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L'ombre à quatre mains / Sombra para cuatro manos
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 Article publié le 28 mars 2005.

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L’ OMBRE À QUATRE MAINS. « Theaterstück ».

 

(manifeste pour le renouvellement du kilométrage poétique)

À Friedrich Schiller, en français rouge

Motto : « Autour d’un mot comme autour d’une lampe

(...). Jamais pour une idée, mais pour un mot »

Edmond Jabès, « Les mots tracent »

 

À tâtons. Attends le bon plaisir de la langue.

Décor, personnages, rideau, heure exacte, entrées, alarme, sorties de secours, dans le texte à suivre. Attention aux syllabes. Il y en a une pourrie, les piliers de la bouche principale datent de 1750, ceux de la secondaire sont tellement écartés et tellement neufs, moi, nue et arrogante.

Dénatte cheveux longs et du chignon tombent des feuilles de papier (une centaine) que je commence à lire, la tête en bas, d’un air affecté :

air nocif, lumière nocive, eau nocive, vivres nocifs, maisons nocives, jouets nocifs, amis nocifs, animaux nocifs, consolations nocives, nationalité nocive, langue nocive, pays nocif, amour nocif, parents, meubles, vêtements et absolu, naturels. absolument moi.

Marche, défile, compte mes doigts, plutôt me rappelle bon cœur de quelque chose. Me présente à moi -même, la garde d’honneur.

Les pourparlers entre moi, sourde -muette et moi, parlante, se déroulent bien. Mission de continuer souffrance ou substance de ces cents papiers du chignon.

Trouve chemise noire par terre. Regarde carreaux noirs, garde secret de couleur. Blanchissez rien. J’illuminerai de bas en haut. Il nous ira en noir, moi, blonde, et vous, peuples de Derrida.

Corps noir manque à son sang noir. Et le noir se tourne les pouces.

À genoux, comme si je tourne un film porno sur la polysémie. Me faut une lame de rasoir, que zéro poilu et vierge soit mieux flambés à la française.

Le vent froid apporte un écho :

- Inculpée, un projecteur vidéo va évidencier tes mains !

L’écho lance des cailloux dans ma voix .

- Qui est là ? Qui ai -je appelé ?

Allume cigarette, me tiens en laisse.

- Si ce n’est que toi, vas -y, avance, la collision nous rendra heureux.

LE CORPS QUI GOUVERNE :

- Née le 29, moi, le 10, lui, à deux cents ans de distance. Friedrich le roux, lèvres charnues, nez aquilin, dentelles, cils de soleil, tête inclinée, pensée disponible à toute fossette.

LE CORPS QUI AVANCE :

Celle -là, suis tantôt maigre, tantôt dodue, brune, blonde, cheveux coupés à la Jeanne d’Arc.

L’ OMBRE À QUATRE MAINS :

Si ce n’est que toi, vas -y, avance !

Mes cheveux poussent aux sons d’une lyre :

eau rose, air de printemps, 4 chambres, amis d’été, jouets crétins, animaux une centaine, nationalité aucune, langue compliquée, l’amour du pain bis à la marmelade.

LE CORPS QUI GOUVERNE :

À la campagne, parmi chèvres, vaches, moutons, chevaux, oies, canards, cochons, pintades, poules, moineaux, pigeons, taureaux, que tu sois paysanne !

Et lui, fils de Kaspar, l’officier, et de Dorothéa, pieuse luthérienne, espérant voir F. docteur croyant ou prêtre. En dépit des efforts paternels, Friedrich écrit des poèmes.

