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C'était le soir fameux...
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 Article publié le 7 septembre 2014.

oOo

C’était le soir fameux, si connu dans les histoires. La vision des lettres brûlées...
Puis, à la suite de ces lettres, le lendemain, par contraste, ses airs de mégère mal embouchée tachaient de faire vaciller chez l’homme ahuri de ce revirement cette confiance pourtant consolidée la veille encore par tout ce déluge d’affections sur papier. Il est de ces injustices curieuses dont on ne revient pas.
Un déluge qui n’aurait plus d’importance.
 Brang ! Sur sa tête !(comme le rouleau à tapisserie des imageries. Un coup droit sur son crâne... dirigé avec art) Il n’en revenait pas. L’ahuri confiant. La gueule enfarinée... Il faut croire qu’il se comportait tel un mousse. Encore profane sur les usages du navire où il s’était embarqué. Il aurait fallu le mettre au courant des usages.
Comme dans la société, où il faut toujours savoir se montrer méfiant des collègues. Car toujours pointe sur vous une envie, un venin, une capacité de nuisance non pas exceptionnelle en société, mais comme provoquée et confortée par son système mis en place tel un circuit sourd aux plaintes.

(Je vois ce jeune homme, et me découvre à un âge plus naïf, plus innocent... âge où les paroles des autres sont perçues avec cet élan de confiance... mais une confiance à la fois innocente, trouble, joueuse. Une confiance d’enfantillage s’élevant vers des jeux conçus par sa pureté.
Lui ne pigeait pas encore le sens de toute ce comportement obscur des autres envers lui.
C’est qu’il n’avait rien à faire là. Il était de fait exclu de cette belle société si bien achalandée.
Il n’avait pas assez fréquenté le même monde pour pouvoir se croire intégré dans ce milieu si stricte dans ses principes.
Dans sa naïveté il pensait que les codes sociaux devaient reposer de fait sur une sorte d’esprit féodal ou l’honneur et le respect des serments devait tenir toute sa place.
Sa naïveté fut ainsi sans borne...
Il n’avait pas pigé encore que les " sentiments ", puisqu’ils sont à tout prendre plus fluctuants en réalité qu’un vieux pet de matrone mal dissipé sous ses draps, n’ont de fait rien à voir, vieille dérision, avec cette rigidité de l’honneur et de la vertu, principes trop rigides ou trop impérieux au regard des âmes actuelles, car ces âmes sont entièrement avides de moiteurs et de fâcheries suite à la fièvre des siestes. Suite à toutes les sueurs animales...
C’est que souvent un certain type de jeune fille bien comme il faut souhaite les deux choses. A la fois un torse et un membre dressé pour calmer son hystérie pour un quart d’heure environ. Et pouvoir ensuite rêver tant qu’elle veut à ce Prince fabuleux pour lequel elle souhaite rester totalement, perpétuellement, irrévocablement et souverainement disponible malgré qu’elle se donne de forts airs de fidélité officielle.
Mais cela, ce pauvre innocent, cet être si pur, ne put le concevoir à temps.
Et c’est bien fait pour sa gueule au fond.
Il doit assumer.
Il doit creuser en lui même, forer en sa roche l’aliment de son renouveau.
Car il faut toujours payer ce qu’on a essayé de faire. Ne pas simplement geindre une fois passé l’instant du désastre. Enfin nous l’avons vu sous le poids de ces souffrances, et ne plus pouvoir se plaire à rien. Demeurer froid, morne, sans espérance alors.
Mur à nous jouer un fier tragédien, qui sait ?

 

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