Retour à la RALM Revue d'Art et de Littérature, Musique - Auteurs invités [Forum] [Contact e-mail]
AUTEURS INVITÉS
Depuis avril 2004,
date de la création
du premier numéro
de la RALM.
Cerveau de gamine Cerebro de pilluela
Navigation
[E-mail]
 Article publié le 28 mars 2005.

oOo

français
español

CERVEAU DE GAMINE

 

Il était une fois, une fois, que ma famille appelle „la première fois ». À moi, comme une faute privée. L’elle de moi. Pas celle de mon nom, car « je ne le » par cœur, ce nom, « je ne le » entièrement. Lui, il est elle. Lui est moi, et elle, seule, n’est pas celui qu’on appelle approximativement quelqu’un (e). Quelqu’un qui se nomme « tu » et quelqu’une que j’appelle, appelle, appelle vainement « je », ou pire, à l’envers, « ne joue plus le « je joué », ca m’extermine ! ». Il était une fois quelqu’un (e). Et reçut quelque chose (lui ou elle), un mi-nom, pas encore un vrai nom. Quelqu’un et quelqu’une deviennent moitiés du contenu d’un seul vrai nom. Le mien (moi, tué, mon jeu). Contenu suicidaire de la moitié. D’illusion. Le même mystérieux quelqu’un (e), sans nom complet (lui et elle, se voir presque jamais). Quelqu’un (e) grandit de plus en plus (lui et lui et lui). Quelqu’un (e) dans le(a)quel(le) c’est moi qui grandissait, qui a grandi, à compte de tout le monde (moitié tiède, aidant le jeu). Et je m’en suis réjouis. Jour après jour, nuit après nuit. Voyais de temps en temps orteils (tendresse, orteils pointaient absence). Aube, midi, chien et loup, nuits, pleine lune, mains. Ils et elles me rendaient heureuse (eux, moi, ondés par l’heure rose). À travers le tout, tout était si au-dessus de, si grand, puis plus petit, si petit, et plus mignon, niveau sandales et leurs boucles en ceinture. L’heure rose, heureuse, au dessus de laquelle volaient volants déchirés, rongés par petites souris, papillons, brins d’herbe, puisque biberon et lait étaient plaineblanche, où soleil venait de se coucher, d’où lune se faisait voir, lumierette indéfinie dans petit cerveau de grand bébé (angle de jeux, sang joué entre elle et lui). Avais ficelles, deux (elles, elles, mains) en os. S’étaient accrochées à moi (deux oies sauvages, éternités ailées, chairestre, pardon, terrestre, tournant autour de moi), montant, descendant (hors corps, mains, autre chose), comme petits moulins à vent, gais, lentement rapides. M’en réjouissais, sans faire mal à quelqu’un(e) (muettement, muette, val du mal lave et love innocence de la chair). M’en réjouissais. Cet instant douloureux. Bref, l’orée du temps doré, la fête de l’après clic-clac, coupe, touffe de cheveux, clic-clac, après-midi ensoleillé où poule intemporelle couvait ses œufs sur la maison et premiers poussins en sont sortis. Quelqu’un c’était Noutza (elle, mamy, la vieille). Il neigeait. La neige venue pour la première fois, année-là (à et pour, vers et ni) ; s’est égarée, flaques, fossés, rue fondue). Noutza garde papiers gris sur la sortie des poussins, œufs, 1963, Outza est morte, 1998 ; ca va, en minuscules, le reste en majuscules ; « poules qui pondent et couvent, année 1963 », croix rouge, lignes mauves, différents signes, chiffres, poussins dans ma chambre, Noutza). Avait craché : ailes, remède de bonne femme, l’épervier ne les attrape jamais, griffes, renard ne les envie plus, bec, yeux de serpent, certaines gens ne font plus mal. Douze (douze, doucement - doucement moi, douzée en prochains malheurs). Grand nid préparé dans une boîte, poussins apparemment endormis, se retrouvèrent seuls, commencèrent piailler, picorer, gazouiller, lit de Noutza, m’en réjouissais. Ai étendu main droite, gauche (elle, moi, elle est moi) aussi. Élargis, yeux sur douze poussins jaunes. M’en réjouissais (moi de moi, moite). Les ai envahis. tremblais, plaisir de. M’en réjouissais. Carafe d’eau (moi, eux, elle, elles), les ai faits noyer, les ai baptisés. Tremblais, plaisir (moi, lui, le). Étais hors de leur religion, la précoce. Parlais assez bien, marchais, roulais dans ma chambre, rampais plat ventre, avant, arrière, grimpant partout, au-dessus de la tête levais mains, attrapais ce qu’il m’était défendu de. Les ai attrapés. Les ai faits sortir de l’ouate. Ce geste. Ai fait. L’un de nombreux. Du pouvoir et de l’amour. Pénétrants jusqu’à la moelle des os (eux, os de ce moi, elle). Ai enroulé, avais enroulé, enroulais, enroule encore doigts autour poussins, premiers, de cette vie (viens, venez, ne pas me voir, please, moi !). Les ai noyés. « Quil boile de l’o ! Quil boile de l’o ! ». Douze. Yeux blancs (24), aveugles (24), ailes mouillées (24), tâchées sorte graisse (blanc d’elle et jaune de lui). Douze. Morts. J’ai ri, ai crié, ai appelé mamy, jupe dentelles ai enlevé, nue, jusqu’à la tête, ai marché, grands pas petits (plus « non ! » que « oui ! »). Outza, part de papa, Noutza, part de maman, fessées d’hiver, gauche et droite, cul nu, rouge et froid, sacrées mamys (maman, t’étais où, mam’, moi plus grande ?! ), vieilles mamys, exactes. « T’as fait quoi ? Oh, Dieu, qu’a-t-elle fait ? Noyé les petits, les as tués (eux et moi, toi ému, aime ca). Les mamys, petits décédés, pleurais sur mes nerfs, sanglots (moi, peu décédée, décidée de céder la vie aux autres). Vieilles femmes posaient morts sur lit, comptaient noyés, ne se préoccupaient de moi, me suis mise, tête en bas, me suis lâchée, suis glissée, suis tombée, tête sur le plancher (douze moi, douze toi, douze douze), bon gré, boum, lui, il, elle, boum, toi, tu, degrés, latéral, boum, moi, je, eux, ils, elles, pas trop convaincant, mamys avaient d’autres chats à fouetter, en avaient expérience, diplômes de babioles, pourquoi ne pas hurler ? Et toi, abandonnée, pleurs de « donne tes vies, te les rendrai demain). Moi, savais pas que disait « lezatués), comprenais pas tintement, langue aiguisée. Mot « tués » grognait, hurlait, rageait, faisait noir autour de lui (tu es, tu es, tu es). Et moi, étais dedans, noirceur, peur avais, et il était l’heure, sueurs de lueurs noires. Traîné jambes en arrière (rrrrrrrrrrrrr), me suis blottie contre monticule charbon (moi, char bon à faire brûler la maison) pour le bon feu. Semblait que je leur eusse apporté joie. Trop grande. Compréhension avait froid (roi des oies de la « comprends-tu cette histoire ? »). Quelque part, jadis, mot « tués » va cesser de dire « tu es mon cerveau de gamine ! ». À me tuer moi-même, plus tard, plus grande joie de vivre, ouatée, dans boîte de ma vie. Est comme moi, elle, genre d’épervier huppé.

