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Le choix de Jadis (nouvelle)
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 Article publié le 9 avril 2017.

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À Razio (Okola), la Station de Regroupement n’est constituée aujourd’hui que du Service des Autels. Tous les autres services ont disparu ou ont été transférés. Moi, Jadis, je suis resté à Razio, non pas parce que j’aime cet endroit, mais parce que je travaille au SA. Chaque jour, sauf le dimanche, je parcours la contrée (Okala) dans un rayon de cent kilomètres. J’emprunte les routes officielles pour ne pas tomber entre les mains des rebelles. En dix-huit ans de carrière sans avancement, j’ai vécu quelques incidents, dont un a failli me coûter la vie. Si vous vous demandez pourquoi je suis célibataire, renseignez-vous : les chauffeurs et autres convoyeurs sont émasculés dès leur plus jeune âge. Je n’ai pas choisi. On a choisi pour moi. Je hais mes parents. Et d’ailleurs je ne les ai plus revus depuis qu’on m’a confié un volant. De temps en temps, un citoyen de Layo (mon village natal), embauché par le SA, cherche à sympathiser avec moi, mais ça ne dure pas plus que le temps pour lui de m’informer de l’état des biens de ma famille. Tous mes frères sont mariés et ont des enfants. Sans moi, sans le prix payé par l’État, ils n’auraient pas trouvé de femmes et pourriraient en ce moment au fond d’une mine. Ils m’envoient des cartes postales. Je n’y réponds pas. Je vis constamment avec la rage au cœur. Et je ne peux pas rencontrer une femme sans éprouver de désir. Heureusement, les journées de travail sont longues et épuisantes. Rouler sur ces routes vieilles de plus de cent ans n’est pas de tout repos. À trente-trois ans, j’ai l’air d’un vieillard. Dos rond, bras douloureux, je marche en crabe, évitant le voisinage. C’est comme ça que, ce matin du 12 avril 2346, je suis arrivé à Rala, à trente-cinq kilomètres de Razio. J’ai tout de suite trouvé la maison.

Il faut dire que ce n’est pas grand, Rala. Une vingtaine de baraques en adobes, deux rues en croix et une usine de récupération au bout de l’une d’elles. Rue 1, rue 2. La maison de Silvia était au 4 de la rue 1, celle qui conduit à l’usine. Je me suis arrêté au milieu de la chaussée. Pas de trottoir, pas de rigole, une terre battue qui sent la merde et un éclairage à l’huile. Le jour se levait. Toutes les fenêtres, une par façade, étaient éclairées. Je pouvais voir des corps immobiles derrière les carreaux, mais pas les yeux. J’ai frappé à la porte du 4. Une femme en chemise de nuit m’a ouvert. Je me suis présenté, tendant le document officiel.

« On vous attendait, dit-elle en m’invitant à entrer. On est levé depuis trois heures du matin. Silvia n’a pas dormi. Je lui ai donné un somnifère, mais vous pensez si elle l’a avalé ! Elle avait trop peur de ne pas se réveiller à l’heure. « Mais puisque je te dis que je dormirai pas ! » lui criai-je alors que je tombais de sommeil. Elle a peut-être bien fait de pas dormir, au fond. Imaginez si vous étiez arrivé pendant notre sommeil… Vous avez pris un café ce matin ? La route est longue. Silvia est sous la douche. Asseyez-vous. »

C’est toujours comme ça que ça se passe. Les gens sont doux, sympathiques, ils ne vous en veulent pas. On leur enlève leur fille, la plus belle de la maison et même du village. Il en naît une tous les six mois dans la contrée. Les familles sont tenues de signaler les signes de beauté. Elles reçoivent des instructions une semaine avant le mariage. Personne ne peut dire qu’il n’était pas au courant. Je n’ai jamais vu le cas d’ailleurs. Tout se passe bien. Mais comme on sait que je suis eunuque, on me regarde comme si c’était moi la victime. Sur quels critères se base-t-on pour décider d’émasculer un fils ? La misère. Il devait y avoir au moins une famille de ce genre à Rala. Ce n’était pas le cas de celle-ci. L’intérieur était coquet, sans décoration excessive. Et le café était national, chaud et parfumé. On avait le temps, Silvia et moi. Je n’avais rien d’autre à faire ce jour-là : ramener Silvia au SA et rentrer chez moi. Je pouvais prendre le temps de la connaître. Des filles, j’en ramenais une ou deux par semaine, quelquefois le même jour. Sinon, je transportais des soldats et des fonctionnaires, sans savoir pourquoi ils se déplaçaient. C’était rarement des femmes et si c’en était, elles n’avaient rien de féminin. Mais au moins une fois par semaine, je connaissais l’amour. Elle était assise à côté de moi sur la banquette et je conduisais, bavard et menteur. Je voulais la faire rire. J’adore le rire des jeunes filles. Je m’imagine que c’est ce qu’elles font au lit si on est à la hauteur. Et je les taquine, dos d’âne et nids-de-poule ! J’en rêve toute la nuit. Je ne souhaite à personne de se réveiller avec rien dans la main. Exactement rien.

