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C'est quand même bien fake ! (- Non.)
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 Article publié le 7 novembre 2006.

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Stéphane MILLION
C’est quand même bien fake ! (- Non.)
J’aime cette idée d’être vrai, d’être sincère, d’être direct. Alors, c’est ça, être éditeur, être directeur de collection, c’est se battre. La rage dans les veines. Défendre ses auteurs. Défendre ses visions littéraires. Ca me plaît.

« Bah lui, IL bouffe à tous les rateliers ! », me dit un journaliste empiffré de pâtes payées par une prestigieuse maison d’édition, se jetant un Rouge dans le gosier. Je suis arrivé avec deux amis, Barbara Israël & Louis Lanher, après la ripaille. Ce dîner est réservé à des journalistes bien triés. Avec Scali, je n’ai pas les moyens de payer le ventre de la presse écrite. « IL » est l’un de mes amis, l’un de mes auteurs. Je ne réponds pas à ce con à billets d’humeur, je suis rôdé ; un type de Libération m’avait dit concernant Bernie Bonvoisin, « mais de quel droit écrit-il sur la Bosnie ![1] ». Ce crétin avait publié un article très intéressant sur l’Albanie et ses archaïsmes de vendetta - le Kanun. J’avais été subjugué par l’enquête, le récit, les choses apprises. Pour sûr, c’est une amie albanaise qui me loge quand je dois dormir à Paris. Elle me fait mon petit lit avec un drap rose, un oreiller, sur son canapé. Alors, évidemment, je lui cause de cela. Elle lit la chose sur le net, et me dit que c’est tout du n’importe quoi, que c’est l’Albanie d’avant, que c’est très caricatural, que c’est vraiment pas sérieux. Elle connaît bien son pays, et son papa y a été longtemps premier ministre. Alors faquin... De quel droit tu écris sur l’Albanie ?

Alors, je ne dis rien. Je suis assis entre deux amis, je parle un peu de ma difficulté à défendre mes livres de septembre. Photographies d’un hamburger de Lucien Cerise. 666 de Franck Ruzé. Je savais bien qu’en les sortant en septembre, que cela allait être dur dur. Mais il faut bien se lancer dans le galop, avec taïaut, vlo-ooooo ! Après, la presse, les ventes, ce n’est pas de mon histoire. Ha ha. Bien naïf. Etre éditeur, ce n’est pas seulement s’enthousiasmer sur un texte, écrire une lettre fougueuse à l’auteur et supprimer quelques répétitions ! Que nenni...Ca, c’est la croûte dorée, mais la crème en-dessous, quelle tambouille !

J’aime avec quelques amis (Thomas Bouvatier, Jérôme Attal, Jean-Charles de Castelbajac) nous appeler les « Chevaliers ». J’aime cette idée d’être vrai, d’être sincère, d’être direct. Alors, c’est ça, être éditeur, être directeur de collection, c’est se battre. La rage dans les veines. Défendre ses auteurs. Défendre ses visions littéraires. Ca me plaît. Je découvre les rendez-vous avec le diffuseur, qui s’avère être essentiel : c’est lui qui décide de la mise en place du livre. Et pour des romans, et pour des premiers romans (un peu mon péché mignon), faut compter dans les 700. Ce qui est peu, mais « raisonnable ». Certainement. C’est tout de même un poids supplémentaire sur les épaules... Créer de l’envie, grâce au web, aux webzines, aux myspaces (je viens de créer avec Jérôme Attal un myspace consacré à son roman qui sort en février 2007 : (myspace.com/lamoureuxenlambeaux), aux journalistes bienveillants, et que le type galère pour trouver le livre, ou qu’il doive aller à la FNAC des Halles, c’est un brin décevant - et en province, et à Agen, comment qu’il fait mon père ?

Il y a deux stratégies markéteuses : Une petite mise en place : faire du buzz, avoir de la presse et croire en la tenacité du lecteur (qui sera obligé de se baisser pour voir les rayons d’en-dessous, devoir commander au libraire, qui ronchonne d’utiliser son ordi, ou se faire bousculer dans une FNAC en traversant le rayon hip hop pour aller dans le coin sombre de la Littérature : bravo mon ami). L’autre stratégie : Une mise en place de fou furieux de la palette : le livre est partout, en pile, à poil sur les têtes de gondole, chez Pablo le libraire de Coulommiers et en choix du libraire à la FNAC de Caen (au hasard, mais j’ai une amante caennaise). Là, l’éditeur et le diffuseur misent sur la bêtise du lecteur, sur son aspect grégaire (comme la fête de la Musique, la gaypride, la techno parade et autres transhumances). Le produit est disponible facilement, il est partout. Ca marche : exemple : Bernard Werber, Amélie Nothomb, Dan Brown. Contre exemple : le dernier Houellebecq, Gonzague St-Bris, Yann Moix. Entre guillemets, car ces livres explosent tout de même les meilleures ventes de la stratégie « les gens sont gentils intelligents et souples (pour se baisser, rappelez-vous) ».