De Petite -Étoile, fille. Et de Pavel, moi. Elle, mam’, de Noutza, et d’Aurel, fille. Fille de réfugiée, Noutza. De Marie B., de la Transylvanie sanglante, dans le Banat roumain. Fuyarde, famine, guerre, Marie, deux nationalités, brune, belle, lèvres extrêmement mobiles, jacassant par plaisir sur Noutzy, copie fidèle. Aurelius, de Rosa, la grassouillette, 1,60, née Nan, femme de curé. Aurelius Pépé, le grand aux oreilles pendantes. Tous les samedis d’hiver, fait show « Oreilles volantes, dents en train de pousser ! », patati patata, flapp, miracle en centimètres. Oreilles de pépé battent ailerons. À tout moment, quatre dents décédées vont ressusciter à leurs places. Abracadabra, allez hope, minute, une dent, deux, trois, quatre. Rit sous cape. Abracadabra ! Allez hope ! La fin du show, poudre de pépins, courgette rouge, laksha juif, à petit feu. Bouche pleine, Aurelius fait cours de lutin, zut, de latin. Et ding -dong, la langue morte mit bas italien, français, espagnol. Dans ma tête de gamine, pendent des bouches immenses, mangeant ce plat au lait de chèvre. Kilos multicolores, sucrés, langues de pépé se balancent sur la table. Tout d’un coup, pose main droite sur une tranche de français. La mange.

Bucarestoise A., tante, hiver 1970, m’invite chez elle, étudier musique, peinture, ballet. Chante, joue de l’accordéon et de la mandoline, peins mûrs, vitres, pots de la maison, en des couleurs criardes. Pars jamais. Pleure jour et nuit de peur que la famille (parents, mémés, pépés, voisins, caneton François) ne rendent l’âme, que fleurs ne se fanent, hirondelles et moineaux n’explosent cause des mûres noires, que Fanny -souris dans le placard ne vienne, y a l’attrape -souris de pépé. Tante A. écrit fin page : « Dommage, Petite pourrait gouverner l’monde ! Pissez pas contre talent ! Fâchée contre vous. Moi, Anne »

Un jour de 1768, Charles II (duc Karl Eugène) l’emmène à Stuttgart, étudier armes et théologie, à l’Académie militaire.

CE CORPS QUI GOUVERNE :

Sans culotte, longue chemise rouge, mon corps se raconte odeurs et goûts, framboises et mûres, prunes et coings. Divers jardins me tâchent de la bouche aux yeux, bouche aux pieds. Jus noir.

Toujours tête en bas, à suivre. Feuille numéro 40. Corps noir approche.

Lie d’amitié (Friedrich) avec les braves et les riches de Marbach.

Feuille 40, Rodica, dans le Banat roumain. La 41 -e à Stuttgart, en Allemagne. M’éloigne, tête en bas.

LE CORPS QUI GOUVERNE :

Amitié avec Étoile, mam’, avec Lucie, blonde molle, rue du cimetière, avec Dorine, s’accrochant au chadouf pour toucher l’eau du puit (ses poupées second -hand sont des manchotes, petits copeaux - prothèses dans les trous des épaules), et avec Rika, voleuse de gâteaux, pilant son propre père, de la confiserie centrale. « J’ai faim ! J’ai faim ! », ses poupées grandes gueules, dans leurs boîtes en carton en sont coupables.

MOTIVATION D’ ORDRE ESTHÉTIQUE. QUELQU ’UN DE LA FEUILLE 41 :

N’y a -t -il pas moyen de te taire ?

LE CORPS QUI AVANCE :

air en carton, lumière en carton, eau en carton, vivres en carton, maisons en carton, jouets en carton, animaux en carton, pays en carton, nationalité en carton, langue de carton, meubles, vêtements et absolu carton. absolument puzzle.

(Ce refrain accède au code de la réalité.) 

UNE VOIX DE LA 41 -e :

- Et à lui, à ton bard préféré, tu fais quoi vipère ?

LE CORPS AVANCE, LE RÉEL EST VOILÉ :

Des odes pour la joie, lui, odes pour la perte de la joie, moi. Étudie latin, philosophie, médecine, chevaux et armes, F. Moi, latin, lutins, laksha, locomotives, roue du potier, genres de marmelade, théâtre aux yeux fermés, philosophie noire.

Commun : Die Jungfrau von Orleans. Visions de Pucelle. Robe belle mariée, deux fois habillée, R., que finalement Marie Stuart n’en a pas eue, moi, elle, lui, il écrit le drame « Marie Stuart » (1800), bosse avec Goethe, moi qu’avec moi contre moi. Charlotte von Lengefeldt épouse lui, mariée avec Singer, suis - moi.

