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 Article publié le 14 avril 2019.

oOo

Dans ou à la surface des choses.

Je ne me souviens plus

De ce que vous pensiez être

Le meilleur pour moi et mon cœur.

 

Dans la bibliothèque ou dans la cuisine

Lisons. Lisons ensemble ce que nous avons lu

Avant d’écrire. Le frigo en est plein.

 

À travers le carreau regardons

Ce que la télé nous cache.

Nous n’irons pas menacer

Les ors de la république.

Nous mourrons ensemble incognito.

 

Ce droit qui n’est pas le nôtre :

Droit d’être et de le paraître.

Reprenez le verre et parlez

La langue dedans et le cœur

Ouvert à tous les cœurs.

 

Ah ! comme la romance est inutile !

Toutes ces rimes qui se perdent

Dans la cacophonie des moteurs !

Ici la voix n’est plus la voix.

Ne comptez pas les marches !

 

Comme elle est lente cette descente !

Et comme elle serait longue sans vous !

 

Le cœur est une façon de parler.

Ce n’est que cela, rien de plus.

Sous terre l’esprit est à l’étroit.

Mais deux en un c’est bien joué !

 

Marches qui montent vers la ville, descendez !

 

Je ne vous ai pas tout dit : devant le portail

Un poète flashe l’affiche et s’en retourne

D’où il vient sans doute / nous échappons

Ainsi à toute rencontre dont l’un serait

La dupe de l’autre / il faut parler aussi

(puisque le débat est ouvert à tous)

Des ciels qui descendent eux aussi

De leur piédestal / ne ménagez pas vos efforts

Ô voyageurs de l’espace et entrez dans

Notre atmosphère sans craindre le feu /

 

Voilà comment tout s’arrête :

Dans l’attente / on aurait pu

Mourir en guerre / mais c’est

Loin le désert / on ne meurt

Plus de cette façon si on

Est poète sans poésie et

Quelquefois même sans poème.

 

Agissez sur les dispositions de la page.

Il est encore temps de soigner

La présentation / utilisez le logiciel

Que votre disque dur entretient

Comme le mac / le plan est le seul

Endroit accueillant / votre château

Vos mers, vos sirènes, vos durs rochers

Où vous laissez l’empreinte de votre

Sueur / là-bas on s’attroupe autour

D’un message commun à tous les hommes.

 

« J’ai bien pensé vous rendre visite

Mais les voyages ne sont plus possibles

À cause de vous / de votre exigence / »

 

Il n’est pas si mauvais de mourir seul.

 

Qu’est-ce qui disparaîtra après nous ?

Et pourquoi ? Quelles traces avons-nous

Laissées ? Un enfant gambade dans l’eau

D’un bassin où ma voilure démontre

De quelle habileté je me suis rendu

Maître / « N’insistez pas ! Je ne viendrai

Pas ! » J’ai tellement de choses à vous

Dire / Vous ne saurez que la langue.

 

La pratique de la démocratie suppose

Une baisse de la qualité du poème

(dans un premier temps qui est le vôtre)

Mais il faut s’attendre ensuite

À une remontée puis à un dépassement.

Voilà ce que nous allons vivre.

Je veux bien vous croire

Je n’ai jamais voulu rien d’autre

Et je suis sincère quand je le dis

 

La moindre copie dans le journal

Me donne une de ces envies

D’en retrouver le poème !

 

Intéressons-nous aux objets purement imaginaires.

 

Les voici s’adonnant à la cueillette.

Petits faux paysans en manches retroussées.

L’un fume, l’autre pas.

Et c’est pourtant le même personnage.

« La campagne est accueillante à souhait.

Les panneaux de signalisation sont beaux.

Si vous n’avez pas le ciel de votre côté

Appelez-le de vos vœux.

On ne manque pas de bonnes âmes par ici.

Mais ne jouez pas aux ricochets sur la rivière.

Sa surface est un miroir

Où se regarde le ciel.

Vous reviendrez si ça vous plaît.

Vous en trouverez toujours les moyens.

Et si vous êtes déçus,

Allez voir ailleurs

Et ne revenez pas !

Mais n’envisageons pas le pire,

Car le meilleur est à la portée de votre bourse.

Les enfants adorent ça.

Et les vieillards aussi.

Les chiens les chats

Tous les animaux domestiques

Aiment retrouver le sens

Qui nous a été donné

Et que nous avons perdu. »

 

La propriété nous tue.

Ah ! s’il y en avait pour tout le monde…

Et si l’homme n’était pas un animal…

— dit-il en déchargeant les palettes

Tandis que la toile bleue subit les envolées

De la tramontane qui ne faiblit pas.

Certes il avait l’air bien sympathique.

Et je l’étais aussi.

Il y avait même des femmes

Prêtes à se donner pour un loyer.

Mon chien léchait des bottes

Qui avaient appartenu à un mort.

