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Le récit au noyer
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 Article publié le 15 juin 2012.

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Il avait pensé, comme tout le monde, à la mauvaise influence de l’ombre du noyer sur le comportement du dormeur. Deux hommes s’étaient éteints dans cette ombre même, corroborant l’essence de la superstition. Deux hommes en âge de réduire la femme au plaisir. Un autre s’était rendu fou à expliquer son sommeil. Ses chansons revenaient de temps en temps à la mémoire. On avait seulement oublié son nom. Une femme l’avait sauvé en le tirant par les pieds tandis qu’il suffoquait. Il avait retrouvé son souffle au bord de la rivière. Il ne reconnaissait plus la femme. C’était pourtant la sienne. Il n’avait plus ce désir. Il vécut tout l’été en passereau. La porte de la maison était restée ouverte et la nuit le jet de lumière descendait jusqu’aux saules où il lui avait promis de chercher le sommeil. Il s’en était tenu tout l’été à cette seule promesse et elle désespérait de le voir retrouver la raison avant l’hiver. Il rentra à l’automne. Il avait écrit une chanson pour elle. Elle chantonna avec lui sur le perron. Il ne voulait pas rentrer. Il s’était seulement approché. Elle lui servit à boire. Il n’avait pas à s’en faire, elle avait assumé tous les travaux d’été. Il lui dit en pleurant qu’il avait honte et qu’il avait pensé à la somme de travail que l’automne leur réservait. Elle pleura elle aussi et il rentra. Ce n’était pas fini. Elle devait le savoir. Il avait trop rêvé à la femme pendant tout l’été. Il la remercia encore de lui avoir sauvé la vie et il alla se coucher dans l’autre chambre. Le lit était petit parce que c’était un lit d’enfant. Personne n’y avait jamais couché. Il passa ses doigts dans les arabesques du dosseret. Le bois avait été ouvragé par une main de maître. Il y avait mis le prix. Il avait attendu. Puis il avait pris l’habitude de faire la sieste sous le noyer où étaient morts deux de ses aïeuls. Il tentait le diable. Il savait bien que Dieu, son dieu à elle, n’aimerait pas ça. Elle le surveillait et cela arriva par une belle après-midi de printemps. Il s’était mis à gigoter comme une marionnette. Enfant, elle aurait ri, et il serait mort. Mais elle était maintenant une femme, il le lui avait dit au bout de cinq ans de mariage et elle n’avait pas douté de sa sincérité. Elle s’était sentie enfin heureuse. Ce bonheur fut de courte durée. Ensuite elle regretta un moment d’avoir perdu le fil de son enfance. Et elle se résigna. Elle était complètement résignée quand il prit l’habitude d’aller dormir sous le noyer où étaient morts ces deux plus prolifiques ancêtres. Elle avait peur de la solitude, elle savait qu’elle aurait d’abord peur du cadavre, c’était une idée insupportable, cette image et ce silence, cette fausse existence et les sentiments qui continuent d’exister. La première fois, elle se mit à la fenêtre pour l’appeler. Le soleil le coupait en deux. Il avait croisé les bras sur la tête et ne dormait peut-être pas. Comme il avait plié une jambe et posé son chapeau sur le genou, il semblait en conversation avec cet être créé par lui. Le soleil irradiait le chapeau dont la paille paraissait blanche, presque miroitante. Elle n’aimait pas se souvenir de cette scène et elle lui arrivait toujours avec une foule de détails auxquels elle s’efforçait de ne pas croire. Par exemple l’oiseau dans le feuillage était une pure invention. Les martins-pêcheurs ne remontent pas jusqu’ici. Elle aimait les voir plonger dans l’eau verte de la rivière, mais cela n’était arrivé que deux ou trois fois et elle n’y croyait plus. Il y avait un autre détail navrant. La femme