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 Article publié le 4 septembre 2016.

oOo

Mon existence a commencé par une séparation. Je vous parle d’une séparation, pas d’une rupture. J’en ai connu des ombilics. Mais ces hiatus n’ont rien à voir avec la séparation. On reconnaît le cordon, le funicule, le chapelet et tout ce qui nous attache aux conditions de l’existence. Mais en cas de séparation, rien n’est rompu. Et pourtant, l’éloignement commence par cette croissance de la mémoire. Je l’ai su dès le premier instant. Jack m’a quitté au printemps. Nous avions passé un hiver de silence, de choses cachées, d’annonces en sourdine. Il avait gelé presque tous les jours. Nous sortions rarement. Et nous n’allions pas plus loin que les terrains de chasse, par les champs aux sillons gelés et dans les bois frissonnants d’immobilités enfouies. J’avais passé presque tout mon temps en lectures, entre la cheminée et lui qui occupait son esprit en constructions soumises aux lois de la gravité et de la résistance des matériaux. Ces épures finissaient sur la table. Je les empilais soigneusement comme s’il s’agissait de projets, mais ce n’étaient que des passades d’un esprit à l’abandon. Depuis l’été, nous nous limitions à vivre sans chercher à poursuivre nos travaux. En près de vingt ans de vie commune, c’était la première fois qu’on plongeait ensemble dans le vide. Ce qui s’était passé pendant l’été expliquait tout. En y réfléchissant, le nez dans un livre quelconque, je me disais que ces raisons n’étaient que des raisons, que leur nature n’avait pas l’importance que nous leur accordions maintenant. Il ne devait pas en penser autre chose, mais nous n’en parlions pas. Il était dehors plus souvent que moi, car je suis frileux et il est solide dans le froid comme sous le soleil. N’allez pas croire que cette force physique réduit ses capacités intellectuelles à ce qu’on peut attendre d’un compagnon chargé des contingences ménagères. Il est au contraire plus artiste que moi. Mais il y passe moins de temps, il est spontané, définitif le plus souvent, rarement soumis aux angoisses du possible comme je les subis quotidiennement. Il s’est passé ce qui s’est passé. Peu importe pourquoi, comment. L’été s’est achevé sur un constat. Il en a donné les signes le premier. J’ai persévéré dans la naïveté pendant quelques jours avant de sombrer dans l’évidence : l’amour n’est que l’explication du désir. Or, le désir, quand on y pense, n’est qu’une idée comme les autres. Et nous ignorerons toujours ce qu’il est en réalité. Ainsi, l’amour ne peut être que provisoire. Or, les évènements de l’été révélèrent que nous n’étions plus à l’écoute de nos désirs : il y avait longtemps que nos esprits s’évertuaient à entretenir ce sursis. Et il a suffit d’une sorte d’étincelle pour éclairer cet aspect de notre lente désuétude. Voilà tout le contenu de l’hiver, ce que je peux en dire sans céder à la panique. Jack est parti sans laisser d’adresse.

Richard habite de l’autre côté du fleuve. Comme je n’ai pas de bateau, j’emprunte le pont à quelques kilomètres de là, ce qui sèche mes larmes. Quand j’arrive chez Richard, c’est lui qui pleure. Jenny ne l’a pas quitté, oh non ! Elle ne le quittera jamais. Tout est à elle. Il s’accroche à ces biens comme à une bouée. Mais son existence charrie tout le limon de leur longue existence commune. Elle n’a pas l’air de s’en soucier. Elle le frappe. Il reçoit ces coups comme une facture à payer. Je ne le plains pas. Il est solide. Mais ce jour-là, le jour où Jack m’a quitté, Richard pleurait dans la cuisine et Jenny était sortie pour aller faire des courses. Je suis entré sans frapper, comme d’habitude. Je ne l’avais jamais vu pleurer. Je venais à peine de sécher mes larmes, le vent de la portière les avait séchées. Il a essuyées les siennes avec le dos de la main. Qui était mort ?

Ma question l’a fait sourire. Ses joues se sont gonflées d’une espèce de bonheur. Ma naïveté naturelle fait toujours cet effet. Elle peut réduire la profondeur d’une plaie, sans la refermer toutefois, et Richard a continué de hoqueter sans parvenir à calmer sa transe. Personne n’était mort. Alors Jenny lui avait-elle ordonné de quitter ces lieux qu’il adorait depuis vingt ans et plus ? Décidément, j’étais le plus naïf des amoureux.