L’odeur des os le rend fou.

Il lècherait n’importe quoi

Ayant appartenu à un mort.

 

Qui n’a pas eu sa part de gâteau ?

On ne meurt pas si facilement de faim ici.

Pas facile de distinguer le névrosé du psychotique.

En tous cas les perversions agissent sur l’esprit.

Rien n’est clair / rien n’est là où il devrait se trouver /

Même infime l’interstice nous affecte.

L’autre est un miroir qui se multiplie /

Plus on y réfléchit / surface ou intérieur /

Nous n’avons pas accès à l’extérieur du système.

Et le miroir se brise comme un poème

Qui s’est approché de lui-même.

 

Que de cris retenus !

Que de douleurs étouffées !

Que d’erreurs pardonnées…

 

L’homme joue devant l’homme

Et l’animal n’applaudit pas.

Nous ne saurons rien

Car nous mourrons avant.

 

Quelle fenêtre nous le dira ?

Nous avons beau visiter les cimetières,

L’inachevé nous étreint.

Personnage s’extrayant du marbre.

Drame inachevé ou en cours.

Comment en savoir plus ?

 

Virgile retournant à Brindisi pour en finir.

À Brindisi ou ailleurs. Mare nostrum ou

N’importe quelle étendue d’eau ou d’autre chose.

La jarcha se terminait par une éjaculation.

Maruxina… le trou dans la cave de sa propre maison.

Hésitant entre son érudition et ce qu’il savait

De sa propre ville / territoires aux limites

Circulaires par définition / comme cette folie

Qui s’empara de mon voisin / celui qui

Parlait la même langue que moi / nous

N’étions même pas amis / sa femme dans le lit

 

Vous n’aurez rien si vous n’héritez pas :

Voilà la seule question / balaie toute question

Relative à l’être / vous entrez dans la propriété

Parce que le lien est familial / ou alors achetez !

 

Perversion des codes relatifs au comportement.

Ne jamais tourner le dos au flic ni au magistrat.

Je reviens en étranger sur ma terre natale.

Écrasement sous des tonnes de prétextes.

Je ne veux plus jouer avec mon voisin encore

Enfant / sa femme au lit avec / on tue pour

Moins que ça, mec ! Mais je n’ai jamais tué

Personne : alors comment pourrais-je savoir

Maintenant que le roman est lu : comment

Il eût pris la chose ? Vous savez bien que je ne mens pas.

 

Cet extérieur n’en est pas un : je touche la surface,

Je descends dans le trou, je visite les lieux d’une

Profondeur limitée par la nature du sol qui soutient

Les piliers de ma maison / mais même le nez à la fenêtre

Je ne vais pas plus loin que le rivage : un rocher

Me retient / je sais où je suis / pas difficile à

Déchiffrer. Je baise sans me soucier du mal.

Plongeurs plus ou moins fous à proximité.

Nus et turgescents. La race qui est la mienne.

Me déchiffrer ne vous coûtera aucun effort.

Et vous pouvez m’ouvrir n’importe où : livre :

 

Charybde et Scylla / municipalité et université :

Évitez / lyre, flûte et chant / dit-on / demeurer

Le seul capitaine / ne suivez pas la leçon (dit-il)

 

De ces rhétoriqueurs : ils vont conduiront en Enfer

« Mais l’Enfer… enfin… monsieur ! » / il y a

Sirènes et sirènes vous devriez le savoir bouchez

 

Plutôt le trou de votre cul : pédé et prof : ouais

Le mot solution vient du mot dissolution / vous

Devriez le savoir / suivre le chemin jusqu’à Ithaque

 

Où vous attend la belle épouse, le chien (autre chien

Mythologique) et même un fiston qui a l’expérience

De la sodomie passive / videz les lieux et recommencez !

 

Entre le populaire (apparences)

Et le savant (rêve)

La réalité / aux antipodes

De la poésie / je n’ai rien

Trouvé sous cette pierre

Qu’un cadavre que la ville

A rejeté comme la mer

Bannit les coquilles vides.

 

Multipliant les promenades en rond / ici

Selon la corde aux neufs nœuds / figures

Nouvelles certes mais figures /sous prétexte

De modernité toute la « vieillerie poétique »

Revient comme le père un temps dépossédé

Du royaume de ses aïeux. Je ne suis pas ce fils !

Toujours le proclamer « haut et fort » / plume

Ou nageoire : il écrivait avec et plus tard les siècles

En parlaient encore. / Avellaneda toujours caché

Peut-être dans le trou que j’ai creusé sous ma maison

 : trou et non pas tunnel : car : je ne vais nulle part.

 

Cet effort qui consiste à retrouver la cohérence

Alors que le poème s’en passe. Ou comment

On fiche en l’air le travail de 50 ans d’existence.

