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Le caméléon en vacances
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 Article publié le 17 juillet 2016.

oOo

Vingt ans ! Vous pensez si j’avais refait ma vie. Je ne l’avais pas oublié. Et je n’avais rien fait pour me libérer de ces entraves. Je m’étais déplacée sur la carte. En diagonale. Passant du Nord au Sud. J’en avais presque l’accent. J’ai toujours été caméléon. Aussi loin que je me souvienne. De protée en herbe au polichinelle que je suis devenue avec l’âge. La langue toujours tirée. On ne me surprend pas. J’ai toujours quelque chose à dire. J’en deviens bavarde. Mais personne ne s’est avisé de me reprocher l’ennui que j’inspire à la longue. Longue, langue. Vous voyez le rapport… Bref, vingt ans passent. Je ne dis pas que c’est vite passé. On en vit, des choses, en vingt ans de cette maudite existence d’être limité par la mort, la société et sans doute aussi le désir. J’avais vingt ans à l’époque. Il m’aimait. Je ne le haïssais pas, mais de là à espérer trouver le bonheur de cette façon, non. Ce n’était pas mon genre. Je ne cherchais qu’à me divertir. Me divertir des autres, les choses ne m’intéressant pas. Sauf un bel endroit, avec piscine si possible. Et pas de flics à l’horizon. Et un tas de domestiques (les premiers de ces autres) pour résoudre les questions d’équilibre. Je m’y connais. Et c’était la vie qu’il me proposait. J’en avais envie, bien sûr. La Porsche m’indifférait. Les voyages m’ennuyaient. Mais n’était-on pas contraint de voyager pour échapper à la vigilance de son épouse ? Sinon, j’aurais passé le meilleur de mon temps dans cette grande maison avec vue sur la Méditerranée et ses troupeaux de moutons blancs sur la mer comme au ciel. J’adorais attendre de cette manière, allongée sur la terrasse, à même le dallage chaud, à l’ombre des murs. Mais elle était là. Je veux dire qu’elle vivait avec nous. C’était sa femme après tout. Et c’était elle qui possédait les lieux. Et bien d’autres choses encore. Mais tandis qu’il fomentait un complot contre elle, hypocrite et félin, je passais aussi une partie de la journée à observer la plage à la lunette. Je cherchais le même homme, mais célibataire. Comme ça, à distance, c’était une espèce de folie. J’en nourrissais mon attente. Mais n’allez pas croire que j’attendais moi aussi qu’il trouve le moyen de la faire disparaître. Je savais ce qu’il complotait, mais j’étais loin de penser qu’il passerait à l’acte. Et sans m’avertir en plus ! Je fus la première surprise. Et il fallut beaucoup de temps à la justice pour se convaincre que je n’y étais pour rien. J’ai d’ailleurs tort de parler de conviction dans ce sens. Elle s’exerçait plutôt dans celui qui me retint deux longues années derrière les barreaux. Il fallut un procès pour me sauver. Et je ne me suis pas souciée une seconde de ce qui lui était réservé. Aussitôt libéréede ce joug imprévu, je me suis enfuie. C’est comme ça qu’a commencé mon déplacement géographique. Pendant cinq cent kilomètres, j’ai fui. Puis je me suis ravisée. Une nuit à l’hôtel, seule au bord d’une route, je me suis calmée. Pourquoi fuir ? Et puis qu’est-ce que je fuyais ? La famille ? J’en ai une, mais je ne la fréquentais plus depuis longtemps. Il m’avait sauvée de la solitude, en quelque sorte. Et voilà qu’il avait tué Angéline. Une brave femme, au fond. Elle savait. Je ne pouvais pas passer pour sa sœur. Sa sœur à lui, dis-je. Nous nous entendions. Et ça a duré six mois, pas plus. Il n’a pas fallu six mois pour que ça arrive. Il l’a étranglée. Comme le fit Othello. Mais pour d’autres raisons. Je ne suis pas mauvaise conseillère. Je me tenais à l’écart, petite cousine lointaine qui minaudait avec ses airs d’adolescente tantôt effarouchée tantôt insolente. Elle ne m’a jamais rejointe dans cet isolement. Elle ne s’approchait pas de moi. Mais il m’arrivait de la croiser. Alors elle me frôlait, esquivant mes paroles, fuyant dans l’escalier qui descendait. J’habitais à l’étage pour profiter de la terrasse. On me vit rarement sur la plage. Elle s’y prélassait, le sein nu et la vulve rase, comme dit le poète. Beaux cheveux blonds. Épaules carrées, douces au regard pourtant. Longues jambes cuivrées par le soleil. Ses fesses entraient dans l’eau par saccade. Comment pouvait-il détester ce corps, alors que je n’étais qu’une enfant aux jambes courtes et aux seins pointus comme des fruits ? Était-ce justement l’enfant qu’il avait