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Un petit oiseau
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 Article publié le 15 octobre 2017.

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« Un petit oiseau. Un tout petit oiseau métallique qui avance une patte après l’autre. La clef fichée dans son dos tourne et scande sa marche jusqu’à épuisement. »
Je pouvais rester de longues minutes en admiration devant ce phénomène étrange et captivant.
Souvenir d’une visite dans les mines chez une tante du côté paternel.
Des pyramides noires à l’assaut d’un ciel bleu et froid et la jeune fille immobile, clouée dans son lit par la maladie.
Nous avions pris le train et le voyage m’avait paru aussi enchanteur qu’un conte de fée.
Je n’étais qu’un enfant mais j’amassais déjà les souvenirs pour plus tard, lorsque je serais plus grand.
Le train n’a plus le même attrait pour moi aujourd’hui bien qu’il soit toujours symbole d’évasion, un retour vers l’enfance.
Les gares ont gardé le parfum de l’inconnu mais l’aventure n’est plus au rendez-vous.
L’imagination se fait plus rare avec l’âge ou alors, les circonstances ont fait que nous l’ayons soigneusement rangée au fond d’un tiroir.
« Tu dois apprendre à devenir un homme », c’est ce que me répétait souvent mon grand-père.
Je le vois encore, assis sur sa chaise, tenant sa pipe dans sa grosse main et m’observant de ses yeux sombres que cachaient d’épais sourcils.
Il m’impressionnait énormément et pour moi, petit garçon, le respect l’emportait toujours sur l’affection.
Et l’imagination n’a pas sa place dans le monde des grands !
Je parle de cette capacité merveilleuse, propre à l’enfance et qui s’étiole bien souvent avec le temps, cette capacité à transformer la moindre anecdote, le moindre geste, le lieu le plus modeste et banal en un toboggan de plaisirs et d’impromptus.
Se croire invincible, être à la fois le maître et le centre du monde. Frôler l’immortalité et causer avec Dieu.
Les premières déceptions, des rêves qui s’écroulent avec les premiers chagrins d’amour, distendent le fil de notre âme jusqu’à la rupture inévitable qui nous arrache à notre innocence.
Il ne nous reste ensuite qu’une sorte de mélancolie lourde de regrets et si difficile à assumer.

Je suis devenu, malgré moi, un adulte. Ce que l’on appelle couramment une personne responsable, bien ancrée dans la réalité, qui ne croit plus au Père Noël ni même au Bon Dieu.
Là aussi, la déception fut grande.
Il paraît que Dieu a créé l’homme à son image. L’inverse ne s’avère-t-il pas plus plausible ?
Nous serions alors plus enclins à lui accorder quelques circonstances atténuantes à ce Dieu fait d’amour et de compassion...

J’ai beau retranscrire sur le papier toutes mes angoisses existentielles, mon questionnement perpétuel sur le « Pourquoi ? » et le « Comment ? », il y a cette plage grise et sans fin qui ne cesse de hanter mon esprit.
C’est à la fois le bord du monde, un gouffre sans fin, une première et ultime respiration.
Je m’y promène, seul et dévasté, en équilibre instable sur le fil qui me sépare du néant.

Il me faut m’accrocher à la vie. Revenir vers ceux qui m’aiment et ceux que j’aime.
Préserver et cultiver ce qui reste en moi d’humanité pour faire la nique au destin...

Ses mains s’éloignent du clavier.
Le voici à la fois rassasié et aussi vide qu’une cruche.
L’image vaut son pesant d’or.
Il veut devenir écrivain. Non pas un de ces gribouilleurs du dimanche mais un écrivain, un vrai !
Un qui sue , qui chante, qui rit et qui a mal quand il écrit.
Il regarde par la fenêtre qui donne sur le grand boulevard.
Il n’y a pas foule ce soir.
Le crachin et le froid en ont découragé plus d’un !
Lui, il n’a pas besoin de mettre le nez dehors pour se sentir désemparé.
Le monde n’est plus ce qu’il était. Il a triste mine.
Mais à quoi sert de collectionner les constats amers et de se plaindre ainsi sur son triste sort ?
Il y a bien pire que lui.
Allez, reprends-toi mon vieux, enfile ton manteau et descend prendre un verre dans le bar le plus proche.
On dit que l’aventure se rencontre parfois au coin de la rue et qui sait, peut-être plus encore ?

