conduite à l’art ?

Valérie CONSTANTIN. Peut-être pas la souffrance, mais un besoin impérieux de m’exprimer, de dire mon histoire... Sans doute ce besoin d’expression nié durant mon enfance et mon adolescence, dû à une histoire banale mais particulière.

Quand on nie la parole pour les choses importantes.

Quand on est pris en otage, en quelque sorte.

Dire l’indicible.

Sortir du milieu traumatisant, s’échapper et devenir soi-même.

Les arts plastiques se sont-ils immédiatement imposés à vous ou avez-vous cherché votre voie entre dessin, écriture et peut-être musique ?

Passion des mots, mais trop grande difficulté à mettre des mots à jouer avec les mots. À m’exprimer convenablement avec eux. Cette impossibilité, toute personnelle et donc totalement subjective, ne me permet pas de dire ce que je veux dire. Je ne peux l’exprimer.

Les arts plastiques me laissent une liberté que les mots me refusent. Me cacher tout en disant, en montrant. Un médium qui laisse à chacun la liberté de voir de choisir ce qu’il veut, ce qu’il sent. Un médium qui donne à chacun la liberté de comprendre et d’entendre, qui renvoie à sa propre image.


Lire la suite [...]

Joanna RAJKUMAR
ÉCRIRE & GUÉRIR

Les signes de la libération chez Henri Michaux

« J’hésitais toujours à continuer à écrire, c’est guérir, que je voulais, le plus complètement possible, pour savoir ce qui finalement est inguérissable. J’ai écrit dans Ecuador que j’étais du vide. Je veux combler ce vide pour connaître celui qui ne peut être comblé. »
Henri MICHAUX - A Robert Bréchon en 1959.

Combler le vide : connaître et renaître

L’élan premier de l’œuvre d’Henri Michaux est condensé dans ces quelques lignes recueillies par Robert Bréchon. La préoccupation initiale de Michaux est la survie : avant tout le reste, il y a la quête de guérison. Dans la postface de Mes Propriétés, il dit écrire « par hygiène », pour sa santé, et « sans doute » n’écrit-on et ne pense-t-on « pas pour autre chose ». Dans la citation, le passage du verbe« guérir » au verbe « savoir » marque cette évidence que finalement, il y a quelque chose d’absolument inguérissable. Le premier secret est celui du mal. Corps, mal et savoir sont donc intimement liés chez H.M. Le corps est l’image de « l’espace du dedans » qu’il va falloir parcourir pour accéder à des « miettes » de savoir, ce savoir ne pouvant mener au mieux qu’à ce qui en dernière instance ne peut « être comblé ». Le savoir pour H.M. est, comme le corps, d’abord une voie négative, par défaut en quelque sorte. D’ailleurs, le mot « savoir » appelle immédiatement le mot « vide », puisqu’il est pour Michaux un moyen d’approcher l’ultime réalité du vide. Ici apparaît l’image du corps de l’univers de H.M., une image fantomatique, une présence de l’absence.


Lire la suite [...]

Isabelle MAYER ARCHAMBAULT
art-thérapeute
MASSAGE SENSITIF & CRÉATIVITÉ PAR LA PEINTURE

L’art de l’expression est art thérapeutique.

Ma démarche : Voici mon cheminement : au cours d’un travail psychothérapeutique, je me suis retrouvée bloquée au niveau de la parole. Le psychothérapeute m’a proposé de peindre. J’ai tracé une ligne rouge sur une feuille blanche, la sensation perçue à ce moment précis m’a donner l’envie de peindre, et depuis ce jour la peinture et la création font partie de ma vie.

J’ai poursuivi ma thérapie auprès d’une psychanalyste jungienne à partir de l’analyse de mes rêves. J’ai senti assez rapidement que je devais accompagner ce travail par une thérapie corporelle. Le Massage Sensitif® et l’Analyse Jungienne m’ont permis de trouver mon propre contenant et de me révéler.

Je me suis ensuite formée à la Somatothérapie en Massage Sensitif® auprès de Claude Camilli puis à l’Art-thérapie auprès de Nicole Weil.

