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Poésies de Pascal LERAY
Commission poétique

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 Article publié le 13 avril 2014.

oOo

Ce qui disait : " Je souffre ".

Ce qui disait mal qu’il y a eu un temps.

Ce qui ne savait jouer ni implorer. Ce qui se revenait.

Ce qui criait au sol comme s’il fallait le retenir.

Ce qui se voyait mal, étant l’équivalent de " mal ".

Ce qui rêvait de ne pas être ça.

Ce qui était à fuir, s’ingéniant à ne pas être ici (parfois).

Ce qui soufflait à travers le matin pour faire fuir la nuit et qui allait finir.

Ce qui savait que finir est une blague de potache.

Ce qui savait qu’avoir tort est une identité comme une autre.

Ce qui ne savait plus.

Mais ce qui allait entretenir le vide autour de soi.

Ce qui ne partagerait plus aucune fête, plus aucun rêve.

On l’a sodomisé, vous dis-je. Moi, non. On a juste essayé.

Je vous jure que le connard s’y est détérioré la queue.

Pas que la queue, d’ailleurs.

Ce qui ne pourrait plus

 accéder à la dignité.

Ce qui entraînerait les uns, les autres à en rire, à en pleurer.

" Comme vous êtes lourd ! C’est si horrible que je puis vous plaindre ! "

Rien.

Ce qui ne se calmerait plus, dès lors. Peu importe. L’écartèlement aurait ses bons côtés pour ça, qui ne se pensait que comme ça.

Ce qui se détruirait méticuleusement.

Un jeu d’échecs sans pion et sans damier. C’est horrible si c’est vrai.

Ce qui disait " je t’aime " comme on geint.

À qui d’ailleurs ? À la sodomie elle-même ou à la fellation ?

À mon corps-jouet incaressable ou à la chambre des grands brûlés ?

Ce qui dormait avec les grands brûlés.

Enfin, dormir n’est pas le mot mais il y avait des sédatifs et je les comprenais. Je les comprends.

Ce qui n’était qu’un jouet pour la souffrance qui nécessite des supports stables.

Ce qui était un repoussoir pour la tendresse intègre.

Ce que les fêtes terrorisaient comme des monstres branleurs, parfumés lourdement pour marquer la domination.

Drôle de pénétration en vérité.

Ce qui riait de sa propre descente en lui infligeant de nouvelles humiliations, des épingles dans les couilles par exemple.

Ce qui pansait.

Ce qui penchait. " Ça va mieux maintenant. "

Ce qui entrait dans une pièce pour la quitter et lui dire : " Nous sommes quittes. " Maintenant.

Mais ce qui tendrait à sa fin dès lors que le sommeil, le repas et le bus le fuiraient.

" Mes ultimes alliés. "

Ce qui se gratterait le nez.

Il faut se rassurer : je me gratte le nez.

Ce qui estimerait que tout est dit si la plaie est ouverte.

" Elle peut parler maintenant ".

Elle n’a plus besoin de moi en effet.

Ce qui...

 Merde.

Ce qui pourrait passer pour un entonnoir denté.

Ce qui imaginait l’espace béant quand il n’y a plus rien à déchirer.

" Vous n’êtes pas drôle. "

Ce qui importe et ce qui compte. Il y a de l’import-export dans cette tête.

Ce que vous jugez invivable.

Ce qui ne peut qu’opiner du chef.

Ce qui chante tralala quand tralala est mort. Ce qui a sans doute tué (assassiné) tralala (dont personne ne recherchera le corps pourtant).

Ce qui chie au sol des pensées mystérieuses. Des merdes comme des hiéroglyphes.

Je me barbouille le visage, le dos au mur.

Quel projectile ! Quelle gratification quand on y pense.

Ce que ton corps supporte mentalement

insupporte charnellement tes esprits.

Comme du temps que mon corps n’était qu’une décharge d’électricité. Le feu anxiolytique.

Le peu-oubli dans toute défécation.

La parole purulente. Le goût du sperme variait en fonction des giclures de sang. Eh bien parfois je suis content.

Mon corps me couvre.

Je me dis qu’on n’a rien tué. Tandis que je m’assure que le café s’embrase comme il faut.

 

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