« Elle est partie de faire avorter, dit-il enfin. Ce matin, elle m’annonce dans la foulée qu’elle est enceinte et qu’elle n’en veut pas. Ça n’a pas duré une minute. Elle m’a laissé dans l’état où tu me trouves. J’aurais dû épouser un homme moi aussi. Comment va Jack ? »

Je lui expliquai. On n’a pas pleuré. On a bu un café brûlant, assis de chaque côté de la table. On entendait l’eau du fleuve dans le marais. C’est ça, notre silence, de nuit comme de jour. Et quel que soit le temps qu’il fait. Et puis il y a cette odeur de terre vivante, grouillante, croissante à nos portes donnant sur la rive. D’habitude, c’est là le remède contre mon angoisse. Je peuple alors mon imagination, je me raconte une fois de plus, je me renouvèle, souvent à même le papier. Je ne sais rien de l’angoisse de Richard, sauf que ce ne doit pas être facile de ne rien posséder, d’être possédé, enfermé, sans rêves pour s’éveiller et sans saine fatigue pour s’endormir. Sa cuillère lançait des reflets dans le rideau. Jenny serait absente pendant toute la semaine.

« Si tu veux, me dit-il en riant, on peut refaire notre vie ensemble. »

Il n’aurait que le fleuve à traverser. Par le pont, car le bateau appartenait aussi à Jenny. Et puis l’idée d’avoir à continuer d’exister face à elle, seulement séparés par la masse toujours mouvante des eaux, ne me séduisait pas autant qu’elle l’amusait. Pendant un instant, j’ai cru à ce rêve bouffon que seul le désespoir lui inspirait. Il déboucha une bouteille. L’odeur du rhum se mit à tournoyer, comme si je la voulais insaisissable. Il en garnit généreusement le fond de nos tasses. Je n’aimais pas cette maison.

« Allons pêcher ! dit-il. Ou parlons d’autre chose. Bizarre tout de même que cela arrive le même jour, comme ça ! en moins d’une minute. Et peut-être au même instant… »

Il consulta sa montre. Il était trop tard pour aller pêcher. Il était même temps de se mettre à cuisiner. Il ouvrit le garde-manger et en sortit deux épaisses tranches de bœuf. J’ai toujours aimé l’homme au fourneau. Les bruits de métal, les glissements du couteau, les répétitions têtues, les fritures… Rien que des bruits. Puis vient le temps des odeurs, ou plutôt du mélange savant de ces odeurs. Un vertige me prend. Je me donne. Jack savait en jouer.

« C’est long, une semaine, dit Richard comme pour interrompre le fil de mes pensées.

— Ce sera beaucoup plus long pour moi, chéri…

— Excuse-moi pour les larmes, mais je n’ai pas pu me retenir…

— Comme j’aimerais pleurer moi aussi ! » lançai-je au-dessus du feu.

Il me regarda comme si je mentais.

« Il reviendra, dit-il. Ce n’est jamais comme ça que ça se passe.

— Tu ne sais pas ce qu’il s’est passé, Richard !

— Raconte-moi tout ! »

Quelle immonde tristesse ! Dans une semaine, la vie reprendrait son cours habituel de ce côté du fleuve. Mais là-bas, sur l’autre rive, en serais-je encore à me demander si Richard n’avait pas raison de croire que Jack renoncerait à son interminable voyage aux antipodes de mon bonheur ? En attendant, je pouvais avoir Richard à moi seul pendant toute une semaine. Pêche, chasse, bricolages divers, jardinage, petites promenades en hauteur pour assister à la débâcle. Et ces soirées tellement arrosées qu’elles s’achèvent devant le feu éteint, bouches grand ouvertes tournées vers le plafond, le cou brisé sur le dossier des fauteuils. Nous n’épuiserions jamais aucune conversation. Et Jenny reviendrait, étrangement belle et terrible. J’aurais fui une fois de plus, mais dans quelle direction ?

« La maison est à toi, dit Richard. Tu as de la chance. Personne ne t’en chassera.

— Si jamais elle te chasse, tu sais où aller…

— Quoi ! Traverser le fleuve ? Me contenter de traverser ce maudit fleuve, même à la nage ?

— Tu prendras le pont en amont, comme tout le monde…

— Il faudrait alors que tu construises un mur entre elle et moi !

— Pourquoi moi ? Construis-le toi-même.