Au cours de ma pratique, la juxtaposition de la thérapie corporelle et l’art-thérapie s’est faite naturellement.

Le terme de somato-art-thérapie traduit l’association de ces deux méthodes qui se complètent. Par la libre expression corporelle et la libre expression picturale spontanée, la personne chemine vers son individuation.


Lire la suite [...]

Muriel CAYET
art-thérapeute
UNE RÉFLEXION SUR LE DÉSENCHANTEMENT

L’art-thérapie ou ré-enchanter sa vie !

La création littéraire peut certainement mettre fin au désenchantement, en privilégiant l’action, dans l’acte créatif, et une satisfaction, un plaisir esthétique.


Image : Illustration pour Fables de Daniela HUREZANU
Patrick CINTAS

Le désenchantement comme point de départ à la création : Dans un premier temps, il est utile de définir le désenchantement. Désillusion, perte de l’idéal, de l’harmonie, de la confiance en soi, dans ses idées, dans ses choix ; c’est tout cela le désenchantement.

Il existe plusieurs attitudes que chacun peut adopter face au désenchantement : le repli, le recul, la réflexion, la prise de conscience vers de nouveaux choix et un nouvel élan, le désenchantement comme tremplin vers une nouvelle donne ce qui est une issue plutôt positive au désenchantement, mais aussi la chute, la dépression, la mélancolie ou la nostalgie maladive qui pourraient constituer le versant négatif de la perte des illusions.

La création littéraire peut certainement mettre fin au désenchantement, en privilégiant l’action, dans l’acte créatif, et une satisfaction, un plaisir esthétique.

Le désenchantement ou la perte des illusions : « J’ai perdu ma force et ma vie ». Musset


Lire la suite [...]

Rodica DRAGHINCESCU
À VAU-L’EAU

roman
Éditions ARHSENS

Le « dit thérapeutique » par Patrick CINTAS

Si le lecteur n’est pas encore parfaitement en phase avec la narration, ce qui est conté, et son lit d’analyse et surtout d’imprécations, c’est le moment, à la fin, de se rendre compte qu’on a raté l’essentiel d’un style inventé de toutes pièces pour les besoins de la cause romanesque.

Il y a des écrivains qui dépassent les autres d’une tête. Et si l’on « regarde » l’écriture, comme le propose l’héroïne de « À vau-l’eau », on comprend « comment ». Certes, il y a un « pourquoi » dans ce roman, une effervescence même de la narration et de l’information romanesque, une aventure des personnages et une croissance mythique des lieux. Tout y est et il n’est pas difficile de penser que le lecteur s’en délectera et qu’il aura sans doute tort de se fier au choix de la Critique pour établir le sien « avant la rentrée », foi de connaisseur.

« Madame Ovary » est une autre proposition de l’héroïne et narratrice dont le nom de personnage est un anagramme bien visible de celui de l’auteure, Cadiro Ghindraduces. Rodica DRAGHINCESCU, qui s’y connaît en piste des déserts de l’amour et en traverse des champs matrimoniaux, n’explique pas mieux cet « à vau-l’eau » que par cet autre titre qui eût mieux convenu à son roman, mais qui en aurait peut-être d’emblée limité la portée « sentimentale ».

Il faut plonger dans le texte, d’ailleurs guidé par d’incessantes considérations hors du champ romanesque à proprement parler (oui, je songe à Robbe-Grillet) pour rencontrer enfin une solution pratique à tant d’attentes et de péripéties dévoreuses d’attentes.


Lire la suite [...]

Ratimir PAVLOVIC
ENTRETIEN AVEC HENRI LABORIT

Qu’est-ce que la pathologie ?

Toutes les caractéristiques d’un être vivant s’inscrivent dans ce qu’on appelle une courbe en cloche, une courbe de Gauss. On sait qu’il faut un certain taux de glycémie, de sucre sanguin, de choles­térol... Il faut avoir une fréquence cardiaque, un débit uri­naire. Tout est inscrit dans cette courbe statistique du plus grand nombre d’individus ayant les mêmes valeurs. Si on s’écarte de cette moyenne, de ce mode, on peut dire qu’on est pathologique. Henri LABORIT.