trouvée en moi ? Je n’en sais rien. Nous n’en parlions pas. Il me caressait longuement, se laissait caresser, jouissait comme d’une douleur et elle revenait pour effacer ce rêve commun qui ne lui appartenait pas. Mais quelle belle maison ! Et quel endroit paradisiaque ! Les fleurs, les boissons, le repos, la facilité, les promesses… Elle lui avait tout donné alors que je ne lui cédais que mon enfance, celle qui ne me quittait pas malgré mes vingt ans. Son regard devenait mélancolique quand il observait les petites filles sur la plage. Il les préférait nues, je le savais. Elles apparaissaient en slip multicolore, la poitrine ceinte d’un ruban, coiffées d’un affreux bonnet de plastique à cause des méduses. Je n’ai jamais rencontré de méduses. Mais cette histoire de méduses ne m’intriguait pas. Je l’écoutais. Ses contes relatifs à une enfance heureuse sombraient vite dans le lyrisme le plus ordinaire, celui de la chanson et des discours politiques. Il n’avait pas une âme de poète. J’aurais pu le détester pour cette seule raison. Je ne l’aimais pas non plus. Pour le moment, il me servait à quelque chose. Et je dois dire qu’Angéline n’était pas de trop. Je pouvais m’en servir à l’occasion, surtout quand elle se laissait courtiser par d’entreprenants invités venus d’une autre planète. Voilà comment nous vivions, tous les trois. Avec quelques domestiques que je n’ai jamais comptés. J’étais polie avec eux, mais sans aucune marque d’humanité. Et je n’ai jamais perçu de respect pour ce que j’étais pourtant. Me prenaient-ils pour une enfant ? Ils me traitaient plutôt comme la concubine du maître des lieux, lesquels appartenaient à la maîtresse de ce foyer toujours parcouru de frissons infernaux. Je suis arrivée au printemps, au moment où la terre fleurit. Il m’avait cueillie une semaine avant dans un endroit mal fréquenté. Je m’y adonnais aux plaisirs les moins délicats, ceux qu’une fille ne paye pas. Enfin… pas tout de suite. J’étais malheureuse, mais pas à cause d’une déception amoureuse ou d’un projet quelconque qui a mal tourné. J’étais malheureuse de nature depuis que l’enfance m’avait condamnée à conserver ses aspects les plus visibles et les moins faciles à cacher. Qui n’a pas songé au crime en me pénétrant ? Ou simplement en me caressant sous ma robe ? Je n’en étais pas moins poète. Et chaque soir, à la lueur d’un lampion de papier, je donnais ma parole en spectacle. Avec mes petites cuisses prometteuses et mon blanc de l’œil canin. Comme j’avais de belles dents ! Richard a tout de suite reconnu en moi une concurrente. Il ne fréquentait le Rigodon que pour trouver de quoi alimenter sa passion pour le corps de la femme. C’était du moins ce que je croyais, car les poétesses qui apparaissaient sous le même lampion étaient des femmes, avec des défauts de femmes et trop de poils et de plis pour passer pour des anges. C’est au milieu de ce concert de propositions fleuries que je suis apparue plutôt comme le fruit de l’enfance enfin révélée. Il succomba dès le premier vers. Je le répétais toujours pour commencer, comme un blues qui s’apprête à déchirer le papier de l’existence. Je l’entendis gémir. Il me déshabillait. L’ampoule claqua à cet instant. Le lampion s’enflamma et je toussai à cause de la fumée. On m’épousseta. La cendre était descendue sur moi. Avec quelle rapidité le lampion fut remplacé, je ne saurais vous le dire. Une autre ampoule m’éclaira. Il en vérifia la lumière. Et il ne s’éloigna plus. Il demeura adossé au mur de la scène pendant toute ma récitation. Il applaudit dans mon dos. Et enfin il m’enleva. Quel plaisir d’être violée de cette façon ! De pareils préliminaires ne se trouvent pas tous les jours au bon endroit, celui où vous cherchez vous-même à sortir de l’ombre et de l’ennui. Et il se mit à calculer. Le procès lui reprocha plus tard cette propension au calcul. On me jugea plutôt idiote, ce qui me sauva peut-être. Mais ses calculs avaient été extraits de la reconstitution des faits. Ils étaient aussi innombrables que complexes. Je n’y ai jamais compris grand-chose. Et je doute que la Justice en ait éclairci la troublante obscurité. Je n’avais jamais rencontré un pareil caractère. Il ressemblait à un personnage plus qu’à un être. Il était possible d’en parler en usant de poésie. Et je ne m’en suis pas privée. Je l’ai mis en vers. Et les habitués du Rigodon, qui ignorait de qui il s’agissait, s’identifiaient docilement à ce personnage. On était à la