La femme allait et venait entre la salle de bain et le salon où je buvais mon café. Elle revenait juste pour me demander de patienter. C’est comme ça que ma tension montait. Je sentais la rougeur de mes joues. Heureusement, on était au printemps, sinon j’aurais sué. Un type, dont on sait qu’il n’a plus rien pour aimer les femmes, ni seul ni avec elles, qui rougit, qui sue et qui boit son café en s’en mettant sur la chemise, voilà à quoi je ne voulais pas ressembler. J’ai remarqué la perruque sur un sac pendant que la mère fouillait dans une armoire dont elle extrayait des couleurs en rouspétant parce qu’aucune ne convenait au teint délicat de sa fille. Elle aurait tenu sa langue si elle avait été pauvre comme nous l’étions avant que j’entre au SA. Je ne me risquais jamais dans ce genre de conversation. Je m’en tenais aux apparences. Chacun son rôle ou son travail. Chacun sa chance. La perruque bougea.

Il y avait aussi des rats chez nous, sans doute plus que dans cette maison somme toute assez confortable et agréable d’aspect. La perruque se secoua, éparpillant une poussière jaune. Je ne me levai pas. Ce n’était pas mon affaire. Je regrettais seulement qu’un aussi chouette intérieur abritât aussi des rats. Il n’y avait rien à faire contre cette invasion. Les autorités avaient épuisé tous les recours possibles. Mon père était piégeur. D’autres se servaient d’un fusil. Le poison était interdit suite à un accident de masse. Sinon, il fallait accepter de nourrir ces visiteurs indésirables qui finissaient par s’installer et même prendre de la place. On se poussait, comme disait ma mère. Et mon père travaillait la nuit dans son lit pour inventer de nouveaux pièges, ce qui était une manière de rêver, car l’État était généreux avec les inventeurs. Moi, je me demandais ce qu’ils avaient fait de mes testicules et de mon pénis. Je ne connaissais personne dans mon cas, hors de la sphère professionnelle. Il était inutile de poser des questions à des gens qui n’avaient pas l’intention de parler d’une chose qui me concernait d’aussi près.

Des rats, il devait y en avoir plein le sac sur lequel la perruque était agitée de spasmes. Il s’est déplacé vers moi. Ou vers la table. Les rats, à l’intérieur, produisaient une espèce de langage. Je distinguais nettement les sujets des prédicats. Ce sac couvert d’une perruque s’adressait à moi pour me demander quelque chose. La femme revint encore de la salle de bain où la toilette de Silvia s’éternisait.

« Elle veut du café, me dit-elle à toute hâte car elle avait les bras chargés de couleurs. Elle aime le café. »

Elle réussit, malgré le tas de linge qui lui montait sur les épaules, à saisir le dossier d’une chaise.

« Tiens, Mémé, assieds-toi. Le monsieur vient pour Silvia.

— J’avais compris, » dit le sac.

La femme lui servit (avec quelle main ?) un café dans un bol. Les mains du sac s’en emparèrent. La femme avait disparu avec son linge quand les mains reposèrent le bol. Il était vide. Un visage de momie me regardait.

« J’ai été sibylle moi aussi dans le temps, dit cette bouche noire. Un type dans votre genre est venu me chercher. Ça ne vous gêne pas si j’ai dit « dans votre genre » ? Mais peu importe ce que vous êtes, ce que vous possédez ou pas et ce que les autres pensent de vous. Vous ne vivrez pas assez longtemps pour comprendre. J’étais vraiment une jolie fille. Ça vous en bouche un coin, pas vrai ? »

Je ne répondis pas. Je pensais encore que les sibylles étaient sacrifiées sur le Grand Autel de la Nation. Je n’avais jamais assisté à ces égorgements, mais j’avais vu le sang sortir du Grand Mur. Nous nous prosternions alors. Et je me prosternerais en voyant couler le sang de Silvia. Il était rare que je manque une cérémonie. La vieille grignota longuement un gâteau.

« Vous avez déjà acheté une fiole ?

— Non, jamais. Je ne crois pas à ces choses. C’est du sang. Un jour je comprendrai pourquoi il coule. Je n’ai que trente-cinq ans.

