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Chanson d’Ochoa (Cancionero español)
Chant treize et premier du dernier acte - Mélange des faits et du chant dans l’esprit de Françoise Garnier

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 Article publié le 22 avril 2004.

oOo

Chant treize et premier du dernier acte

Mélange des faits et du chant dans l’esprit de Françoise Garnier

Voici les cris qui réveillèrent Françoise Garnier dans la nuit
Qui commençait : - Putain ! Ton père a honte de toi ! Comment te pardonner !
Comme si nous avions besoin de ça ! Je ne veux plus te voir dans cette maison !

Cris de femme. Pepa avait prévenu madame Garnier : - Vivre à côté
De la maison des anarchistes est un véritable calvaire mais Françoise
Avait signé le bail de location en souriant. Des anarchistes ? Une bande

À Bonnot ? Pepa avait vérifié les paraphes en expliquant un peu la situation
Et Françoise Garnier était rentrée dans son domicile provisoire en se disant
Qu’il n’y a rien de pire que les cris des enfants et les conversations

De poivrots pour perturber son inspiration. Elle redoutait aussi les bruits
Qui réclament toute l’attention pour être identifiés. Dans ses oreilles,
Vivaldi susurrait les harmonies d’un être réductible au contrepoint.

Elle laissait la fenêtre ouverte en face de son écritoire. Quelquefois,
Un détail lui inspirait une autre insignifiance. Elle assistait au coucher
De la lumière en observatrice des surfaces, peu soucieuse des relations

Et des implicites. La nuit devenait plan. Elle s’endormait si l’horloge
Cessait de marquer le temps, ce qui arrivait invariablement si elle
Avait trop mangé au dîner. Pepa, qui s’occupait aussi du ravitaillement,

N’écoutait que la raison de la langue. Ses plats de charcuterie embellissaient
Une table chargée d’un lendemain plus proche de l’idée qu’elle avait
Du plaisir des femmes. Une cigarette achevait le tournoiement par un arrêt

Aussi brutal qu’inattendu. N’écrivez pas sur les gens, conseillait Pepa
À celle qui revenait sur des évènements lointains avec la minutie des mantes
Au repas conjugal, "elle" se voit toujours autrement. Idée centrale

Des agacements de Françoise. Une goutte d’encre, vieux principe, maculait
La bouche entrouverte de l’étrangère. Vous êtes seule ? lui demandait-on
Quelquefois comme si on pouvait ignorer que tout le reste de la famille

Avait sombré dans la mer suite à un virage mal négocié. Elle revenait
En adulte. La route avait changé et le rocher de Saint-Patrick s’était
Amenuisé, conséquence de l’érosion ou des travaux d’élargissement du virage.

L’enfance sait. La maturité continue avec le sentiment de pouvoir y arriver
Avant la mort. Vieille, elle eût une oeuvre, même relative, à opposer
Au temps compté. Pepa considérait les plumes cassées avec compassion.

Acier des plumes de l’enfance, or des plumes d’adulte, transmutation
Des métaux qui figurent le temps. Une coulure embrase les derniers instants.
Putain ! Je ne veux plus te voir ! Christ ! La rumeur disait la vérité !

Françoise se pencha à la fenêtre par-dessus les géraniums, petits seins
Dans la végétation mesurée des balcons. Il y avait de la lumière chez
Les anarchistes de la maison d’à côté. Un rideau sortait dans la rue,

Queue des phénomènes intérieurs. On entendait la plainte de la putain.
S’expliquait-elle comme on tente de le faire devant ses juges pour échapper
À un châtiment exemplaire ? Françoise attendait le premier claquement du fouet

Sur cette chair encore marquée par le plaisir. Gouttes d’encre
De mon ancienneté, jalonnez mes dérives ! Ils punissent la femme déroutante.
Ils s’en prennent aux petits cailloux du chemin, aux épines des têtes curieuses,

À la pertinence d’un moment d’expérience. Gouttes d’encre buveuses
De papier, décrivez l’attente et la fin, limitez le vocabulaire pornographique
Et la phraséologie des procéduriers. Gouttes semblables à toutes les gouttes

De sang humain, ne jaillissez pas, coulez ! Je suis dans l’antichambre
Du récit. Nuit pliée. Mes gouttes suivent les pliures de ma propre peau.
Petite putain inattendue, je ne t’ai pas non plus devinée. Putain novice

Et si proche de la vérité de l’instant. Femme du Christ ! Pourquoi pas
Un androgyne traversant notre imagination comme solution à notre angoisse
Présomptive ? Putain ! Je vous avais prévenus ! Chassez cette plaie

Au lieu de chercher à la refermer ! Premier coup de fouet, premier écho
De la peau qui nous sépare, première audience du plaisir retourné comme
Un gant. Cette putain fermait la bouche comme un taureau blessé.

