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L'éponge comme poème
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 Article publié le 23 octobre 2016.

oOo

Cette histoire d’éponge dont on n’a pas voulu comme poème, tout de même, c’est une histoire sordide dont il conviendrait de se détourner.

Mais les éponges posées sur la table restent silencieuses. Elles savent ce qu’il en a été.

Ce qui est drôle, c’est qu’il n’y a pas eu de polémique, de ces débats dont le monde littéraire raffole tellement (même sur internet). On n’allait pas argumenter non plus.

L’affaire concernait avant tout ce qu’on appelle, après Émile Benveniste, le « prédicat de réalité ». L’éponge comme poème, c’est avant tout l’affirmation d’un prédicat de réalité. Car

1. il ne s’agit pas de dire que l’éponge est « poétique » (comme un ciel d’automne ou une belle phrase bien rythmée seraient « poétiques » par exemple)

2. il ne s’agit pas non plus d’une métaphore un peu usée qui rapporterait le texte à la texture, l’éponge à sa propre texture ou même (bien que ce rapprochement serait déjà plus fructueux) l’homme à son organicité spongieuse, non

3. pourtant, il s’agit bien de texte - au sens non métaphorique de ce mot : parler de l’éponge comme poème, c’est parler de l’éponge comme texte, matériellement

4. les limites d’un texte sont considérablement mal définies

5. il faut également envisager la dimension contextuelle de notre « prédicat de réalité » (l’éponge, non comme thème mais comme rhème)

6. on aurait pu s’interroger sur la pluralité existentielle de notre « prédicat de réalité » (= éponge x poème) mais ça aurait servi à quoi ?

Pendant ce temps, on voudrait faire un film dont une éponge serait le héros. Mais dans le combiné du téléphone, je hurle : « Ce n’est pas un thème, c’est un rhème ! Pas un sujet, un prédicat ! » Etc, etc.

C’est comme le film où il y avait la jeune Keanu Reeves, disparue depuis. Il y avait des bandes trouées qu’on avait colmatées avec de petits bouts d’éponge. C’était bizarre, l’éponge séchée était friable, comme on peut s’en douter.

Mais on trouvait le résultat intéressant, alors quoi ? On n’allait pas se demander si c’était « réellement » du cinéma, non plus ?

 

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