Henri LABORIT, savant et philosophe, est un contemporain d’Alain ROBBE-GRILLET et de Marguerite DURAS. On en appréciera d’autant ses effets de surface, par rapport à la finesse romanesque du premier et aux profondeurs ératiques de la seconde. Extrait du livre de Ratimir PAVLOVIC ("La pensée créative et scientifique contemporaine" MELIS éditions), ce dialogue "socratique" est révélateur d’une époque et de ses prolongements contemporains. Poser un problème, c’est le poser avant de le résoudre ou de tenter d’en trouver les données exactes. Ratimir PAVLOVIC, avec son talent de prisme, y vérifie ses théories. Nous parlerons ici du livre (à succès) d’Eduardo PUNSET, "Cara a cara con la vida, la mente y el Universo", qui aborde si différemment le dialogue avec la science. Il y est notamment question d’un animalcule qui se sert de son cerveau uniquemement pour se fixer à son lieu d’existence et qui s’en sépare quand il est fixé. L’irritation salutaire d’Henri LABORIT est productive si elle n’est pas créative. Mais elle l’est.

Patrick CINTAS.

*

Henri Laborit apporte à la Médecine la dimension supplémentaire que Gaston Bachelard a apportée à la Philosophie. Médecin, chercheur, psychiatre et sociologue médical, il est aussi un excellent écrivain. Quel meilleur hommage pourrait-on lui rendre que ce témoignage de Shlomo Bracha, médecin et neuropsychiatre à Tel Aviv (Israël), de réputation internationale : « Jai beaucoup de respect pour ce grand savant. Je m’étonne que quelquun comme lui, qui a révolutionné le traitement psychiatrique dans le monde, n’ait pas encore eu le Prix Nobel. »


Lire la suite [...]

María José PALMA BORREGO
BLESSURES ET ÉCRITURE-FARMAKON

Écrire la déchirure

L’art et l’écriture nous conduisent à mener à bout ce désir, un désir de mère visible, en dehors de toute conception religieuse, comme un être-femme sexué.

L’impondérable de la déchirure, et tout de suite, même pas une seconde après, la séparation corporelle de la mère, la blessure archaïque, sanglante, charnelle pour toujours et à tout jamais. Pour cela, il n’y a pas de thérapie ou, en tout cas, la seule thérapie possible c’est de mettre dans les discours collectifs la mère sexuée. L’art et l’écriture nous conduisent à mener à bout ce désir, un désir de mère visible, en dehors de toute conception religieuse, comme un être-femme sexué.

Dans son article Blessures et littératures (2005), Gaëtan Brulotte signale la blessure comme une composante de la condition humaine et comme le fait le plus privé au point d`être refoulé, et le plus universel.

Or bien, cette blessure, cette déchirure archaïque et séparation corporelle de la mère, ne sont pas spécifique de l’écrivain homme ou femme, mais ceux-ci ou celles-ci ont la particularité de conférer à cette expérience anonyme (le mot est ici pris dans le sens étymologique du terme, c’est-à-dire, dans celui de la méconnaissance du nom, d’avant le nom propre), une singularité et une manière qui rend la blessure ou la déchirure, dans ce sens les deux mots sont synonymes, partageables, visibles et toutefois lisibles.


Lire la suite [...]

Patrick CINTAS
MICROBE-THÉRAPIE

Art-thérapie & artiste-thérapie

Maintenant, la réalité. J’ai souvent rêvé de commencer un roman par ces mots. Mais n’est pas ROBBE-GRILLET qui veut. Personnellement, je n’ai jamais envisagé la réalité comme un problème, mais plutôt comme une solution.

