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Nus et vêtus de Christian Combaz
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 Article publié le 5 juillet 2015.

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 Dans un petit village de montagne d’une centaine d’âmes près de la frontière suisse, Jean Giovelina, un artiste peintre bientôt quinquagénaire a élu domicile dans un château du XVIe siècle, situé au-dessus d’un gouffre. Pour susciter auprès du public un « malaise énigmatique », il peint de grandes toiles représentant, dans une lumière blafarde et devant de lourdes tentures, des vieillards nus en compagnie d’enfants ou d’adolescents vêtus, d’où le titre de ce roman paru en 2002. Malheureusement pour l’artiste, sa peinture n’a pas l’heur de plaire à la critique et il tire le diable par la queue. Sa vie bascule le jour où il croise sur la route, par un après-midi pluvieux, Ilya, un jeune adolescent russe dont la mère a épousé un agriculteur du village. Entre le peintre et l’adolescent passionné de dessin va se nouer une relation faite d’attraction et de répulsion. Le peintre commence par donner à Ilya des leçons de dessin mais trouve bientôt le caractère ombrageux, l’arrogance et le sans-gêne du garçon insupportables. Il l’exclut de son cours. Blessé, Ilya va se répandre en calomnies, accusant, au mépris de la vérité, le peintre de détournement de mineurs. Mais l’issue de ce drame ne sera pas celle que l’on était en droit d’attendre…

 Avec Nus et vêtus1, Christian Combaz séduit par l’heureuse alliance entre un suspense digne d’un roman policier et une étude psychologique tout en nuances et finesse. Ilya, l’adolescent de quatorze ans aux pommettes hautes et à la blondeur slave, est ainsi représenté comme un personnage d’une séduisante complexité. Manipulateur, tortueux, teigneux, dissimulateur, retors mais aussi débordant d’attentions pour le frère aveugle de l’agriculteur qui l’a adopté. Il est à la fois sensible et cruel, vil mais impitoyable avec les faiblesses humaines, désireux d’être aimé mais incapable de s’empêcher de mordre la main qu’on lui tend, aspirant à la sainteté et la beauté tout en ne pouvant s’empêcher de faire le mal. Jusqu’à la dernière page, Ilya surprend son monde et le lecteur frissonne en plongeant le regard dans les abîmes enténébrés de l’âge ingrat.

 Tout aussi séduisant pour l’amateur de complexité psychologique est le personnage de Marina, la mère d’Ilya. Cette femme russe a épousé un éleveur qui l’a choisie sur catalogue. Elle n’a pas fait la fine bouche car un enfant à charge, cela vous fait perdre de la valeur sur le marché, mais elle rumine, depuis, son insatisfaction au fond de la campagne. Pour son malheur, elle attend un enfant mais a décidé d’avorter car son narcissisme supporterait mal qu’un rejeton détourne d’elle l’attention générale et elle n’a aucune raison de faire un cadeau à un mari qu’elle méprise. Lorsque le peintre surgit dans la vie de son fils adolescent, aussitôt elle voit en lui une planche de salut, l’espoir d’échapper à sa condition minable pour devenir femme d’artiste. Elle se fait aguicheuse, enjôleuse mais lorsqu’elle comprend que c’est peine perdue, elle va, par dépit amoureux, accabler le peintre et soutenir par malveillance les allégations de son fils. Le narrateur évite, lui, d’accabler entièrement Marina. Moins dur que son fils qui la dépeint dans son journal intime comme « une connasse ivrogne qui adoptait un ton de petite fille afin que l’on ne voie pas qu’elle était une sale pute »2, Jean Giovelina, le protagoniste, en fait un portrait plus nuancé. Ce qui se dessine, c’est l’image d’une femme alternativement fragile et inflexible, tour à tour larmoyante et le cœur sec, tantôt détestable dans son machiavélisme et sa cupidité, tantôt émouvante dans son personnage d’héroïne romantique s’étiolant au milieu des champs. Mais ce sont souvent les personnages déséquilibrés qui sont les plus redoutables…

 

 On frémit souvent à la lecture de Nus et vêtus, non seulement en côtoyant les abîmes de perversité d’un adolescent et de sa mère, mais aussi en découvrant une France profonde qui glace le sang. Montrond, le village où se déroule l’action, est décrit par le narrateur comme « un village d’une centaine d’âmes dont une dizaine seulement méritait ce nom-là »3. C’est l’un de ces innombrables villages campagnards où les vieux, affublés de ridicules survêtements, sont traînés au supermarché par leur belle-fille dont les enfants ont pour prénom Steve, Cindy ou Pamela. À Montrond, on tue l’ennui au café Badin, lieu de tous les ragots, où se font et défont les réputations dans des conversations avinées, où l’alcool rend mauvais et où le premier poivrot venu, au visage congestionné, brandit un index accusateur et tremblant. Dans cette France-là où un sou est un sou, on se méfie d’un « châtelain » qui donne bénévolement des cours de dessin à l’école communale et finit par recevoir ses élèves chez lui. Dans cette France-là, toute générosité est suspecte. On soupçonne un intérêt caché, inavouable. Sous l’effet de l’envie, l’imagination s’emballe. Si le châtelain roule en camionnette, c’est probablement pour mieux tromper l’ennemi. A n’en pas douter, sa fortune dort dans un coffre à Genève.