— Tu es cruel, Johnny ! »

Je l’étais. C’est l’enfance qui remonte du puits où je l’ai jetée en épousant Jack. Richard ne plaisantait pas. Je le surpris à jeter un œil presque narquois sur les fusils pendus au mur entre les deux fenêtres. D’ailleurs, cet après-midi-là, on a fabriqué des cartouches sur la table de la cuisine. Il était rêveur. Il avait aperçu des lièvres dans la lande il y avait deux ou trois jours. Cette imprécision m’inquiéta. Où irait-il si Jenny le foutait dehors ? Chez moi ? J’en doutais. Il n’aimait pas le fleuve. S’il avait pu choisir, il aurait épousé une de ces sombres montagnardes aux jambes solides qui ne ménagent pas leurs hommes, mais les comblent bien au-delà de leurs espérances. Voilà ce qu’il pensait de ces femmes coriaces. Mais s’il en épousait une, en admettant que Jenny lui en donne l’occasion, il n’en demeurerait pas moins sa possession et elle finirait peut-être par le jeter dehors pour la même raison : il était paresseux. Autour de lui, tout finissait par tomber en ruine. Voilà ce que Jenny lui reprochait. Que me reprochait Jack ? Richard aurait bien voulu le savoir. Ou alors je l’avais jeté dehors pour une bonne raison. Cependant, Jack n’était pas paresseux. Voleur, oui, mais c’était ce que j’aimais en lui : cette faculté de déposséder les autres sans leur inspirer le moindre soupçon ou en tout cas ils ne lui en avaient jamais voulu au point de le dénoncer. Je l’adorais comme ça. Richard le savait, mais comme c’était le premier jour du malheur, il ne chercha pas à en savoir plus. On irait chasser le lièvre au matin. Il aimait ces coteaux désertiques. Et la perspective des montagnes encore neigeuses en ce début de printemps. On rencontrerait d’autres chasseurs et Dieu seul savait où et comment se terminerait cette sainte journée. Nous savions exactement pourquoi.

*

J’étais retourné chez moi quand Jenny est rentrée. J’ai vu sa voiture traverser le pont et j’ai tout de suite couru pour récupérer mes jumelles. Derrière le pare-brise, elle avait l’air en forme. Elle fumait son cigarillo, le tenant entre les dents. Richard l’attendait sous le porche. Il était accompagné de son chien qui était assis, les oreilles frémissantes. Jenny a garé le pick-up sous l’appentis, la portière a claqué plus d’une fois et enfin elle est entrée sous le porche. Je ne lis pas sur les lèvres, mais je savais que ce qu’elle disait n’était pas dit pour arranger les choses. Richard était immobile et il caressait la tête du chien. Il avait son fusil en bandoulière. Il était trop tard pour aller chasser. Nous avions chassé chaque matin depuis le premier jour du malheur. Nous avions même pêché le soir dans le marais. Et les nuits s’étaient laissé noyer dans les brumes de l’éthylisme le moins joyeux qu’on puisse concevoir à cette hauteur du malheur. La question revenait sans arrêt : Jack m’aimait-il encore ? À quoi je répondais que Jenny avait besoin de lui, sinon elle l’aurait jeté dehors depuis des années. Au début, elle ne savait pas qu’il était paresseux. Elle avait commencé à le soupçonner le jour où elle s’était aperçu qu’il prenait du bide. Elle avait associé ce bide à la paresse. Sans ce bide, elle aurait continué d’avaler sa paresse sans jamais s’en inquiéter. D’ailleurs pourquoi s’en inquiétait-elle depuis ? Qu’est-ce qui avait changé à part le bide ? J’en avais un moi aussi, plutôt gras d’ailleurs, et je n’étais pas parti pour l’éliminer aussi facilement que Jack avait pris la décision de me laisser tomber.

« Si je vis avec toi, m’avait susurré à l’oreille ce vieux Richard, ce sera en tout bien tout honneur, n’est-ce pas… ?

— Je ne vois pas comment…

— Ben c’est que moi je vois ! Qui sait jusqu’où on peut tomber quand on est dans le malheur ? »

Voilà ce qu’il pensait de moi. J’étais parti avant le dernier jour, je veux dire deux jours avant le retour de Jenny. J’en avais assez de ces leçons morales. Richard est un type chouette tant qu’on en reste aux choses courantes comme la cuisine, la chasse et peut-être ces femmes de la montagne qui le faisaient encore rêver alors qu’il était devenu un incorrigible paresseux. Il n’avait aucune chance avec elle, ni de changer d’existence, ni d’y prendre du plaisir. Il le savait. Alors j’étais parti sans colère deux jours avant celui où il aurait à affronter les décisions irrévocables de Jenny. Pourquoi ne voulait-elle pas avoir d’enfant ? Il l’ignorait. Peut-être à cause de la paresse, avais-je suggéré. Elle est souvent héréditaire. Un tas de défauts le sont. Il le reconnaissait. Et du coup la conversation a tourné autour du principal défaut de mon père et j’ai décidé de partir le lendemain à l’aube.