Françoise avait éteint la lampe. Une goutte d’encre finissait d’influencer
Sa langue. Voulez-vous que nous changions de conversation ? Pepa haïssait
Les rebondissements sur les plans inclinés de la réalité. Sortir ensemble

De ce périmètre de jardin. Pas un portrait d’homme sur les murs. Un paysage
De mer et de rochers, trop évocateur. Pepa conseillait à la boniche
De laisser la poussière se déposer sur le sous-verre. Opacité d’une attente

Si différente de celle qui vous amène ici plus de vingt ans après les faits.
- Nous irions cueillir les fleurs de cet automne si doux. - Venin
Des simulations. Leurs bicyclettes dressées dans les thuyas. La mer

Ramenant des trouvailles. Nous irions visiter des ruines évocatrices.
Embruns des ailes. Qui est cette putain ? Entre l’enfant et la femme,
Cette putain du Christ ! On entendait doña Pilar raisonner facilement.

Cuir des fouets passagers, on ne vous aime pas assez. Les cris sortaient
D’une autre bouche. Petite putain mise au monde pour détruire ma vie
De femme ! Cuir des lanières et du manche. Si vous passez devant chez moi,

Entrez. Mon patio est exemplaire. Vous montrerez vos seins à un carré
De ciel. Voici la colonne des tristes. Enjambez les rehauts. Traversez
Les transparences. Buvez les traces. Cuir et gouttes. Vous punissiez

L’enfance achevée pour donner une leçon à la femme future. Cela n’arrive
Pas à toutes les putains. Mais toutes les putains n’atteignent pas cette
Perfection. Toutes les putains ne sont pas les putains qu’on imagine !

La lumière de leur patio s’éparpillait dans la nuit verticale. Dilution
Des étoiles à cet endroit du ciel. Françoise monta un étage et se retrouva
Dans la galerie. Quand les autres descendent dans la rue, moi je monte

Dans les toits, pensa-t-elle en s’installant dans les craquements
D’un fauteuil. Les cris de la dispute n’avaient pas perdu leur intensité.
On entendait les répliques furtives de la putain. Le fouet cinglait.

Quand les autres descendent dans la rue, moi je monte dans les toits !
Fuites imitées de l’enfance. À Paris, ils possédaient un toit. Zinc
Des moineaux. Elle repérait les traces discrètes de l’acide. Paris

Broui. Quand vous reviendrez, n’oubliez pas mes cartes postales ! Paris
Plagié. Vous habitez Paris ! J’ai lu un tas de choses sur les poètes !
Paris des imposteurs. Le toit appartenait plutôt aux fusillés, aux

Décapités, aux pestiférés, aux morts de faim, aux putains nécessaires
Comme un mal, aux candidats, aux consommateurs, aux élus, à la gouaille,
Aux terrasses, aux entrées officielles, aux injustices flagrantes

Et aux délits supposés, Paris, vous comprenez, c’est loin maintenant !
Putain ! Les cris s’espaçaient, diminuaient, devenaient étroits comme
Un entrejambe, ne portaient plus aussi loin dans l’esprit à l’écoute

Des drames quotidiens. Putain ! Ma honte ! Demain ! Les jours suivants !
L’oubli qui ne s’installe pas ! La dernière seconde d’amertume ! Et toi
Encore vivante pour témoigner de ma souffrance ! Petite putain ! Ta mort

Ne me consolerait pas ! - Avec Pepa, elles parcouraient les plages infinies
Et les zones agricoles plastifiées. Ruines des tours et des remparts.
On trouvait de l’ombre et elle était occupée par des nudistes. Polopos !

Personne ne lui demandera donc de cesser de crier ! La nuit atteint
Son milieu. Je ne dors pas. La putain est dans son patio, tournoyant
Entre les vases. La lumière montait et se diluait. Rideaux extraits

Par une aspiration du dehors. Elle entendait les agissements des palmes.
Un oiseau piailla, dérangé par le faisceau qu’elle promenait sur l’air
Noir. Montez si vous vous sentez malheureuse. Raïssa escalada le mur.

Elle la retrouva dans le jardin. Visage mouillé des petites putains
Surprises en flagrant délit de commerce avec les hommes. Elle offrit
Son bras. Vous saignez, dit-elle en posant un doigt sur une plaie de la joue.

Ses griffes ! - Je n’ai pas vu ses yeux, dit Françoise. Elle poussa la putain
Dans l’obscurité d’un salon qui sentait l’encaustique. Photographie
Panoramique de Paris. Elle frotta doucement l’allumette contre la pierre

D’un angle. Ce n’est rien, les griffes des animaux qui vous jugent. Venez !
Un miroir reproduisait leur rencontre. Si vous regardez attentivement
Ces femmes, vous verrez à quel point l’homme est étranger à leur beauté.