Pneumonie, pleurésie, il les a. Au bonheur des malades, moi, estomac, foie, seins, estomac, seins.

Influencé par Kant, F., ensorcelée par Platon, R., on se connaîtra 200 ans après le 9 mai 1805, à Weimar, sa mort, me voit dormir le 1 -er octobre 2000, figée dans son fauteuil militaire, à Stuttgart, postmoderne dans une boîte en ciment. La numéro 30.

L ‘OMBRE À QUATRE MAINS HURLE, PRÉTEND LA LOGIQUE :

- La 30 ! Dorment ensemble, chacun à sa façon de fermer les yeux, parlent langues différentes, même temps, se comprennent jamais. Dingue !

LA FIN D’UNE PROPOSITION. UNE VOIX TRÈS CONNUE :

- C’est quoi zéro poilu, madame l’inculpée ?

LE CORPS QUI AVANCE TIENT PLUSIEURS DOCUMENTS À LA MAIN 

Me regarde longuement, lui fais manger ma citerne de larmesmarmelade. M’écoute longuement, lui fais découper les oreilles, les mains, le cœur, m’offre ce qu’il lui reste (pieds, meubles, objets d’écriteur, voix d’espoir, silence, cour et formes de château « übergangsstil »), ne lui laisse rien, à part l’image de Roumanie à l’étranger, dont nul n’aime plus rien entendre.

LA BOUCHE PRINCIPALE S ’ENTEND DEPUIS 1750. ELLE CLAQUE DES DENTS :

- Larve laqué !

Son écho :

- On est contre l’écrit !

- Larve laquée !

Son écho :

-On n’aime pas poésie !

- Larves laqués !

Son écho :

- On a honte des poètes ! Terres et ciels pourrissent à cause de !

- À bas Dormeurs du val !

Son écho :

- À bas larves laqués !

BOUCHE SECONDAIRE S’ENTEND PAS, MAIS ELLE DECLARE :

- La symétrie blanc -noir, vie -mort, victoire -perte, ami -ennemi, droite -gauche, propre -sale, ordre -désordre - zéro poilu !!!!!!!!!!!!.

Je tends un arc vers mon front : « . Prenez ma tête ! Ou je le ferai moi -même. Suis sagittaire » :

- Poétiser n’est pas idéaliser ? Et idéaliser n’est pas un repas funéraire ?

Regarde mes paumes. Cherche noise.

- Et idéaliser n’est pas repas funéraire ?

Secours d’urgence, ne me réponds jamais, m’attache à un piquet de la mémoire.

LA MÉMOIRE :

- Cite toi - même : « Le poids zéro de la femme qui sur la symétrie opposée écrit maintenant, truc d’ancienne particule, écrit Peter Higs, à nouveau, ce mécanisme temporel qui rompt spontanément symétries - symptômes, ne parlons plus de leurs traits communs ». Cite ca et file !

L’OMBRE À QUATRE MAINS ME MONTRE SES AURICULAIRES :

Au fond, redressé, Schiller en dentelles noires, roses noires à la main, quitte le poster noir. En détail, zéro poilu me traîne durant ces forêts de cheveux et poils.

LE ZÉRO POILU :

pas d’air, pas de lumière, pas d’eau, pas de vivres, pas de maison, pas de jouets, pas de pays, pas de langue, pas d’absolu, que cette tranche de français rouge.

NOTE : Entre 2000 et 2002, j’ai eu une bourse de littérature en Allemagne, à Stuttgart, dans une académie internationale, ancien château appartenant au duc Karl Eugène de Württemberg, là où autrefois le poète et le philosophe Friedrich Schiller avaient fait des études militaires.

Stuttgart, entre le 21 décembre 2003 et le 1 janvier 2004

 

español
français

 

SOMBRA PARA CUATRO MANOS. "Theaterstück".

traducción Patrick CINTAS

 

(manifiesto para el cambio del kilometraje poético)

A Friedrich Schiller, en francés rojo

Motto : « Alrededor de una palabra como alrededor de una lámpara 

(...). Jamás para una idea, pero para una palabra »

 Edmundo Jabès, « Las palabras trazan »

 

A tientas. Espero el buen placer de la lengua.