Cette impression de solitude qui me pèse semble s’engourdir sous la morsure du vent.
La pluie égrène ses notes froides et éparses sur mon visage qui rosit.
Je me sens soudain revigoré. Mes sombres pensées s’estompent et je me surprends à fredonner tout en poussant la porte vitrée.
Le « Café du Globe », il ne pouvait y avoir meilleure enseigne pour quelqu’un en quête de compagnie et d’un peu d’humanité.
Se réchauffer l’âme auprès de ses semblables, ne serait-ce que par leur simple présence, la cohue de leurs rires, leurs voix fortes ou muettes, leurs mains posées sur les verres, leurs regards perdus ou brillants, leurs histoires secrètes et bien souvent banales...
J’imagine déjà, derrière chaque visage, chaque expression, toute une vie, toute une existence qui ne demande qu’à être reconnue, mise sur le devant de la scène, extirpée du commun et de l’oubli.
J’en suis.
Je fais partie de leur monde. J’ai beau les regarder de loin, j’appartiens à leur tribu. Et moi aussi, j’ai besoin d’exister. D’exister au travers du regard des autres, dans leurs mots, dans leurs pensées.
De sentir, non pas de la compassion, mais tout simplement un peu de compréhension.
Qu’on me dise, au travers des silences : « Nous aussi ! »
« Tu n’es pas seul à être seul ! »
Ils sont là, imprégnés de leur quotidien, brisés ou ravis selon les évènements, mais debout et se faisant tous une raison.
Je dois pouvoir leur ressembler. Il le faut d’ailleurs si je tiens à partager un moment de retrouvailles.
Difficile, cela me semble bien difficile pour ne pas dire impossible.
Je ne peux me contenter de parler de la pluie et du beau temps et je n’ai aucun goût pour les plaisanteries de comptoir, bien lourdes et bien grasses.
Le patron tente désespérément de me tenir la tête hors de l’eau mais je me sens irrémédiablement aspiré vers le fond.
Il faudrait un miracle pour me sauver de la noyade et voici que, contre toute attente, celui-ci se produit...
Elle est entrée tout en douceur, s’est assise à la première table venue, à dégrafé son lourd manteau, posé ses gants et commandé un thé noir.
Elle est celle qui n’existait pas, celle de mes rêves, sans nom ni visage, pas même un soupçon de parfum.
Je lui souris, bêtement, comme un enfant peu fier d’avoir accédé à l’impossible.
Elle me rend mon sourire, poliment, aussi gracieuse qu’une madone.
Mon coeur a pris le dessus.
C’est lui, et rien que lui, qui me dicte les gestes à accomplir, Les mots à employer.
J’ai le coeur téméraire, ébloui.
Sans trop savoir comment, je me retrouve assis auprès d’elle.
Mon verre de bière a l’air d’un rustre au côté de sa tasse de thé.
C’est moi et elle.
Incompréhensible.
Comme dans le plus beau des romans.
Je n’y crois pas. Le réveil va se faire brutal, d’une seconde à l’autre, un dernier regard puis...
La voici qui accepte mon invitation à faire quelques pas jusqu’à la place toute proche.
Une place comme je les aime à Paris, modeste par sa taille et ses habitations anciennes, couverte d’arbres ou se sont croisés bien des cœurs en perdition.
Il y a des rubans et des mots doux accrochés aux branches. Des promesses sont gravées dans l’écorce.
Les gens qui la traversent ressemblent à des anges silencieux.
La pluie fine qui me harcelait il y a peu s’est soudain transformée en rayons de lumière.
Je me sens si fragile et si démuni.

J’ai beau retranscrire sur le papier tous ces instants de bonheur, je sais que cela déjà ne m’appartient plus.
Mon questionnement perpétuel sur le « Pourquoi ? » et le « Comment ? ».
Je marche à nouveau sur cette plage grise et sans fin.
Mes mains s’éloignent à nouveau du clavier.
Je regarde par la fenêtre qui donne sur le grand boulevard.
Je l’aperçois qui s’éloigne en contre-bas, emmitouflée dans son lourd manteau.
Il me semble l’avoir toujours connue.
Elle m’a laissé une adresse griffonnée à la hâte sur un morceau de papier.
Elle m’a dit...
« Demain, à la même heure. »

Je n’ose y croire. Est-ce mon imagination sans bornes qui me joue des tours ?
Entre rêve et réalité, entre écriture et respiration, mon histoire se construit malgré moi.
Je m’assieds à nouveau devant la machine et plonge à nouveau dans mes souvenirs.
Peut-être aurais-je l’audace de lui montrer mes écrits ?

Demain...

