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 Article publié le 10 juillet 2016.

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En France, par vertu constitutionnelle, le politicien est le représentant de la bêtise humaine, le religieux se charge de la cultiver et le militaire, mis au service de l’industrie nationale, l’exploite jusqu’à la grimace commémorative obligatoire. C’est à peu près ce que je pensais à cette époque-là. Et c’est ce qui mettait mon frère hors de lui, au cours de ces réunions de famille qui avaient lieu l’été, sous la houlette du père, dans notre propriété de Salasses-les-Urnes. Ce village marin, aujourd’hui balnéaire, accueille notre famille depuis quatre générations. Nous sommes l’exemple même de la malignité française à l’état pur. Nous avons su collaborer avec Vichy sans nous mêler avec l’ennemi et, comme résistants de la dernière heure, nous avons reçu les hommages de la République en grandes pompes. Mon frère Hercule, le mal nommé, a pris la relève de la tradition familiale : il est magistrat, déjà décoré pour un honneur fictif et compromis dans diverses affaires territoriales liées au foncier et aux racines du capital local. Je n’ai pas du tout suivi cette voie : je suis l’œuf pourri de la famille, j’écris des « insanités » antireligieuses et je n’ai aucun respect pour un État constitué sur le principe clair d’une concentration des pouvoirs dont la Nation est pourtant en droit de revendiquer la séparation pour son bonheur et son épanouissement (Quel langage !). J’étais destiné à la politique. Certes, nous n’avons pas de prélat parmi nous, mais nous en connaissons de très près. Voilà vite fait le portrait d’une famille de salopards typique de la méchanceté et de la bêtise française démocratiquement exprimée.

Père venait de crever. Mère avait cessé de nuire quelques années avant, laissant la place à une marâtre presque adolescente dont j’étais amoureux pour des raisons obscures que je vous laisse apprécier. C’était le premier été sans autorité suprême pour conduire le char estival. Mon frère Hercule, ma sœur Sophie et moi-même arrivâmes à Salasses-les-Urnes le même jour, comme convenu. Et il était aussi entendu que nous quitterions la propriété le même jour, fin juillet. La maison était en effet louée en septembre, puis restituée à ses locataires légitimes pour le reste de l’année. Et avant de trépasser, Père avait vendu l’annexe, jadis occupée par la domesticité d’une noblesse oubliée, à des vacanciers qui avaient prévu de l’occuper pendant les mois d’été. Cependant, quand nous arrivâmes ce jour-là, début juillet, la petite maison jadis annexée était encore vide. Hercule grimpa sur une échelle pour vérifier à la jumelle la fermeture des volets. Ils l’étaient. Il redescendit sans commentaires, car je venais de le harceler à propos d’une nouvelle hypocrisie gouvernementale, et sa réplique ne tolérait aucun retard. Nous nous disputâmes sous le grand noyer qui tua Père, car il faisait la sieste sous ses vastes branches. Sophie sortit pour retrouver Mélissa à la gare. Vous avez compris que Mélissa est la veuve de Père. Vous ne comprendrez pas pourquoi je l’aime, mais quand vous l’aurez vue, vous me donnerez raison d’en rêver, ou du moins de rêver de ce corps conçu pour l’amour.