« C’est pas plus mal, avait grogné Richard. Ça me laissera le temps de penser à ce que Jenny pourrait me reprocher en rentrant. Dire que j’aurais pu avoir un fils…

— Ou une fille…

— Même un pédé comme toi, Johnny ! J’aurais même accepté d’être le père d’une tapette. Mais elle ne veut pas comprendre ça ! »

Et Jenny était rentrée comme prévu. Le chien s’est retrouvé seul sous le porche. Il semblait attendre. Il devait les entendre, mais je n’avais pas ses oreilles. J’ai attendu moi aussi. Et midi est arrivé. Une bonne odeur de cuisine a traversé le fleuve. Ça avait l’air de bien se passer. Je ne prenais aucun risque à faire le tour pour leur rendre visite. On avait convenu avec Richard que je n’étais pas au courant de leurs petites affaires de garçons, de filles et de pédés. Le chien était toujours sous le porche. Il reniflait l’odeur de cuisine. Mais pas un bruit de fourchettes. Je suis entré sans frapper.

Jenny était allongée sur le plancher de la cuisine, la robe retroussée sur les cuisses. Sur le coup, je me suis demandé si j’étais entré dans la bonne maison. Son visage n’existait plus tellement il était brûlé. Les cheveux aussi avaient brûlé. Elle en avait plein les mains. Et elle avait laissé des traces immondes sur le plancher. Elle s’était battue. Jenny ne pouvait pas mourir autrement. Je regrette déjà de ne pas avoir pris le temps de vous la présenter. C’était une femme intéressante. Belle, intelligente, presque un homme. Et voilà ce que Richard en avait fait. Après seulement dix jours de malheur. Moins un si on soustrait celui que je venais de passer seul à observer l’autre côté du fleuve, des fois que Richard songe à s’y laisser emporter par les eaux puissantes du printemps. J’étais aussi à l’écoute, prêt à accepter un coup de feu. Mais il avait attendu le retour de Jenny et comme je n’étais pas là le dernier jour, il en avait profité pour aller plus vite et il s’était levé ce matin avec la ferme intention d’en finir avec cette femme qui le possédait au lieu de l’aimer. C’était là une stupide manière de voir les choses. Ce qu’elle possédait, c’était la maison et tout le reste. Il avait la sensation d’être possédé uniquement parce qu’il était paresseux. Comme son père sans doute. Il ne m’avait pas parlé de son père alors qu’il avait réussi à me faire parler du mien. Voilà comment il était en plus d’être paresseux. Et maintenant Jenny gisait sur le plancher de la cuisine, horrible à voir et comme je la verrais toujours si je n’arrivais pas à oublier cette histoire comme j’avais intérêt, pour mon bien, à laisser tomber l’idée que j’avais été heureux avec Jack.

*

La question était maintenant de savoir où était passé Richard. Les flics de la contrée lui ont couru après pendant plus d’un mois. C’était un chasseur. Ils étaient aussi des chasseurs. Et quand les héritiers de Jenny sont venus visiter sa maison, je n’ai pas pu m’empêcher de m’approcher pour en savoir plus. Le chien était toujours là. Quelqu’un le caressait exactement comme le faisait Richard avant de tuer Jenny. Le chien semblait aimer ça.

« Toujours pas de nouvelles de Richard ? demandai-je sans me présenter, comme si le chien s’en était chargé.

— Vous êtes qui vous d’abord ? »

Cette question nécessaire, que je ne prétendais nullement éviter, m’amena à m’intéresser au personnage qui me la posait. C’était un beau jeune homme comme je les avais aimés vingt ans plus tôt. Il était habillé en petit baigneur. Il caressait son peignoir d’une main experte et fumait en même temps un des cigarillos de Jenny. Je savais que ce n’était pas un des siens et qu’il n’en fumait pas habituellement. Il le tenait lui aussi entre les dents. Il connaissait donc bien Jenny. Et pour cause : c’était son fils.

Richard m’avait occulté ce détail. Comme d’autres personnes arrivaient, je me suis mêlé à la conversation, en bon voisin soucieux de se rendre utile. Le fils de Jenny me suivait. Et le chien le suivait. On allait partout comme ça, l’un derrière l’autre, le chien offrant sa tête rousse aux rencontres, le fils de Jenny tirant comme un gamin sur son cigarillo et moi devant à la recherche d’une nouvelle qui m’eût mis sur la piste de Richard pour peut-être le sauver. On ne s’inquiéta de ma présence qu’au moment de se mettre à table. Le fils de Jenny s’était assis sans cesser de m’observer. Le chien avait naturellement trouvé sa place sous la table. Il manquait une chaise. Qui étais-je ?

Je dus m’expliquer, cependant que les plats arrivaient de la cuisine. Je ne m’étais pas invité. D’ailleurs je conviais tout ce monde à prendre un verre à la brune. On ne me répondit pas. Le chien, un coin de la nappe sur le museau, m’observait comme j’étais en train de devenir chien. Le fils de Jenny lui caressait encore la tête. Je mis fin à cette situation pour le moins gênante en lui demandant son prénom, car il en avait forcément un. Il s’appelait Jack.

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