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 Article publié le 1er novembre 2011.

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Les colombes sont ferments de mes rêves
Où tu vis, mon Amour.
Dis-moi, comment t´oublierais-je ?
Je les regarde passer avec une part de toi
Dans leurs battement d´ailes
Puis ton ombre s´efface, laissant le ciel plus vide
Que l´absence.

Envoie-moi une étreinte, un baiser, une caresse :
Envoie-moi une parole : un mot de toi libère
Un mot de toi guérit. Enferme dans l´enveloppe
Une part de toi, une portion de ma terre, le cri de mes oiseaux
Et mes songes d´enfant étendus sur ton corps.
Ce qui me lie à toi, c´est mille ans de bonheur,
Le mystère de ta tendresse et la source dans tes yeux
Où je puise le sens de mes mirages.

 

 


Mon cœur sortira par la fenêtre
Pour aller à la rencontre de cette ombre
Qui s´éloigne dans la nuit, couverte de lune,
Car cette silhouette de femme
À chevelure de latanier,
À buste de vergers en fleurs,
À hanche de balancier,
À pas rythmique de voiliers en pleine mer
C´est ma terre qui s´exile de mes rêves
Pour que j´écrive la nostalgie
En lettres de souffrance.

 

 


Aujourd´hui, je célèbre mille ans de bonheur
Sur le parvis de nos promesses,
Fuyant les déserts de la douleur et les sabots du vent aigre,
Comme si tes vingt ans fleurissaient
Dans tous les vergers de mes rêves.
Les vagues de l´angoisse se sont dissipées,
Mais la douleur a scalpé nos veines,
Et dans l´aubier des rouges flamboyants
Glisse encore notre sang,
Comme tes larmes sur les fleurs ouvertes au bord du chemin.
Nous marchons seuls au seuil du soir,
Nos ombres amoureuses allument la braise de nos passions,
Exorcisant la solitude
Que la terre est belle quand les nuages enveloppent
Nos chagrins dans l´harmonie du couchant !

 

 

Dans la blessure de l´aube j´ai appris l´extase.
Dans le couchant de tes yeux, j´ai appris la douleur.
Dans la nuit de ton silence, j´ai appris la tendresse.
Dans l´écriture j´ai accompli mon rêve :
Te dire ma passion.

 

 

Les cerisiers retrouveront leur senteur
Avec ton retour, car éphémère est cette blessure
Qui fait souffrir les fleurs de nos mémoires.
Tu reviendras un jour à l´ombre de nos manguiers
Nous révéler l´avenir à travers le vol des hirondelles
Et la quiétude du couchant,
Car la vie n´est pas vie sans toi,
Sans ta tendresse,
Nocturne,
Femme.

 

 


Tu ne dis rien
Tu es tout simplement
Et cela me suffit.
Pensif, je hume ton haleine
Et l´odeur du grand large.
Une étoile éclaire ton image,
Ma rêverie dans la nuit.
Nous regardons le ballet des vagues
Qui lèchent le rivage, la ligne fictive
De l´´horizon qui s´éloigne
Et je cueille sur tes lèvres
Des petites fleurs de tendresse
La respiration de la mer est une note monocorde
Dans la musique de l´heure qui grignote le temps.
Le silence doucement nous enseigne
Que la danse nomade de nos pas s´est achevée
Sur ce rivage qui nous éloigne de nos légendes.

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