Retour à la RALM Revue d'Art et de Littérature, Musique - Auteurs invités [Forum] [Contact e-mail]
AUTEURS INVITÉS
Depuis avril 2004,
date de la création
du premier numéro
de la RALM.
Regard sur l'art et portraits d'artistes - nº 1
Navigation
[E-mail]
 Article publié le 8 décembre 2008.

oOo

Jean-Marc RIVES - Artiste Peintre
Travail sur une oeuvre intitulée CÔTES D’ARMOR 92 cm x 73 cm - 2008

LE DESSIN AU PIED DE LA LETTRE

Le talent ne s’apprend pas, certes il est inné, mais c’est l’amour le rêve et la passion qui sont à l’origine de toute création. De même, c’est la volonté, le courage, la persévérance, la foi et la confiance en soi qui peut faire « déplacer des montagnes » et réussir pleinement tout ce que l’on entreprend. Si, par bonheur, le ciel nous aide un peu, alors on peut atteindre les « sommets de la création », car nous ne sommes que les humbles serviteurs de cette magnifique « impulsion créative » qui nous pousse, mystérieusement, à atteindre les méandres de sa magnificence et de son génie créateur.

L’Art est avant tout une « expression libre » et plus elle est spontanée, plus elle gagne en originalité. « Ce n’est pas parce qu’on ne sait pas que l’on n’ose pas, mais c’est parce qu’on n’ose pas que l’on ne sait pas » disait Sennec. Il est vrai que toutes les inventions qui ont révolutionné l’humanité ont été le fruit de gageures et de défis... Oser dire ! Oser faire ! En choquant parfois mais toujours de manière positive et sans agressivité. Les artistes, à l’instar des grands inventeurs et des grands philosophes, ont à leur manière révolutionné l’humanité en apportant leur vision du monde et celle de la condition humaine.

A l’aube de l’humanité, les premiers hommes savaient dessiner sans avoir jamais appris. Leurs facultés d’observation, décuplées par un instinct de survie, faisaient qu’ils savaient représenter les animaux ainsi que les scènes de chasse avec une étrange habilité et avec beaucoup de réalisme. Le dessin était pour eux un mode d’expression et de communication, bien avant la parole. On peut dire que c’est lui qui fût la toute première écriture et le premier moyen de communiquer mais aussi l’avènement des toutes premières « œuvres d’art ». Peu à peu, au fil des siècles, on a voulu « simplifier » le dessin et on a créé la lettre par le biais des hiéroglyphes et autres signes cabalistiques. En fait, petit à petit, on a codifié le dessin en créant la lettre mais on ne fit que compliquer les choses.

L’alphabet est né, mais avec lui « l’analphabétisme ». Aujourd’hui, on oblige l’humanité tout entière à savoir écrire pour communiquer… et dans des langages différents ! Il faut donc être très érudit pour savoir communiquer dans toutes les langues. Que de complications alors que le Dessin, lui, est une langue universelle qui se suffit à elle-même et n’a pas besoin d’être traduite pour être comprise par tous les peuples du Monde !

Les tous petits commencent toujours à communiquer par le dessin dès l’école maternelle et l’écriture vient ensuite, en toute logique. La calligraphie, encore en usage dans certains pays tel que le Japon, est une preuve concrète et « vivante », d’ailleurs, que le dessin est bien le précurseur de la Lettre et se confond parfois avec elle. Le dessin traduit le visuel alors que l’écriture traduit le verbe, bien que tous deux traduisent l’émotion, l’imaginaire et l’image appelée « métaphore » en écriture. Il y a donc là un paradoxe que de dire « je ne sais pas dessiner » lorsqu’on sait écrire et c’est une fausse idée qu’il faut combattre en se disant : « Si je sais écrire, je sais dessiner », sachant que le dessin est quant à lui une « écriture libre » par laquelle on pourra s’exprimer avec beaucoup plus de spontanéité !