qui épiait était une voisine. Son beau visage ovale était éclairé par les reflets du mur blanc qu’elle approchait avant de s’accroupir derrière la palissade. Il la voyait. C’était ce regard auquel elle ne pouvait pas croire. Elle voyait l’urine former un ruisseau dans l’ornière du chemin qui descendait le long de la palissade. Sous le chapeau, c’était le silence. Il avait fait très chaud cet été-là. Elle s’habillait à peine et avait un peu honte. Elle avait toujours à portée de la main, un châle léger de coton d’Amérique qu’elle avait elle-même travaillé au crochet. Elle n’avait pas d’autres pudeurs. Elle ne s’en connaissait pas d’autres. Au lit, elle pouvait crier. À table, elle chahutait comme les autres. La rue n’avait pas de secret pour elle. Elle y vendait les oeufs, les légumes, la volaille et fournissait les boutiques en dentelles, paniers et autres babioles. C’était une travailleuse acharnée. Il comptait sur elle. Il n’était pas question d’amour, seulement d’un voyage en rond, autour de quoi ? se demandait-elle. Quelle était la nature de ces pots aux roses ? Elle se mit à la fenêtre pour l’appeler. C’était la première fois (première fois de leur vie, mais il n’y en avait plus d’autres) qu’il sortait en plein après-midi. D’habitude, il dormait sur le perron en attendant la brise des montagnes qui annonçait l’heure du repas quotidien. Il sortit. Il ajusta son chapeau et demeura un moment sur le perron à contempler le noyer qui resplendissait sous le soleil. Elle était assise sur une marche un peu plus bas et elle ne pouvait pas le voir. Elle imagine aujourd’hui (qu’elle s’en souvient) que les choses se sont passées comme ça, avec un début et une fin qui n’en finissait finalement pas. Elle cherche une cohérence à sa douleur. Elle n’a trouvé que les mots qui conviennent à son entendement. C’est une sereine crispée, méthodique, facile à comprendre et on l’écoute sans rien dire, même si on sait. Pierre se taisait aussi, mais son silence n’avait rien à voir avec ce qu’il savait. Il avait facilement franchi ce fleuve d’oubli, entre trois et cinq ans, pense-t-il. Ensuite il a deviné le danger qui le guettait, l’insolation inévitable, ce qu’aucune femme ne comprendrait aussi bien que cette aïeule du côté de son père. Il avait cinq ans et le récit au noyer commença à orienter son approche des choses. La peau de la vieille femme l’effrayait. Il n’était pas prêt de comprendre cette perte progressive de la fraîcheur. Peu importait l’innocence, l’immaturité, la nostalgie. Il comparait sa peau à celle de l’aïeule. Il ne l’approchait que si elle le lui demandait. Elle adorait les peaux d’enfant et le disait. Elle n’avait pas de plus grande joie que cette proximité. Elle sentait le lilas. Ces cheveux paraissaient de la soie. La chair était molle, lente, mais il n’y trouva jamais la fragilité qu’il croyait deviner quand elle était assise, le châle sur les genoux, les mains sur les accoudoirs, crispation qui révélait encore qu’elle n’avait que l’intention de se lever pour continuer le voyage terrestre, comme elle l’appelait. Le ciel ne réservait aucune aventure. Tout l’écrit s’y trouvait. Bonheur d’être enfin l’existence des autres. Il avait douze ou treize ans quand il s’aperçut qu’elle était morte depuis longtemps. Où est-elle ? demanda-t-il parce que sa mémoire était en crise. Il revit ces années d’absence. Il ne l’avait pas oubliée. Simplement, il ne s’était jamais étonné de ne pas la voir. Il avait besoin d’elle et il l’aimait peut-être. Mais il n’y avait pas pensé, pas pensé à la disparition et surtout au trou de mémoire. Son père voulut le punir parce qu’il croyait qu’il se moquait de lui. Sa mère intervint pour expliquer l’amnésie, mais elle ne dit pas amnésie elle dit