— Vous n’en aurez pas cinquante. Et vous ne comprendrez jamais. N’achetez pas ces maudites fioles. Elles ne feront pas repousser ce qui vous manque. Ça vous manque, hein, garçon ? »

Il était impossible de voir si cette vieille se moquait de moi. Son visage était mort. Il y avait sans doute longtemps qu’il ne souriait plus. Il n’exprimait plus rien depuis longtemps. Voilà ce qui arrive aux sibylles qui survivent à la cérémonie. Celle-ci devait avoir au moins mille ans. Silvia ne pouvait pas échapper à la mort rituelle. Elle conserverait à jamais sa beauté. En tout cas, si la sibylle disait vrai à mon sujet, je me souviendrais pendant quinze ans du beau visage de Silvia. Les sibylles ne se trompaient jamais. Et je n’avais pas encore vu le visage de Silvia. La vieille se resservit du café. Elle l’avala encore d’un trait.

« Vous vous appelez Jadis, n’est-ce pas ? me dit-elle.

— C’est mon nom…

— Celui qui vint me chercher portait aussi ce nom. Vous vous appelez tous Jadis. L’État aime les métaphores. Et les inventeurs de métaphores. Voyez ce qu’il entasse dans le Panthéon. Des moralistes. C’est bon pour l’idéologie nationale. Et voyez à quoi il condamne les sibylles que le couteau du prêtre a épargnées.

— Mais pourquoi épargner celle qui veut se donner à la Mort ? Je n’ai jamais posé la question… »

Je tremblais de la poser maintenant. C’était comme boire un verre de vin en service. La vieille s’amusait de ma naïveté. Son visage n’exprimait toujours rien, mais elle était secouée d’un petit rire discret.

« Et c’est maintenant que vous la posez, cette question si importante…

— Je n’ai jamais rencontré de sibylle… Je veux dire que jamais une sibylle…

— Calmez-vous, jeune Jadis ! Nous sommes seuls, vous et moi. Je peux tout vous dire si vous êtes venu pour ça.

— Mais pas du tout ! Je suis en service ! Consultez ma fiche. Je l’ai remise à votre…

— Mon arrière… arrière… arrière… On n’en finirait pas. Évitez de la nommer. Appelez-moi Sibylle. Nous nous ressemblons toutes. Il serait plus juste de dire que nous finissons par nous ressembler.

— Vous n’avez pas répondu à ma question… Pourquoi… ? »

La chaise sur laquelle était assise la sibylle se couvrait lentement de poussière, cette poussière jaune dont les paillettes s’incrustaient dans mon uniforme. Était-ce de l’or ? On parlait beaucoup d’or dans les temples de la Nation, mais il était interdit d’y pénétrer. Nous nous agenouillions devant le mur.

« Et le sang coule par un petit trou, dit la sibylle. Tel est le destin des jeunes beautés de ce monde. Elles irriguent les rigoles de la Cité. Et les fioles contenant leur sang se vendent à prix d’or. Nous n’avons jamais chassé les marchands. Nous avons le commerce dans la peau.

— Mais je ne suis pas marchand ! Je conduis…

— Je sais à quoi tu emploies ton temps, Jadis. Mais n’as-tu pas toujours voté pour des marchands ? Loin de tout socialisme…

— Répondez à ma question ! »

Je venais de perdre… mon sang froid. La sibylle ricana sans retenue. Ainsi agissent ceux qui savent. Et nous, nous attendons. Mais qu’est-ce que j’attendais, à part Silvia qui allait être sacrifiée sur l’Autel de la Nation ? Admettons que je tombe amoureux d’elle pendant le voyage… Je tombe toujours amoureux des jeunes sibylles que je mène à l’autel de toute façon. Jamais aucune n’a été épargnée par le couteau. À moins que…

« À moins qu’il ne s’agisse de sang de bœuf, dit la vieille. Ou de mouton. Ou d’un condamné à mort… Ainsi… »

J’entendis sa langue humidifier ses noires lèvres.

« Ainsi, les bordels de la Nation ne manquent jamais de chair fraîche ! »

J’étais stupéfait. Mais, cette poussière, était-ce de l’or ?

« C’en est, dit la vieille. Tu peux en emporter si tu veux devenir riche. C’est toujours ce qui se passe quand un homme de ton espèce rencontre une vieille sibylle sans emploi. Je suis ta chance en quelque sorte. »

Je réfléchis.

« Je ne veux pas de ton or, dis-je enfin. Si c’est de l’or, ce dont je doute. Je ne cherche pas l’or du temps.

— Je sais ce que tu cherches, mais j’ignore ce qu’ils en font. Ce n’est pas à une sibylle que tu dois demander ça. »

Elle réfléchit à son tour.

« Au fait, finit-elle par dire, je ne sais pas ce que deviennent les castrateurs. Je n’en ai jamais rencontré. Nous autres, les sibylles, nous ne fréquentons que les prêtres et les marchands, sans compter leurs domestiques fonctionnaires, politiciens et autres personnages du spectacle national. Je ne saurais te renseigner, pauvre Jadis. »

Elle épousseta mille paillettes d’or qui se répandirent dans toute la pièce.