 Cette France rurale n’a pas changé depuis la Révolution française. On y soupçonne toujours le châtelain des pires turpitudes. Gilles de Rai et Sade ont marqué les esprits. Lorsque se répand à Montrond le bruit que le propriétaire du château rôderait autour des petits garçons, on n’est donc que trop enclin à le croire. N’a-t-il pas un ami qui roule en Porsche en compagnie d’un gigolo sicilien ? N’a-t-il pas reçu des journalistes dont les manières ne laissaient que peu de doute sur leurs préférences sexuelles ? Même la gendarmerie, qui devrait être pourtant circonspecte, participe à la curée. Des photos de détails anatomiques, découpées dans des magazines pour servir d’inspiration aux nus que peint l’artiste, deviennent soudain des indices de perversion. On saisit chez le peintre trois gravures licencieuses du XIXe siècle, un recueil illustré de Pierre Louÿs et un bois gravé italien représentant Zeus et Thétis en conversation amoureuse. Un roman libertin du XVIIIe est retenu comme preuve à charge. Elle court, elle court la rumeur. Elle se nourrit de petits riens, trouve partout des signes qui confortent ses soupçons et balaie tout sur son passage. Le héros du roman de Combaz est condamné avant d’avoir été jugé. Dans cette province soupçonneuse, on est toujours présumé coupable.

 C’est la France de l’affaire Calas dans laquelle on prêtait aux protestants toutes les turpitudes, la France du Corbeau d’Henri-Georges Clouzot qui met en scène une petite ville – Tulle en réalité – dans laquelle pleuvent les lettres anonymes pour accuser le docteur Germain, un notable comme il se doit, d’être un avorteur. On songe encore au roman de Simenon, Le petit homme d’Arkhangelsk, dans lequel un homme sans histoire est soupçonné par la population d’une petite ville du Berry d’avoir fait disparaître sa femme. Il n’a pourtant vécu qu’un an en Russie, mais c’est assez pour être un étranger et Dieu sait de quels crimes ces gens-là sont capables. Alors que l’on pensait que cette France appartenait au passé, le roman de Combaz nous détrompe en mettant en scène des démons qui ne demandent qu’à se réveiller.

 

 A côté de cette violence sourde mais non moins dévastatrice, Combaz met en scène une violence franche qui s’exprime lorsque trois jeunes décident de régler son compte à l’artiste. Si cette scène fait froid dans le dos, cela n’est peut-être pas seulement dû à la brutalité des coups. Il semble que s’exprime dans ce déferlement de sadisme quelque chose qui tient tant à l’homophobie qu’à la haine de l’art et des artistes, les deux étant dans l’esprit des agresseurs intimement liés. Les assaillants ne se contentent donc pas de passer à tabac le peintre en le traitant de « pédé », de « vieille salope » et de « vieux fumier », ils brisent aussi ses tableaux à coup de chaise et lui demandent s’il n’a pas honte de peindre de telles ordures. On ne peut, à la lecture du chapitre, faire l’économie d’une réflexion sur le rapport à l’art d’une jeunesse inculte et socialement peu favorisée qui, comme Ilya, « regarde des films atroces, aime le spectacle du sang et de la haine, ricane de tout et ne dessine que des machines ».

 Pour cette jeunesse, l’art tient de l’insupportable provocation car on tend souvent à détester ce qui se dérobe à l’intelligence immédiate. Or, l’art est volontiers allusif, ironique, déconcertant, cultivant l’ellipse et l’implicite. Il suscite auprès de celui qui ne le comprend pas un sentiment d’exclusion, l’impression de devoir rester sur le seuil d’un univers que d’aucuns proclament merveilleux. Et du sentiment d’exclusion à la haine, il n’y a qu’un pas. On croit à tort la jeunesse ouverte, tolérante, sexuellement libérée, intellectuellement curieuse. Cela vaut certes pour quelques uns mais la jeunesse est plus souvent encore inhibée, mal à l’aise avec le corps et la nudité. Dans le roman de Combaz, le reproche qu’Ilya fait aux hommes adultes est l’impudeur. Il ne supporte pas de voir son père biologique et son père adoptif se promener nus dans leur maison respective. On comprend sa gêne devant les tableaux du peintre, protagoniste de l’histoire, qui représentent des vieillards dévêtus. Et il y a sans doute lieu de penser que les agresseurs du peintre, en découvrant ces tableaux « obscènes », se sentent provoqués. Il n’est peut-être pas indifférent que le meneur soit un jeune Maghrébin lorsque l’on sait l’obsession de la pudeur chez les musulmans…