Le soir, nous dînâmes sous la tonnelle de bruyère. Mélissa cuisinait. Elle ne se fatiguait pas de rappeler que Père l’avait épousée uniquement pour ses qualités de cordon bleu. Nous avalâmes un ragoût de mouton au basilic, prétexte à vider quelques bouteilles faisant partie de l’héritage. C’était à qui en profiterait le mieux, les deux femmes étant exclues de ce tournoi équilibré. Je dis femme, alors que Sophie n’est, à mes yeux, et sans doute à tous ceux qui la regardent, ni femme ni homme. Elle n’a épousé personne et je doute que, malgré sa dot, elle trouve de quoi satisfaire les apparences. Une pareille laideur, qu’elle doit à Mère, n’attire que les bousiers. Il ne s’en trouve que dans l’administration. Elle fera tôt ou tard l’affaire d’un bibliothécaire ou d’un gendarme, pensais-je. Et je n’étais pas le seul à le penser. C’est comme ça qu’on pourrit les familles. Et c’est ce qui explique que je ne sois pas sorti comme les deux autres : moches, méchants, avares et perfides. Je suis plutôt bien fait de ma personne, j’ai le cœur sur la main, surtout s’il s’agit de baiser, je ne possède rien à part mon héritage qui fond comme neige au soleil et je suis fidèle à ceux qui m’aident à ne pas me suicider. À croire, comme dit Hercule, que je ne suis pas le fils de Père. En tout cas, Mélissa n’a pas dit non. Elle s’épile entre les jambes uniquement pour me plaire. Et je l’huile chaque soir avec les lubrifiants de nos communes raisons de vivre. Quand elle n’est pas là pour me satisfaire, je me branle jusqu’à épuisement du sujet, ce qui me mène tard dans la nuit.

Nous reprîmes, Hercule et moi, notre dispute après le repas, sous la lampe saturée d’insectes. L’alcool décuplait nos forces. Les arguments se neutralisaient par paires égales. Pendant ce temps, Mélissa se baignait à l’étage. On entendait le clapotement de ses bulles. Hercule, toujours célibataire, ne pouvait pas s’en émouvoir. Sans cesse je remettais le sujet sur la table, avec les précautions d’usage, efficace tactique visant à l’exaspérer, car il était puceau. Et dans l’ombre, où elle tricotait pour l’hiver, Sophie me maudissait, mais elle ne pouvait empêcher sa chatte de mouiller sa culotte, car j’étais à son goût. Ces guenons sans partage ont toujours bon goût.

Je ne sais plus qui déclara forfait, mais nous nous couchâmes, très excités, Hercule par ses jugements, Sophie par ses chaleurs et moi par l’attente qui avait réduit Mélissa aux avantages de sa chair toute fraîche malgré l’usage frénétique qu’elle en faisait avec moi. Je la retrouvai dans ma chambre, nue et brûlante, tandis que j’avais déjà éjaculé en montant. Je m’endormis sur ces entrefaites.

*

L’influence de l’extérieur sur le rêve est une évidence indiscutable. Au moment où se produit un bruit, le cerveau en traduit les corollaires par un épanchement tellement relatif que nous pensons le vivre (ou le revivre) dans la réalité même. Un éclat de voix et de musique me traversa. Je fus transporté par une force inconnue et, une seconde plus tard, j’étais tripoté par ma sœur dans un lit qui sentait la basse-cour. Profitant d’avoir deux mains et une bouche, elle me possédait tout entier. Ce n’était pas désagréable, au contraire, mais je me débattais pour échapper à ce que je considérais comme une condamnation prononcée par mon frère. Une angoisse intenable me pénétra par les narines, car j’avais la queue, l’anus et la bouche remplis de Sophie, de ses mains et de sa langue. La voix d’Hercule se répandait comme une mauvaise odeur. Je ne parvenais pas à me réveiller. Mélissa n’était pas là pour me sauver de ce supplice. Je l’appelai.

« Tu a fait un cauchemar, me dit-elle en pressant ma bouche dans sa main humide. Remets-toi, mon pauvre ami. On va t’entendre. Je file ! »

Et elle fila, me laissant seul avec mon angoisse. Cependant, la musique continuait de se faire entendre, comme si j’étais encore dans le rêve, à la différence que Sophie et Hercule n’étaient plus là pour me supplicier. J’étais seul. La fenêtre étant ouverte, je ne tardai pas à me rendre compte que cette musique venait du dehors. Je me penchai.