Decorado, personajes, cortina, hora exacta, entradas, alarma, salidas de emergencia, en el texto que hay que seguir. Cuidado con las sílabas. Una está podrida, los pilares de la boca principal datan de 1750, los del secundario son tan apartados y tan nuevos, yo, desnuda y arrogante.

Destrenzo cabellos largos y del moño caen hojas de papel (una centena) que comienzo a leer, con la cabeza abajo, de un aire afectado :

aire nocivo, luz nociva, agua nociva, víveres nocivos, casas nocivas, juguetes , amigos nocivos, animales nocivos, consuelos nocivos, nacionalidad nociva, lengua nociva, país nocivo, amor nocivo, padres, muebles, ropas y absoluto, naturalezas. absolutamente yo.

Ando, desfilo, cuento mis dedos, más bien me recuerdo buen corazón de algo. Me presento a mi misma, la guardia de honor.

Las negociaciones entre mí, sordomuda y mí, parlante, se celebran bien. Misión de continuar sufrimiento o sustancia de estos cientos papeles del moño.

Encuentra camisa negra por tierra. Miro cristales negros, guardo secreto de color. No blanquee nada. Iluminaré de arriba abajo. Nos irá en negro, yo, rubia, y vosotros, pueblos de Derrida.

Cuerpo negro falta a su sangre negra. Y el negro está mano sobre mano.

De rodillas, como si ruede una película porno sobre la polisemia. Me hace falta una navaja de afeitar, para que cero peludo y virgen sea mejor chamuscado a la francesa.

El viento frío lleva un eco :

- ¡ Inculpada, un proyector vídeo va a probar tus manos !

El eco lanza piedras en mi voz.

- ¿ Quién está allí ? ¿ A quién llamé ?

Enciende cigarrillo, me tiene atada.

- Si solo eres tú, vamos, adelante, la colisión nos hará felices.

EL CUERPO QUE GOBIERNA :

- Nacida el 29, yo, el 10, él, a doscientos años de distancia. Friedrich el rojizo, labios carnosos, nariz aguilina, encajes, pestañas de sol, cabeza inclinada y pensamiento disponible para todo hoyuelo.

EL CUERPO QUE AVANZA :

Esa, tanto flaca, tanto rolliza, morena, rubia, cabellos cortados a la Juana de Arco.

LA SOMBRA A CUATRO MANOS :

¡ Si solo eres tú, vamos, adelante !

Mis cabellos crecen con los sonidos de una lira :

agua rosa, aire de primavera, 4 habitaciones, amigos de verano, juguetes cretinos, animales una centena, nacionalidad ninguna, lengua complicada, el amor del pan moreno a la mermelada.

EL CUERPO QUE GOBIERNA :

En el campo, entre cabras, vacas, carneros, caballos, gansos, patos, cochinos, pintadas, gallinas, gorriones, palomos, toros, ¡que seas campesina !

Y él, hijo de Gaspar, el oficial, y de Dorotéa, piadosa luterana, esperando ver F. doctor creyente o sacerdote. A pesar de los esfuerzos paternales, Friedrich escribe poemas.

De Niña -estrella, chica. Y de Pavel, yo. Ella, mam ’, de Noutza, y de Aurel, chica. Chica de refugiada, Noutza. De María B., de Transilvania sangrienta, en el Banat rumano. Fugitiva, hambre, guerra, María, dos nacionalidades, morena, guapa, labios extremadamente móviles, cotorreando por placer sobre Noutzy, copia fiel. Aurelius, de Rosa, el regordete, 1,60, nacida Nan, mujer de cura. Aurelius Pépé, el grandote con las orejas caídas. ¡ Cada sábado de invierno, hace show « Orejas volantes, dientes creciendo ! » Patati patata, flapp, milagro en centímetros. Orejas de Pépé aletean. En cada momento, cuatro dientes fallecidos van a resucitar en sus sitios. Abracadabra, vamos, minuto, un diente. Se ríe por lo bajo. ¡ Abracadabra ! ¡ Anda ! El fin del show, el polvo de pipas, calabacín rojo, laksha judío, a fuego lento. Boca llena, Aurelius da curso de latigo, ja, de latino. Y ding -dong, la lengua muerta parió italiano, francés, español. En mi cabeza de pilluela, cuelgan bocas inmensas, comiendo este plato con leche de cabra. Kilos multicolores, melindrosos, lenguas de pépé se mecen en la mesa. De pronto, pon mano derecha sobre una rebanada de francés. La come.