 

Remplacer la rhétorique par autre chose

Comme la science du son s’oppose ou

Prétend s’opposer à la résonnance naturelle.

 

Laissez le La suivre son chemin.

Prenez le même sens et écrivez

Pour empêcher les autres d’écrire :

Le parano prend le slogan au pied

De la Lettre / parano ou seulement

Con / les schizos sont si rares

Que je n’en connais pas un seul !

 

Bien souvent les charmes de la nature

Campagnarde---> masures habitées

Par des ratés du voyage : rien n’est

Plus beau qu’un arbre parce qu’il

Porte sur ses épaules le mystère

Des saisons / dessous l’herbe pousse

Sans cri ni explications tirées par

Les cheveux. Charmes. Arbre autant

Qu’alchimie / s’amusant avec le dico

Pour se donner des airs de troubadour.

 

N’être que le sage intermédiaire

Qui convoque apparence et rêve

Au concert de la réalité. Poème

 

Sans poésie. Il n’est plus temps

Maintenant. Demain n’existera

Jamais que dans ta foi en toi-

 

Même. Cousez, cousettes du signe !

Coupez, pliez, cousez autant que

Ça vous chante et si ça ne vous chante

 

Pas : revenez dans la pierraille des chemins

Pour danser sans musique et regarder

Sans peinture / Ici, on écrit et ça va.

 

Le même principe s’applique

À tout ouvrage entrepris

Avec ou sans raison d’ailleurs.

Il faudrait (pour être juste)

Retrouver sa fanfarlo et

S’en tenir à cette tentative

De faire le tour du propriétaire.

Mais tout le monde n’a pas

Son sartre… et puis il y a

L’angoisse souterraine et

Toujours vivace. Qu’on ait

Un boulot ou qu’on s’en passe.

 

Ni morale ni esthétique.

Mais comment violer

La Loi sans passer pour

Un fou ou un criminel ?

 

D’ailleurs : folie et crime ne sont-ils pas des boulots ?

 

Crasse des trottoirs les soirs de perdition

(terme évidemment religieux) / Instances

Du texte revisitées au moins une fois

Par jour : le soir approche toujours

Sur le fil de ces travaux / ne dénaturez

Pas l’écriture par la pratique de la

Cohérence / à la fin méfiez-vous

De la nature humaine de vos travaux.

 

Sans la beauté le texte est nu :

Prêt à l’emploi / si tant est

Que le lecteur n’est pas lui-même

Un praticien de l’ombre jetée

Sur les ensoleillements humains.

 

Signe :

« Je me jette à la baille une ou deux fois par an.

Je signe comme je signe et je ne connais pas

Ladite angoisse de la page blanche : qui suis-je ? »

 

Tisser ou coudre selon le vent.

Près de la fenêtre offrant

Le profil aux passants et

Voisins / « Cette proximité

Ne vous dérange-t-elle pas ? »

 

Vivre avec les autres n’est pas mon fort.

Mais ne nourrissent-ils pas mes travaux

(ici, ce mot est un singulier qui n’a pas de

Pluriel car : je ne travaille pas) ? Se pose

Alors la question de l’amour / pas autrement

Ni en dehors du temps ainsi jeté

Par cette même fenêtre sans autre

Horizon que leurs regards de portail

Enchaîné à la rue. Ces choses qui

Leur appartiennent / Ce qu’ils en font

Quand je ne suis pas là pour m’en

Inquiéter… L’amour n’a pas plus de sens

Que la haine / Mais on fait avec…

 

T’as cette idée et tu forges le métal

Selon ce qu’elle impose à ta conduite :

Ne rien violer sous peine d’en payer

Le prix / ce sont des juges et non pas

D’honnêtes et sincères personnes.

 

Et tu es là / pas ailleurs / vieillissant

Et pas le moins du monde aigri / joies

Quotidiennes des plaisirs qu’il faut

Limiter pour ne pas passer pour

Disons : un démon. Ce qui crée

(malgré toi) une espèce d’enfer

/ ne pas appeler ça un enfer

Reviendrait à se taire / mort certaine

Du lexique en cours de fabrication

Sur l’établi de tes jouissances /

 

Cet effort américain qui consiste

À tordre les bras de la modernité

Pour la remettre sur le chemin

De la sagesse / or il n’y a de moderne

Que l’automatisme pur / rien d’autre !

Mais mais mais : tu aimes les charmes

Du passé / tu reconnais ta faiblesse /

Tu argumentes / et tu perds le fil

Qui t’a conduit jusqu’ici / tu « mérites

L’enfer » / heureusement pour toi

Cet enfer n’est qu’une façon de dire

/ et tu t’en tires par une pirouette

Exécutée sur la place publique

Devant un parterre de larbins

En tous genres (c’est le cas de le dire)

Misère de l’existence conçue (par qui ?)

Comme un segment du temps /


[...suite]

 

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