anesthésie et son père qui était médecin les envoya balader et il ne finit pas son repas. C’était lui qui parlait d’insolation à propos du noyer. Il avait expliqué le détail de cette brûlure particulière. Le noyer n’avait pas d’âme, seulement une ombre transparente. Pierre retourna voir le noyer. La blancheur du tronc pouvait-elle s’expliquer par le pouvoir décolorant du soleil ? Son père, qui était assis à son bureau quand il lui posa la question, prit le temps de l’envoyer au diable cette fois. Il se réfugia dans les robes de sa mère. Tu n’es pas intelligent, lui dit-elle et il souffrit atrocement de ce manque dont il savait si peu de choses. Le portrait de l’aïeule ne servait plus son vertige. Il le retourna face contre le mur et en même temps le cadre se décala un peu et il découvrit, amusé, l’original de la tapisserie. Il deviendrait fou s’il abusait de ces jeux. Le dimanche, on montait à la ferme toujours un peu par surprise car quand ils arrivaient, à pied, par le chemin le plus long qui était celui de la rivière, la métayère ébouriffée les avertissait que rien n’était prêt et qu’il leur fallait se trouver de l’occupation. Il y avait toujours l’oiseau dans le noyer. L’aïeule occupait une chambre au rez-de-chaussée, il pouvait s’en souvenir, mais il était désormais incapable de situer ce temps démesuré dans le temps parfaitement compté qui le séparait d’elle depuis. La fenêtre de la chambre était grande ouverte et on découvrait combien l’intérieur était coquet, bien ordonné, doucement parfumé, presque rêvé avec elle. Il fallait franchir la jardinière fraîchement arrosée, ne pas mettre la main dans cette bruyère grasse sinon le temps passait sur ses genoux pendant qu’elle retirait la crasse de dessous les ongles. Elle était flasque, mais la charpente vous soumettait à son effort. Elle vous demandait d’ouvrir la porte de la chambre qui donnait sur la salle à manger. La métayère mettait la table. Ses filles balayaient. Le métayer jetait un regard triste sur le perron où la famille attendait qu’on la laissât entrer. Il descendait lui aussi de ces ancêtres fascinés par la présence du noyer dont le père de Pierre prétendait qu’il finirait bien par mourir un jour. Il ajoutait que le plus grave de l’affaire, c’était cette manie de replanter le noyer toujours au même endroit, comme si c’était nécessaire. Mais l’aïeule affirmait qu’il s’agissait du même noyer, qu’il n’était jamais mort et qu’il ne mourrait jamais ! Le métayer reconnaissait que c’était un peu difficile à croire, mais il n’osa jamais s’escrimer avec les connaissances indubitables du médecin. Celui-ci jubilait doucement, puis il parlait de l’auscultation et l’aïeule se raidissait. Elle n’aimait pas les mains de mon père, dit Pierre. Elle les trouvait inquiétantes, comme si elle les reconnaissait. Le métayer refermait la porte. En passant, il flattait la tête de Pierre. Il n’avait pas de fils et avait cessé de nourrir l’espoir d’en avoir un un jour. À moins d’en faire un à une de ces garces ! s’écriait-il, et les filles rougissaient. Elles fascinaient Pierre. Elles lui inspiraient un désir transparent comme l’ombre du noyer. Mais, blague à part, elles étaient pures et n’avaient pas de mauvaises intentions. Le métayer caressait souvent les cheveux de Pierre. Les filles les regardaient. Pas une trace de jalousie dans ce regard. Leur pureté était une question de sentiment. L’aïeule avait été belle aussi, et désirable jusqu’à la folie, mais elle avait été infidèle à ses sentiments et par-là elle avait perdu la pureté nécessaire. La cérémonie de la défloration était un de ses sujets favoris. Mais elle en parlait à mots couverts. Les filles finissaient la conversation en promesses. Et le métayer assurait à Pierre qu’il