De l’autre côté du mur de clôture, un petit homme me salua. Je répondis à son salut par un grognement. Il parlait aussi :

« Voulez-vous vous amuser avec moi, voisin ? »

Il était trois heures du matin. J’entendis Hercule et Sophie descendre l’escalier et ouvrir les portes-fenêtres de la terrasse au-dessus de laquelle je me situais. Aucune lumière ne l’inonda et comme ils étaient à ras de terre, le mur de clôture les empêchait de voir ce que je pouvais voir de ma fenêtre : une piscine illuminée, un petit homme nu portant un verre qu’il suçait de temps en temps et divers corps allongés dans des chaises longues, nus me sembla-t-il. La musique ne m’avait pas empêché de saisir le sens des paroles du petit homme, mais elle envahissait tout l’espace et ma propre voix ne porta pas aussi loin. Le petit homme mit sa main en pavillon sur son oreille droite. Il n’entendait pas ma réponse. Je dus secouer la tête pour signifier que j’avais envie de m’amuser, surtout avec des femmes, mais qu’ici on pensait plutôt à dormir pour être frais et dispos pour la cérémonie du lendemain, car nous avions décidé de nous rendre au cimetière pour fleurir nos tombes. En bas, juste sous moi, Hercule et Sophie devaient s’être tapis dans l’ombre, horrifiés par ce qu’ils ne pouvaient pas comprendre comme je commençais à le faire : le propriétaire de l’annexe avait pris possession de son bien dans la nuit et il donnait une réception pour fêter l’évènement. Il y avait des femmes nues, de l’alcool et une piscine pour servir de draps à l’amour.

« Comment ça, une piscine ? rugit Hercule quand je fus descendu. Il n’y a jamais eu de piscine dans l’annexe !

— Il en aura fait construire une entretemps… couina ma sœur. On en vend aussi de portables qu’on pose sur le sol. Elle ne doit pas être aussi grande que tu dis, Clément. Tu as encore rêvé…

— En tout cas, grogna Hercule, cette musique n’est pas un rêve. Il faut que ça cesse ! »

Et il débita une série d’articles de la loi punissant la musique de nuit. Il savait de quoi il parlait et comme il avait l’habitude de n’agir que par police interposée, il s’inquiéta du nombre des invités que le propriétaire avait réunis autour de lui.

« Mieux vaut laisser faire la police, déclara-t-il. Clément ! Appelle-les ! »

Je fis non de la tête. Mélissa était aussi descendue… dans son déshabillé de soie diaphane. Elle se colla dans mon dos, comme si j’étais le seul à pouvoir la protéger en cas de guerre. Elle connaissait Hercule aussi bien que moi. Il avait le don de foutre la merde partout où il passait. Et c’était toujours les autres qui payaient ses projections. Il fallait l’arrêter.

« Non ! hurlai-je car la musique obligeait à se comporter comme un camelot. Je ne téléphonerais pas à la police. Personne ne téléphonera. Nous avons un voisin. Il n’est pas question de commencer par se disputer avec lui. Tu nous fais chier avec ta justice ! N’est-ce pas que j’ai raison, Mélissa ? »

Je n’avais pas fini d’attendre une réponse à cette question qu’on sonna à la porte. Ce carillon religieusement orchestré nous plongea à la fois dans le silence et la paralysie. Je risquai un œil dans un carreau. Quelqu’un attendait devant le portail.

« C’est la police ! gloussa Hercule. Elle ne nous a pas attendus pour agir. Je me félicite pour leur sens du devoir. J’arrive, messieurs ! »

J’eus juste le temps de l’assommer. Sophie poussa un commencement de cri qu’elle étouffa car je brandissais un chandelier. Mélissa, plus courageuse que moi, se précipita dehors pour recevoir nos visiteurs. Quel ne fut pas notre étonnement quand elle revint de cette rapide excursion avec un petit homme tout nu qui fumait un énorme cigare ! Sa biroute se balançait mollement au rythme de ses pas. Et le déshabillé de Mélissa s’était ouvert. Heureusement, Hercule gisait inconscient sur le parquet et Sophie cachait son visage dans son épaisse robe de chambre. Je m’interposai :