 

Stuttgart, 14 - 16 décembre 2003

 

español
français

 

CEREBRO DE PILLUELA

Traducción Patrick CINTAS 

 

Erase una vez, una vez, lo que mi familia llama " la primera vez ". A mí, como una culpa particular. La ella de mí. No el de mi nombre, porque « yo no lo » de memoria, este nombre, « yo no lo » totalmente. El, es ella. El es yo, y ella, sola, no es el que se llama aproximadamente alguno(a). Alguno que se nombre "tu" y alguna a la que llamo, llamo, llamo en vano "yo", o peor, al revés, « ¡ no juegues más el « yo jugado », eso me extermina ! ». Erase una vez alguno(a). Y recibió algo (él o ella), un medio nombre, no todavía un verdadero nombre. Alguno y alguna se vuelven las mitades del contenido de un nombre unicamente verdadero. El mío (yo, muerto, mi juego). Contenido suicida de la mitad. De ilusión. Lo mismo misterioso(a) alguno(a), sin nombre completo (él y ella, verse casi nunca). Alguno(a) crece cada vez más (él y él y él). Alguno(a) en él(ello) (a) cual (el) soy yo que crecía, que creció, por cuenta de todo el mundo (la mitad tibia, al ayudar al juego). Y me regocijé de eso. Día tras día, noche tras noche. Veía de cuando en cuando dedos del pie (ternura, dedos del pie designaban la ausencia). Alba, mediodía, perro y lobo, noches, luna llena, manos. Ellos y ellas me hacían feliz (ellos, yo, ondeados por la hora rosa). A través de todo, todo era tan por encima de, tan grande, luego más pequeño, muy pequeño, y más mono, en cuanto a las sandalias y sus rizos como cinturón. La hora rosa y feliz, por encima de la cual robaban volando desgarrados, roídos por pequeños ratones, por mariposas, briznas de hierba, ya que biberón y leche eran llanurablanca, donde sol acababa de acostarse, de donde luna se mostraba, lucecita indefinida en pequeño cerebro de gran bebé (ángulo de juegos, sangre jugada entre ella y él). Tenía cuerdas finas, dos (ellas, ellas, manos) en hueso. Se me habían agarrado (dos gansos bravos, eternidades aladas, carnestre, perdón, terrestre, dando vueltas alrededor de mí), ascendente, descendente (fuera de cuerpos, manos, otra cosa), como pequeños molinos de viento, alegres, lentamente rápidos. Me regocijaba, sin hacer daño a alguno(a) (mudamente, muda, valle del dolor lava y love inocencia de la carne). Me regocijaba. Este instante doloroso. Total, el lindero del tiempo dorado, la fiesta del después del clic-clac, copa, mechón, clic-clac, tarde soleada cuando gallina intemporal incubaba sus huevos sobre la casa y primeros pollitos salieron de eso. Alguna era Noutza (ella, mamy, la vieja). Nevaba. La nieve venida por primera vez, el año (a y para, hacia y ni) ; se extravió, charcos, fosos, calle derretida). Noutza guarda papeles grises sobre la salida de los pollitos, los huevos, 1963, Outza murió, 1998 ; vale, en minúsculas, el resto en mayúsculas ; « gallinas que ponen e incuban, año 1963 », cruz roja, líneas malvas, diferentes signos, cifras, pollitos en mi habitación, Noutza). Había escupido : alas, remedio casero, el gavilán jamás los coge, uñas, zorro no los envidia más, pico, ojos de serpiente, cierta gente no hace daño más. Doce (doce, despacio - despacio yo, docena en desgracias próximas). Gran nido preparado en una caja, pollitos aparentemente adormecidos, se reencontraron solos, comenzaron a piar, a picotear, a susurrar, cama