 De tout temps, des accusations d’impudeur, d’obscénité ou de débauche ont été utilisées pour enflammer à l’endroit de l’art et des artistes la haine d’une jeunesse, transgressive dans sa violence mais conformiste dans sa conception de ce qui est beau ou de ce qui est moral. Le 7 février 1497, dans ce qui est entré dans l’histoire sous le nom de Bûcher des vanités, le moine Jérôme Savonarole parvient à jeter dans les rues de Florence des hordes de jeunes gens fanatisés, vêtus de blanc. En cette veille de mercredi des Cendres, ils brûlent tout ce qui est censé pousser au péché, tout particulièrement le péché de vanité : miroirs, cosmétiques, vêtements raffinés, bijoux et instruments de musique. Les livres « immoraux », les textes de chansons impies, les images « licencieuses » finissent sur le bûcher. Des nus d’inspiration mythologique peints par Botticelli sont la proie des flammes.

 Quelques siècles plus tard, le 10 mai 1933, l’Association des étudiants allemands (Deutsche Studentenschaft) organise de gigantesques autodafés. Solennellement, les jeunes fanatiques déclarent : « Contre la décadence et l’effondrement moral ! Pour la discipline et la morale dans la famille et dans l’État ! Je livre aux flammes les écrits de Heinrich Mann, Ernst Glaeser et Erich Kästner. Contre la surestimation corruptrice des pulsions, pour la noblesse de l’âme humaine ! Je livre aux flammes les écrits de Sigmund Freud »4. Karl Marx ou encore Erich-Maria Remarque, coupable du roman pacifiste A l’Ouest, rien de nouveau, finissent eux aussi sur le bûcher. Et aujourd’hui, plusieurs décennies plus tard, ce sont de jeunes musulmans fanatisés qui démolissent à coups de marteau et d’explosif les œuvres d’art préislamique. Ils ont dynamité les bouddhas de Bamyan, saccagé le musée de Mossoul, détruit le site antique de Nimroud et s’apprêtent à dévaster Palmyre. S’agit-il seulement d’effacer toute trace d’un art « impie » ? N’est-ce pas aussi la majesté de ces œuvres qui dérange ? Comment ne pas se sentir médiocre devant ces statues monumentales ? Ne les détruit-on pas pour les mêmes raisons qu’au Pakistan on vitriole les femmes dangereusement belles, mais inaccessibles ? On ne peut s’empêcher de penser aussi à l’incendie du Pavillon d’Or en 1950 à Kyoto par un jeune moine bouddhiste qui ne supportait plus que la beauté du Pavillon le renvoyât à sa laideur.

 C’est toute cette complexité qui est sous-jacente dans le chapitre du roman de Christian Combaz mettant en scène de jeunes barbares dévastant l’atelier d’un peintre et molestant l’artiste. S’ajoute à la haine de l’art « obscène », « immoral », « incompréhensible », la haine de l’artiste, une haine que le journaliste Didier Goux a décrite dans un article intitulé « La haine de l’art se donne à voir, ou : l’artophobie n’est pas un crime » :

 

Un artiste développe une vision du monde, une compréhension de lui-même et des autres plus profondes, plus larges et plus colorées – on pourrait-dire plus charnelles. En un mot, il devient un être supérieur : vilain mot. Et non content de l’être, il nous l’affirme et le prouve par l’œuvre qu’il crée ; non pas par vanité mais pour tenter de nous faire partager cette vision et cette compréhension – pour nous en faire profiter. De cette supériorité, tranquillement posée comme une évidence, naît quasi automatiquement la haine.5

 

 C’est la réunion de tout cela que les jeunes barbares font payer au peintre dans le roman de Christian Combaz. Par chance, l’artiste s’en tire avec un bras cassé et quelques brûlures, mais une douzaine de tableaux sont détruits. Des nus, évidemment.