« Veuillez excuser ce désordre, monsieur (j’avais reconnu le petit homme de la piscine d’à côté — vous aussi, n’est-ce pas ?), mais j’étais en train d’interrompre une dispute familiale…

— Cette charmante jeune femme vient d’accepter mon invitation, dit le petit homme. Je suis votre nouveau voisin, Caleb Zapo. Me feriez-vous le plaisir de vous joindre à nous… ? »

Comme Sophie persistait à cacher son affreux visage dans sa manche et qu’Hercule ne semblait pas prêt à entendre raison, je saisis le bras de Mélissa, poussai Zapo dehors et, à peine couvert de mon slip, je pris la tête du cortège pour faire le tour de la maison et retrouver le portail de l’annexe. J’en profitai pour tenter d’éclaircir la question de la piscine, car, Hercule avait parfaitement raison sur ce point, il n’y avait jamais eu de piscine dans l’annexe.

« Quel est l’heureux entrepreneur qui vous l’a installée en si peu de temps car, si je ne m’abuse, vous n’êtes pas propriétaire depuis longtemps…

— Je vous le présenterai dès demain, si nous parvenons à nous réveiller de cette longue nuit, répondit Zapo qui trottinait derrière moi.

— Oh ! fit Mélissa. Il n’est pas trois heures et demi… »

Qu’entendait-elle par là ? Zapo passa devant moi pour ouvrir le portail. Il l’avait fait changer. Une allée fraîchement tracée se déroula sous nos pieds. Elle menait directement à la piscine. Une bonne demi-douzaine de femmes nues se plia sur les chaises longues. Une autre surgit de la piscine. Mélissa, soudain inspirée, laissa glisser son déshabillé. Je vis alors la petite queue de Zapo se dresser. La mienne tentait de se frayer un passage entre le slip et la cuisse. Zapo plongea la tête la première, éclaboussa les femmes qui étaient couchées de chaque côté de la fontaine. L’une d’elle s’approcha de moi et tendit la main pour recevoir mon slip. Elle ne put s’interdire de caresser rapidement ma tremblante érection. Instinctivement, je jetai un œil vers ma fenêtre qui s’ouvrait toute noire au-dessus du mur de clôture. Je distinguai nettement la tête trapue de mon frère et le visage râblé de ma sœur. Ils étaient parfaitement immobiles. Je pouvais voir aussi leurs mains blanches sur le rebord. Je bandais, mais sans passion. Je savais qu’elle s’éteignait, qu’ils allaient exercer leur influence monacale sur mes désirs et que la honte finirait par me mettre en fuite. Mélissa nageait, couleur de Lune. Et Zapo, le cigare entre les dents, progressait prudemment dans la zone peu profonde des eaux qu’il brassait lentement, la tête braquée vers Mélissa, fumant comme une locomotive. Quelqu’un monta alors le son.

« Je regrette de ne pas vous avoir tous les trois, me dit Zapo.

— Nous nous sommes disputés… Nous n’avons pas l’habitude…

— L’habitude de quoi, nom de Dieu ?

— Nous n’avons pas de piscine… »

J’avais lâché cette ineptie à la place de la vérité. Je les haïssais. Je n’étais rien pour eux, mais ils me possédaient. Zapo admira pendant une seconde le beau fessier de Mélissa qui apparaissait à fleur de l’eau bleue. Puis il forma une copieuse bouffée qui me fit tousser.

« Je ne changerai rien à mes mœurs, dit-il fermement. Je suis ici chez moi. Et si cette vision les importune, qu’ils fassent rehausser le mur de clôture. Je leur proposerai de participer pour moitié aux travaux. Je ne dis pas ça pour vous. Vous êtes un fameux poète.