Cependant, « libre » ne signifie pas « anarchique ». Il y a des règles à respecter dans toutes les disciplines et le dessin n’y échappe guère. Ces règles ne sont pas grammaticales mais obéissent aux lois de la physique et de l’observation de la Nature depuis l’antiquité par des physiciens, des artistes, des architectes et des philosophes tels que Vitruve, architecte romain né en 88 avant Jésus Christ ou Platon, philosophe grec né en 347 avant Jésus Christ. Elles sont fondamentales pour créer un équilibre harmonieux qui réponde aux canons de la beauté. Ces règles répondent d’ailleurs aux mêmes critères d’harmonie que l’on retrouve dans toutes compositions, qu’elles soient littéraires, musicales, architecturales, sculpturales ou picturales. Chacun possède sa propre écriture, selon son propre caractère et sa propre personnalité et c’est donc sa personnalité qui forgera ensuite son style et non sa manière de faire « n’importe quoi », car il ne faut pas confondre spontanéité et désinvolture ou graphisme et œuvre d’Art !

De nos jours, on a trop tendance à mettre l’Art à « toutes les sauces » et à considérer que toute expression libre est de l’Art. L’Art dit « moderne » est devenu un « fourre tout » que personnellement je déplore. En fait, il n’en est rien, car l’Art appartient avant tout au domaine du Beau. Il est l’essence même du Bien et du Beau par sa mission constructive et créative. Par définition, l’Art est « la science de l’esthétisme ». L’esthétisme étant défini, lui, par la théorie du Beau, de l’équilibre et de l’harmonie et cette dernière par le rythme que l’on retrouve dans la Nature. L’Art doit être un plaisir pour l’œil et un bien être pour l’âme et le cœur. Il doit nous transporter dans le rêve dont nous avons tant besoin et non pas tourner au cauchemar !

Dans cette rubrique, je voudrais vous présenter des artistes que j’ai sélectionnés pour la beauté de leurs œuvres mais aussi pour celle de leur âme. Certains ont un parcours chaotique, d’autres plus serins, mais tous ont un point commun : l’amour de la Nature et de la vie. Tous nous délivrent un message, inconsciemment ou non, le seul message qui vaille : celui d’amour, de paix et de fraternité entre tous les êtres qui peuplent notre si belle planète, par delà tous les clivages et les incertitudes.

Liliane LOINTIER

Après un passage à l’Ecole nationale des Arts Décoratifs à Paris, Liliane LOINTIER s’est consacrée à la peinture figurative d’expression moderne. Ses techniques sont variées. Gouache, Pastel, Aquarelles et Huile sur toile qu’elle maîtrise parfaitement. Aussi bien dans ses Natures Mortes que dans ses Paysages ou encore dans ses compositions florales, on y retrouve une puissance créatrice généreuse et expansive en harmonie avec le tempérament de l’artiste mais qui reste fidèle à la Nature qu’elle sublime. Son œuvre ne peut laisser indifférent. A mi-chemin entre l’art figuratif et l’art abstrait, elle nous offre toute une palette d’émotions suggérées. Puissance, émotion, harmonie, sont les termes qui me viennent à l’esprit lorsque je regarde les œuvres de cette artiste aux mille et unes facettes.

