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 Article publié le 21 avril 2019.

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Les formes, éparses, finissent par s’unir.
Par aboutir.
La blancheur du plan est le premier élément de la narration.
Sa netteté absolue empêche, pour l’instant, de voir nettement la découpe des formes ou figures, tant le champ oculaire en est traversé.
L’irradiation immaculée se poursuit, pendant un temps qu’il est absolument impossible de quantifier. Subjectif, certes, plastique, sans doute.
Jusqu’à qu’un autre élément surgisse dans le plan, là, procédant alors immédiatement à l’identification de la matière, à son identité matérielle.
L’élément liquide, donc, l’élément transparent et ses vestiges recouvrent partiellement la longue, très longue surface blanche dont les parois dessinent des formes verticales ou obliques, soulignant la vocation de sa construction et de son attente, suggérant l’espace prévu à l’accueil du squelette humain.
A ses libations.
La transparence de l’élément vital absorbe sans cesse la lumière naturelle, la lumière du jour, son fractionnement comme sans fin à la surface de la matière blanche - une matière étendue, lisse comme du métal - reflète la lumière du jour, chaque fois que la rétine s’immerge en son sein.
L’éclat de l’eau, son scintillement, son fractionnement - qu’il soit horizontal ou vertical - conduisent automatiquement à emprunter de multiples faisceaux hypothétiques concernant la datation du dernier débit, de l’ouverture des canalisations, du temps de libations etc, des directions qui se dissolvent dans la plasticité du temps, cependant que perdurent la statique et les contours de chaque fractionnement, aussi infime soit-il, des fractionnements dont la dissémination semble totale à en juger l’occupation de toutes les surfaces, latérales et verticales, qui forment l’unité du mobilier en question.
A mesure que le temps s’écoule, que le temps s’étire, ajoutant sa plastique à la brillance et la statique, créant ainsi un mouvement dialectique, la matière blanche accentue sa présence, oui, il est possible de dire ou d’avancer que les formes géométriques de l’ensemble du périmètre gagnent en netteté, et que cet état conduit à insérer la notion d’hyper-présence, une sensation sans aucun lien avec une quelconque saturation, une sentation synonyme d’extension, oui, une acuité exponentielle qui entre en fusion avec la narration qui, elle aussi, devient hyper-matérielle ...

 

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