— Vous me flattez…

— Ne vous laissez jamais flatter ! Je suis poète moi aussi. Et je me flatte de ne jamais publier. Seules ces femmes me supportent quand je me sens lyrique.

— Sont-elles toutes…

— À moi. Elles viennent à moi, monsieur. Et aucune ne m’a encore épuisé au point de me réduire au silence.

— Elles sont toutes si belles.

— Oh votre sœur aussi a sa beauté particulière. J’ai adoré sa façon de se cacher dans la manche de sa robe de chambre. Vous avez remarqué que c’est à ce moment-là que je me suis mis à bander ?

— N… non… »

Zapo écrasa enfin son cigare dans le cendrier qu’une des femmes lui tendait. Il leva un bras pour ordonner qu’on monte encore la musique. Je l’entendais à peine. Mélissa, seule à l’autre bout de la piscine, se donnait savamment en spectacle. Ma bite était tout excitée, mais sans érection. Le bleu de l’eau trahissait mon désarroi.

« Qu’ils appellent les flics si ça leur chante ! grogna Zapo soudain plus intransigeant. Je paierai l’amende. Je les paierai toutes !

— Ils ne se fatigueront pas… Je les connais…

— Vous devriez vous laisser aller, mon ami. Vous ne bandez plus… »

Il empoigna alors ma queue et lui appliqua ce qu’il savait de la caresse. Une femme me sourit. Je laissai mon regard parcourir sa peau, ses formes, ses promesses. Zapo plongea sa tête dans l’eau pour s’aboucher. Ses cheveux flottaient à la surface. D’autres femmes s’approchèrent. Mélissa, les seins hors de l’eau (elle avait pied sans doute) me lançait des regards inquiets. Les gyrophares illuminaient sa blonde chevelure. Le fond de la piscine rayonnait aussi de bleu et de rouge. Des portières claquèrent. La tête de Zapo surgit, éclaboussa mon visage d’une eau si tiède que j’en fermai les yeux pendant un instant. D’un bond, Zapo se hissa sur le bord de la piscine. Il entra dans une serviette puis s’éloigna d’un pas rapide, nouant la serviette autour de sa taille. Nous étions immobiles. Quelques femmes s’étaient couvertes de leurs serviettes. Mélissa ne laissait dépasser que sa tête. Je regardais mon sperme s’effilocher dans l’eau. Une femme me souriait. Qu’est-ce que nous attendions ? La musique résonnait toujours aussi fort dans la nuit.

Zapo revint. Il jeta sa serviette sur l’épaule d’une femme et alluma un autre cigare. Son bras se leva encore. Et la musique monta. On ne s’entendait plus. Mélissa riait. Ses doigts faisaient des ronds dans l’eau. Ils parvenaient presque jusqu’à moi. Zapo s’assit derrière moi. Ses pieds n’atteignaient pas la surface de l’eau. Il était vraiment très petit. Il parla :

« Ça va pour cette fois, qu’ils m’ont dit. Ils comprennent. Ils sont en train d’essayer de raisonner votre frère. Votre sœur me plaît. »

C’était aussi simple que ça. Bien sûr, on me demanderait peut-être d’expliquer mon geste. Après tout, j’avais cabossé le crâne de mon frère avec un chandelier. Il en avait parlé aux flics. Zapo confirma ce détail. Mais, d’après lui, ma sœur n’en témoignerait pas. Ils avaient échangé des regards qui en disaient long sur l’avenir qu’il lui réservait.

« Vous ne devriez pas aller au bout de votre colère, me dit-il. Vous auriez pu le tuer. On ne sait jamais ce que peuvent provoquer les coups. Vous avez été trop loin. Il est très en colère. Il n’oubliera jamais…

— Mais ce n’est pas la première fois que je cherche à…

— Vous ne devriez plus chercher ce genre de chose, mon ami. Je vais épouser votre sœur. Et je n’apprécie pas les disputes familiales. Encore une caresse… ? »

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2004/2018 Revue d'art et de littérature, musique

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