de Noutza, me regocijaba. Extendí mano derecha e izquierda (ella, yo, ella “es” yo) también. Extendidos, ojos sobre doce pollitos amarillos. Me regocijaba (yo de mí, sudoroso). Los invadí. Temblaba, placer de. Me regocijaba. Garrafa de agua (yo, ellos, ella, ellas), los hice ahogar, los bauticé. Temblaba, placer (yo, él,). Estaba fuera de su religión, la precoz. Hablaba bastante bien, marchaba, rodaba en mi habitación, se arrastraba de bruces, por delante, por atrás, trepando por todas partes, por encima de la cabeza levantaba manos, cogía lo que me prohibían. Los cogí. Los hice salir del algodón en rama. Este gesto. Hice. Uno de los numerosos. Del poder y del amor. Penetrando hasta la médula de los huesos (ellos, hueso de este yo, ella). ¡ Enrollé, había enrollado, enrollaba, todavía enrolla dedos alrededor pollitos, los primeros, de esta vida (vengo, veníd, no verme, please, yo !). Los ahogué. « ¡ Que bebenagua ! ¡ Que bebenagua ! ». Doce. Ojos blancos(24), ciegos (24), alas mojadas(24), salpicadas especie grasa (clara de ella y yema de él). Doce. Muertos. ¡ Me reí, grité, llamé abuela, falda encajes quité, desnuda, hasta la cabeza, andé, grandes pasos pequeños (nada más « no ! » ¡ que « sí ! »). ¿ Outza, parte de papá, Noutza, parte de mamá, paliza de invierno, izquierda y derecha, culo desnudo, rojo y frío, vaya abuelas (mamá, donde estabas, mam ’, yo más grande ? ¡ !), viejas abuelas, exactas. « ¿ Que has hecho ? ¿ Oh, Dios, que ha hecho ? Ahogado los pequeños, los mataste (ellos y yo, tú emocionado, gusta eso). Las abuelas, los pequeños fallecidos, lloraba sobre mis nervios, sollozos (yo, poco fallecida, decidida a ceder la vida a otros). ¿ Mujeres viejas ponían a muertos sobre la cama, contaban ahogados, se preocupaban de mí, me pusé a, cabeza abajo, me solté, resbalé, caí, cabeza sobre el suelo (doce yo, doce tú, doce doce), buen grado,bum, él, él, ella, bum, tú, tú, grados, lateral, bum, yo, yo, ellos, ellos, ellas, no demasiado convincentes, abuelas tenían otra cosa que hacer, tenían experiencia, diplomas de frioleras, por qué no gritar ? Y tú, abandonada, lágrimas de « da tus vidas, te las devolveré mañana). Sabía no que decía « losematao), no entendía tintineo, lengua aguzada. Palabra "muertos" gruñía, aullaba, rabiaba, oscurece alrededor de él (eres, eres, eres). Yo, estaba dentro, negrura, miedo tenía, y era la hora, los sudores de luces negras. Arrastrado piernas patrás (ssssssss), me acurruco contra montículo carbón (yo, carro bueno para prender fuego a la casa) para el buen fuego. Parecía que les hubiera aportado alegría. Demasiado grande. Comprensión tenía frío (rey de gansos del « ¿ comprendes esta historia ? »). En alguna parte, antaño, palabra "muertos" va a dejar de decir « ¡ eres mi cerebro de pilluela ! ». Al matarme yo mismo, más tarde, alegría más grande de vivir, enguatada, en caja de mi vida. El es como yo, ella, género de gavilán moñudo.

 

Stuttgart, 14 - 16 de diciembre de 2003

Retour à la RALM Revue d'Art et de Littérature, Musique - Espaces d'auteurs [Contact e-mail]
2004/2019 Revue d'art et de littérature, musique

publiée par Patrick Cintas - 12, rue du docteur Sérié - 09270 Mazères - France

Copyrights: - Le site: © Patrick CINTAS (webmaster). - Textes, images, musiques: © Les auteurs

 

- Dépôt légal: ISSN 2274-0457 -