Nous sommes à la même heure.
C’est un immeuble ancien aux fenêtres sombres.
La porte cochère donne sur un vestibule qui se sépare en deux escaliers. Les marches semblent bien fatiguées et craquent avant même d’être gravies.
J’emprunte l’escalier de droite ou s’affichent les chiffres pairs.
J’ai l’impression de plonger dans une autre dimension. Un bon en arrière dans le temps.
Mon coeur est à la dérive.
Me voici face à la porte de bois sombre.
J’ose à peine cogner et sa voix déjà m’invite à entrer.
Un grand espace vide me laisse tout à fait décontenancé.
L’appartement au plafond élevé ne contient aucun meuble et la poussière qui recouvre le sol semble ne plus avoir été dispersée depuis des lustres.
Elle se tient face à l’une des grandes fenêtres, me tournant le dos et ne me laissant la dévisager qu’a travers mes souvenirs.
Sa silhouette se détache de façon irréelle devant l’écran de lumière qui vient de l’extérieur.
C’est seulement maintenant que je m’aperçois que ses pieds ne touchent pas le sol.
Elle flotte dans l’air, aussi légère qu’une apparition et semble tout à la fois proche et distante.
Elle s’adresse à moi sans se retourner.
« Notre rencontre n’a pas été fortuite. Je suis l’envoyée de Dieu.

Tu es l’élu.
Celui qu’il a choisi pour renouer avec les hommes et faire table rase de leurs faiblesses et des maux qui les tourmentent.
Le doute qui t’assaille est le bienvenu.
Tu es à l’image de celui qui t’a créé, fragile et obstiné, croyant détenir la vérité, fier de ce que tu as entrepris et si confiant en toi-même. Le reste du monde ne t’arrive pas à la cheville. Même dans le doute, tu restes le plus fort. »
Il en est ainsi de notre maître, notre père et notre matrice. »

Rêve ou réalité ?
Il s’est redressé d’un coup, arraché au sommeil et comme revenu d’un autre monde.
Il porte encore au niveau du visage les marques du bureau sur lequel il s’est affalé.
Depuis combien de temps s’est-il assoupi ?
Tout cela a-t-il un sens ?
Trop d’imagination peut mener à la folie. Il veut en avoir le cœur net.
Sans plus attendre, il enfile son pardessus pour se rendre jusqu’au lieu de sa dernière rencontre.
Il ne retrouve pas le papier qu’elle lui avait laissé mais il se souvient très bien de la rue et de l’immeuble.

Encore quelques mètres et il va enfin se retrouver devant cette grande façade aux fenêtres sombres.
Mais rien, rien de tout cela.
À l’adresse indiquée... que la simple devanture d’une épicerie orientale ou s’entassent maints et maints objets de pacotille au milieu d’une montagne d’épices et de produits plus ou moins exotiques.
Il ne se sent pas très bien, un peu « déboussolé » comme l’on dit vulgairement.
Il aimerait tout à coup se réfugier dans ses écrits, se protéger derrière son tout petit oiseau métallique en le caressant de son regard d’enfant. Revenir à son histoire et à ses souvenirs.
Mais il doit « apprendre à devenir un homme » !

Je me rends au Café du Globe.
Là , le patron ne pourra que confirmer la véracité des faits.
Le Café du Globe existe bel et bien et le patron est bien celui qui nous a servis, mon « ange » et moi.
Je me suis assis à la même table et le questionne d’emblée alors qu’il dépose ma chope.
« Je me souviens très bien de vous, mais quant à la dame dont vous parlez, alors là ?

Vous étiez seul, je peux vous l’affirmer. Seul et silencieux. Le regard perdu.
Vous avez bu votre verre sans mot dire puis vous êtes reparti comme vous êtes venu, presque transparent. »

Il ment. Je suis sûr qu’il ment.
Il ne fait pas partie des nôtres.Il est de ceux qu’il faut remettre dans le droit chemin.
Je suis l’élu et j’ai été choisi pour cela.
Je reviendrai.

Nous sommes au coeur de la nuit. Me voici prêt pour ma première expédition punitive.
J’ai mon bidon rempli d’essence, des chiffons et de quoi allumer un beau feu de joie.
Je trouve cela excitant, mes mains tremblent à peine.
Me voici qui me faufile comme une ombre le long des façades, jetant un regard furtif autour de moi.
Voilà. Nous y sommes. Je vais accomplir mon premier acte rédempteur. J’agis pour le bien de l’humanité, afin de sauver les âmes en perdition.
J’asperge tout le bas de la devanture puis approche mon briquet du bois luisant.
Pffuit, et tout s’embrase !
Je me sens merveilleusement bien et les flammes qui me lèchent sont merveilleusement belles.
Mon « ange » doit être ravi !

Mais il faut que je m’esquive rapidement. Les premiers cris retentissent alors que la fumée se fait plus épaisse.
Je repars comme je suis venu : « transparent » qu’il a dit le monsieur !
Trop d’imagination peut mener à la folie.

Trop d’imagination peut mener à la folie.
Il va falloir que je retranscrive tout cela sur le papier. Un témoignage, la preuve indélébile que tout cela n’est pas pure fiction et que je n’ai agi que pour une noble cause.

Je suis de nouveau seul face au clavier. Le jour se lève à peine et j’ai les yeux rougis.
Pas très loin, résonnent encore les sirènes. Il y a de l’agitation dans le quartier.
Ça chauffe !