Bucarestense A. Tía, invierno de 1970, me invita en su casa, estudiar música, pintura, ballet. Canta, toca el acordeón y la mandolina, pinta maduros, cristales, vasijas de la casa, con colores chillones. Jamás irte. Llora día y noche por temor de que la familia (parientes, abuelitas, abuelitos, vecinos, patito Francisco) exhalen el último suspiro, sólo flores se marchitan, golondrinas y gorriones estallan a causa de las negras zarzamoras, para que Fanny -ratón en el armario no venga, la pillo - ratón de pépé. Tía A. escribe fin de página : « ¡ Lástima, Niña podría gobernar el mundo ! ¡ No mee contra talento ! Enfadada contra usted. Yo, Ana »

Un día de 1768, Carlos II (duque Carlos Eugenio) la lleva en Stuttgart, para estudiar armas y teología, en la Academia militar.

ESTE CUERPO QUE GOBIERNA :

Sin calzón, camisa larga y roja, mi cuerpo se cuenta olores y gustos, frambuesas y moras, ciruelas y membrillos. Jardines diversos me mancha de la boca hasta los ojos, la boca hasta los pies. Zumo negro.

Siempre cabeza abajo, continuará. Hoja número 40. Cuerpo negro se acerca.

Entabla amistad (Friedrich) con los valientes y los ricos de Marbach.

Hoja 40, Rodica, en el Banat rumano. La 41 en Stuttgart, en Alemania. Me alejo, cabeza abajo.

EL CUERPO QUE GOBIERNA :

Amistad con Estrella, mam ’, con Lucia, rubia blanda, calle del cementerio, con Dorina, agarrándose al chadouf para tocar el agua del pozo (sus muñecas second -hand son mancas, pequeñas virutas -prótesis en los hoyos de los hombros), y con Rika, ladrona de pasteles, machacando a su propio padre, de la confitería central. « ¡ Tengo hambre ! ¡ Tengo hambre !  », sus muñecas grandes bocas, en sus cajas de cartón son culpables de eso.

MOTIVACIÓN DE ORDEN ESTÉTICO. ALGUIEN DE LA HOJA 41 :

¿ No hay medio de callarte ?

EL CUERPO QUE AVANZA :

aire de cartón, luz de cartón, agua de cartón, víveres de cartón, casas de cartón, juguetes de cartón, animales de cartón, país de cartón, nacionalidad de cartón, lengua de cartón, muebles, ropa y absoluto cartón. absolutamente rompecabezas.

(este estribillo accede al código de la realidad.)

UNA VOZ DE LA 41 :

- ¿ Y él, tu bardo preferido, qué haces víbora ?

EL CUERPO AVANZA, LA REALIDAD TIENE VELO :

Odas para la alegría, él, odas para la pérdida de la alegría, yo. Estudia latino, filosofía, medicina, caballos y armas, F. Yo, latino, diablillos, laksha, locomotoras, rueda del alfarero, suertes de mermelada, teatro con los ojos cerrados, la filosofía negra.

Común : Die Jungfrau von Orleans. Visiones de Virgen. Vestido bella casada, dos veces vestida, R., que finalmente María Estuardo no tuvo, yo, ella, él, escribe el drama "María Estuardo (1800)", trabaja con Goethe, yo que conmigo contra mí. Carlota von Lengefeldt se casa con él, casada con Singer, soy - yo.