Petite putain ! Quinze ans ! Seize ! Beau visage de la passion pour les formes.
Je ne te ressemble pas. Elles visitaient le miroir. Putain ! Où es-tu ?
¡Madre ! Cette putain s’est envolée ! J’ai oublié de lui arracher les ailes !

Claquement des portes, déchirures de rideaux. Des babouches traînaient
Sur le pavé du patio. Attendons le silence. Il finit toujours par s’imposer
Aux pipelettes. Françoise augmenta la lumière en agissant sur la tirette.

Petite putain ! Tu voulais tromper ton monde. Ils le tueront. Tu as toujours
Su qu’ils tueraient tout ce que tu touches de la pointe des seins.
Encore un peu de lumière. Voici tes yeux. Petite déchirure de la paupière.

Ses griffes ! Elle fond sur toi si tu te prostitues. Possession des enfants !
En quoi consiste le trésor des parents ? Mange les friandises que j’offre
Aux petites douleurs des boursouflures et des griffures. Mange dans ma main.

Qui est-il ? Pourquoi cette passion soudaine ? Cet abandon public ? Cette faute
Capitale ? Ne pense plus aux toits de Paris et reviens avec moi sur le fil
De ton histoire. Petite putain qui ne regrette rien. Dis-moi ce que tu sais

De lui. Je ne te trahirai pas. Christ ou amant ? La croix ou le couteau ?
Choisis ! Putain aux petits seins ! Petite chatte griffée par l’animale
Qui te possède encore ! Le miroir est approximatif. Mes yeux sont plus

Fidèles. Cesse de penser à ton Paris prospère ! Voici la chair de l’enfance !
Sang séché des joues. Cheveux défaits. La chemise s’ouvrait sur un dos
Interminable. Quelle animale t’a possédée à ce point ? Petite putain !

Voici le silence. Je te l’avais promis. N’as-tu pas acquis cette habitude
Du bonheur ? Orbite des passionnés. On ne s’éloigne guère de l’instant
Propice. Reviens avec moi si les putains sont pardonnables. Dehors,

L’humanité s’apaise comme un animal vaincu par la fatigue du voyage.
Passage des chiens. La lune coupée par l’angle d’une tour posée
Sur une poussée volcanique. Le chemin est visible par reflets de schiste.

Pepa sera jalouse, je la connais ! Cette fois elle m’emmènera jusqu’au rocher
Fatal. Elle ne dira rien mais nous y serons. Eaux profondes d’un instant
Dont j’ignore la durée. Les putains jalousent-elles les amoureuses ?

Que sais-tu des animales ? Petite souffrance de ta surface. Elle ne pénètre
Jamais. Elle atteint l’extrémité des nerfs, fouaillant l’air humide
De tes cris. Qui suis-je ? Un seul mot, s’il te plaît ! N’ouvre pas la bouche

Pour autre chose que ce mot qui te brûle la langue. Miroir à deux faces !
Abîme des dos-à-dos. Voici l’instant que ma promesse s’étonne de te donner
Encore. Coulures des lys envahissants. Lointains des fenêtres. Prostitution !

Mère ! Je retrouverai cet instant ! Ce n’est ni le plaisir ni la tranquillité !
C’était le bonheur, je le sais. Ce sera mon pied de nez à cette mort
Qui conditionne vos discours aux filles. - Et Raïssa se penchait

Pour déverser sa haine dans le patio voisin. Françoise Garnier se tenait
À l’écart, indécise et souffrante. Le scandale s’épanche à une vitesse
Croissante. Des persiennes se soulèvent sur des chambres obscures.

Vous ! dit Raïssa en se tournant vers Françoise qui revient dans la réalité
Avec des précautions d’enfant fautif, ne lui ouvrez pas la porte !
Elle monte ! Et Françoise dit qu’elle ne peut plus rien, elle le dit

En français pour ne pas être comprise. Raïssa tourne la clé au paneton
Brisé. Cette clé ! Plus rien ! Nous ne sommes plus seules. Les personnages
Reprenaient corps. Plus haut ! dit Raïssa en montant vers la terrasse.

