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L'œuvre commune
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 Article publié le 15 novembre 2014.

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(11 novembre 2018) 4 ans déjà ! Changez Valls pour Macron et cet écho des tatanes est toujours d’actualité. « Le maréchal Pétain fut un grand soldat, » bavasse le président dans un souci de com’. C’est là commettre deux fautes et pas que de goût :

1) Pétain n’est pas maréchal, ni même général (maréchal étant une distinction)
2) Pétain ne fut jamais soldat, mais militaire et il est mort dans son lit.

Le gaullisme étant un pétainisme, on peut se poser des questions sur l’honnêteté du discours présidentiel et sur la sincérité de ses électeurs...

Mais revenons à nos moutons :

(15 novembre 2014) « Un jour, au plus beau moment où fleurit l’espérance... tu t’en iras... au-devant de la mort affreuse qui fauchera des vies humaines en un effroyable ouragan de fer. Et voilà qu’à ce moment suprême... ta cause te paraîtra si belle, tu seras si fier de tout donner pour elle que, blessé ou frappé à mort, tu tomberas content ! »

Le vieux con qui écrivait cet appel au meurtre n’est pas mort frappé, mais couché dans son lit, bien dorloté par la mort.

Clémenceau…

Héros médiatique de la « victoire », sans en foutre une ramée bien sûr, ce tigre emplumé a jeté, avec d’autres, le poison de la deuxième Guerre Mondiale, lequel nous intoxique encore de ses mensonges et de ses révisions. Si les Ricains n’étaient pas v’nus, hein ?

Aujourd’hui modèle du premier ministre en vigueur, on hésite quand même à le fêter. Vaut-il plus cher que Pétain ? Toute la réaction s’est jetée aux pieds de de Gaulle, malgré les comportements militaires plus ou moins douteux qui frétillent sans sa gore de pêcheur d’occase.

Pas brillant, le passé politique et militaire de cet empire devenu république pour ne pas rejeter entièrement la démocratie qui alimente la réussite économique. Seul le colonialisme subsiste, avec de telles améliorations cachées que des fois on se sent presque fier d’être un « indigène ».

« La société est la réunion des individus pour une œuvre commune, » écrit Henri Ner, ajoutant plus loin que « l’œuvre sociale est mauvaise » et qu’ « on n’agit point sur les foules par la raison, mais par les passions. »

Profitant d’une « permission[1] » de défendre Pétain et donc le pétainisme, Éric Zemmour, révisionniste amateur, le place à côté de de Gaulle qui s’y est d’ailleurs trouvé… et retrouvé. Comme ce vieux Mitterrand du reste décoré comme vichyste.

Et jusqu’à ce terrible Céline qui brouille les pistes en mélangeant adroitement morale fasciste et invention de l’écriture. Mais bon… les damnés sont pardonnés.

Pas facile pour un Français de faire le tri. Tôt ou tard, il perd les pédales et s’engage auprès du vainqueur, preuve qu’il tient bien le guidon.

Le problème, de temps en temps, ce sont les crevaisons.

Céline creva, mais combien de résistants de la dernière heure, flics ou magistrats, s’en sont sortis, et avec les honneurs, s’il vous plaît ! « J’ai d’abord livré 100 juifs (ou résistants ou autre chose) et ensuite j’en ai sauvé un, » déclare André Mornet, insane porteur d’un honneur à lui épinglé par le vieux Mitterrand.

Franchement, Panxoa, on se sent enculé…

On sent qu’on va opter pour la collaboration. Et tant pis pour le voisin qui a raison. Nous, on a des passions. Et particulièrement devant les vitrines du bonheur. Car comme chantait le travailleur obligatoire Brassens : « Mourir pour des idées, d’accord, mais de mort lente ! »

Si tu regardes bien, la France s’est grandement améliorée. On a des chiottes maintenant, avec la chasse d’eau et le papier tue-mouche. Plus de vapeurs dégueulasses aux abords des gares et les cités HLM ont l’air de camps de concentration pour convalescents. On meurt moins sur les routes et beaucoup moins encore sur les tables d’opération. Tout ça, et bien d’autres choses encore, parce qu’on se fait enculer et que si ça ne fait pas du bien forcément, ça ne fait pas de mal non plus de s’essayer à autre chose.

Je fais un gosse. Je te le donne. On me le change. Merci profs ! Et le voilà bien enculé comme son papa. Mais vivant ! De mort lente peut-être, mais vivant.

Et s’il tombe content, ce n’est pas mort avec un truc en fer dans le cul. Le truc de McCarthy, toute proportion gardée, c’est de l’art, pas un obscur combat contre des détails idéologiques qui font quelquefois une telle différence qu’on en est encore épouvanté. À moins de réviser, bien sûr. Et de prendre les précautions d’usage pour ne pas risquer une pleven à droite et une gayssot à gauche. Et la troisième dans le cul. Mais on l’a déjà. « Merci beaucoup, madame la Présidente, mais s’il faut en jouir, autant que ça soye une vraie. Vos godemichés judiciaires ne la valent pas. » Si je fatigue ? Un peu que oui !

Tout ça donne envie d’aller cueillir des primevères à la campagne, comme Albert Camus à l’approche des armées alliées qui avançaient sans de Gaulle d’ailleurs. À quoi leur aurait-il servi ? À clamer des poésies de Déroulède, d’accord, mais on ne fait pas reculer les Boches avec des vers. Surtout de terre. Le lombric des limbes. Avec plein d’enfants mort sans baptême. Tellement morts mécontents que leurs propres enfants ont hésité à se donner sans discuter quand ça a recommencé. Plus à cause de Clémenceau qu’à cause d’Hitler, disent les mauvaises langues pour emmerder Valls qui est espagnol et qui a donc le droit de se tromper d’adresse quand il fait sa média.

Esprit : français. Citoyenneté : enculé.

Sûr que ça ne fait pas américain. Mais au moins, je suis vivant ! En attendant de crever comme Clémenceau : dans un bon lit tellement douillet que la mort ne me refusera pas un dernier plaisir.

Ah ouais au fait… ce serait quoi, ce dernier plaisir ? Il va falloir que je me creuse, des fois qu’on me pose la question… Que peut désirer un enculé de Français qui meurt dans son lit après avoir encouragé les autres à crever dans les bras de l’ennemi ?

Il a la réponse, Jojo ? Et Manu, il dit quoi !

Enculés !

 


1. Arrêt de la Cour européenne de justice.

 

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