Les mots se font rares, à croire que mon histoire ne vaut plus la peine d’être écrite, que tout cela est du vent, qu’un mauvais acte dans la représentation de mon existence.
Je suis un piètre acteur et un piètre auteur.
Mais je suis l’élu. La main de Dieu. Tout cela me dépasse et c’est tout à fait normal.
J’espère qu’elle va se manifester de nouveau très rapidement. Mon « ange » me manque...

« Un petit oiseau. Un tout petit oiseau métallique qui avance une patte après l’autre. La clef fichée dans son dos tourne et scande sa marche jusqu’à épuisement. »
Retour à la case départ.
N’avons-nous rien de métallique en nous qui nous ferait avancer comme un automate dans notre existence ?
Nous sommes tous le jouet de quelqu’un ou de quelque-chose. Les fils nous tirent par le dessus et soudain nous lâchent.
Je la sens qui vient. Je la sens qui vient.
Toute proche...
On cogne sur la porte. C’est elle, forcément. Personne ne pourrait perdre son temps à venir me rendre visite, d’ailleurs, je ne connais personne. Même les voisins me sont étrangers. Un simple hochement de tête lorsque nous nous croisons dans l’escalier, et encore, il faut y mettre du sien ou que le soleil délire au-dehors.
J’ouvre, le coeur palpitant comme un enfant de chœur lors de sa première messe.
« Bonjour »...

Et voilà, de nouveau l’angoisse de la page blanche.
Je n’en viendrai jamais à bout. C’est une histoire sans fin.
Il doit bien exister une porte de sortie quelque-part.
Je reprends tout à zéro...

« Un petit oiseau. Un tout petit oiseau métallique qui avance une patte après l’autre. La clef fichée dans son dos tourne et scande sa marche jusqu’à épuisement. »
Je pouvais rester de longues minutes en admiration devant ce phénomène étrange et captivant.
Souvenir d’une visite dans les mines chez une tante du côté paternel.
Des pyramides noires à l’assaut d’un ciel bleu et froid et la jeune fille immobile, clouée dans son lit par la maladie.
Nous avions pris le train et le voyage m’avait paru aussi enchanteur qu’un conte de fée.
Je n’étais qu’un enfant mais j’amassais déjà les souvenirs pour plus tard, lorsque je serais plus grand.
Le train n’a plus le même attrait pour moi aujourd’hui bien qu’il soit toujours symbole d’évasion, un retour vers l’enfance.
Les gares ont gardé le parfum de l’inconnu mais l’aventure n’est plus au rendez-vous.
L’imagination se fait plus rare avec l’âge ou alors, les circonstances ont fait que nous l’ayons soigneusement rangée au fond d’un tiroir.
Je suis devenu un marcheur, un chercheur d’or, un doux rêveur.
Il me plait encore de croire qu’il reste encore du bon en nous et que l’humanité peut être sauvée.
Les mots peuvent aider, la parole est indispensable pour pouvoir cicatriser.
L’homme s’est inventé une multitudes de béquilles pour se préserver, pour annihiler son prochain, le dominer et sauver sa propre peau.
Sa peur du néant lui a permis d’engendrer le meilleur comme le pire.
Il n’est fait que d’amour et de haine et l’amour reste bien fragile face au côté obscur qui le hante, le déchire et l’affaiblit de jour en jour, de siècle en siècle, d’un millénaire à l’autre.

Il me faut me reconstruire au milieu du désert. De mon désert.
Qu’il est dur de s’ouvrir à nouveau au monde et à ce qui nous entoure lorsque nous sortons enfin de la crise.
Des mois, voire des années, passés dans cet hôpital où l’on répare les esprits et les âmes.
Ces murs étincelants, propres et aseptisés qui vous servent de carcan libérateur, un dédale où les blouses blanches pédalent sur leurs trottinettes dorées et sèment à tout vents leur précieuse cargaison de pilules multicolores.
Tout cela résonne en moi comme un mauvais rêve.
« C’est pour vous une seconde naissance » m’a dit la femme médecin qui me suit. « Il va vous falloir réapprendre à vivre, cesser de vous inventer des histoires et vous re-ancrer dans la réalité. N’hésitez pas, si le besoin s’en fait sentir, de vous pencher sur la page blanche. Il ne faudra pas voir en l’écriture un refuge mais plutôt un moyen thérapeutique qui vous aidera à renouer avec le monde et ceux qui vous entourent. Je resterai à votre écoute le temps qu’il sera nécessaire... »
C’est elle. Elle est mon « ange ».
Elle sait ma peine et mon désarroi. Elle connaît bien tous ceux qui habitent en moi.
Elle me sait l’élu.

Elle aussi, flotte dans les airs.

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