Je ne suis pas mécontent de ma stratégie. Et puis, je reste fidèle. Aux premiers pas qui m’ont mené à ce que je fais aujourd’hui... J’étais pion dans un lycée, à Coulommiers, je découvrais le net, on m’avait filé Dreamweaver, mais qu’en faire ? J’ai jamais été fana de musique ou de photo, alors j’ai écrit. Un journal, plus pour utiliser ce logiciel et mon espace wanadoo que dans une optique d’être lu. Remplir du vide, tout bêtement. C’était le début, de Google aussi. Alors toutes mes pages html étaient une mine de liens pour les moteurs de recherche. Je parlais entre autres des livres que je lisais. Les auteurs se cherchaient sur le web, tombaient sur mon journal, et me contactaient. C’était drôle. La première fois que j’ai rencontré Régis Clinquart (Apologie de la viande, Rocher, 99), c’était chez lui pour des travaux. Il m’avait dit dans un mail qu’il galérait ; je venais de refaire mon appartement : « je peux le faire ». Les amitiés littéraires se sont tissées, comme ça, sur la toile, chacun là où il se trouvait. Evidemment, y a toujours une rupture dans le bonheur... La hiérarchie du lycée est tombée sur quelques passages sur ma vision très sincère du fonctionnement du bahut : mise à pied, lettre de la proviseur m’interdisant l’entrée pour trouble de l’ordre. Emmuré chez moi, vilaine chose aux yeux de tous - ou presque. Le recteur me passe un savon, je tente de lui dire que le plus grave ce n’est pas que ce soit écrit, mais que ce soit vrai. Là, le mur, cette fois-ci, je le prends en pleine face. Je suis donc à demeure. Avec mon journal interrompu, je n’ai pas voulu céder et enlever des passages. Faut être sincère dans la vie. Et tout était né via ce journal en ligne (avant l’apparition des blogs) : les camaraderies, les textes reçus, l’envie de créer une revue de textes courts : Bordel was born. Un site web au départ (http://revuebordel.com), puis, Frédéric Beigbeder fraîchement nommé directeur littéraire chez Flammarion (il vient de démissionner) m’a proposé de la faire avec lui : yada yada yada... Frédéric, je lui avais écrit une lettre après la lecture de 99 francs, j’y avais vu du Feu follet (Drieu la Rochelle, 1929). Nous correspondions par lettres, et par mails - sans jamais se voir, n’étant pas parisien. On s’est réellement vus au moment de parler de Bordel, en fin 2002. C’est d’ailleurs dans son bureau que je rencontre un après-midi, passé faire un bonjour, Bernie Bonvoisin (Vous êtes faite de peines étranges, Flammarion). Dans les Cinq premiers Bordel publiées chez Flammarion, des rencontres, des auteurs sollicités, des découvertes, des coups de cœur, des amitiés fortes : Lysa Aëngel, Jérôme Attal, Tristane Banon, Frédéric Beigbeder, Eric Bénier-Bürckel, Paul-Eric Blanrue, Bernie Bonvoisin, Pascal Bories, Philippe Bourgoin, Thomas Bouvatier, Juliette Cadaÿs, Jean-Pierre Cescosse, Régis Clinquart, Albert Cossery, Jean-Louis Costes, Joelle Cuvilliez, Maurice G. Dantec, Lucas Degryse, Pierre Denan, Virginie Despentes, Philippe Di Folco, Guillaume Dustan (décédé), Patrick Eudeline, Anne-Catherine Fath, David Foenkinos, Frédéric Grolleau, Thomas Gunzig, Nora Hamdi, Michel Houellebecq, Barbara Israël, Tarek Issaoui, Philippe Jaenada, Alexandra Julhiet, Matthieu Jung, Guillaume de La Croix, Johnatan Lambert, Katia Landréas, Louis Lanher, Jay Mc Inerney, Sophie Malnatti (Nina Roberts), Mano, Bénédicte Martin, Pierre Mérot, Catherine Millet, Alexandre Millon, Yann Moix, David Muller, Néo (Nicolas d’Estienne d’Orves), Alexandra Nillson, Martin Page, Nicolas Pages, Carole Pajot, Philippe Pasquet, Christophe Paviot, Charles Pépin, Lakis Proguidis, Jérôme Reijasse, Nicolas Rey, Christophe Rioux, Denis Robert, Valérie Rodrigue, Frédérique Romano, Corinne Rousset, Anna Rozen, Franck Ruzé, François Taillandier, Christophe Tison, Valérie Tong Cuong, Hélèna Villovitch, Marc Vilrouge, Florian Zeller, Valérie Zerguine.