Lucien GONDRET

Fort de son succès, Lucien GONDRET culmine aux sommets de l’Art contemporain par son charisme et son talent. L’hexagone est sa principale source d’inspiration mais il a pourtant conquis les Etats-Unis depuis 1986, puis le Japon et la Chine. Ses œuvres sont exposées régulièrement à New-York, Nashville, Boston, Washington, Osaka, Shangaï et dans bien d’autres pays. Bien sûr il expose aussi dans de nombreuses galeries en France et, en bon « petit gars du Vexin » comme il le dit lui-même, il expose aussi régulièrement à la galerie d’Art du Vexin de Vigny. Inscrit au Benezit et couvert de titres honorifiques, Lucien GONDRET reste très humble. Il affiche un air bonhomme et sympathique qui cache un travail acharné. Talent, travail et opportunités sont à l’origine de sa réussite. Sans cesse en action, il produit inlassablement des œuvres de qualité comme s’il était missionné par une force invisible qui le pousse inexorablement à peindre. Né en 1941 à MARINES au sein d’une famille nombreuse il a passé son enfance à CHARS, petit village du Vexin français. Il commence à peindre dès l’âge de 16 ans sur des draps tendus que sa mère lui préparait pour l’aider dans sa passion déjà très affirmée et expose pour la première fois au Salon d’Automne de l’ISLE-ADAM. C’est alors qu’il rencontre Jean COCTEAU qui lui dit « Votre amour de cet Univers cruel de l’Art est déjà beaucoup, il est rare que le cœur nous trompe, écoutez le vôtre ». C’est ce que Lucien GONDRET va faire. Son amour de la Nature décuple en lui son instinct d’observation et il exécute des œuvres très remarquées dès son adolescence. « Quand l’Art s’éloigne de la Nature ce n’est plus au cœur qu’il s’adresse », dit-il. Dés lors il ne va plus s’arrêter de peindre et exposer tous azimuts, en France et à l’Etranger. Il peint le Vexin, bien sûr, mais aussi la Bretagne dont il en tombe amoureux au hasard d’un voyage. Elle va devenir son terrain de prédilection et sa source d’inspiration première pendant de nombreuses années. Ses ciels nacrés et la luminosité éclatante des maisons bretonnes y sont reproduits avec maestria dans les œuvres de Lucien GONDRET et les rochers apparaissent en relief selon une technique qui lui est propre. Le travail de la matière, au couteau, est très singulier lorsqu’il peint à l’huile mais ses aquarelles sont d’une transparence aussi étonnante et le dessin y est très précis. Petites barques à marée basse et bouquets de fleurs vont longtemps être son apanage. Nommé Directeur du Service Culturel de la Mairie d’OSNY au Château de Grouchy, Lucien GONDRET va, parallèlement à son Art, rechercher des peintres pour la Galerie du Château et le Salon du Val de Viosne. Mieux que personne, il va offrir aux osnyssois des expositions de grande qualité. A la retraite depuis peu, Lucien GONDRET est revenu à ses premières amours : le Vexin et a changé sa technique. « J’ai plus de temps pour peindre » dit-il et sa production est encore plus importante. Sa nouvelle technique consiste à laisser un temps de séchage plus long pour ses peintures à l’huile qu’il reprend ensuite par des glacis d’un très bel effet. Les villages du Vexin et la campagne y sont campés de manière magistrale en toutes saisons. Lucien GONDRET est plus qu’un peintre naturaliste et figuratif d’expression moderne. Sa facture au couteau se situe à mi-chemin entre le cubisme, le réalisme et l’expressionnisme, ce qui lui confère un style authentique résolument « moderne » au sens le plus noble du terme.

Michel LENEVEU

Chaleureux et considérant tous les artistes comme sa propre famille, Michel LENEVEU préside le Salon de Printemps PRISME ET NUANCES de l’Iles-Adam qui a vu le jour il y a maintenant plus de dix ans. Il est aussi un aquarelliste d’un incroyable talent depuis plusieurs décennies. Son amour de la Nature lui a donné l’inspiration et le désir de peindre. Depuis plus de vingt ans, il expose en région parisienne et en Bretagne. Son bon cœur et sa gentillesse se retrouvent dans ses œuvres. On ne peut rester insensible à son Art parce qu’il est le reflet de son âme pure et généreuse. Une émotion intime s’en dégage et une pureté des sentiments qui nous imprègne d’une fraîcheur presque juvénile. Chaque œuvre de Michel LENEVEU est d’une sensibilité exacerbée par sa passion de peindre la beauté de la Nature. Que ce soit des paysages d’automne ou d’hiver, des scènes de rue, des marines ou des nus, tout est traité en tons limpides et en tâches de couleur harmonieusement posées, directement « dans l’eau », sans artifice et sans fioritures inutiles. Michel LENEVEU a perfectionné sa technique d’années en années pour parvenir à une perfection du dessin remarquable et une facture qui nous va droit au cœur.

Daniel LAFORGE

Le dessin a passionné Daniel LAFORGE depuis sa plus petite enfance. Exprimer le mouvement, capter la vie et la transcrire sur une toile est pour lui une expérience qui a façonné sa vie d’artiste. Comment ne pas s’émouvoir devant ses œuvres hautes en couleurs et riches en émotions. Quelle beauté dans l’âme et quelle sensibilité faut-il avoir pour interpréter ainsi des atmosphères de joie, de musique ou de tauromachie à la gestuelle pathétique ou encore des bouquets remplis de fraîcheur. Daniel LAFORGE aime la vie et la gigantesque palette de couleurs qu’elle nous offre. La peinture à l’huile est sa technique préféré parce qu’il peut travailler la matière et les reliefs à sa guise. Ses couleurs sont chaudes comme son cœur et ses lumières transfigurent son amour de la vie.

