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Du danger de déranger en République (5)
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 Article publié le 4 novembre 2018.

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Le pouvoir légifère, le peuple vocifère. Il n’est pas de décision qui soit incontestable, et nous le constatons avec notre système infaillible de mesure : l’argent qui se fait peau de chagrin, à tel point que nous restons sans voix. Le prix du carburant est devenu une insulte au citoyen, celui de nos caddies ont fortement augmenté, le pouvoir d’achat baisse si vite que nous ne pourrons bientôt plus manger convenablement, payer nos factures –toutes en augmentation- avoir des loisirs, et oui nous ne sommes pas que des vaches parquées dans leurs stabulations, nous avons des velléités de bonheur, n’en déplaise à ceux qui ont trop, même s’ils le méritent comme on dit – pourquoi, un employé des travaux publics ne le mérite-t-il pas ? Le cantonnier est-il un être inférieur à tel point qu’on ne lui accorde pas ce droit à l’aisance financière, sans parler de richesse ?… Une question me taraude : quand cela va-t-il s’arrêter ? Quand nous crèverons de faim, ne pourrons plus honorer nos factures et que nombre d’entre nous n’aurons plus qu’à acheter un tente et habiter dans les bois – d’où on nous délogera-, bénéficier des restos du cœur, du secours populaire, du secours catholiques, des aides de l’état mal attribuées à ceux qui en abusent en les utilisant à des fins somptuaires ? Allons-nous devoir descendre dans la rue, subir une guerre civile ? Pendant ce temps, nous fabriquons des armes de destruction dont nous avons grande quantité. Je ne remets pas cela en cause, il en faut, mais pourquoi créer des moyens de destruction au lieu de moyens de construction pour le peuple qui se meurt et fait ses courses avec des pièces rouges comme le sang qui risque d’être versé ? Quand le peuple sera dans la rue, il sera trop tard, Monsieur le Président. Il n’y aura pas de limites, les armes deviendront nécessaires, il y aura un couvre-feu que personne ne respectera, il n’y aura plus de moyen de dissocier un bandit d’un honnête citoyen, et cet état d’urgence se transformera en de moyenâgeuses pratiques telles celles des bandits de grand chemin, des voleurs, du marché noir et la police sera moins armée que le peuple, et alors la situation sera du ressort de l’armée : sommes nous aux portes d’une dictature, d’un déni de droits, d’une réforme des valeurs républicaines ? Citoyens, ce que je dis là est connu de tous-ou presque, et là c’est inquiétant- , mais je l’expose car il n’est point mauvais de rappeler à tous que nous voguons droit vers une guerre civile dans un climat de terrorisme, de banalisation de la violence, de stigmatisation de l’éducation, de rejet de l’école alors que c’est l’éducation même de nos jeunes citoyens qui peut permettre de donner un second souffle à la France qui s’enlise dans le je-m’en-foutisme et l’ignorance, la perte des valeurs primordiales, le non-respect des lois – si ce n’est pas déjà fait ou en passe de le devenir.

Il ressort quand même que les mieux nantis le restent, proportionnellement à ceux qui mènent une bien triste vie, avec une tendance croissante à la paupérisation, face à la volonté d’accéder au luxe par les moins riches qui se sentent lésés alors qu’ils travaillent plus qu’ils ne dorment, ce qui les frustre, et cette dépossession, cette désespérance est le carburant de l’incendie qui va embraser nos rues si nos chers élus continuent de nous brimer, nous faire cracher au bassinet, ignorer nos doléances raisonnables, niveler le niveau de vie et de confort par le bas, nous dénier le droit à l’aisance sociale, taper dans des privilèges durement acquis par les travailleurs : tremblez, nous fonçons droit vers le pire, et il n’y a pas de freins dans cette descente aux enfers sur terre…

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