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A l'abord définitif et autres poèmes
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 Article publié le 13 avril 2008.

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A l’abord définitif

 

A l’abord définitif

une curiosité tel le lierre recouvre mes yeux.

 

autour de moi - une exaltation rare.

 

(Il se peut que quelqu’un se lève aux cieux et que je l’ignore,

il se peut que quelqu’un en descende et que je ne le voie pas).

 

 

Une musique étrange derrière le tableau antique.

 

Une beauté illimitée sur le corps

qui ne se confesse pas à l’humilité.

 

(Les fiascos font des cabrioles

 au voisinage de mes chevilles).

 

Je tourne mon visage vers la prière.

 

Bien que les serpents grouillent sur le mur de l’église

 

moi seule, je sais que je ne suis plus la même mais

 

juste le pépin ayant enfermé en soi la partie blanche de la nuit.

 

 

 

Nos vies à nous et les vies des autres

 

Ni la passion,

 

ni l’hérésie

 

ni l’alliance profondément incarnée dans la chair,

 

Ni la congestion entre le sommet du crâne et les tempes

ne peut enlever la joie de l’instant lorsque à la naissance

je partage le sang avec mes filles.

 

 

En moi l’église venait de s’écrouler.

 

Seule une divinité pourrait m’extraire de l’ombre de mon corps

sous les regards des jongleurs qui passent

d’un côté et d’autre le mensonge à face de princesse,

 

l’amour au goût de cendre,

 

les mots plus froids que la queue du lézard.

 

Je veux effacer ma mémoire, oh, mon Dieu,

mais quelqu’un me vole sans cesse la fine éponge.

 

Je respire cette religion jusqu’au bout.

 

De la dimension de l’erreur humaine je passe à celle de la fleur du rosier.

 

Ma propre vie continue à rester suspendue à la lucidité des humiliations.

 

Une totale résignation.

 

Une somme lépreuse

et la mémoire telle une lionne en attente de vêler.

 

La sérénité flottera sur d’autres midis.

 

 

Issus d’angles inimaginables, d’inconcevables sources éteindront la soif de la poussière que je deviendrai.

 

Lorsqu’il viendra, il trouvera l’ombre de la mariée que je fus,

 

il trouvera le piège où j’avais mélangé

le s vies des autres à nos vies à nous.

 

 

 

Bâtie dans le silence

 

Sous la fête de tes lèvres

j’ai oublié que l’araignée rouge existe.

 

Il me semble d’avoir été bâtie dans le silence.

 

Je tente de garder mon équilibre par-dessus les creux des stérilités :

le danger me guette centimètre par centimètre.

 

Mes plans n’interfèrent pas avec ceux de l’araignée rouge.

 

Je ne tomberai pas comme sa proie tant que ton sang la nuit me nourrit

 

Tant que ta main me protège contre le fané et contre les ombres je suis la ligne de ton front,

Je me perds parmi les broussailles des pensées et me laisse reconstruire à l’abri de tes épaules séraphiques

 

 

Nos sens mènent aux exigences non-spéculatives, au profond sommeil sans fantasmagories.

 

tandis que succombent les encens auprès de nos énergies

seuls les chérubins polissent les colonnes du temps.

 

Bucarest, le 15 décembre 2007yes !

Traduction : Clava NOUR

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