comprendrait plus tard, et alors il serait vraiment tard, et il irait se coucher avec les autres, à la niche ! La galéjade devait être d’une grande fidélité, car toute la table se mettait alors rire en montrant du doigt le petit Pierre qui ne manquerait pas de se faire pipi dessus, comme d’habitude. L’aïeule riait plus que les autres. Elle faisait ses propres besoins dans de grandes couches qui séchaient au soleil et à l’abri des regards indiscrets. Toutefois, en montant « aux granges », les triangles blancs, pointes en bas, ne manquaient pas d’attirer le regard. Pierre y montait avec les filles. Elles rêvaient en contemplant la vallée. Nous n’avons rien d’autre, disait l’une d’elle et l’autre empêchait Pierre de pleurer en lui pinçant la peau du cou, puis sa main caressait les boucles et sa voix en exprimait le désir qui les ramenait toutes les deux sur terre. Si un gars les surveillait, elles cachaient leurs jambes, sinon il feignait de ne pas les regarder et il demandait par exemple si c’était important de posséder quelque chose. Les oiseaux sont des voleurs si on y réfléchit bien. Ils meurent d’un coup de fusil ou la pluie les rabat dans la boue de nos chemins. Le cheval passe le temps, mais ne dure pas. Il écrasait des insectes sur sa propre peau. Posséder devait procurer la même sensation de tranquillité et d’écœurement. Les granges, comme on les appelait, mais il s’agissait en vérité d’un hameau déserté depuis longtemps à cause d’un accès difficile, étaient aussi précieuses que les propriétés dans lesquelles on continuait d’exister. Le gars, si s’en était un, s’asseyait sur un mur en ruine et fumait la pipe en regardant l’horizon. Il avait retroussé les manches de sa chemise. Les bras peuvent posséder plus facilement que le cœur. Que dire de l’esprit quand on n’en a pas ? Elles en riaient sous cape. Il retenait leurs chapeaux que la brise menaçait d’emporter sur l’adret. Que possédait-il en y réfléchissant bien ? Que dire de son instinct de chasseur ? Des proies voletaient autour des frênes. Il savait les identifier. Il était l’unique propriétaire de ces mots parce qu’il en reconnaissait facilement le cri. Les couleurs se mélangeaient au ciel, disparaissaient dans les arbres, les trajectoires des contrastes l’étourdissaient. J’ai vécu cela, se souvient-il maintenant, je m’en souviens. À quatre heures, on approchait du repas quotidien et la cheminée fumait sur le toit de la ferme. Elles en montraient du doigt les caressantes géométries, lui indiquant de la même manière le chemin du retour qu’elles avaient choisi d’emprunter pour ne pas être en retard. Il avait faim et se sentait heureux. Elles le dépossédaient au bout du chemin en se mettant à courir. Il ne les rattrapait pas. Il les retrouvait sur le perron, à l’ombre à la fois du tilleul et de la glycine. Elles chuchotaient et l’empêchaient de s’asseoir sur la première marche. Il allait caresser le chat. Il y avait une forte odeur de poivre et de lard rance. C’était l’odeur de la nourriture. Même le vin n’y pouvait rien. Il en buvait en cachette si on le laissait à sa portée. Cette griserie le réjouissait. Il ne la regrettait jamais, mais ne manquait pas une occasion d’y goûter encore. J’étais maître de moi, dit-il, je m’en rends compte maintenant. Les filles buvaient aussi, mais parce qu’on les y forçait. Elles se coloraient jusqu’à l’impudeur. C’était fascinant. Ce silence. Cette beauté. Qui les possèderait ? Qui les séparerait ? Qui vaincra leur résistance naturelle à être la femme d’un homme ? La canne de l’aïeule giclait dans l’air et s’abattait sur leurs fesses. Elle réclamait un fauteuil à roulettes depuis longtemps, mais personne n’avait satisfait son désir de promenade. On préférait la transporter, non