Neumonía, pleuresia, las tiene. A la buena de los enfermos, yo, estómago, hígado, pechos, estómago, pechos.

Influido por Kant, F, hechizada por Platon, R., se le conoceremos 200 años después del 9 de mayo de 1805, en Weimar, su muerte, me ve dormir el 1 de octubre de 2000, cuajada en su butaca militar, en Stuttgart, posmoderno en una caja de cemento. Número 30.

SOMBRA PARA CUATRO MANOS GRITA, PRETENDE LA LÓGICA :

- ¡ La 30 ! Duermen juntos, cada uno tiene su manera de cerrar los ojos, hablan idiomas diferentes, el mismo tiempo, jamás se entienden. ¡ Chalado !

EL FIN DE UNA PROPOSICIÓN. UNA VOZ MUY CONOCIDA :

- ¿ Qué es cero peludo, señora inculpada ?

EL CUERPO QUE AVANZA APRECIA VARIOS DOCUMENTOS EN LA MANO

Me mira largamente, le hago comer mi cisterna de lagrimarmelada. Largamente me escucha, hago que le recorten las orejas, las manos, el corazón, me ofrezco lo que le queda (pies, muebles, objetos de escribor, voz de esperanza, silencio, patio y formas de castillo " übergangsstil "), no le dejes nada, a parte de la imagen de Rumanía en el extranjero, que nadie le gusta oir más oír.

LA BOCA PRINCIPAL SE OYE DESDE 1750. CASTAÑETEA LOS DIENTES :

- ¡ Larva barnizada !

Su eco :

- ¡ Estamos contra lo escrito !

- ¡ Larva barnizada !

Su eco :

- ¡ no nos gusta la poesía !

- ¡ Larvas barnizadas !

Su eco :

- ¡ Tenemos vergüenza de los poetas ! ¡ Tierras y cielos se pudren a causa de !

- ¡ A muerte Dormilones del valle !

Su eco :

- ¡ A muerte larvas barnizadas !

BOCA SECUNDARIA NO OYE, PERO DECLARA :

- ¡ La simetría blanca -negra, vida -muerte, victoria -pérdida, amigo -enemigo, derecha - izquierdo, limpio -sucio, orden -desorden - cero peludo ! ¡ ! ¡ ! ¡ ! ¡ ! ¡ ! ¡ ! ¡ ! ¡ ! ¡ ! ¡ ! ¡ !.

Tiendo un arco hacia mi frente : « . ¡ Tome mi cabeza ! O yo mismo lo haré. Soy Sagitario » :

- ¿ Acaso poetizar no es idealizar ? ¿ E idealizar no es una comida funeraria ?

Mira mis palmas. Toma pelo.

- ¿ E idealizar no es comida funeraria ?

Primeros socorros, jamás me respondas, me ata a un piquete de la memoria.

LA MEMORIA :

- Cítate : « El peso cero de la mujer que sobre la simetría opuesta escribe ahora, truco de antigua partícula, escribe Peter Higs, de nuevo, este mecanismo temporal que rompe espontáneamente simetrías - síntomas, no hablemos más de sus razgos comúnes ». ¡ Cita eso y lárgate !

SOMBRA A CUATRO MANOS ME ENSEÑA SUS MEÑIQUES :

Al fondo, enderezado, Schiller en encajes negros, rosas negras en la mano, deja el póster negro. Detalladamente, cero peludo me arrastra durante estos bosques de cabellos y pelos.

EL CERO PELUDO :

ningún aire, ninguna luz, ninguna agua, ningunos víveres, ninguna casa, ningunos juguetes, ningún país, ninguna lengua, ningún absoluto, que esta rebanada de francés rojo.

NOTA : entre 2000 y 2002, tuve una Beca de literatura en Alemania, en Stuttgart, en una academia internacional, un antiguo castillo que pertenecía al duque Carlos Eugenio de Württemberg, allí dónde en otro tiempo el poeta y filósofo Friedrich Schiller había hecho estudios militares.

Stuttgart, 21 de diciembre de 2003 - 1 de enero de 2004

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