La plupart sont devenus des amis, c’est un peu normal lorsqu’on est bouleversé par un texte, qu’on rencontre l’auteur, qu’on partage des sensibilités... Et il y a le site web, encore des auteurs, toujours, de l’audace : Jérôme Attal, Nicholas Austin, Thibault Baladier, Samir Barris, Louis Bénavent, Alain Berenboom, Max Bianchimani, Julien Blanc Gras, Paul-Éric Blanrue, Pascal Bories, Thomas Bouvatier, Mathias Bresson, Cédric Bru, Sandra Champagne-Ilas, Franck Chevalier, Frédéric Chouraki, Régis Clinquart, Laurent David, Lucas Degryse, Antonin Delimal, Philippe Di Folco, Gabriel Doublet, Arnaud Dudek, Erisk, Nicolas d’Estienne d’Orves, Guillaume Fédou, David Foenkinos, Carole Font, Alexandre Gabriel y Galan, Jean-Sébastien Gallaire, Edouard Gaudot, Sébastien Gendron, Alain le Grand, Clotilde Grange, Frédéric Grolleau, Gary Guilyano, Daniel Haly, Anne Humbert, Philippe Jaenada, Lise Marie Jaillant, Raphaël Juldé, Alexandra Julhiet, André Kandrer, Farah Kay, Mylène Koziel (décédée), Philippe Krebs, Cédric Lagandré, Sandy Lakdar, Bertrand Lebert, Mathieu Lecocq, Eric Mc Comber, Xavier Mercier-Chauve, Alexandre Millon, Yann Moix, Lilian Monty, Natashka Moreau, Martin Page, Grégory Papin, Philippe Pasquet, Hélène Pécot, Charles Pépin, Fabrice Pierrot, Olivier Pisella, Pissaro, Sébastien Priollet, Grégory Protche, Nicolas Rey, Eve Reynolds, Laurent Richioud, David Rochefort, Brett Roper, Hugues Royer, Roxane, Franck Ruzé, Isabel Sakena, Olivier Schefer, Sînziana, Stéphanie Sonnette, Julien Spillebout, Tanguy Suntorii, Richard Tabbi, Julien Thèves, Balthasar Thomass, Valérie Tong Cuong, Andrea d’Urso, J-C Villain, Fabrice Vincent, Valérie Zerguine. Des auteurs sont communs aux deux médias - mais des textes différents. Le site web étant plus un espace d’expériences, de tentatives, plus ouvert, ne dépendant d’aucun calendrier. Quand j’ai le temps, je mets en ligne, grâce au système d’administration autonome qu’a conçu Philippe Elsass. Certains auteurs passent du web à la revue papier, et vice versa. Franck Ruzé, par exemple, avait publié dans le numéro deux chez Flammarion, puis offert un texte au numéro 8 du site. Là, Fabrice Pierrot, publié dans le 9, participera au 6 sur Patrick Dewaere qui sortira en janvier 2007. Non plus chez Flammarion, mais chez Scali. En août, j’ai appris que la revue était prévue pour mars, alors que je bossais un « Dewaere » pour janvier (sa date anniversaire : le 26 janvier, comme Sardou (oh), comme Jean-Paul Rouve (ah - aussi dans la revue))... Alors j’ai dit « Okay, merci pour le travail commun, mais je vais chercher un autre éditeur ». Scali s’imposait, la cohérence éditoriale, c’est tout de même mieux - publier des romans ET et la revue. Je suis très attaché à la notion d’œuvre éditoriale. C’est quand même drôlement chouette de publier les auteurs que l’on aime dans quelque chose de cohérent. Une charte graphique, un format, une logique.

