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 Article publié le 12 juillet 2015.

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Ichglaubenicht an die Götter, auchnicht an die Anderswelt. Daswäreso,alsobich an meineFreunde hier "glauben" würde, oder an meineEltern. Ichweißdasssie real da sind. Auch wennvieledasnichtsehen, nichtspürenunddeshalbvon "glauben" reden. 
WiekönnteicheinRitualhalten, dassichmehr an die spirituellenmenschlichenRegelnhält, als an das, wasichvonGötternundGeisterngeradeerfahre ? WiekönnteichjemalsAnrufungenundauswendigGelerntesimGespräch mit meinen "Eltern" undmeiner "Familie" benötigen. Ichbete die GötterundElementenicht an, ichlebe mit ihnen. 
Helga FerunaAngerer, 23. Juni 2015

Dans les éboulis rocheux qui attendent les Titans
Chercher le regard parlant 

Le fond de l’air est si léger
L’œuvre titanesque n’aura pas lieu

Le paysage, tout à ses éboulis, ne lorgne pas vers les hauteurs ravinées
Par blocs entiers, la montagne se détache d’elle-même
Il en reste assez pour l’aigle et les neiges 

La vie s’accroche 
Nous avons campé à l’abri d’un grand rocher cornu 
L’orage semblait monter des terres 
Ulrich me disait que le secours ne viendrait que de nous 
Au matin, nous avons rejoint la vallée par nos propres moyens 
La forêt détrempée scintillait 
Hannah chantait
Elle me dit plus tard que c’est durant la longue descente
Que l’idée lui vint de bâtir la cahute au bord du ruisseau 
A l’orée du bois 
Son regard d’aigle voit loin

Peu de ruisseaux enchantent
Et vivre d’amour et d’eau fraîche ne fut jamais dans nos intentions 
La pêche serait bonne
Le bois abondant 

Mois après mois, le regard s’attache aux détails
Fixe avec bienveillance la configuration des lieux

Il faudra repartir vers d’autres lieux
Les voyageurs que nous sommes n’ont que leurs pas pour demeure 
La montagne abrite le chant d’Hannah 
Un lac, un étang aux eaux noires, un ruisseau cristallin, un torrent, une cascade inlassable,
Toutes les eaux qui nous viennent des hauteurs 
Miroitent sans refléter jamais la figure humaine
Plus qu’il ne se doit 

L’enchantement est pour nous
Le chant pour elles toutes 
C’est le dos voûté que j’ai pris la route un soir de novembre
C’est les épaules larges que, revenu à moi
A la faveur des lieux, 
J’ai pu mesurer la distance qui me sépare du monde,
Infime distance qui exige des milliers et des milliers de pas
Pour seulement espérer quelque jour 
Prendre consistance dans une conscience éveillée 
Partagée par mes compagnons de route

Le bol de framboises embaume
Nous savourons les truites fumées par Ulrich 
Dans le feu allumé le soir, le regard fait une pause
Médite sur la journée écoulée
Douce chaleur qui revigore
Les langues se délient
Entament le récit amusé des péripéties de la journée 
Ces graines de mots
Ces grappes d’ivresse
Ces plaisanteries lancées à la gueule de la nuit noire 
Nuit de velours dans le froid mordant 
Hannah en fait son miel 
Que sa voix nous redonne dans les chants
Qu’elle entonne 

Là commence l’enfance de l’art
Gros d’avenir 
La flûte de roseau d’Ulrich hulule,
Tendrement ponctue le chant des étoiles 
Qui brille dans les yeux d’Hannah 
Extasiée 



Jean-Michel Guyot
24 juin 2015

 

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