pas à sa demande, ce qui était impensable de la part de ces ennemis jurés du caprice confidentiel, mais quand bon leur chantait, car ils possédaient tout, absolument tout, et les filles étaient leurs complices. Il venait de comprendre que pour plaire, c’est-à-dire pour être susceptible d’appartenir à quelqu’un et de le posséder en retour, les filles doivent être belles et les garçons courageux. Elles étaient relativement belles, il fallait bien le reconnaître, et il manquait totalement de courage. Il admirait le courage des oiseaux. Les oiseaux comestibles avaient peu de chance de mourir tranquillement dans leur nid. La mort les frappait en plein vol, c’était un jeu. Les oiseaux inutiles, décoratifs comme les appelait l’aïeule qui les aimait et qui regrettait toujours leur disparition, pouvaient mourir sur une branche, trahis par la vélocité d’un jet de pierre dont l’auteur était applaudi. On aurait dit qu’elles se nourrissaient d’applaudissements. Ces mains qui claquaient l’une contre l’autre, il les avait vues se préparer, frémissantes sur les cuisses, l’échec du chasseur ne changeait d’ailleurs rien au claquement sinon qu’il fallait considérer avec elles qu’il ne s’agissait plus d’un applaudissement (de son début), mais d’un geste de dépit qui pouvait être rageur. Le gars ne se décourageait pas. Pierre ne pouvait non plus cacher son admiration, mais elles l’avaient gentiment traité de chasseur de papillons. Le père Noël lui avait apporté un filet en provenance du ciel où il habitait avec les morts et les non-vivants. Ces théories, soit dit en passant, étaient nécessaires, sinon il ne comprenait plus rien au plaisir qu’il éprouvait à mettre en relation, sur une tablette de liège, les corps séchés des lépidoptères et les noms tirés du dictionnaire des passions papillonnes que l’aïeule ouvrait à sa place car elle interdisait qu’on y touchât, sauf pour le lui remettre, ce qui supposait qu’il l’arrachât au rayon de la bibliothèque qui constituait toute la fortune de la pauvre vieille, et qu’il le transportât religieusement un peu comme le chrémeau qu’elle avait fini par dénicher dans un coin d’ombre de la sacristie le jour de son baptême. Livre en main, elle en dictait les sentences. Il n’était pas toujours d’accord, mais ils s’entendaient bien, d’autant que la faune aux ailes moirées avait ses limites, et il les atteignait tous les jours sans oser les franchir. Dehors, les filles et d’autres filles encore se laissaient charmer par l’adresse des lanceurs de pierres. Les oiseaux finissaient par disparaître. Elles rentraient se rafraîchir d’un sirop d’orgeat qui déliait leurs langues. De la chambre où l’aïeule l’entretenait pour ne pas s’ennuyer, il écoutait leur conversation, tentant d’en dénouer les nœuds, d’en déjouer les jeux, il finissait sur la corde raide de son horreur du funambulisme. L’aïeule lui recommandait de ne pas trop se fier à leur docilité. Il n’était pas taillé pour résister à une seule de leurs ruades. Il était condamné à cette attention permanente. Même le rêve pouvait le détruire. Tu posséderas ce qui t’est donné, dit-elle (dit-il) et non pas ce que tu désires. Elles ne dormaient plus avec lui depuis que ses érections avaient changé le sens de leur présence. Les nuits à la ferme étaient interminables. La couette sur laquelle il dormait finissait par le caresser. Il ne s’endormait qu’à cette condition, sinon l’aurore le réveillait longuement d’une transe qui semblait n’avoir pour objet que de le désespérer. Un sien cousin, gars tranquille qui avait passé l’épreuve des piafs avec succès, dormait dans la couchette au-dessus, presque nez à nez avec les loirs. La profondeur de ce sommeil intriguait Pierre.

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