En janvier 2007, je sors le premier roman de Matthieu Jung, Vague à l’âme, très très drôle. L’histoire d’un bon gars, quadra, qui prend en pleine face le cataclysme du tsunami et surtout les appels aux dons, via la télévision... Matthieu a collaboré aux trois derniers Bordel, et est très actif sur le web, sur l’e-novateur.org, par ex (lire Rendez donc à Césaire). Le 25 janvier, Bordel Patrick Dewaere. J’ai passé mes deux derniers Noël à mater Série noire. Me me faisant même sucer le tout dernier par une femme à la peau douce jamais revue depuis... Quand j’évoque ce nom, son nom, les amis, les auteurs, les rencontres, tous ont des choses à dire, des choses à ressentir, des choses à réfléchir, des choses à écrire. Puis, je me suis aperçu qu’il aurait eu 60 ans le 26 janvier 2007 (c’est mon côté historien, à toujours fouiner du côté des dates). Qu’est-ce qui ferait aujourd’hui ? Il aurait l’âge de Bernard Giraudeau... Qu’est-ce qu’il devient Bernard Giraudeau ?... C’est pas comparable, Dewaere, c’est un enfant. Il l’a toujours été. Quand il dit à Roger Gicquel, au Vingt heures, après avoir molesté un con de journaliste, « j’aurais dû le disputer... le disputer, je ne voulais pas, je regrette... ». Quand il prend l’arme de son pote (le traître) de Coluche pour se flinguer devant un miroir (comme Ronet dans le Feu follet). Coluche ne viendra pas à son enterrement. Paradis pour tous

C’était un gosse, un Jacques Rigaut, un Jacques Vaché, un Drieu... Peut-être que les écrivains sont plus en âme de le comprendre... J’en sais rien, je n’aime pas les postures... Mais voilà, ce type touche, bouleverse, nous cause. J’ai sollicité des écrivains, des auteurs bien spécifiquement : Jean Tulard (de l’Institut), Denis Parent, Fabrice Pierrot, Christophe Rioux, Frédéric Beigbeder, Bernie Bonvoisin, Bénédicte Martin, Jean-Paul Rouve & Charles Berbérian, Christine Van de Putte, Jean-Charles de Castelbajac, Hugues Royer, Barbara Israël, Jérôme Attal, Christine Haydar, Guillaume Jan, Louis Lanher, Patrice Salsa, Matthieu Jung, Christophe Ferré, Thomas Bouvatier, Christophe Paviot, Régis Clinquart & Christian Rol. Peut-être certains ne rendront pas leur texte... En février, le premier roman de Jérôme Attal, L’amoureux en lambeaux. Jérôme compose actuellement une B.O.L, une bande originale du livre :

myspace.com/lamoureuxenlambeaux

Il n’y a pas d’absence en amour, il n’y a que du manque. Bleu Univers de Tarek Issaoui, un mathématicien spécialiste de physique de l’univers est envoyé à Hawaï (où se trouve le plus grand téléscope du monde - Manau Kea), pour rédiger un article nobelisable. Un livre très construit, très influencé par l’art contemporain dans sa forme, très poétique, très sensible, une vision particulière de l’humanisme. En mars, Sirop d’la rue de Bernie Bonvoisin, récits d’une bande de potes dans le Nanterre de 67, quand la zone était encore faite de bidonvilles, quand le RER se pointait et quand la fac ouvrait ses portes. L’année du sang - un dictateur en France de Christophe Ferré, transfuge pour ce livre de Flammarion. Puis, puis... Barbara Israël, en avril...

En décembre prochain, je metterai en ligne un n° 10 sur le site - bien que je n’ai plus le temps de lire les textes reçus depuis juin. Mais le temps, je le trouverai.

C’est le privilège d’être peinard à la campagne. Evidemment..., le temps à la rêvasserie, aux tentatives de fuite (jogging), aux masturbations des idées et du corps. Le temps de lire, aussi.

Stéphane MILLION

Collection Bordel chez SCALI

Nouveautés



666 - Frank RUZÉ - roman
666, c’est avant tout un roman éclair, un roman, sans queue ni tête. Un roman où le narrateur est à la fois une rock star perchée et une jeune fille à l’anorexie et à la dépression évidente. Dans un style échevelé où le repos n’a pas droit de citer, le lecteur se retrouve embarqué dans la vie trépidante d’une groupe de rock. Cocaïne, ecstasy, alcool à gogo, sexe et violence, sont les ingrédients de ce roman aux allures de documentaire. On y croise Johnyy Depp, des groupies, des filles faciles, des filles qui veulent d’autres filles, des garçons qui se moquent de l’amour tout en y rêvant. Lire un extrait [...]


Photographies d’un hamburger - Lucien CERISE - roman
Photographies d’un hamburger raconte les tribulations d’un névropathe parisien, sur fond de guerre des sexes mondialisée. Pourquoi un névropathe parisien ? Parce que la névrose est probablement la chose du monde la mieux partagée, en particulier dans les grandes villes et à notre époque. Pourquoi une guerre des sexes mondialisée ? Parce que la névrose contemporaine semble liée à la redéfinition des identités sexuelles, avec tous les déchirements que cela suppose, et concerne le monde entier. Ce roman se veut ainsi une illustration du «  malaise dans la civilisation » dont parlait Freud. (L’auteur)  Lire un extrait [...]