Françoise la suit, lente et facile. La porte du dôme n’a pas de clé.
Raïssa voit les patios, les pentes, les éclats de verre des fenêtres,
Elle reconnaît cette topographie que l’enfant franchissait naguère

En conquérante du voisinage. Raïssa ! Putain née d’une honnête femme !
- Vous avez forcé ma porte ! - Le monde appartient à ma vengeance ! Raïssa !
La mère, en chemise, fondait sur les ombres de la terrasse. Oiseau

De malheur ! Ce n’est pas toi que je poursuis ! Et la chouette se déplaçait
Sur un fil. Cette porte, dit la mère, vous la lui avez ouverte ! La chouette
Atteignit l’arête de la cheminée. Les cheveux de Raïssa brillaient

Sous la lune. Putain ! On ne va jamais plus loin que la mort ! Françoise se
Penche dans la rue. - Je ne sais pas quoi faire ! dit-elle à un passant
Immobile. - Ce n’est pas la première fois, dit-il. Françoise revient

Au milieu de la terrasse. La chouette s’est envolée. Raïssa a le vertige.
Si elle tombe, pense Françoise, ce sera un accident. Raïssa tombe
Et c’est un suicide. La mère lance son cri contre la nuit. Françoise

Descends, ouvre les portes, ne les referme pas, cherche la rue, le passant,
Le corps de Raïssa qui se plaint d’une douleur lointaine. - C’est
Un suicide, dit le passant. Françoise s’arrête au bord de la flaque

De sang. Je serais Jean si Jean n’était pas Mescal. En haut, la mère
Fait des signes dans le ciel. On ne l’entend plus. Raïssa voit l’autre
Monde par intermittences. Elle veut en parler mais le sang envahit

Sa bouche. Petit taureau de combat, l’épée a bel et bien transpercé
Ton cœur d’adolescent. Jean ! Pepa ! Felix ! Pilar ! Cayetano ! Guillén !
Flores ! Alfonso ! Gérard ! Pierre ! Femme de Jean ! Enfants de Cayetano !

La grand-mère paralytique était sortie sur le seuil, incrédule. Raïssa !
Petite putain ! Françoise se mit à attendre la fin du drame. Dans l’ombre,
Elle mesurait ce temps accordé aux personnages présents et en route.

On poussait la chaise de la mémé vers le lieu dramatique. Raïssa trempait
Dans son sang. Elle voyait l’autre monde. Pas un mot sur Ochoa selon
Les témoins interrogés plus tard au procès. Don Felix arrivait justement,

Suivi de don Alfonso qui renseignait les gens sur les limites de son métier.
Descendez, doña Cecilia ! conseillait-on à la mère qui continuait d’adresser
Sa supplique à la nuit exemplaire. Descendez ! Votre fille a besoin de vous !

Elle ne descendait pas. Elle habite ma maison, pensa Françoise. Cecilia !
Cria la vieille qui conduisait son chariot à coup de canne, poussant
Sur le pavé de toutes ses forces. Cecilia ! Raïssa ! Mes filles ! Françoise

Souffrait. Votre maison, disait don Felix et doña Pilar le tirait par
La manche pour qu’il se tût. Oui, ma maison, ma terrasse, mes voisins
De patios et de toitures. Ma tranquillité. Mes recherches. Pepa qui dort

À l’autre bout de la nuit. Elle me promettait l’indifférence, le superficiel,
Une traversée de l’horizontale, des rencontres furtives, une attente
Des éphémères de la vie en terre étrangère. Fragile, elle ne cessait

De reculer, repoussée par la maison dont la vieille franchissait le seuil
En réclamant de l’aide. Cecilia ! Pas toi ! Françoise s’échappait, attirée
Par le silence qui pèserait désormais sur sa connaissance du personnage

Sacrifié ce jour-là à l’imagination. Doña Pilar s’interposa. - Françoise !
Que s’est-il passé ? - Rien, dit Françoise. - Où est-il ? - Qui est-il ?
Françoise ouvrit les mains de doña Pilar, y enfouissant ses propres mains.

Ochoa ! cria don Felix comme s’il venait de le voir. Mais ce n’était
Que la question adressée à son régisseur. Don Guillén revenait de la nuit
Passée à piéger les renards. Il ne pensait plus à Ochoa. Christ ! s’écria

Doña Pilar. Françoise mit le pied sur une imposte et se hissa contre un mur.
La nuit glissa ensuite sur elle. Mon jardin ! Elle n’avait pas été loin.
Mais le silence était consommé. Elle but à l’aveuglette une eau rapide.

- Je serais Jean si Jean n’était pas Mescal. L’eau coulait sous elle,
Intolérable. La nuit se finira sans moi ! déclara-t-elle à l’obscurité.
L’eau cherchait les capillarités de son corps. De quel autre monde

Faut-il chuter pour en finir enfin ? Ils quitteront ma maison avant
La fin de la nuit. Maison désertée par les personnages de la vie réelle.
On peut être enfin seul si les suicides ne laissent pas de traces.

Ravissement à l’idée que Pepa serait la première à l’apprendre.

 

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