 

  Si les brûlures du peintre guérissent vite, d’autres blessures, en revanche, mettent, dans le roman, plus de temps à se refermer. Et elles sont bien plus anciennes. Jean Giovelina, le héros de Combaz, se sent depuis des années comme un paria dans le milieu artistique. Tel un personnage de Kafka, il a le sentiment de payer pour un crime dont il ignore tout. Ne pouvant se résoudre à sa malédiction, il tente d’en percer le mystère et ses conjectures ont un goût amer : « Je me trouvais prisonnier d’un circuit qui reposait sur l’approbation de trente personnes, laquelle nécessitait d’entretenir une cote par des manifestations à l’étranger, une légende mondaine, le soutien de la commission des Musées de France. »6Malheureusement, la peinture de Giovelina n’est pas dans l’air du temps. Alors qu’il importe de mériter un brevet d’avant-garde, un soupçon d’académisme rôde autour de lui. Lors d’un enregistrement piraté à l’occasion d’une commission d’acquisition dans un musée, Giovelina apprend ce que ceux qui font la pluie et le beau temps lui reprochent, « cette maîtrise, ce savoir, ce labeur »7.On lui fait grief de « s’être enfermé depuis dix ans dans un discours provocateur sur le classicisme dont il se réclame »8. Plus sacrilège encore, il a poussé le passéisme jusqu’à peindre des sujets religieux ! Le tort de Giovelina est d’être né trop tard. Cent ans plus tôt, on eût encensé sa peinture désormais réputée fâcheuse et solennelle. Aujourd’hui, « l’ignorance se venge du savoir-faire »9. Mais le plus amer de tout, c’est le sentiment que c’est davantage l’homme que l’on juge que l’œuvre.

 Lorsqu’il interroge ses amis sur les raisons de sa disgrâce, le peintre apprend qu’on lui en veut de s’être affiché à vingt ans avec un ministre de de Gaulle, d’avoir écrit dans un journal conservateur des articles sur la peinture moderne. On lui reproche aussi pêle-mêle d’avoir étudié chez les prêtres, de porter une cravate et d’avoir un père général. Ses amitiés avec des hommes âgés sont vues comme un calcul. Pour avoir peint un ministre, puis les amis de ce dernier, Giovelina est vu comme un peintre de cour. Quand ce ministre était en vue, la presse louait chez Giovelina une peinture impressionnante de maîtrise. Dix ans plus tard, elle la juge archaïque et inutile. Et quand commence la curée, dans le sillage des accusations de détournement de mineurs, la presse et le milieu artistique s’empressent de traiter le peintre en pestiféré. Mais sitôt que le vent tourne en sa faveur, les détracteurs se muent sans tarder en courtisans. Les loups jouent soudain les agneaux et tendent la patte en courbant l’échine. Ainsi sont les hommes, calculateurs, serviles et lâches. Ainsi est le milieu artistique, capricieux, lunatique, injuste, flairant toujours d’où vient le vent.

 

 Sans doute le personnage du peintre doit-il beaucoup à la biographie de Christian Combaz tant les points communs sont nombreux, que ce soient les études chez les jésuites, la fréquentation de la haute bourgeoisie parisienne ou encore la réclusion à la campagne. Il y a donc fort à parier que l’amertume de Giovelina est aussi celle de Combaz, qui juge sans doute qu’on lui a fait payer parfois sa vie mondaine passée, ses amitiés ecclésiastiques et militaires, sa collaboration à des journaux de droite et son « classicisme combattant ». L’Académie française lui a certes décerné en 1991 le prix Ève-Delacroix pour l’ensemble de son œuvre romanesque et en 2004, Renaud Donnedieu de Vabres l’a fait officier de l’ordre des Arts et des Lettres, mais jamais il n’a obtenu le prix Goncourt ni le Renaudot. Combaz sait aussi ce qu’il en coûte de nager à contre-courant. La maison Fayard s’est séparé de lui après la publication de deux pamphlets « réactionnaires », La France mérite mieux que ça (2002) et Enfants sans foi ni loi (2003).

 Combaz aurait pu aisément profiter du héros artiste de Nus et vêtus pour se livrer à un règlement de compte sanglant avec le monde français des arts et des lettres, pourtant il n’en fait rien. La satire de l’art contemporain est bien plus grinçante dans le livre de Jean Echenoz, Je m’en vais, dans la pièce de Yasmina Reza, Art, ou dans le roman de Houellebecq, La carte et le territoire. Cette absence de vengeance signe la grandeur d’âme. C’est, du reste, aussi ce qui rend le héros du roman de Combaz attachant. Il pardonne à ceux qui l’ont offensé et va jusqu’à prier pour eux. Dans une littérature contemporaine qui met plus volontiers en scène la bassesse, la cupidité, la trahison, la vengeance et tous les vils penchants en partant du postulat que le laid, c’est le vrai, ce héros fait figure d’exception. Il est à l’image d’un auteur qui s’oppose aux barbares, aux sauvages, aux violents et leur préfère les pacifiques, les modérés, les tendres. Il leur rendra bientôt hommage. Son prochain livre, dont la publication est prévue pour l’automne, aura pour titre Les âmes douces.

 


1 Christian Combaz, Nus et vêtus, Paris, Fayard, 2002.

2 P. 283.

3 P. 12.

4Source : Wikipedia, article « Bücherverbrennung 1933 in Deutschland ».

6 P. 31

7 P. 104

8 Ibid.

9 P. 102.

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