Au risque de paraître complètement idiot, j’avoue n’avoir jamais envisagé l’art, que je pratique depuis toujours avec un bonheur de voyageur démuni, sous l’angle de la thérapie, du mieux-être, voire de la réinsertion sociale. Bien au contraire, je n’y ai jamais vu, si jamais il s’agit de cela, voir, autre chose qu’un combat pacifique contre des hommes et même quelquefois contre la nature, celle de l’homme, qui explique l’homme et lui appartient quelquefois à l’issu d’autres combats auxquels il me semble ne pas participer. J’ai pensé que l’art pouvait conduire dans l’impasse du silence, de l’incompréhensible et de l’incommunicable. J’y pressens encore un danger éminent et de cette éminence noire je me nourris au bord d’un trou que je n’ai pas creusé et qui m’appelle, je l’avoue, si souvent que je me demande si je suis bien moi et non pas quelque invention diabolique qui n’aurait de merveilleux que sa possibilité. L’idiotie, c’est aussi cela, - l’insensé, c’est peut-être moi et non pas ces bigarrures d’un autre temps que l’épreuve du mal et l’exercice du plaisir me poussent à fouailler de mon écriture quand justement le temps ne presse pas, sinon je déserte mon propre combat pour me livrer à des attentes pour le moins sagaces et perverses d’un point de vue notamment intellectuel. Guérir, mais de quoi, si je suis malade, ce qui m’étonnerait, ou plus exactement de qui, si ce sont les autres qui me rendent malades à force d’écoeurement et de prises de bec sur le fil des conversations et des pratiques communautaires. Mais s’il ne s’agit pas de moi, s’il est question de celui ou celle qu’on peut encore sauver du désastre ontologique qui fabrique des bombes atomiques et le chômage, alors ma main peut exercer une influence peut-être bénéfique. Comme le goupillon. Comme un boutiquier. Mais à quel prix ?


Lire la suite [...]


NOUVEAUTÉS SUR LE SITE
Nouveautés sur le site

 

Espaces d'auteurs
nouveautés signalées par 


Comme un miroir 

Valérie CONSTANTIN & Marta CYWINSKA




Espace de Valérie CONSTANTIN 

 




Atelier de traduction 

Marta CYWINSKA




Side effects 

Nacer KHELOUZ




Avec l'arc noir 

Pascal LERAY




Chronique du péristyle

Serge MEITINGER




Lettres vagabondes

Benoît PIVERT




Línea de sombra

Oscar PORTELA




Le zinc

Robert VITTON

Collection Hors série
  
Fawzi HAKIKI
À la recherche d'une oranité perdue
Poésie
 
Patrick CINTAS
Chanson d'Ochoa
Chant 17
 
Horia GÂRBEA
Le café de Monsieur le Ministre
Théâtre
 
Andy VÉROL
Baise de rue
Récit
 

 oOo


Jean-Michel BOLLINGER Dire au revoir
 
Kathy FERRÉ Au miroir de la nuit
 
Philippe BRAY Des hommes debout
Présence humaine
 
Janvier YEMELE Sous les fers du chat
 
Beatriz VALERIO Vers - Versos
 
Véronique ELFAKIR J'en appelle
 
Gilles-Marie CHENOT Le chant du danseur
 
Victoria Belén MARAZZI Poemas
 
Emmanuel HIRIART Avec l'ange
 
Claude VERCEY Aux marches du palais
 
Patricio Armando SANCHEZ Fleuve de pierre
 
Gabriel IMPAGLIONE Brontolarios y otros poemas
 
Antonio LEAL Aimé CÉSAIRE
 
Paul de MARICOURT Fleurs de sel
Un peu de vie
 

 

Musique
  
Patrick CINTAS
Voyage
CD intégral

oOo


Galeries
  

Jean-François SIMON
4 paysages
 
Michael BELLON
Les Arcanes Majeurs du Tarot
 
Roberta CECCHI
Pour les enfants

 

 oOo



 

2004/2017 Revue d'art et de littérature, musique

publiée par Le chasseur abstrait éditeur - 12, rue du docteur Sérié - 09270 Mazères - France

sarl unipersonnelle au capital de 2000 euros - 494926371 RCS FOIX

Direction: Patrick CINTAS

Copyrights: - Le site: © Patrick CINTAS (webmaster). - Textes, images, musiques: © Les auteurs ou © Le chasseur abstrait (eurl). - Logiciel: © SPIP.


- Dépôt légal: ISSN 2274-0457 -