limite d’une scène pornographique. Et je pouvais voir ses yeux briller dans le fond de la salle où il hantait le comptoir, me tournant le dos, face au miroir où le lampion prenait ma place. De fil en aiguille, il prétendit m’aimer. Et comme j’avais terriblement besoin de l’être, je suis devenue sa petite cousine de France. Angéline accepta ma perdition comme une histoire malheureuse dont Richard me sauvait. Au début, elle aima elle aussi cette cousine encore enfant. Pour elle, je n’avais pas plus de douze ans. Ma mère aussi était comme ça. Et mon père adorait ça. Vous voyez le résultat… Nous en vînmes à nous supporter, Angéline et moi. Elle était loin de se douter qu’il ne lui restait plus que six mois à vivre, ce qui nous mena à la fin de l’été ou au début de l’automne. La mer était agitée depuis quelques jours. Il pleuvait et le vent emportait feuilles et fruits dans le jardin. Sur la plage, les enfants avaient cédé la place aux oiseaux. Des monceaux de branches mortes et d’algues pourrissantes s’entassaient sur le sable à proximité des dunes. J’étais figée derrière les vitres, voyant la pluie tomber sur les dalles rouges de la terrasse aux chaises renversées. Le Rigodon venait de fermer ses portes et ne les rouvrirait qu’au printemps. Qu’allais-je devenir pendant tout ce temps ? Richard et Angéline partaient le lendemain. J’avais refusé de les suivre. Mais je pouvais habiter la maison, à condition de respecter les lieux, avait précisé Angéline qui n’ignorait plus rien de mon aventure. Les domestiques rentraient chez eux aussi. Je ferais crédit au supermercado du coin. C’était entendu comme ça. Je n’y croyais pas. Et ça m’ennuyait d’avance. Richard était bien placé pour savoir que je finirais par me donner à un autre. J’avais besoin de cet amour de pacotille. Il nourrissait ma prose à défaut de m’ouvrir les portes du bonheur. Nous nous réveillâmes, ce jour-là, avec le sentiment que nous avions atteint la fin du numéro joué depuis le début du printemps. Mais Angéline ne savait pas qu’elle allait mourir avant midi. Richard, lui, avait calculé cet emploi du temps. Je me doutais qu’il allait se passer quelque chose. Et comme j’étais nunuche, je prévoyais une séparation, une Angéline partant seule et acceptant de nous laisser l’usufruit de sa maison de vacances. Un Richard solide comme le roc qui luttait en ce moment contre les vagues derrière la vitre. Et moi, petite et l’âme en peine, condamnée au silence faute d’avoir droit à la parole. Je supposais qu’Angéline attendait elle aussi ce moment dramatique qui nouerait tous les fils du récit en un seul, celui que retiendraient nos mémoires après la tombée du rideau qui, dans ces cas extrêmes de la chair, fondrait comme la nuit sur mes prétentions à l’oubli. Mon front, glacé, ne décollait pas de la vitre. Et le vent devenait assourdissant. Au large, au milieu des vagues, le rocher éparpillait des oiseaux dans un ciel de plomb. Je n’entendis rien. Je m’attendais à une dispute, à un remue-ménage ordinaire, à des paroles insensées, peut-être à des coups, ou des violences retenues par les fils de la peur, mais il ne se passait rien. Les portes, derrière moi, demeuraient fermées. Pourtant, d’après le procès, elle appela. Une voisine de palier, derrière le mur, l’entendit se plaindre comme « si elle était en train de mourir ! Ah ! Madame la Présidente ! Je reconnaîtrais cette plainte entre toutes les autres. Je suis infirmière ! Je m’y connais ! » Ce témoignage contredisait le mien. Il convainquit. « Alors, pourquoi n’avez-vous rien entendu… ? » Oui, pourquoi ? je n’en sais rien. Et je n’en saurais probablement jamais rien. Mon cerveau ne veut pas avouer qu’il a entendu ce que mon esprit n’écoutait pas. Un peu compliqué, voire farfelu, comme explication devant un tribunal. Mais le fait est que j’attendis. Ça, je ne pouvais pas le nier. J’attendais. « Mais vous attendiez quoi… ? » Je ne sais pas… Qu’elle s’en aille. Qu’elle nous foute la paix. Qu’elle nous vire de cette maudite maison. Qu’on aille vivre ailleurs. Ensemble et pour toujours. Mais la voir morte m’a rendue complice. Il a enfin ouvert la porte. Il était pâle comme dans un roman de bonne morale absurde. Il s’appuyait contre le montant, tenant encore la porte par sa poignée. Je voyais le lit défait. Le corps d’Angéline était couché sur le dos. Richard balbutia quelque chose d’incompréhensible avec les moyens du bord. La vitre glaçait maintenant ma nuque. Je ne trouvais