À paraître


La vague à l’âme - Matthieu JUNG - roman
Matthieu Jung collabore à de nombreux websites culturels. Il a publié deux nouvelles dans la revue Bordel (n°4, n°5 - Flammarion). Patrick Besson le remarque dans cette revue et écrit dans Le Point : "C’est l’histoire d’un papa dépassé, comme on le dit d’un coma. Moi, à la place de Teresa Cremisi, je passerais un petit coup de fil à Matthieu Jung." C’est son premier roman. Lire un extrait

Bordel nº 6 consacré à Patrick DEWAERE
Avec Jean Tulard (de l’Institut), Denis Parent, Fabrice Pierrot, Christophe Rioux, Frédéric Beigbeder, Bernie Bonvoisin, Bénédicte Martin, Jean-Paul Rouve, Christine Van de Putte, Jean-Charles de Castelbajac, Hugues Royer, Barbara Israël, Jérôme Attal, Christine Haydar, Guillaume Jan, Louis Lanher, Patrice Salsa, Matthieu Jung, Christophe Ferré, Thomas Bouvatier & Christian Rol.

« Bordel c’est de la revue ! » s’exclamait enthousiaste Bernard Pivot dans le JDD du 15 juin 2003 à l’occasion de la sortie de Bordel numéro Un (Flammarion). Françoise Xénakis, exaltée, annonçait que les écrivains de demain (c’était en juin 2003 également) se trouvaient dans ce Bordel... Les écrivains des 5 premiers numéros : Lysa Aëngel, Jérôme Attal, Tristane Banon, Frédéric Beigbeder, Eric Bénier-Bürckel, Paul-Eric Blanrue, Bernie Bonvoisin, Pascal Bories, Philippe Bourgoin, Thomas Bouvatier, Juliette Cadaÿs, Jean-Pierre Cescosse, Régis Clinquart, Albert Cossery, Jean-Louis Costes, Joelle Cuvilliez, Maurice G. Dantec, Lucas Degryse, Pierre Denan, Virginie Despentes, Philippe Di Folco, Guillaume Dustan (décédé), Patrick Eudeline, Anne-Catherine Fath, David Foenkinos, Frédéric Grolleau, Thomas Gunzig, Nora Hamdi, Michel Houellebecq, Barbara Israël, Tarek Issaoui, Philippe Jaenada, Alexandra Julhiet, Matthieu Jung, Guillaume de La Croix, Johnatan Lambert, Katia Landréas, Louis Lanher, Jay Mc Inerney, Sophie Malnatti (Nina Roberts), Mano, Bénédicte Martin, Pierre Mérot, Catherine Millet, Alexandre Millon, Yann Moix, David Muller, Néo (Nicolas d’Estienne d’Orves), Alexandra Nillson, Martin Page, Nicolas Pages, Carole Pajot, Philippe Pasquet, Christophe Paviot, Charles Pépin, Lakis Proguidis, Jérôme Reijasse, Nicolas Rey, Christophe Rioux, Denis Robert, Valérie Rodrigue, Frédérique Romano, Corinne Rousset, Anna Rozen, Franck Ruzé, François Taillandier, Christophe Tison, Valérie Tong Cuong, Hélèna Villovitch, Marc Vilrouge, Florian Zeller, Valérie Zerguine.

Déjà paru



Chaque homme a la capacité d’être un bourreau... - Bernie BONVOISIN - roman
Un monde poisseux à souhait et pourtant vivable nous éloigne nettement des conflits, même des plus proches puisqu’on n’y rencontre guère le sans domicile errant ni le dérouté de l’emploi précaire. La langue, ici encore, sait s’adapter aux circonstances, qu’elle décrit avec une parcimonie de faux témoin. Pas d’intrigue, pas de moments forts, rien que des nuances de coup de pinceau dans le frais d’une vie quotidienne sans surprise autre que la défaite devant le client russe ou arabe, qui n’a heureusement pas lieu. Le récit est conduit au présent de l’indicatif cher à nos maîtres en roman et à la troisième personne qui annonce l’usage de la première dans le second récit, celui qui ne s’entrelace pas mais se fond littéralement dans le premier. Lire un extrait [...]

[1] Chaque homme a la capacité d’être un bourreau... ou au moins son complice (Scali - mai 2006, premier roman de la collection)

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