« Nous non plus nous n’avons pas besoin de cet or, dit-elle. Nous cherchons autre chose. Et nous ne le trouvons pas.

— Savez-vous au moins ce que vous cherchez ?

— Tu as un avantage sur nous, eunuque. »

La femme sortit de la salle de bain. Elle avait l’air soulagé d’en avoir fini avec les préparatifs. Cependant, Silvia demeurait invisible. Je m’étais levé, secouant mes paillettes. Le salon était saturé d’or. Le soleil agitait ces petites crispations de l’air.

« L’or ne l’intéresse pas, dit la vieille. Jadis n’a pas changé.

— C’est comme ça que je l’aime, » dit une voix douce qui venait de nulle part.

La femme fit un pas de côté. Sa grosse carcasse s’immobilisa. Silvia me regardait comme si c’était à elle de me juger. Je m’avançais, prêt à prononcer la sentence. J’avais tiré le formulaire de ma poche. Je ne procédais jamais autrement. Je devais paraître insensible à la beauté. Je balayai encore des paillettes qui s’accrochaient obstinément à mon costume. Je n’avais jamais failli. Dieu sait si j’en avais rencontré de ces beautés qui vous laissent sans voix ! Mais je devais reconnaître que ces rencontres n’avaient jamais été précédées de l’intervention d’une vieille sibylle momifiée et vivante. Ma mémoire n’avait pas retenu l’image d’un sac couvert d’une perruque poussiéreuse. J’aurais forcément remarqué cet objet étrange. Non, me dis-je, je n’aurais rien remarqué du tout. Si la vieille sibylle ne m’avait pas parlé, jamais je n’aurais pris un vieux sac couvert d’une perruque pour autre chose qu’un vieux sac couvert d’une perruque. En général, je n’accorde aucune importance aux détails intérieurs. Je respecte strictement la procédure. Or, ce matin-là, j’avais accepté d’attendre que Silvia perde mon temps dans la salle de bain. Il est vrai que je n’étais pas pressé. Le suis-je quelquefois ? On me laisse toute latitude pour régler l’usage de mon temps pourvu que je ramène la jeune sibylle avant la fermeture du Temple. Mais ce jour-là, mon temps avait changé de nature. Je craignais maintenant une espèce de complot. Les trois femmes m’entouraient. Elles étaient assez fortes pour m’empêcher de faire mon travail. Était-il temps de lire la sentence ? Le formulaire était dans ma main. Je mis mes lunettes sur mon nez. La vieille, environnée de paillettes toujours plus scintillantes, s’approcha de moi. Elle sentait le café. Je compris que je recevais son haleine. Je ne pouvais pas reculer, car le mur était derrière moi. Pourquoi reculer d’ailleurs ? Est-ce qu’on me menaçait ?

« As-tu conscience, Jadis, me dit la vieille sibylle momifiée, que jamais plus l’occasion ne te sera offerte de devenir riche et donc puissant ? Je peux te citer maints exemples d’eunuques parvenus au sommet du pouvoir. Et maintenant tu sais comment ils y sont parvenus.

— Serait-ce la première fois qu’on refuse ton offre, Sibylle ? dis-je.

— La première, dit la vieille. Je l’attendais. Elle arrive toujours.

— Et qu’arrive-t-il quand elle arrive ? Tu dois le savoir puisque tu sais tout… ?

— Tout, non ! Je ne sais pas faire de toi un homme. Je ne sais même pas ce qu’ils font de tous ces testicules et de ces pénis désormais impropres à la consommation du plaisir.

— Je dois faire mon travail. Laisse-moi lire la sentence. C’est la procédure…

— Je ne te retiens pas. »

Je lus donc la sentence qui condamnait Silvia à avoir la gorge tranchée sur l’Autel de la Nation. La jeune fille ne parut pas émue par cette horrible perspective. Elle allait perdre la vie d’une ignoble façon, mais qu’y pouvais-je ? Ou elle irait servir les appétits des puissants dans un bordel national si la vieille sibylle ne m’avait pas raconté des histoires. Je ne lui en voulais pas. Je comprends l’amour. Elle aimait Silvia. Elle voulait la voir grandir et être heureuse de profiter de sa beauté. Je comprenais cela, mais je ne devais pas exprimer mes sentiments. Silvia monta dans ma voiture. Et nous traversâmes des paysages presque aussi beaux que son visage, ses épaules, ses jambes qu’elle me montrait. Mais je n’avais aucune envie d’être étripé sur la place publique pour avoir cru les histoires d’une prétendue sibylle qui n’était, aux yeux de tout le monde, qu’un vieux sac couvert d’une perruque poussiéreuse.

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