Aymeric NOA

Aymeric NOA est né à Montmorency en 1958 et peint depuis son plus jeune âge. Il expose à douze ans et remporte déjà un vif succès. A seize ans, il peint des portraits très ressemblants des membres de sa famille puis il apprend les techniques du dessin et de la peinture sur des ouvrages spécialisés. Son parcours est atypique et singulier. Il poursuit des études scientifiques universitaires jusqu’à l’âge de vingt trois ans et délaisse un peu son art mais il va très vite être « rappelé à l’ordre ». En 1983, une vision lui annonçant la mort d’un être cher va contredire ses études cartésiennes et le faire entrer dans un monde mystique. Il étudie alors l’Astrologie, la Graphologie et la Psychologie au Conservatoire National des Arts et Métiers et ses œuvres vont essentiellement faire référence à la représentation des signes astrologiques. En 1992, il subit avec beaucoup d’émotion la disparition de son père qui va lui apparaître et même lui parler après la mort. Il devient alors « médium » et communique avec lui par la technique du « dessin automatique ». Les années 1992 et 1993 vont nous donner des œuvres telles que « Spiritus », « Envol d’une âme » ou encore « Mon enterrement ». Fasciné par l’au-delà et le paranormal, il commence à écrire un livre sur le sens de la vie et de la mort qui ne verra jamais le jour et ce n’est qu’en 1997, à l’âge de trente neuf ans, qu’il décide d’embrasser le métier d’artiste peintre. Hélas, le destin va en décider autrement car il est frappé par une infection post-opératoire à la suite d’une intervention chirurgicale en 2001 et se retrouve dans un fauteuil roulant, incapable de peindre et coupé de la société. A force de patience et de courage, il va peu à peu retrouver son chevalet et nous donner des œuvres dans lesquelles il va sublimer son amour du Beau et de la vie dans tout ce qu’elle comporte de lumières et de couleurs. A travers son art, nous découvrons la sensibilité d’un homme meurtri mais qui nous délivre un message d’espoir et d’amour qui transcende ses souffrances pour nous apporter la joie et le plaisir de vivre tout en s’interrogeant sur la mort.

Anne LEONARD

Née à FONTENAY AUX ROSES en 1964, Anne LEONARD est certainement l’une des artistes les plus hétéroclites dans sa façon d’exprimer tout ce qu’elle porte en son cœur par le truchement de la peinture à l’huile. Bretonne par ses parents et libanaise par sa famille adoptive, elle en a gardé le caractère bien trempé et l’âme chaleureuse qu’elle projette sur ses toiles à sa manière. Passionnée par la vie et l’œuvre de Camille CLAUDEL, elle commence par étudier la sculpture aux Beaux Art mais va se tourner très rapidement vers la peinture à l’huile qui lui permet de travailler la matière au couteau et à la spatule tout en y ajoutant les couleurs de son enfance. Sa facture est admirable dans la précision du trait et la lumière qu’elle évoque avec beaucoup de réalisme. Les drapés sont tactiles et les glacis intenses. Anne LEONARD a créé un art nouveau, entre réalisme, symbolisme et abstrait. Nous découvrons dans son œuvre la sincérité de l’artiste par ce désir de nous transmettre sa passion et ses souvenirs d’enfance même s’ils sont parfois suggérés et à peine évoqués.

Bernard FIDELER

Après avoir longtemps travaillé en solitaire dans son atelier et exposé avec parcimonie au hasard des salons, la carrière de Bernard FIDELER démarre en 1998 lorsqu’il expose à la Galerie de Passy. Son succès fulgurant et mérité le propulse sur le devant de la scène et lui donne encore plus d’énergie pour nous offrir une œuvre exceptionnelle par sa beauté et sa chaleur. Ses nus féminins, d’abord campés de manière magistrale avec une précision du graphisme qui démontre une parfaite connaissance du dessin, nous entraînent peu à peu vers une sensualité suggérée, en suspension dans le cosmos, comme s’ils étaient l’émanation d’un rêve ou d’un fantasme. Bernard FIDELER travaille la peinture à l’huile avec douceur, à l’instar de la douceur de ses personnages. Tenté par l’abstrait mais résolument figuratif par la beauté des êtres qu’il représente, ses œuvres sont hautes en couleurs et emplies de chaleur. Elles sont à la fois charnelles et pudiques. La sensualité d’un genou ou le galbe d’une cuisse suffit à provoquer le but escompté : la beauté charnelle.