pas la force de me renseigner. « C’est pourtant ce que tout le monde fait dans ce genre de situation… » Je sais. Les gens se renseignent. Mais ne fuient-ils pas d’abord ? Où aller cependant ? Pleurer sur la terrasse, en plein vent, dans les embruns. Foncer vers la sortie et courir dans l’escalier pour affronter le mauvais temps des trottoirs. Se jeter dans les bras de Richard. Mais il ne me les offrait pas. Il me barrait même l’entrée de la chambre, sans en refermer la porte cependant. Je prétendais interroger son regard, mais il ne disait rien. Il ne pleurait pas. Il avait achevé ce que son esprit tordu avait prévu depuis des jours. M’étais-je imaginé une pareille fin pour marquer le début d’un interminable procès ? Deux ans de préventive. Et dans un pays qui ne badine pas avec la cruauté en matière de châtiment. Car nous fûmes jugés en France où nous avions fui, laissant derrière nous le cadavre d’Angéline à une Espagne qui reprenait son souffle après l’avoir perdu en fin de saison. Vous connaissez la suite. Ma libération. Le voyage dans le Sud. Ma nouvelle existence de femme cachée. Seule. Improbable. Inaccessible. Vieillissant mal dans son corps d’enfant. Et vingt ans ont passé. Vingt autres auraient encore passé si je n’avais pas reçu cette lettre. Richard avait retrouvé sa liberté. Il avait payé. Tout le monde l’avait oublié. Et pour résister à cette pénitence, il m’écrivait pour renaître en moi. Je suis remonté chez moi en pleurant. Je n’avais aucun désir de le revoir comme il le souhaitait « ardemment ». Je n’avais plus rencontré personne. Il le savait. Qui le renseignait dans sa prison obscure ? Je n’en savais rien, mais il savait que j’étais seule. Il arrivait par le train. Il prendrait un taxi. Il savait tout de moi. Il frapperait à ma porte. « Enfin ! » Mais lui avais-je écris moi-même une seule fois ? M’étais-je inquiétée de son malheur de prisonnier incapable de fomenter une évasion ? Ne savais-je pas que sa capacité de calcul s’arrêtait aux portes de l’amour ? Je fermais ma porte à double tour. Je ne voulais pas mourir de cette façon. Mourir pour quelles raisons, selon lui ? Je n’avais tué personne. Je ne l’avais pas abandonné, sauf à lui-même. Mais ne m’avait-il pas condamnée à habiter moi aussi une prison de malheur ? Ne devais-je pas appeler la police plutôt que de me mettre martel en tête ? J’étais paralysée. Impuissante à me déterminer enfin. Pourtant, c’était bien le moment. Mais pas dans mon appartement minable. Pas entre ces murs qui ne m’appartenaient pas. Je sortis. Et je m’éloignais. Je sortis bientôt de la ville. Une autre plage. Des rochers dans l’eau. Des gens croisés. Inutile de sonder leurs regards. On me retrouva dans la nuit, les pieds dans l’eau, hagarde, incapable d’expliquer ce que je cherchais dans cet endroit dangereux. La marée montait. Je le savais. On me transporta. J’étais sauvée. Oh comme ce récit devient haletant ! Il va vite ! Il veut achever sa course folle. Il cherche son point de chute. Une autre sentence pour conclure cette espèce de procès que je me fais en écrivant. J’étais encore seule, mais accompagnée. D’ailleurs, on ne me lâchait pas. On était responsable de mon existence. Je n’avais rien demandé, mais on m’offrait cette aide inespérée. Comment n’y avais-je pas songé depuis vingt ans ? Vingt ans passés à ne rien chercher. Vingt ans d’immobilité. Ne pensant même pas à ce Richard qui serait libéré tôt ou tard. Et qui, une fois libre, m’écrirait pour me revoir. Et que je fuirais dans un moment de panique. Mais je suis calme maintenant. Tranquillisée par l’artifice du savoir en matière de désespoir. Je dors. Et quand je ne dors pas, je ne pense plus vraiment. J’écris. Et croyez-vous qu’on me confisque ces écrits ? Pas du tout. On m’amène du papier. « Écrivez ! Écrivez encore. Nous lisons tout ce que vous écrivez. Cela ne vous fait-il pas plaisir d’écrire tout ce qui vous passe par la tête ? N’en avez-vous pas rêvé pendant vingt ans ? Un cygne d’autrefois… » Leur rire charmant. Cette gentillesse appliquée. Et pas un mot à propos de Richard. A-t-il frappé à ma porte ? Est-il même descendu de ce train ? L’a-t-il pris d’ailleurs ? Je rêve tellement depuis vingt ans. La Présidente l’avait suggéré aux jurés : « N’est-elle pas au moins un peu coupable de la mort de cette innocente et aimante femme… ? » Non. Ça ne se terminait pas comme ça. Mais c’est une autre histoire.

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