Catherine DE KERHOR

Catherine DE KERHOR possède une maîtrise de gestion mais c’est l’univers de la mode qui la passionne. Après avoir obtenu un diplôme à l’institut français de la mode elle se tourne vers l’histoire de l’art puis s’oriente vers la poterie. Le plaisir du modelé la conduit irrésistiblement à la sculpture. Fascinée par l’harmonie des corps, elle entreprend des sculptures en terre cuite puis en bronze. A l’apogée de son art, Catherine DE KERHOR expose ses nus figuratifs dans des lieux prestigieux comme le Salon des Artistes indépendants et le Grand Palais. Ses œuvres très expressives nous font sentir le plaisir de malaxer la matière. Elles sont emprunts d’un charme et d’une sensualité palpable.

Daniel BOCIAN

Daniel BOCIAN est né en 1952 dans la région parisienne. Très tôt, il est attiré par la mode et la couture. Le destin va en décider autrement car il est orienté bien malgré lui vers la chaudronnerie. Mystérieusement, cette orientation va susciter en lui une passion et cette passion « prédestinée » va dévoiler un talent d’artiste incomparable. Les sculptures de Daniel BOCIAN « réduites à leur plus simple expression » traduisent le mouvement et la vie d’une manière extrêmement réaliste. Le métal est découpé, chauffé à la forge ou au chalumeau puis martelé. C’est là que l’artiste se substitue à l’artisan pour interpréter des personnages « vivants. » Daniel BOCIAN est un homme qui aime la vie sous tous ses aspects et tout le monde se retrouve dans ses figurines anonymes tant les attitudes sont universelles. Les gestes sont tendres, affectueux et sensibles. Ce sont des instants de vie figés dans le métal, un matériau pourtant froid au départ mais qui devient chaleureux comme l’artiste lorsqu’il est travaillé. Voir les œuvres de Daniel BOCIAN, c’est découvrir la vie à travers le métal mais surtout l’harmonie des formes parfois presque sensuelles que l’artiste nous dévoile avec un talent admirable.

Hélène COLLIER

Hélène COLLIER, alias Léna, est une artiste d’une très grande sensibilité et d’une très grande humilité. Son travail est remarquable et son talent indéniable. Pourtant, elle s’ingénie à minimiser ses créations. Léna nous offre des compositions florales d’une beauté exceptionnelle qu’elle exécute à l’aide de pétales qu’elle recherche et qu’elle trie de façon à ne garder que les plus beaux. Elle les agence ensuite sur un support cartonné et les place de façon harmonieuse pour qu’ils représentent un bouquet de fleurs dans un vase ou encore un papillon, un oiseau et bien d’autres motifs. Elle encadre le tout sous verre et y rajoute parfois un poème. Ses compositions font appel à plusieurs techniques créatives cumulées. D’abord pour la recherche, le trie et la préparation des pétales. Ensuite pour l’idée du sujet et sa mise en place et, enfin, pour l’encadrement. Son amour et sa passion pour les fleurs, depuis de nombreuses années, ont inspiré son génie créatif et l’ont amenée à réaliser des œuvres très raffinées, avec beaucoup d’habilité et de minutie, pour le plaisir de l’œil et la sérénité du cœur.

Je vous donne rendez-vous pour une prochaine chronique à la découverte de talents connus et reconnus, mais aussi méconnus ou inconnus et parfois même « cachés », pour que vive l’Art et les artistes qui ont autant besoin de reconnaissance que nos amis Poètes qui constituent par le verbe une puissance salvatrice face à notre monde violent et impitoyable ou « la raison du plus fort est toujours la meilleurs ».

Jean-Marc RIVES

Retour à la RALM Revue d'Art et de Littérature, Musique - Espaces d'auteurs [Contact e-mail]
2004/2020 Revue d'art et de littérature, musique

publiée par Patrick Cintas - 12, rue du docteur Sérié - 09270 Mazères - France

Copyrights: - Le site: © Patrick CINTAS (webmaster). - Textes, images, musiques: © Les auteurs

 

- Dépôt légal: ISSN 2274-0457 -